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Bike Trip en Afrique du Sud

Bike Trip en Afrique du Sud : A la découverte de la région du Western Cape.

 

 

Ce reportage de Jean-Baptiste WIROTH et Emmanuelle LIVET, fondateur de WTS, avait fait l’objet d’une publication dans le magazine Top Vélo en 2014.

Depuis la fin de l’apartheid en 1994, l’Afrique du Sud s’est progressiveent ré-ouverte sur le monde, et les touristes étrangers sont revenus. Même si l’attraction n°1 du pays reste la visite des parcs nationaux pour voir les fameux « big five » (lyon, éléphant, rhinocéros, zèbre et buffle), le tourisme sportif se développe ; en particulier dans le domaine du vélo. 

Les sud-africains sont fous de vélo, en particulier de VTT. La Cape Epic est d’ailleurs la course à étape VTT la plus populaire au monde (7 jours – 800km – 1500 participants).

Le vélo de route n’est pas en reste : le pays compte tout de même deux des plus gros événements de masse du monde : la Cape Argus au Cap (36.000 participants en 2013), et la 94,7 Cycle Challenge à Johannesburg (environ 20.000 participants). 

Il n’en fallait pas plus pour nous convaincre de partir pour un bike trip à la découverte de la province du Cap Occidental !

Après 24h de voyage (Nice – Istanboul – Johanesbourg – Le Cap), nous arrivons enfin en Afrique du Sud. C’est la fin du printemps là-bas, mais les premiers jours au Cap sont pluvieux. La table est cachée par d’épais nuages bas. Nous prenons néanmoins nos repères en découvrant cette ville qui s’avère être extra-ordinaire. Fondée en 1652 par la compagnie hollandaise des Indes, le cap a toujours bénéficié d’un brassage ethnique importante grâce à son port. C’est une ville ouverte sur le monde qui jouit d’une situation exceptionnelle pour qui aime le sport nature. En effet, on peut y pratiquer tout type de sports dans un périmètre très restreint (randonnée, trail, VTT, vélo, surf, planche à voile, plongée… etc).

Le deuxième jour, nous tombons au beau milieu d’un « toï-toï » tout en rejoignant l’office du tourisme pour y préparer notre périple à vélo. Le toï-toï est un manière typiquement locale de manifester : on court en groupe en chantant, tout en revendiquant. Là en l’occurrence, un bon millier de personnes issues des townships se sont rassemblées devant le parlement régional pour demander des logements en dur. La police est partout, sur les nerfs. Nous découvrons petit à petit la réalité sud-africaine..

Le beau temps est de retour, la table est complètement dégagée. Nous en profitons pour « remettre en route la machine » en faisant l’ascension pédestre de la montagne de la Table par Platteklip Gorge.

 La pente est très raide, 650m de dénivelé en moins d’un kilomètre. Rien de tel pour travailler la puissance musculaire ! Au sommet, la vue panoramique est incroyable. Un peu émus, nous profitons longuement de cet instant unique. Nous ferons la redescente à pied par le chemin inverse, mais il est aussi possible de redescendre en téléphérique. Nous manquons de poser le pied sur un énorme Puff Ader (vipère africaine) sur le chemin du retour. Frissons.

Le lendemain, les jambes sont courbaturées. Normal. En spécialistes de la préparation physique, nous décidons une séance de natation. Direction la piscine de Sea Point. Cette piscine en plein air est située au bord de l’océan atlantique face à Robben Island. La température de l’eau n’étant ce jour-là que de 18°C nous nous limitons à 1000m. Cela aura permis de « décrasser » et de prendre un premier bain de soleil.

Nous récupérons enfin les vélos auprès de « Les Kuys » de Capetown Cycle Hire. « Les » est assez représentatif du morphotype boer : grand, très costaud avec un accent particulier ! Le matériel fourni n’est pas totalement neuf, mais il fonctionne bien, c’est l’essentiel. Nous installons nos pédales, nos compteurs, nous réglons les positions… Nous voilà prêts pour notre périple !

Pour des raisons de sécurité, nous décidons de transformer notre randonnée 100% vélo en « trip » 50% vélo – 50% voiture. En effet, de nombreuses personnes nous ont déconseillé de rouler seuls sans assistance. Le danger pouvant venir des autres usagers (voitures, camions) inhabitués à voir des vélos, tout comme des plus démunis (et ils sont malheureusement très nombreux) pouvant avoir envie de saisir l’opportunité de voler des proies faciles.

