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Entrainement

Tout savoir sur la femme sportive

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C’est un fait, le sport au féminin amateur est actuellement en plein essor !

Les épreuves d’endurance rassemblent de plus en plus de participantes, avec une part de sportives toujours plus importante sur les courses à pied, les cyclos, les trails, les triathlons…

Il existe même des épreuves dédiées aux sportives comme la Mercan’tour Ladies en cyclosport, ou les épreuves Odyssea en running.

Les athlètes féminines ont leurs spécificités en terme d’entraînement et de physiologie.

                      – Examinons ces particularités –
 

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Physiologie et entraînement

Comparativement à leurs homologues masculins, les sportives féminines développent en général une puissance moindre, en particulier pour les efforts maximaux de courte durée (< 45’). Bien entendu, il existe des exceptions avec des sportives très performantes, dont le niveau est très supérieur à de nombreux hommes.

Ainsi, les femmes cyclistes de haut-niveau ont une puissance maximale aérobie (PMA) généralement située aux alentours de 350 watts, tandis que ce paramètre est souvent proche de 450 watts chez les cyclistes masculins.
De plus, de nombreuses sportives féminines sont pénalisées en côte comparativement aux hommes, du fait d’une masse grasse supérieure. Entre 20 et 30 ans, le pourcentage de masse grasse chez la femme non-entraînée se situe généralement entre 20 et 25 %, alors qu’il n’est que de 15 à 20 % chez l’homme. Pour les sportifs de haut-niveau, ce taux descend à environ 10-15 % chez la femme, et environ 5-10 % chez l’homme.

Concernant le potentiel maximal aérobie, les athlètes féminines ayant un haut-niveau en endurance ont des valeurs de VO2max généralement situées aux alentours de 70 ml/min/kg (contre 80 pour leurs homologues masculins). Ces différences sont essentiellement dues à un volume cardiaque inférieur chez la femme. Ce moindre volume explique notamment le fait que, lorsqu’un homme et une femme se déplacent à la même vitesse, la femme a une fréquence cardiaque qui est presque toujours plus élevée.
 
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Sur le plan du rendement énergétique, l’expérience pratique nous montre très souvent que les femmes sont particulièrement performantes pour les efforts d’ultra-endurance.

En effet, il n’est pas rare de constater que c’est la femme qui imprime le rythme lors d’épreuve de type raid aventure de plusieurs jours. Ce phénomène est probablement lié d’une part à une utilisation plus efficace des graisses dans la production d’énergie chez la femme entraînée, et d’autre part à des qualités mentales particulières (persévérance).

Pour les compétitrices, les objectifs en terme de préparation physique et de performance sont exactement les mêmes que pour les hommes, à savoir augmenter VO2max, augmenter la PMA, rehausser le seuil, et diminuer la masse grasse.

Pour cela, la gestion de l’entraînement chez la femme obéira aux mêmes règles que pour leurs homologues masculins, en respectant notamment les principes de progressivité, de spécificité, de surcharge, d’alternance, et d’individualisation.

La charge d’entraînement maximale que peut assimiler une femme est généralement inférieure à celle d’un homme, essentiellement en raison d’une capacité de récupération moindre. L’explication réside dans le fait que les femmes ont une production hormonale moindre en facteurs de croissance (hormone de croissance, IGF-1, testostérone, insuline…). Ces facteurs de croissance permettent de reconstruire efficacement les fibres musculaires et les tissus de soutiens à l’issu de chaque séance d’entraînement.

Au niveau de la planification annuelle de l’entraînement, il pourra être judicieux de tenir compte des cycles menstruels et notamment des effets secondaires inhérents à certaines phases. On pourra ainsi programmer les semaines d’entraînement les plus “ chargées ” aux moments propices, à savoir en dehors des périodes prémenstruelle (juste avant les règles) et menstruelle (pendant les règles). Il existe cependant de grandes différences entre les pratiquantes, et il est donc souhaitable que chacune d’entre-elles se fassent leurs propres expériences.

 

Nutrition

La quête permanente de la minceur est le point commun de beaucoup de femmes. Bien qu’un faible poids soit un élément incontournable de la performance en endurance, la recherche du poids de « forme » est souvent associée à un «comportement anorexique», favorisant ainsi l’apparition de nombreux troubles ou pathologies. Ces restrictions alimentaires drastiques se traduisent souvent par l’exclusion des corps gras (beurre, huiles…), ce qui constitue un véritable non-sens nutritionnel ! En effet, les lipides ont de très nombreux intérêts : régulation de l’appétit, production hormonale, protection cellulaire…etc.

