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Bike Trip en Afrique du Sud

Bike Trip en Afrique du Sud : A la découverte de la région du Western Cape.

 

 

Ce reportage de Jean-Baptiste WIROTH et Emmanuelle LIVET, fondateur de WTS, avait fait l’objet d’une publication dans le magazine Top Vélo en 2014.

Depuis la fin de l’apartheid en 1994, l’Afrique du Sud s’est progressiveent ré-ouverte sur le monde, et les touristes étrangers sont revenus. Même si l’attraction n°1 du pays reste la visite des parcs nationaux pour voir les fameux « big five » (lyon, éléphant, rhinocéros, zèbre et buffle), le tourisme sportif se développe ; en particulier dans le domaine du vélo. 

Les sud-africains sont fous de vélo, en particulier de VTT. La Cape Epic est d’ailleurs la course à étape VTT la plus populaire au monde (7 jours – 800km – 1500 participants).

Le vélo de route n’est pas en reste : le pays compte tout de même deux des plus gros événements de masse du monde : la Cape Argus au Cap (36.000 participants en 2013), et la 94,7 Cycle Challenge à Johannesburg (environ 20.000 participants). 

Il n’en fallait pas plus pour nous convaincre de partir pour un bike trip à la découverte de la province du Cap Occidental !

Après 24h de voyage (Nice – Istanboul – Johanesbourg – Le Cap), nous arrivons enfin en Afrique du Sud. C’est la fin du printemps là-bas, mais les premiers jours au Cap sont pluvieux. La table est cachée par d’épais nuages bas. Nous prenons néanmoins nos repères en découvrant cette ville qui s’avère être extra-ordinaire. Fondée en 1652 par la compagnie hollandaise des Indes, le cap a toujours bénéficié d’un brassage ethnique importante grâce à son port. C’est une ville ouverte sur le monde qui jouit d’une situation exceptionnelle pour qui aime le sport nature. En effet, on peut y pratiquer tout type de sports dans un périmètre très restreint (randonnée, trail, VTT, vélo, surf, planche à voile, plongée… etc).

Le deuxième jour, nous tombons au beau milieu d’un « toï-toï » tout en rejoignant l’office du tourisme pour y préparer notre périple à vélo. Le toï-toï est un manière typiquement locale de manifester : on court en groupe en chantant, tout en revendiquant. Là en l’occurrence, un bon millier de personnes issues des townships se sont rassemblées devant le parlement régional pour demander des logements en dur. La police est partout, sur les nerfs. Nous découvrons petit à petit la réalité sud-africaine..

Le beau temps est de retour, la table est complètement dégagée. Nous en profitons pour « remettre en route la machine » en faisant l’ascension pédestre de la montagne de la Table par Platteklip Gorge.

 La pente est très raide, 650m de dénivelé en moins d’un kilomètre. Rien de tel pour travailler la puissance musculaire ! Au sommet, la vue panoramique est incroyable. Un peu émus, nous profitons longuement de cet instant unique. Nous ferons la redescente à pied par le chemin inverse, mais il est aussi possible de redescendre en téléphérique. Nous manquons de poser le pied sur un énorme Puff Ader (vipère africaine) sur le chemin du retour. Frissons.

Le lendemain, les jambes sont courbaturées. Normal. En spécialistes de la préparation physique, nous décidons une séance de natation. Direction la piscine de Sea Point. Cette piscine en plein air est située au bord de l’océan atlantique face à Robben Island. La température de l’eau n’étant ce jour-là que de 18°C nous nous limitons à 1000m. Cela aura permis de « décrasser » et de prendre un premier bain de soleil.

Nous récupérons enfin les vélos auprès de « Les Kuys » de Capetown Cycle Hire. « Les » est assez représentatif du morphotype boer : grand, très costaud avec un accent particulier ! Le matériel fourni n’est pas totalement neuf, mais il fonctionne bien, c’est l’essentiel. Nous installons nos pédales, nos compteurs, nous réglons les positions… Nous voilà prêts pour notre périple !