Même si la région de Captown (Western Cape) est relativement épargnée, l’Afrique du Sud reste un pays gangréné par la violence et la criminalité. Trente années d’apartheid, synonymes de ségrégations raciale et de brimations des « coloured » sont passées par là…

En quittant Cape Town en voiture, nous sommes impressionnés par le trafic sur l’autoroute, qui passe au milieu des cape flats où s’entasse plusieurs millions de Sud Africain dans les fameux « townships ». Comme nous l’a fait remarquer un espagnol rencontré en route : « L’Afrique du Sud, c’est l’Amérique en Afrique ! ». Nous arrivons finalement à Betty’s Bay à proximité de la pointe sud de l’Afrique du Sud pour y faire nos premiers tours de roue.

SORTIE 1 – Betty’s bay to Hermanus

100km – 570m D+

Cette première sortie sur le sol africain se fait en bord de mer, au milieu des géraniums et des fynbos. Le vent étant favorable, nous arrivons rapidement à Hermanus où un spectacle incroyable nous attend : les baleines sont là, à quelques mètres de la côte ! Le retour se fait une bonne partie vent de face. L’hypoglycémie nous guettant, nous faisons un stop dans une petite épicerie locale pour acheter des barres aux cacahuètes, des bananes et de l’eau. Les locaux sont stupéfaits des blancs se soient arrêtés ici !
La soirée sera ponctuée par un Braaï (le barbecue local), véritable institution nationale.

SORTIE 2 – Knysna Heads

46km – 640m D+

Depuis la Coupe du Monde de football 2010 en Afrique du Sud, et le fiasco de l’équipe tricolore, Knysna est devenue célèbre ! Cette petite cité balnéaire située au bord d’une belle lagune ne présente pas un intérêt majeur, elle est cependant une étape importante pour qui veut emprunter la Garden Route. Nous effectuons un trajet en aller-retour en passant par Brenton on Sea et l’embouchure de la lagune appelée Knysna Heads. La côte est courte mais raide.

Au retour, le vent est fort, et il faut « bordurer » un peu lorsque le vent est de travers.

SORTIE 3 – Swartberg Pass

75km – 1220m D+

Pour cette nouvelle étape, nous logeons à Oudtschoorn, capitale mondiale de l’élevage d’Autruches. Le lodge est rustique mais paradisiaque pour qui aime la nature et les jardins ( HYPERLINK « http://www.amberlagoon.co.za » www.amberlagoon.co.za). La soirée est rythmée par les cris des autruches. Ambiance safari ! Notre hôtesse allemande est toute contente d’avoir deux clients en cette période de l’année. 

La sortie vélo vers Swartberg Pass s’avèrera être la plus belle du séjour. Les paysages sont somptueux. Inconsciemment, on se met dans la peau des premiers colons hollandais qui ont découvert ces contrées il y a 300 ans.
 Après une phase d’approche de 25km, nous attaquons le col… qui s’avère être une piste, ce qui rend l’effort encore plus intense. Nous croisons quelques touristes une horde de babouins à mi-pente. On est bien en Afrique. Au sommet, nous sommes à 1600m et il fait froid. Coté nord, l’immensité du désert du grand Karoo s’offre à nos yeux. Magique.

SORTIE 4 – Franschoek Pass

76km – 1040m D+

Situé à 50km du Cap, Franschoek est un petit village niché au fond d’une vallée où autrefois y vivaient des éléphants. En 1688, un groupe de huguenots d’origine française est venu s’y installer pour y développer la culture de la vigne et de l’olivier. Aujourd’hui Franschoek est devenu une sorte de parc d’attraction visant à faire la promotion du vin et de la gastronomie française. Nous ne nous sommes pas arrêtés car notre objectif était de gravir Franschoek pass (737m). Coté Ouest, l’ascension nous semble assez facile (6,8 km pour 450m de dénivelle positif) et offre une superbe vue sur la vallée et les montagnes environnantes du Drakenstein. La descente est grisante et laisse augurer d’un retour qui sera « coriace ». Nous roulons jusqu’au lac de Theewaterskloof où la pause ravito est bienvenue avec au menu des bananes et des barres au cacahuètes. Avec 35°C au compteur, nous enregistrons la plus forte chaleur du séjour. L’ascension de Franshoek pass coté est un enfer tellement il fait chaud. La fatigue couplée à la chaleur fait que nous subissons les 7 km d’ascension à 5,3% de pente moyenne. La fin de la journée se terminera à Stellenbosch principale ville universitaire du pays. 