Les femmes comme les hommes doivent donc consommer un minimum de matière grasse pour être en forme (soit 25 à 30% du total des apports énergétiques). En pratique, il faut donc absorber 80 à 100g de lipides chaque jour (ration de 2500 à 3000 kcal/jour).
Sur le plan de la nutrition sportive (pendant l’effort), les besoins sont sensiblement similaires entre hommes et femmes. Il semble cependant que les femmes sont plus économes, ce qui leur permet de moins consommer de glucides à l’effort.

Santé

La pratique régulière (1 à 3 fois par semaine) d’une activité d’endurance telle que le cyclisme ne peut être que positive, ne serait-ce que pour le système cardiovasculaire, le psychisme, et la composition corporelle.
A l’opposé, la pratique intensive et compétitive peuvent être source de dysfonctionnements physiologiques, voire de pathologies.
Quatre pathologies, souvent liées entres-elles, sont fréquemment rapportées chez la femme athlète de haut-niveau :

Les troubles menstruels
Les effets conjugués de la restriction alimentaire, de la diminution de masse grasse, et du stress psycho-physiologique induit par l’entraînement et la compétition, peuvent entraîner la diminution de la production d’oestrogènes. Ce phénomène se traduit le plus souvent par une irrégularité (oligoménorrhée), voire une disparition des règles (aménorrhée secondaire). Chez l’adolescente sportive, la pratique intensive peut bloquer l’apparition des premières règles (aménorrhée primaire).
Ce dysfonctionnement de la capacité de reproduction féminine est (a priori) réversible pour peu que l’on augmente les apports alimentaires et que l’on diminue la charge d’entraînement ; néanmoins, une trop longue période d’aménorrhée peut conduire à une infertilité plus ou moins prononcée.
La prise d’un contraceptif oral permet de rendre les cycles réguliers, et donc de faciliter sa vie d’athlète. Cependant, l’apparition régulière des règles, dites de privation, ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt. En effet, la pillule bloque temporairement la capacité de reproduction et masque donc l’éventuelle disparition naturelle des règles.
 
L’ostéoporose
Le phénomène d’ostéoporose correspond à une diminution de la densité minérale osseuse. Chez la femme non-sportive, il apparaît après la ménopause avec la diminution de la production d’oestrogènes. Chez la femme athlète, le phénomène peut apparaître en cas d’entraînement intensif et de sous alimentation (hypo-œstrogènie), et peut être accentué par l’absence de contraintes mécaniques sur l’os.
Concernant ce second point, il faut savoir que les vibrations, les chocs, et les tensions musculo-tendineuses ont un effet stimulateur sur la fonction osseuse. A ce titre, les adeptes du running ou de VTT sont a priori moins sujettes aux problèmes d’ostéoporoses, que les pratiquantes des disciplines dites « portées » comme la natation ou le cyclisme traditionnel.
Sur le plan alimentaire, on recommandera aux sportives féminines (et en particulier entre 13 et 18 ans), de veiller à avoir des apports en calcium suffisants, pour limiter l’ampleur présente ou future du phénomène d’ostéoporose.
 
L’anorexie et/ou la boulimie
Les phénomènes d’anorexie et de boulimie sont des troubles alimentaires d’origine psychique qui touchent principalement les jeunes femmes sportives. Les disciplines où l’apparence physique (danse, gymnastique, culturisme…) et où le poids (course à pied, triathlon, cyclisme…), sont particulièrement touchées.
Ces troubles alimentaires ont des répercutions très néfastes sur la performance, la capacité de récupération, et la santé. C’est pourquoi l’entourage des sportives (entraîneur, parents, médecin, kinésithérapeute…) doit être particulièrement vigilant afin de dépister précocement ces troubles, et d’adopter une stratégie de traitement la plus efficace possible. Dans cette optique, le rôle du psychologue est prépondérant pour traiter ces types de pathologies.
 
L’hyperlaxité articulaire
C’est un problème pour nombre de sportives, car il multiplie le risque d’entorse (cheville, genou notamment). Ce phénomène est lié à l’action des oestrogènes. Pour prévenir cela, quelques conseils pratiques peuvent être formulés :
– Faire du renforcement musculo-articulaire spécifique chez un kinésithérapeuthe,
– En cas d’instabilité articulaire ne pas hésiter à « strapper » l’articulation fragile avant l’effort,
– Toujours glacer, immobiliser et soigner immédiatement une articulation qui a subi une entorse. Pour ce faire, utilisez des béquilles pendant les premières 48 heures qui font suite à la blessure.