Pour des raisons de sécurité, nous décidons de transformer notre randonnée 100% vélo en « trip » 50% vélo – 50% voiture. En effet, de nombreuses personnes nous ont déconseillé de rouler seuls sans assistance. Le danger pouvant venir des autres usagers (voitures, camions) inhabitués à voir des vélos, tout comme des plus démunis (et ils sont malheureusement très nombreux) pouvant avoir envie de saisir l’opportunité de voler des proies faciles.

Même si la région de Captown (Western Cape) est relativement épargnée, l’Afrique du Sud reste un pays gangréné par la violence et la criminalité. Trente années d’apartheid, synonymes de ségrégations raciale et de brimations des « coloured » sont passées par là…

En quittant Cape Town en voiture, nous sommes impressionnés par le trafic sur l’autoroute, qui passe au milieu des cape flats où s’entasse plusieurs millions de Sud Africain dans les fameux « townships ». Comme nous l’a fait remarquer un espagnol rencontré en route : « L’Afrique du Sud, c’est l’Amérique en Afrique ! ». Nous arrivons finalement à Betty’s Bay à proximité de la pointe sud de l’Afrique du Sud pour y faire nos premiers tours de roue.

SORTIE 1 – Betty’s bay to Hermanus

100km – 570m D+

Cette première sortie sur le sol africain se fait en bord de mer, au milieu des géraniums et des fynbos. Le vent étant favorable, nous arrivons rapidement à Hermanus où un spectacle incroyable nous attend : les baleines sont là, à quelques mètres de la côte ! Le retour se fait une bonne partie vent de face. L’hypoglycémie nous guettant, nous faisons un stop dans une petite épicerie locale pour acheter des barres aux cacahuètes, des bananes et de l’eau. Les locaux sont stupéfaits des blancs se soient arrêtés ici !
La soirée sera ponctuée par un Braaï (le barbecue local), véritable institution nationale.

SORTIE 2 – Knysna Heads

46km – 640m D+

Depuis la Coupe du Monde de football 2010 en Afrique du Sud, et le fiasco de l’équipe tricolore, Knysna est devenue célèbre ! Cette petite cité balnéaire située au bord d’une belle lagune ne présente pas un intérêt majeur, elle est cependant une étape importante pour qui veut emprunter la Garden Route. Nous effectuons un trajet en aller-retour en passant par Brenton on Sea et l’embouchure de la lagune appelée Knysna Heads. La côte est courte mais raide.

Au retour, le vent est fort, et il faut « bordurer » un peu lorsque le vent est de travers.

SORTIE 3 – Swartberg Pass

75km – 1220m D+

Pour cette nouvelle étape, nous logeons à Oudtschoorn, capitale mondiale de l’élevage d’Autruches. Le lodge est rustique mais paradisiaque pour qui aime la nature et les jardins ( HYPERLINK « http://www.amberlagoon.co.za » www.amberlagoon.co.za). La soirée est rythmée par les cris des autruches. Ambiance safari ! Notre hôtesse allemande est toute contente d’avoir deux clients en cette période de l’année. 

La sortie vélo vers Swartberg Pass s’avèrera être la plus belle du séjour. Les paysages sont somptueux. Inconsciemment, on se met dans la peau des premiers colons hollandais qui ont découvert ces contrées il y a 300 ans.
 Après une phase d’approche de 25km, nous attaquons le col… qui s’avère être une piste, ce qui rend l’effort encore plus intense. Nous croisons quelques touristes une horde de babouins à mi-pente. On est bien en Afrique. Au sommet, nous sommes à 1600m et il fait froid. Coté nord, l’immensité du désert du grand Karoo s’offre à nos yeux. Magique.