SORTIE 5 – Tour de la Péninsule du Cap

120km – 1700m D+

Dans le respect du principe de progressivité, nous avons gardé pour la fin l’itinéraire vélo le plus connu et probablement le plus spectaculaire : le tour complet de la péninsule du Cap. Ce parcours emprunte en grande partie les routes de la célèbre course Cape Argus. C’est une succession de bosses et de virages, le tout dans un décor de rêve !  Le départ se fait du centre ville du Cap. Nous mettons cap au sud en longeant la côte atlantique avec le soleil dans le dos, ce qui désoriente quelque peu. Le vent, léger, est lui aussi dans le dos. Nous apprécions tout en espérant qu’il tourne en fin de journée ! Nous passons successivement par  Camps Bay, Fish Hoek, Chapman’s peak puis nous basculons coté est, coté océan indien. Arrivé à Simon’s Town, est venu le moment du pic-nic puis du traditionnel café. Nous atteignons enfin l’extrémité de notre parcours à l’entrée du parc menant au cap de Bonne Espérance. Le retour se fait avec un soleil.

Au retour, la montée de Chapman’s Peak s’avère être assez dure notamment du fait du vent de face. La fatigue s’installe. Fort heureusement, nous nous faisons rattraper par des cyclistes qui sont un poil plus rapide, ce qui nous permet de profiter d’un abri appréciable. Tout en finissant notre dernière sortie, nous profitons du coucher de soleil qui irradie Table Mountain. Féérique.  

Nous revenons enthousiasmé par ce voyage qui nous a permis de découvrir quelques facettes d’un pays hors-normes. Cependant, nous ressentons une tension « latente » du fait d’inégalités sociales criantes. Espérons que ce beau pays garde en mémoire l’héritage moral laissé par Nelson Mandela pour rester sur le chemin de la paix.

A faire au Cap (incontournable)

  • Monter à Table Mountain (3h à pied depuis le centre ville)
  • Visiter Robben Island Museum, prison où Nelson Mandela a passé 18 ans de sa vie
  • Marcher jusqu’au Cap de Bonne Espérance

Quelques bonnes adresses au Cap

Pour le vélo

Pour manger

  • Le Café Mozart pour prendre un bon brunch avant d’aller rouler (37 church Street). Le full Mozart est un délice !
  • Le Rcaffé pour boire un caffé et manger un brownie (138 long street)
  • Jason Bakery pour du bon pain (185 Bree Street)
  • Big route pour manger une pizza aux dimensions sud-africaine (105 Main Road à Greenpoint)

Hébergement 

La région du Cap Oriental regorge d’hébergements, cela va du backpacker (entre l’auberge de jeunesse et le gîte), au plus luxueux en passant par les fameux Bed and Breakfast. Pour touver votre bonheur, contactez l’office du tourisme du Cap : http://www.capetown.travel/ 

A lire

  • Avant de partir : Un Arc en ciel dans la nuit – Dominique Lapierre – Editions Pocket
  • Une fois sur place : Un long chemin vers la Liberté – Nelson Mandela – Editions Livre de Poche

On a aimé

  • La faune sauvage omniprésente 
  • L’ambiance africaine (musique, décontraction…)
  • Le climat, méditerranéen, à cette période de l’année
  • La ville du Cap
  • Le désert du petit Karoo 
  • Le court du Rand très avantageux pour qui vient d’Europe (1 euro = 13 Rands)
  • Le coût de la vie  

On a moins aimé

  • Le peu de routes propice à la pratique du vélo de route
  • L’insécurité latente. Il faut être prudent… 
  • Le décalage important entre la richesse des uns et la pauvreté des autres. L’apartheid politique s’est transformé en « apartheid » économique 
  • La mer, très froide (10°C)

 

Encadré sur Nelson Mandela

Décédé le 5 décembre 2016, Nelson Mandela restera dans la mémoire de nombreuses personnes de notre génération comme celui qui a permis à de nombreux sud-africain de retrouver la liberté ; la liberté de circuler, la liberté de se marier avec une personnes d’une autre couleur… toutes les libertés.

