LE CAPTEUR DE PUISSANCE POWERTAP PERMET DE REALISER DE VERITABLES
TESTS D'EFFORT SUR HOME-TRAINER OU SUR LE TERRAIN !
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La courbe 1 présente une évaluation de la Puissance Maximale Aérobie (PMA) effectuée sur home-trainer (courbe jaune) chez un coureur de niveau régional. Le protocole utilisé pour cette évaluation est le protocole de référence de la Fédération Française de Cyclisme utilisé pour l’évaluation des coureurs sélectionnés dans les diverses équipes de France.
Ce protocole consiste à faire 10’ d’échauffement à 100 watts, puis à augmenter la puissance par paliers de 35 watts toutes les 2 minutes.

Dans le cas présent, le coureur n’a pas pu terminer le palier de puissance à 345 watts (tenu 45 secondes). Par conséquent la PMA de ce coureur est évaluée à 320 watts.
Il est à noter que la cadence était libre (courbe verte) et que le coureur a maintenu une cadence relativement élevée durant toute la durée du test, en particulier pour les niveaux de puissance les plus bas et les plus élevés.
Connaissant la PMA, il est maintenant possible de définir des zones d’entraînement précises (tableau ci-dessous) et de travailler à l’amélioration des points faibles de ce coureur, notamment sa PMA.

Les séances d’entraînement deviennent extrêmement précises et efficaces lorsqu'on utilise un capteur de puissance Powertap. Les efforts sont physiologiquement adaptés aux capacités musculaires du moment, ce qui n’est pas toujours le cas lorsqu'on utilise uniquement la fréquence cardiaque pour gérer l’intensité de son entraînement.
La courbe 2 présente une séance de développement de la puissance aérobie effectuée sur home-trainer. Le protocole consistait à faire : 15 min d’échauffement à environ 50% de la PMA (160 watts) puis 9 efforts de 1 min à PMA (320 watts) séparés par des phases de récupération active de 4 min à 65% de PMA (210 watts).

Ce protocole a été étudié et validé scientifiquement (Gimenez et al., 1992), il permet d’améliorer la capacité de performance de manière très significative en 4 à 6 semaines, à raison de 2 séances âr semaines.
Cet exercice est la séance de référence de Frédéric GRAPPE, physiologiste de l’équipe cycliste professionnelle de La Française des Jeux.
Le fait que les 9 efforts à PMA aient pu tous être exécutés au niveau de puissance (courbe jaune) requis témoigne de la bonne adaptation de la charge d’effort demandée et de la bonne réalisation de l’exercice. Dans le cas contraire (premiers efforts trop intenses ou inadaptation des zones), le coureur n’aurait pas pu terminer l’exercice demandé ou maintenir les niveaux de puissance prescrits.
Cet enregistrement montre aussi une élévation progressive de la cadence courbe verte, illustrant la baisse de force (courbe grise) qui est ainsi compensée pour maintenir la puissance requise.
En analysant l’évolution de la fréquence cardiaque (courbe rouge), on constate que celle-ci dérive progressivement vers le haut, tant durant les phases d’effort intense que durant les phases de récupération active, alors que la puissance développée reste dans les zones prescrites. Ce phénomène de dérive positive témoigne de la bonne adéquation de la charge d’entraînement au niveau du coureur puisque c’est sur les 2 ou 3 derniers efforts que le coureur est proche de sa FCmax (178). Une absence de dérive de la FC traduirait des puissances cibles inadaptées et nécessiterait un réajustement des intensités prescrites. Cette dérive montre aussi les limites de l’utilisation de la fréquence cardiaque pour gérer l’intensité de l’effort lors d’exercices de ce type.
On note aussi que la différence entre la FC des phases d’effort et la FC des phases de récupération est de l’ordre de 10 bpm. Cette faible différence traduit un très bon niveau d’entraînement. Chez une personne non-entraînée, cette différence est de l’ordre de 20 à 30 bpm, tandis que chez un coureur Elite elle est plutôt de 5 à 10 bpm.