SORTIE 4 – Franschoek Pass

76km – 1040m D+

Situé à 50km du Cap, Franschoek est un petit village niché au fond d’une vallée où autrefois y vivaient des éléphants. En 1688, un groupe de huguenots d’origine française est venu s’y installer pour y développer la culture de la vigne et de l’olivier. Aujourd’hui Franschoek est devenu une sorte de parc d’attraction visant à faire la promotion du vin et de la gastronomie française. Nous ne nous sommes pas arrêtés car notre objectif était de gravir Franschoek pass (737m). Coté Ouest, l’ascension nous semble assez facile (6,8 km pour 450m de dénivelle positif) et offre une superbe vue sur la vallée et les montagnes environnantes du Drakenstein. La descente est grisante et laisse augurer d’un retour qui sera « coriace ». Nous roulons jusqu’au lac de Theewaterskloof où la pause ravito est bienvenue avec au menu des bananes et des barres au cacahuètes. Avec 35°C au compteur, nous enregistrons la plus forte chaleur du séjour. L’ascension de Franshoek pass coté est un enfer tellement il fait chaud. La fatigue couplée à la chaleur fait que nous subissons les 7 km d’ascension à 5,3% de pente moyenne. La fin de la journée se terminera à Stellenbosch principale ville universitaire du pays. 

SORTIE 5 – Tour de la Péninsule du Cap

120km – 1700m D+

Dans le respect du principe de progressivité, nous avons gardé pour la fin l’itinéraire vélo le plus connu et probablement le plus spectaculaire : le tour complet de la péninsule du Cap. Ce parcours emprunte en grande partie les routes de la célèbre course Cape Argus. C’est une succession de bosses et de virages, le tout dans un décor de rêve !  Le départ se fait du centre ville du Cap. Nous mettons cap au sud en longeant la côte atlantique avec le soleil dans le dos, ce qui désoriente quelque peu. Le vent, léger, est lui aussi dans le dos. Nous apprécions tout en espérant qu’il tourne en fin de journée ! Nous passons successivement par  Camps Bay, Fish Hoek, Chapman’s peak puis nous basculons coté est, coté océan indien. Arrivé à Simon’s Town, est venu le moment du pic-nic puis du traditionnel café. Nous atteignons enfin l’extrémité de notre parcours à l’entrée du parc menant au cap de Bonne Espérance. Le retour se fait avec un soleil.

Au retour, la montée de Chapman’s Peak s’avère être assez dure notamment du fait du vent de face. La fatigue s’installe. Fort heureusement, nous nous faisons rattraper par des cyclistes qui sont un poil plus rapide, ce qui nous permet de profiter d’un abri appréciable. Tout en finissant notre dernière sortie, nous profitons du coucher de soleil qui irradie Table Mountain. Féérique.  

Nous revenons enthousiasmé par ce voyage qui nous a permis de découvrir quelques facettes d’un pays hors-normes. Cependant, nous ressentons une tension « latente » du fait d’inégalités sociales criantes. Espérons que ce beau pays garde en mémoire l’héritage moral laissé par Nelson Mandela pour rester sur le chemin de la paix.

A faire au Cap (incontournable)

  • Monter à Table Mountain (3h à pied depuis le centre ville)
  • Visiter Robben Island Museum, prison où Nelson Mandela a passé 18 ans de sa vie
  • Marcher jusqu’au Cap de Bonne Espérance

Quelques bonnes adresses au Cap

Pour le vélo

Pour manger

  • Le Café Mozart pour prendre un bon brunch avant d’aller rouler (37 church Street). Le full Mozart est un délice !
  • Le Rcaffé pour boire un caffé et manger un brownie (138 long street)
  • Jason Bakery pour du bon pain (185 Bree Street)
  • Big route pour manger une pizza aux dimensions sud-africaine (105 Main Road à Greenpoint)

Hébergement 

La région du Cap Oriental regorge d’hébergements, cela va du backpacker (entre l’auberge de jeunesse et le gîte), au plus luxueux en passant par les fameux Bed and Breakfast. Pour touver votre bonheur, contactez l’office du tourisme du Cap : http://www.capetown.travel/ 

A lire

  • Avant de partir : Un Arc en ciel dans la nuit – Dominique Lapierre – Editions Pocket
  • Une fois sur place : Un long chemin vers la Liberté – Nelson Mandela – Editions Livre de Poche

On a aimé

  • La faune sauvage omniprésente 
  • L’ambiance africaine (musique, décontraction…)
  • Le climat, méditerranéen, à cette période de l’année
  • La ville du Cap
  • Le désert du petit Karoo 
  • Le court du Rand très avantageux pour qui vient d’Europe (1 euro = 13 Rands)
  • Le coût de la vie  