Passionné de sport, Nelson Mandela a déclaré : « Le sport a le pouvoir de changer le monde. Il a le pouvoir d’unir les gens d’une manière quasi-unique. Le sport peut créer de l’espoir là où il n’y avait que du désespoir. Il est plus puissant que les gouvernements pour briser les barrières raciales. Le sport se joue de tous les types de discrimination. » 

Visionnaire, il a clairement utilisé le sport pour aider à la réconciliation nationale et unifier son pays. 

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Pour aller plus loin

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Fil des coachs

Un sportif WTS à la Cape Épic 2017

Cape Epic 2017

Mon athlète Richard Guebenne  (UC Monaco) était pour la 4ème année au départ de la célèbre et difficile course de VTT  Cape Epic en Afrique du Sud.

Après une préparation perturbée en partie par une blessure suite à une chute, Richard a su faire preuve de sérieux et de motivation. Mais sans oublier sa décontraction et son humour qui le caractérise…

La Cape Epic c’est 7 étapes, 651 kms de course et 14550 m+, et Richard et son coéquipier finissent à une excellente 12ème place de catégorie.

La Cape Epic : la course VTT la plus dure au monde !

Mais il devient par la même occasion finisher pour la 4ème année (2013, 2014, 2016, 2017).

Il obtient donc une belle double médaille !!!

Cape Epic 2017 : une 4ème médaille de finisher pour Richard Guebenne

Le témoignage de Richard
« … »

Sylvain Perreal
Coach WTS à Annecy
Spécialiste du cyclisme

Focus sur la Cape Epic 
La Cape Epic est une course de VTT organisée en Afrique du Sud dans la région du Cap depuis plus de 10 ans. Chaque année plusieurs centaines d’équipes de 2 coureurs tentent de boucler les 7 étapes physiques et techniques proposées par les organisateurs.
A ce jour, la Cape Epic est réputée être la course VTT la plus difficile au monde !
Chaque année, des sportifs WTS se préparent activement pour la Cape Epic avec l’aide de nos coachs spécialisés VTT, comme le grenoblois Fabrice Anglereaux qui l’a terminée plusieurs fois, ou le charentais Jacky Villeger

Pour aller plus loin
– Tout savoir sur la Cape Epic : https://www.cape-epic.com
– Téléchargez le Ebook VTT 
– Faites vous coacher par WTS pour votre prochain objectif : contactez-nous
 

 
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Cape Agulhas Classic : Africa’s Southernmost mountain bike race

2014-12-20 08.35.44-Le VTT est en plein essor en Afrique du Sud. Bien sûr, la Cape Epic est la compétition la plus connue, mais d’innombrables courses de cross-country sont organisées chaque semaine. Et il en y en a pour tous les goûts : des courses d’un jour, de courses à étapes, des formats courts, des formats ultra-long (jusqu’à 1000km non-stop !), des épreuves en solo ou en duo… etc.

Il est vrai qu’avec son réseau de pistes particulièrement dense et ses grandes étendues sauvages, le pays se prête à merveille pour toutes les disciplines tout terrain.

Après un premier séjour axé vélo de route (lire le reportage), je voulais profiter de ce deuxième séjour au Cap en Afrique du Sud pour découvrir le VTT version « locale ». Après avoir consulté le calendrier, la meilleure option pour moi était de participer à la 2ème édition de la Cape Agulhas MTB Classic « The Southernmost MTB Race in Africa » – la course la plus au sud du continent africain.

Première surprise, le briefing se fait en Afrikaans – mélange d’allemand et de hollandais – devant l’église locale. Il faut comprendre les instructions ! Cela dit, mon objectif est uniquement touristique. Il me suffira de trouver un groupe et de suivre le parcours…

Le départ se fait sur la route du bord de mer avec un vent de face relativement fort. Je me retrouve dans le peloton de tête emmené par quelques bons rouleurs. Après 5 kms, on dépasse le célèbre phare du Cape Agulhas et on entre sur la piste du bord de mer. Cela devient nettement plus compliqué de rester dans les roues car il faut rester sur la bonne trajectoire : un peu trop à gauche et on roule dans le sable, un peu trop à droite et c’est de la tôle ondulée. Dans les 2 cas, on perd 5km/h et on se fait doubler des 2 côtés.