 
Le cas particulier de la Grossesse chez la Femme sportive

Chez la femme sportive enceinte, la pratique d’activités sportives potentiellement intenses et violentes, est bien entendue fortement déconseillée, essentiellement pour éviter les traumatismes abdominaux (chutes) et les phénomènes d’hyperthermie ou d’hypoglycémie (qui peuvent altérer le bon développement du fœtus). On évitera donc de pratiquer le VTT, (tout comme le ski, le parachute, l’escalade, les sports de combats, les sports automobiles, la course à pied, les sports collectifs…etc). On évitera aussi les conditions environnementales chaudes et/ou humides pour éviter les « coups de chaud », lesquelles pourraient avoir des répercutions dramatiques sur le développement de l’enfant.
Durant les 9 mois de grossesse, il vaudra donc mieux se réorienter vers la pratique « douce » de la marche ou de la natation, après avoir eu au préalable l’accord du gynécologue. Pratiquées régulièrement, ces activités permettront de conserver une bonne condition physique, un bon moral, et de limiter l’ampleur des petits problèmes de santé spécifiques à la grossesse (mal de dos, fatigue, diabète, hypertension artérielle, prise de poids excessive…). La posologie indicative est de 2 à 3 séances par semaine d’une durée de 45 minutes à 1 heure. Ces séances seront réalisées à une intensité basse à moyenne (60 à 70% de la fréquence cardiaque maximale). Bien entendu, il n’est pas toujours possible de faire de l’exercice sous peine de compromettre la grossesse.
Après l’accouchement, la reprise de l’entraînement doit être très progressive car les bouleversements morphologiques et physiologiques occasionnés par la grossesse sont très importants, et peuvent perdurer entre 4 et 6 semaines, en particulier en cas d’allaitement. Une bonne rééducation périnéale est indispensable avant de reprendre un entraînement régulier.

Par Jean-Baptiste Wiroth – PhD
Fondateur du réseau de coach WTS
www.wts.fr


Références
Burrows M et al. (2000). The physiology of the highly trained female endurance runner. Sports Med., volume 30 (4) : 281-300.
Martin et al. (2001). Physiological characteristics of nationally competitive female road cyclists and demands of competition. Sports Med., volume 31 (7) : 469-477.
West RV (1998). The female athlete. The triad of disordered eating, amenorrhoea and osteoporosis. Sports Med., volume 26 (2) : 63-71.
Wilber et al. (1997). Physiological profiles of elite off-road and road cyclists. Med. Sci.
Sports Exerc., volume 29 (8) : 1090-1094.


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Etes-vous addict au vélo ?

L’addiction au sport, appelée bigorexie, touche une petite partie de la population sportive. Elle se traduit par une véritable dépendance à l’entraînement.

 

Parmi l’ensemble de la population sportive, divers degrés de d’addiction peuvent être observés. Chez les sportifs les plus « addicts », les symptômes évocateurs d’une forte dépendance sont l’incapacité à se reposer, la maigreur extrême, la fragilité immunitaire, l’éventuelle stagnation ou diminution des performances, et/ou des troubles psychologiques (anorexie notamment).
Sur le plan social, l’addiction au sport peut se traduire par un phénomène d’isolement, de désocialisation, voire de marginalisation.

La pratique sportive très régulière met en jeu des mécanismes cérébraux similaires à ceux retrouvés dans les addictions (tabac, alcool, jeu….). Pour traiter une véritable addiction au sport, l’étape initiale consiste à prendre conscience du problème.

Pour les sportifs les plus « addicts », qui ont des difficultés à « couper », il semble important de suivre un programme d’entraînement adapté, couplé à un suivi médical et nutritionnel. Dans un second temps, le recours aux compétences d’un médecin addictologue et d’un psychologue, semble être inéluctable pour tenter de traiter les causes profondes du problème.

Diverses hypothèses

Diverses hypothèses sont avancées par les spécialistes pour expliquer l’état de dépendance à l’effort physique.


En effet, les sportifs « addicts » peuvent être à la recherche d’un mécanisme de régulation :