On a moins aimé

  • Le peu de routes propice à la pratique du vélo de route
  • L’insécurité latente. Il faut être prudent… 
  • Le décalage important entre la richesse des uns et la pauvreté des autres. L’apartheid politique s’est transformé en « apartheid » économique 
  • La mer, très froide (10°C)

 

Encadré sur Nelson Mandela

Décédé le 5 décembre 2016, Nelson Mandela restera dans la mémoire de nombreuses personnes de notre génération comme celui qui a permis à de nombreux sud-africain de retrouver la liberté ; la liberté de circuler, la liberté de se marier avec une personnes d’une autre couleur… toutes les libertés.

Passionné de sport, Nelson Mandela a déclaré : « Le sport a le pouvoir de changer le monde. Il a le pouvoir d’unir les gens d’une manière quasi-unique. Le sport peut créer de l’espoir là où il n’y avait que du désespoir. Il est plus puissant que les gouvernements pour briser les barrières raciales. Le sport se joue de tous les types de discrimination. » 

Visionnaire, il a clairement utilisé le sport pour aider à la réconciliation nationale et unifier son pays. 

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Pour aller plus loin

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Un stage pourquoi faire ?

Même si certains ont déjà repris un entraînement régulier en vue de la saison à venir, ce n’est véritablement qu’au printemps que l’entraînement sérieux reprend. 

Il est néanmoins temps de planifier sa saison : définir les objectifs, réfléchir aux courses de préparation, programmer les cycles d’entraînement, les semaines de surcharge, les stages… Que l’on fasse du vélo, du triathlon ou du running, il faut planifier l’ensemble pour programmer sa réussite et conserver les acquis des années passées !

Pourquoi planifier ?

Au cours d’une saison, on ne peut avoir qu’un ou deux objectifs prioritaires. Pour préparer au mieux les objectifs en question, il faut faire en sorte de progresser cycle après cycle, puis d’être à son pic de forme au moment voulu. Ce n’est pas simple ; néanmoins obtenir un pic de forme au moment voulu, sera d’autant plus simple qu’il aura été planifié ! La phase de planification est donc incontournable pour qui veut espérer réussir sa saison.

« Tout part de l’objectif ! »

En théorie chaque cycle peut présenter une durée de quelques jours à plusieurs semaines ; en pratique on utilise souvent des cycles de 3 à 5 semaines. Leur durée varie selon la période, le niveau d’entraînement, le niveau de pratique…etc.

Un cycle d’entraînement est toujours ponctué par une période de récupération active permettant au sportif d’assimiler l’entraînement effectué en amont, et de ne pas accumuler de fatigue, permettant ainsi de respecter le principe de l’alternance Entraînement/Récupération.

Il est intéressant de faire coïncider ses périodes de vacances avec les blocs de surcharge d’entraînement, car la récupération sera alors plus aisée.

Pourquoi faire un stage ?

Réalisés à la maison, entre amis ou avec un organisateur de stage, les stages sont un excellent moyen de franchir un palier d’entraînement, donc de forme. Le stage est le moment idéal pour augmenter la charge d’entraînement, autrement dit faire une « surcharge ».

La surcharge ! Késaco ?

La préparation physique moderne est régie par 5 grands principes : la progressivité, l’alternance entraînement/récupération, la spécificité, l’individualisation, et celui qui nous intéresse : la surcharge.

Pour progresser, il est nécessaire de soumettre son organisme à des charges de travail qui ne sont pas habituelles, aussi appelées surcharge. Cette surcharge permet une adaptation progressive de l’organisme grâce au phénomène de surcompensation.

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3 cas de figure

Cas n°1 : Vos objectifs vont arriver rapidement dès le mois de mars-avril. Vous n’avez donc plus vraiment le temps de vous disperser, il faut vous concentrer sur l’entraînement spécifique en priorité. La réalisation d’un stage «spécifique», un mois avant le premier objectif peut être une bonne solution pour finaliser votre préparation.
Qu’est ce qu’un stage « spécifique » ? C’est un stage où l’on va s’entraîner dans des conditions assez similaires aux conditions rencontrées pendant l’objectif. Si l’objectif est une épreuve de vélo en montagne comme La Marmotte ou l’Embrunman, il conviendra de faire du dénivellé en montagne pendant le stage spécifique. Ce stage est le moment idéal pour effectuer une reconnaissance du parcours. Ce type de stage se fait généralement en groupe de niveau homogène.