L’allure est rapide, et avec mes roues VTT 26 pouces, j’ai du mal à suivre le rythme du groupe de tête où 90% des coureurs sont en 29 pouces « dernier cri ». En effet, les sensations ne sont pas au top, le souffle est court et à 155puls, je suis en zone rouge.

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Après une quinzaine de kms, nous pénétrons le parc national de Cape Agulhas dans lequel il ne doit pas être possible de faire du VTT tous les jours. Nous bifurquons alors sur une petite piste 4×4 sablonneuse où je me rends vite compte que la journée va être « compliquée ». En effet, en plus d’être la course la plus au sud du continent africain, la Cape Agulhas MTB Classic est probablement aussi la course la plus sablonneuse à laquelle il m’ait été donner de participer !

Entre le sable et les lignes droites vent de face ou de travers, je me suis un peu vu en train de participer à un mélange de Paris-Roubaix sous le soleil, et de cyclo-cross à Coxyde 😉

L’un des moments forts de la Cape Agulhas Classic, est le passage sur la longue plage de Brandfontein. Magnifique !
Deuxième surprise du jour, cette plage m’a permis de faire mes premiers bunny-hop par-dessus des méduses échouées.
Autre surprise, dans une section pleine de galets, je me fais doubler par un coureur en VTT Fat Bike qui me dépose à une vitesse inimaginable alors que je pousse péniblement mon vélo. Incroyable !

Après la plage, vient le bush où nous attend une belle ascension au milieu de fynbos en fleur. La vue est superbe. La descente qui suit (la seule du parcours) me permet de récupérer car je sais que la fin sera difficile… En effet, la partie finale est particulièrement dure avec beaucoup de sections ensablées qui cassent le rythme. Je m’applique à pédaler avec fluidité pour ne pas m’enfoncer. Un très bon exercice de motricité.

Arrivé au 65ème km, je me dis qu’il est probable que le parcours fasse « un peu plus » que les 70kms annoncés. Mon intuition ne m’a pas trompé, il y a finalement 78km ! Le réservoir glycogénique est complètement vidé, je passe la ligne d’arrivée à une anecdotique 27ème place mais là n’était pas l’essentiel.

Pendant la course, j’ai fait la connaissance de Jacques, un sudafricain du coin très sympa qui m’a bien aidé dans la bout droit vent de face. Il m’a même proposé que l’on roule ensemble la semaine prochaine près de chez lui dans le petit Karoo. Le sport permet de créer des connexions rapides, j’en suis convaincu.
Comme le disait Nelson Mandela, « Sport has the power to change the world. It has the power to inspire, it has the power to unite people in a way that little else does. It speaks to youth in a language they understand. Sport can create hope, where once there was only despair. It is more powerful than governments in breaking down racial barriers. It laughs in the face of all types of discrimination. »

Ce que j’ai aimé

  • L’accueil de Christel Van Zyl, l’organisatrice
  • L’ambiance locale, typiquement afrikaner
  • Le « double shot espresso » avant le départ
  • Le balisage, précis et rigoureux
  • Les ravitaillements, bien positionnés
  • Et bien sûr, la beauté des paysages

Ce que j’ai moins aimé

  • Les 8kms supplémentaires, pas annoncés dans le road book
  • Mon état de forme moyen : 6,5/10… mes sportifs comprendront 😉

Les statistiques

  • Distance : 78km
  • Dénivelé : 560m
  • FCmax : 163bpm
  • FCmoyenne : 143bpm
  • Nutrition : 2 litres de boisson énergétique Meltonic / 6 gels Meltonic / 1 banane / 2 verres de coca

Le saviez-vous ?

Le Cape Agulhas (Cap des Aiguilles) a été nommé ainsi par les navigateurs portuguais, en raison du fait que l’aiguille d’une boussole y était parfaitement orientée vers le nord en passant au large de ce cap si dangereux pour la navigation.

La région de l’Overberg vit principalement de la pêche et de l’élevage extensif. La zone, particulièrement riche en faune maritime, est l’un des rares endroits au monde où il est possible de voir de près The Great White Shark, le grand requin blanc.

Informations complémentaires

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