  • De la production d’endorphines. La sécrétion massive d’endorphines met le sportif dans un état d’euphorie et d’extase. En outre, les endorphines ont aussi un rôle anxiolytique, antalgique, et anti-fatigue. Les sportifs en état de dépendance, seraient donc aussi à la recherche du bien-être que procurent les endorphines.
  • De l’état d’éveil. La pratique régulière d’une activité sportive telle que le cyclisme, favorise très nettement la sécrétion hormonale, en particulier de catécholamines (hormones activatrices : dopamine, adrénaline, noradrénaline). L’entraînement compulsif serait donc un moyen de maintenir la production de catécholamines, phénomène qui permet de rester en état d’éveil maximal.
  • De la production de cytokines. Une récente hypothèse basée sur la production de cytokines, semble faire le lien entre les hypothèses précédentes en mettant en évidence la spirale négative qui conduit les sportifs à pratiquer toujours plus. En effet, l’exercice physique se traduit systématiquement par une sécrétion massive d’interleukine-6 (IL-6), qui influence fortement l’activité neuronale du cerveau, et par conséquent le comportement.
    Il a ainsi été montré que l’injection d’IL-6 induit une élévation de l’état de fatigue, une incapacité à se concentrer, des perturbations du sommeil, et un véritable état dépressif. Les sportifs pratiquant le vélo de manière compulsive se trouverait donc dans un pseudo état maladif, qui les inciterait à s’entraîner encore plus pour évacuer le stress, retrouver un certain bien-être, produire des endorphines… L’hypothèse de la production de cytokines expliquerait le véritable cercle vicieux dans lequel sont engagés ces sportifs.
  • De leur humeur. Selon les scientifiques à l’origine de cette théorie, il existe deux types de sportifs : les sportifs « négatifs » qui pratiquent pour réduire leur état de stress, et les sportifs positifs qui pédalent pour augmenter la sensation de bien-être. L’hypothèse de la régulation de l’humeur postule que l’entraînement augmente l’humeur positive (on pédale pour augmenter la sensation de bien-être), et réduit l’humeur négative (on pédale pour réduire son état de stress).
    Une autre étude a ainsi montré que des coureurs à pied bien entraînés souffrent d’anxiété, d’irritabilité, de culpabilité, de dépression, et de symptômes douloureux lorsqu’ils sont dans l’impossibilité de s’entraîner.

Afin de tester votre niveau d’addiction vélo, voici un petit quizz !

Q1 : Pour vos vacances, vous êtes plutôt :

Vacances à la montagne pour faire des cols en vélo tous les jours. 3 points
Vacances à la campagne, on va essayer de garder la forme 2 points
Vacances à la mer, si j’en ai envie j’irais faire du pédalo 1 point
Vacances en bateau 0 point

Q2 : Vous regardez le Tour de France ou  :

Tous les jours, je ne raterais une étape pour rien au monde 3 points
Uniquement les belles étapes de montagne 2 points
Quand vous pouvez 1 point
Non merci, aucun intérêt 0 point

Q3 : Pour organiser votre entrainement, vous êtes plutôt du genre :

Je ne veux pas de programme, cela me briderait 3 points
Je suis à la lettre le programme établi par mon coach 2 points
Cela dépend de mon envie du jour 1 point
C’est quoi l’entraînement ? 0 point

Q4 : Le vélo pour vous, c’est :

Presque tous les jours 4 points
Deux à 4 fois par semaine 2 points
Une fois par semaine 1 point
Quand je peux 0 point

Q5 : Pour vous le repos, c’est

Du temps perdu 4 points
Uniquement quand mes performances régressent 3 points
Aussi important que l’entraînement 1 point
Prioritaire 0 point

Q6 : Le soir quand vous vous couchez :

Vous vous effondrez de fatigue suite à la sortie du jour 3 points
Vous planifiez la prochaine sortie sportive  2 points
Vous lisez le blog WTS 1 point
« Joker » 0 point

Résultats

Si vous obtenez un total compris :
– Entre 15 et 20 : Vous êtes véritablement « addict ». Il va falloir calmer le jeu si vous voulez garder vos amis !
– Entre 10 et 15 : Vous vous entraînez souvent, mais vous avez des objectifs précis. Continuez cela va payer !
– Entre 5 et à 10 : Vous aimez le sport, mais il n’y pas que cela dans la vie !
– Moins de 5 : Aucun risque d’addiction ! Si vous voulez progresser, il faudra penser à vous entraîner un peu plus.

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Stephan Regnier, coaché par WTS

Merci Coach!
Une grande part de tout ceci t’est due.


Parmi les singularités de mon coach, Jean-Baptiste Wiroth :

• Sa capacité à comprendre et prendre en compte les contraintes professionnelles (plus rare qu’il n’y parait)

• Une analyse pointue des personnalités (notamment la régulation des extrémistes🤣)

• Une science de la programmation des pics de forme

• Des stages, des événements sur 3-4 jours comme le challenge Monaco-Mont Ventoux, des défis comme les Cinglés du Ventoux qui contribuent à passer des paliers dans une ambiance « subtile »

• Un entourage local de professionnels et de sportifs qui te feraient presque passer tous les azuréens pour des gens sympas 😂

• Une pratique complète des leviers dont l’alimentaire avec notamment une maitrise avancée des trucs de grands-mères en cas de bobos


L’oeil du coach – Jean-Baptiste Wiroth
Stéphan est un athlète étonnant et attachant !
En effet, il faut preuve d’une grande assiduité dans son entraînement et d’une motivation communicative. Et les résultats sont là puisqu’en 1 saison, il a amélioré son profil de puissance et sa VO2max de l’ordre de 30% (résultats obtenus lors d’un test d’effort chez Mon Stade à Paris). la saison dernière, il a pu mettre à profit cette belle progression sur des épreuves difficiles comme Liège Bastogne Liègre ou la Marmotte Pyrénées. Cette année, notre objectif principal est d’être au Pic de Forme sur la Haute Route Pyrénées. 
C’est d’autant plus méritant que Stéphan a une vie professionnelle très dense puisqu’il puisqu’il dirige les activités de conseil au sein du prestigieux cabinet Deloitte.
Bravo Stéphan, continue comme cela ! 😉


Pour aller plus loin :

  • Si vous aussi, souhaitez être conseillé par WTS, n’hésitez pas à prendre contact: [cliquez ici]

 

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Bike Trip en Afrique du Sud

Bike Trip en Afrique du Sud : A la découverte de la région du Western Cape.

 

 

Ce reportage de Jean-Baptiste WIROTH et Emmanuelle LIVET, fondateur de WTS, avait fait l’objet d’une publication dans le magazine Top Vélo en 2014.

Depuis la fin de l’apartheid en 1994, l’Afrique du Sud s’est progressiveent ré-ouverte sur le monde, et les touristes étrangers sont revenus. Même si l’attraction n°1 du pays reste la visite des parcs nationaux pour voir les fameux « big five » (lyon, éléphant, rhinocéros, zèbre et buffle), le tourisme sportif se développe ; en particulier dans le domaine du vélo. 

Les sud-africains sont fous de vélo, en particulier de VTT. La Cape Epic est d’ailleurs la course à étape VTT la plus populaire au monde (7 jours – 800km – 1500 participants).

Le vélo de route n’est pas en reste : le pays compte tout de même deux des plus gros événements de masse du monde : la Cape Argus au Cap (36.000 participants en 2013), et la 94,7 Cycle Challenge à Johannesburg (environ 20.000 participants). 

Il n’en fallait pas plus pour nous convaincre de partir pour un bike trip à la découverte de la province du Cap Occidental !

Après 24h de voyage (Nice – Istanboul – Johanesbourg – Le Cap), nous arrivons enfin en Afrique du Sud. C’est la fin du printemps là-bas, mais les premiers jours au Cap sont pluvieux. La table est cachée par d’épais nuages bas. Nous prenons néanmoins nos repères en découvrant cette ville qui s’avère être extra-ordinaire. Fondée en 1652 par la compagnie hollandaise des Indes, le cap a toujours bénéficié d’un brassage ethnique importante grâce à son port. C’est une ville ouverte sur le monde qui jouit d’une situation exceptionnelle pour qui aime le sport nature. En effet, on peut y pratiquer tout type de sports dans un périmètre très restreint (randonnée, trail, VTT, vélo, surf, planche à voile, plongée… etc).

Le deuxième jour, nous tombons au beau milieu d’un « toï-toï » tout en rejoignant l’office du tourisme pour y préparer notre périple à vélo. Le toï-toï est un manière typiquement locale de manifester : on court en groupe en chantant, tout en revendiquant. Là en l’occurrence, un bon millier de personnes issues des townships se sont rassemblées devant le parlement régional pour demander des logements en dur. La police est partout, sur les nerfs. Nous découvrons petit à petit la réalité sud-africaine..

Le beau temps est de retour, la table est complètement dégagée. Nous en profitons pour « remettre en route la machine » en faisant l’ascension pédestre de la montagne de la Table par Platteklip Gorge.

 La pente est très raide, 650m de dénivelé en moins d’un kilomètre. Rien de tel pour travailler la puissance musculaire ! Au sommet, la vue panoramique est incroyable. Un peu émus, nous profitons longuement de cet instant unique. Nous ferons la redescente à pied par le chemin inverse, mais il est aussi possible de redescendre en téléphérique. Nous manquons de poser le pied sur un énorme Puff Ader (vipère africaine) sur le chemin du retour. Frissons.

Le lendemain, les jambes sont courbaturées. Normal. En spécialistes de la préparation physique, nous décidons une séance de natation. Direction la piscine de Sea Point. Cette piscine en plein air est située au bord de l’océan atlantique face à Robben Island. La température de l’eau n’étant ce jour-là que de 18°C nous nous limitons à 1000m. Cela aura permis de « décrasser » et de prendre un premier bain de soleil.

Nous récupérons enfin les vélos auprès de « Les Kuys » de Capetown Cycle Hire. « Les » est assez représentatif du morphotype boer : grand, très costaud avec un accent particulier ! Le matériel fourni n’est pas totalement neuf, mais il fonctionne bien, c’est l’essentiel. Nous installons nos pédales, nos compteurs, nous réglons les positions… Nous voilà prêts pour notre périple !

Pour des raisons de sécurité, nous décidons de transformer notre randonnée 100% vélo en « trip » 50% vélo – 50% voiture. En effet, de nombreuses personnes nous ont déconseillé de rouler seuls sans assistance. Le danger pouvant venir des autres usagers (voitures, camions) inhabitués à voir des vélos, tout comme des plus démunis (et ils sont malheureusement très nombreux) pouvant avoir envie de saisir l’opportunité de voler des proies faciles.

Même si la région de Captown (Western Cape) est relativement épargnée, l’Afrique du Sud reste un pays gangréné par la violence et la criminalité. Trente années d’apartheid, synonymes de ségrégations raciale et de brimations des « coloured » sont passées par là…

En quittant Cape Town en voiture, nous sommes impressionnés par le trafic sur l’autoroute, qui passe au milieu des cape flats où s’entasse plusieurs millions de Sud Africain dans les fameux « townships ». Comme nous l’a fait remarquer un espagnol rencontré en route : « L’Afrique du Sud, c’est l’Amérique en Afrique ! ». Nous arrivons finalement à Betty’s Bay à proximité de la pointe sud de l’Afrique du Sud pour y faire nos premiers tours de roue.

SORTIE 1 – Betty’s bay to Hermanus

100km – 570m D+

Cette première sortie sur le sol africain se fait en bord de mer, au milieu des géraniums et des fynbos. Le vent étant favorable, nous arrivons rapidement à Hermanus où un spectacle incroyable nous attend : les baleines sont là, à quelques mètres de la côte ! Le retour se fait une bonne partie vent de face. L’hypoglycémie nous guettant, nous faisons un stop dans une petite épicerie locale pour acheter des barres aux cacahuètes, des bananes et de l’eau. Les locaux sont stupéfaits des blancs se soient arrêtés ici !
La soirée sera ponctuée par un Braaï (le barbecue local), véritable institution nationale.

SORTIE 2 – Knysna Heads

46km – 640m D+

Depuis la Coupe du Monde de football 2010 en Afrique du Sud, et le fiasco de l’équipe tricolore, Knysna est devenue célèbre ! Cette petite cité balnéaire située au bord d’une belle lagune ne présente pas un intérêt majeur, elle est cependant une étape importante pour qui veut emprunter la Garden Route. Nous effectuons un trajet en aller-retour en passant par Brenton on Sea et l’embouchure de la lagune appelée Knysna Heads. La côte est courte mais raide.

Au retour, le vent est fort, et il faut « bordurer » un peu lorsque le vent est de travers.

SORTIE 3 – Swartberg Pass

75km – 1220m D+

Pour cette nouvelle étape, nous logeons à Oudtschoorn, capitale mondiale de l’élevage d’Autruches. Le lodge est rustique mais paradisiaque pour qui aime la nature et les jardins ( HYPERLINK « http://www.amberlagoon.co.za » www.amberlagoon.co.za). La soirée est rythmée par les cris des autruches. Ambiance safari ! Notre hôtesse allemande est toute contente d’avoir deux clients en cette période de l’année. 

La sortie vélo vers Swartberg Pass s’avèrera être la plus belle du séjour. Les paysages sont somptueux. Inconsciemment, on se met dans la peau des premiers colons hollandais qui ont découvert ces contrées il y a 300 ans.
 Après une phase d’approche de 25km, nous attaquons le col… qui s’avère être une piste, ce qui rend l’effort encore plus intense. Nous croisons quelques touristes une horde de babouins à mi-pente. On est bien en Afrique. Au sommet, nous sommes à 1600m et il fait froid. Coté nord, l’immensité du désert du grand Karoo s’offre à nos yeux. Magique.

SORTIE 4 – Franschoek Pass

76km – 1040m D+

Situé à 50km du Cap, Franschoek est un petit village niché au fond d’une vallée où autrefois y vivaient des éléphants. En 1688, un groupe de huguenots d’origine française est venu s’y installer pour y développer la culture de la vigne et de l’olivier. Aujourd’hui Franschoek est devenu une sorte de parc d’attraction visant à faire la promotion du vin et de la gastronomie française. Nous ne nous sommes pas arrêtés car notre objectif était de gravir Franschoek pass (737m). Coté Ouest, l’ascension nous semble assez facile (6,8 km pour 450m de dénivelle positif) et offre une superbe vue sur la vallée et les montagnes environnantes du Drakenstein. La descente est grisante et laisse augurer d’un retour qui sera « coriace ». Nous roulons jusqu’au lac de Theewaterskloof où la pause ravito est bienvenue avec au menu des bananes et des barres au cacahuètes. Avec 35°C au compteur, nous enregistrons la plus forte chaleur du séjour. L’ascension de Franshoek pass coté est un enfer tellement il fait chaud. La fatigue couplée à la chaleur fait que nous subissons les 7 km d’ascension à 5,3% de pente moyenne. La fin de la journée se terminera à Stellenbosch principale ville universitaire du pays. 

SORTIE 5 – Tour de la Péninsule du Cap

120km – 1700m D+

Dans le respect du principe de progressivité, nous avons gardé pour la fin l’itinéraire vélo le plus connu et probablement le plus spectaculaire : le tour complet de la péninsule du Cap. Ce parcours emprunte en grande partie les routes de la célèbre course Cape Argus. C’est une succession de bosses et de virages, le tout dans un décor de rêve !  Le départ se fait du centre ville du Cap. Nous mettons cap au sud en longeant la côte atlantique avec le soleil dans le dos, ce qui désoriente quelque peu. Le vent, léger, est lui aussi dans le dos. Nous apprécions tout en espérant qu’il tourne en fin de journée ! Nous passons successivement par  Camps Bay, Fish Hoek, Chapman’s peak puis nous basculons coté est, coté océan indien. Arrivé à Simon’s Town, est venu le moment du pic-nic puis du traditionnel café. Nous atteignons enfin l’extrémité de notre parcours à l’entrée du parc menant au cap de Bonne Espérance. Le retour se fait avec un soleil.

Au retour, la montée de Chapman’s Peak s’avère être assez dure notamment du fait du vent de face. La fatigue s’installe. Fort heureusement, nous nous faisons rattraper par des cyclistes qui sont un poil plus rapide, ce qui nous permet de profiter d’un abri appréciable. Tout en finissant notre dernière sortie, nous profitons du coucher de soleil qui irradie Table Mountain. Féérique.  

Nous revenons enthousiasmé par ce voyage qui nous a permis de découvrir quelques facettes d’un pays hors-normes. Cependant, nous ressentons une tension « latente » du fait d’inégalités sociales criantes. Espérons que ce beau pays garde en mémoire l’héritage moral laissé par Nelson Mandela pour rester sur le chemin de la paix.

A faire au Cap (incontournable)

  • Monter à Table Mountain (3h à pied depuis le centre ville)
  • Visiter Robben Island Museum, prison où Nelson Mandela a passé 18 ans de sa vie
  • Marcher jusqu’au Cap de Bonne Espérance

Quelques bonnes adresses au Cap

Pour le vélo

Pour manger

  • Le Café Mozart pour prendre un bon brunch avant d’aller rouler (37 church Street). Le full Mozart est un délice !
  • Le Rcaffé pour boire un caffé et manger un brownie (138 long street)
  • Jason Bakery pour du bon pain (185 Bree Street)
  • Big route pour manger une pizza aux dimensions sud-africaine (105 Main Road à Greenpoint)

Hébergement 

La région du Cap Oriental regorge d’hébergements, cela va du backpacker (entre l’auberge de jeunesse et le gîte), au plus luxueux en passant par les fameux Bed and Breakfast. Pour touver votre bonheur, contactez l’office du tourisme du Cap : http://www.capetown.travel/ 

A lire

  • Avant de partir : Un Arc en ciel dans la nuit – Dominique Lapierre – Editions Pocket
  • Une fois sur place : Un long chemin vers la Liberté – Nelson Mandela – Editions Livre de Poche

On a aimé

  • La faune sauvage omniprésente 
  • L’ambiance africaine (musique, décontraction…)
  • Le climat, méditerranéen, à cette période de l’année
  • La ville du Cap
  • Le désert du petit Karoo 
  • Le court du Rand très avantageux pour qui vient d’Europe (1 euro = 13 Rands)
  • Le coût de la vie  

On a moins aimé

  • Le peu de routes propice à la pratique du vélo de route
  • L’insécurité latente. Il faut être prudent… 
  • Le décalage important entre la richesse des uns et la pauvreté des autres. L’apartheid politique s’est transformé en « apartheid » économique 
  • La mer, très froide (10°C)

 

Encadré sur Nelson Mandela

Décédé le 5 décembre 2016, Nelson Mandela restera dans la mémoire de nombreuses personnes de notre génération comme celui qui a permis à de nombreux sud-africain de retrouver la liberté ; la liberté de circuler, la liberté de se marier avec une personnes d’une autre couleur… toutes les libertés.

Passionné de sport, Nelson Mandela a déclaré : « Le sport a le pouvoir de changer le monde. Il a le pouvoir d’unir les gens d’une manière quasi-unique. Le sport peut créer de l’espoir là où il n’y avait que du désespoir. Il est plus puissant que les gouvernements pour briser les barrières raciales. Le sport se joue de tous les types de discrimination. » 

Visionnaire, il a clairement utilisé le sport pour aider à la réconciliation nationale et unifier son pays. 

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Pour aller plus loin

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Blog WTS

Interview Francis DUJARDIN, coach du réseau WTS

Francis Dujardin fait partie du réseau WTS depuis sa création, en  2008 
 

WTS Bonjour Francis, peux-tu te présenter ?

FD : J’ai 61 ans, 2 enfants de 34 et 22 ans. Je suis coach WTS depuis la création du réseau. Je suis également moniteur MCF. Je partage cette activité de coaching avec des missions d’ingénierie pour des collectivités dans le tourisme sportif. Deux activités très complémentaires. Ma passion pour les sports d’endurance est ancienne, avec plus de 45 ans de pratique du cyclisme, du VTT, du Trail, et du ski alpinisme. Cette passion ancienne n’exclue pas la modernité et le gout de l’évolution vers d’autres formes de pratique de ces sports. Des évolutions qui sont pour moi essentielles pour le développement de ces sports.
 

WTS : Depuis, combien de temps conseilles-tu des sportifs ?

FD : Depuis 2002. Cela a commencé par des jeunes en école de VTT. Puis des compétiteurs, des clients, et des sportifs lambda qui venaient à moi par connaissance. Mon adhésion au réseau WTS coulait donc de source en quelque sorte.
 

WTS : Quel est ton plus beau souvenir de coach ?

FD : N’en donner qu’un seul serait réducteur, alors je choisirais trois exemples : Deux jeunes que j’ai coachés, qui présentaient des symptômes de déficience motrice ; ils ne sont évidemment pas devenus des champions du monde, mais après trois ans d’un travail assidu, ils participaient à des coupes régionales de cross-country dans lesquelles ils faisaient bien plus que de la figuration. Une jeune athlète en ski alpinisme devenue championne du monde. Des sportifs lambda que j’ai accompagnés parfois plusieurs années. Des gens avec charge de famille et responsabilités professionnelles importantes, ils reviennent au sport, perdent quelques kilos, améliorent leurs performances et surtout prennent du plaisir. Ils partent à l’assaut de classiques qu’ils terminent haut la main.
 

WTS : Dans ton coaching, tu es plutôt « Analyse » ou « sensation » ?

FD : Au départ analyste vu ma formation technique à la base, mais il ne faut pas ignorer les sensations. La réussite tient dans un savant mélange des deux. Apprendre aux sportifs à se connaître, et en même temps savoir se référer à des éléments objectifs.

WTS : Qu’est-ce qui te passionne dans ton métier de coach ?

FD : L’échange avec les sportifs, que les rendus soient bons ou mauvais, peu importe, ce qui compte c’est d’écouter et de comprendre. Continuer d’apprendre, de découvrir, d’essayer de nouvelles choses. Certainement une manière de ne pas vieillir, l’important c’est de le savoir.

WTS : Qu’est-ce que tes sportifs apprécient dans ton coaching ?

FD :  L’optimisme, la disponibilité et la remise en question à chaque fois que c’est nécessaire.
 

WTS :  Quel est le champion que tu apprécies le plus ?

FD : Un actuel en VTT, Julien Absalon, un sportif bien dans sa tête, qui donne une belle image de son sport. Un ancien en cyclisme, Raymond Poulidor, toujours là, toujours un peu sur un vélo. Hélas tous nos grands champions ne vieillissent pas de la même manière.
 

WTS : Ta principale qualité ?

FD : Déterminé, exigeant : mais, poussés à l’extrême c’est aussi des défauts ; ici aussi il faut doser, comme dans l’entraînement.
 

WTS : Ton principal défaut ?

FD : Ne sait pas toujours dire « non » quand il le faudrait ; ensuite il faut assumer, et ce n’est pas toujours facile !
 

WTS : Ton plat préféré ?

FD : Cannellonis aux petits légumes, avec du parmesan évidemment !
 

WTS : Vin rouge ou vin blanc ? 

FD : Blanc vendanges tardives ; la finesse, le gout, et la force réunies.  
 

WTS : Une devise, une citation, un mot de la fin ?

FD : Elle est d’Arthur Ashe : « Une des clés du succès est la confiance en soi. Une des clés de la confiance en soi, est la préparation ».
 

>> Retrouvez-le coach en live, mercredi soir à 19h sur la page Facebook WTS. Thème « L’échauffement, la thermo-régulation, et les bonnes pratiques vestimentaires »

 

Lien vers la page du profil de notre coach ici : 
>> Francis Dujardin

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