Cas n°2 : Vos objectifs se situent en juin-juillet. Vous avez donc encore du temps pour vous préparer. Vous pouvez envisager de réaliser deux stages : le premier en solo axé « foncier », le second en groupe pour faire un travail de rythme spécifique.
Qu’est ce qu’un stage « foncier » ? C’est un stage où l’on va accumuler «les heures d’entraînement» en endurance de base afin de finaliser les fondations. L’erreur à éviter lors d’un stage « foncier » serait de rouler jour après jour à une allure trop rapide en voulant suivre les plus puissants. Ce type d’entraînement génère une forte fatigue et des progrès modestes… Lors d’un stage « foncier », il vaut mieux rouler seul ou avec des partenaires de niveau inférieur, cela évite de se mettre en sur-régime quotidiennement.

Cas n°3 : Vos objectifs sont encore lointains (août-septembre). Vous avez du temps pour vous préparer, profitez-en pour consolider vos fondations et travailler vos points faibles. Ne vous pressez pas, inutile d’être en forme trop tôt! Dans ce cas de figure, vous pouvez envisager de faire 3 stages : le premier en hiver axé «PPG» (semaine de ski de fond, par exemple), le second au printemps axé «endurance de base», et le troisième axé «entrainement spécifique».
Qu’est ce qu’un stage « PPG » ? PPG est l’acronyme de Préparation Physique Générale. Un stage PPG est donc un stage où on travaille le foncier, où on essaye d’améliorer ses points faibles… C’est aussi le moment idéal pour travailler la cohésion de groupe (club, équipe, groupe d’amis…). Le stage PPG est souvent réalisé 6 à 8 mois avant l’objectif.  

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Cas particulier du stage en altitude

De nombreux athlètes réalisent des stages en altitude (déficit d’apport en oxygène) pour optimiser leurs performances aérobies. Ce type de préparation a été extensivement étudié et utilisé depuis des décennies, aussi bien pour préparer des compétitions ayant lieu en altitude, que pour préparer des épreuves situées au niveau de la mer.

Pour les sports d’endurance, les mécanismes d’acclimatation et d’adaptation ne sont réellement efficaces que si l’exposition à l’altitude est suffisamment prolongée (10 à 20 jours). A l’issue d’un tel cycle de travail, on peut alors observer :

  • Au niveau musculaire : une augmentation de la concentration en myoglobine (réserves d’oxygène du muscle), une densification du réseau capillaire (minuscules vaisseaux sanguins), ainsi que d’un accroissement des concentrations en enzymes liées au métabolisme aérobie.
  • Au niveau sanguin : une augmentation du nombre de globules rouges, phénomène qui permet d’accroître la capacité du transport de l’oxygène dans le sang.

La méthode de référence consiste à réaliser un ou plusieurs séjours de moyenne/longue durée à une altitude moyenne à haute (entre 1700 et 3000m). Durant ces périodes d’exposition à l’altitude, il ne faut pas chercher à s’entraîner intensivement sous peine de « se cramer ». Il vaut mieux placer ces périodes à distance des objectifs : à l’intersaison ou en début de préparation spécifique (printemps).
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L’œil de l’expert – Frédéric Basconte – Coach WTS spécialiste du cyclisme et coach chez Cap Vélo
Le stage de début saison  est l’un des piliers de la préparation du cycliste. Il permet d’asseoir son « foncier » même si la reprise du vélo a été antérieure.
Entre les mois de février et mai, l’idée est de placer un gros bloc, tant en terme de volume que d’intensité, avec au final sur la semaine 500 à 600 kms.

Le fait de faire ce stage en dehors de vos routes quotidiennes vous permettra d’y passer en plus d’agréables vacances. Il est important de varier les parcours en termes de difficulté et de kilométrages, dans un souci de récupération, afin que les athlètes ne finissent pas la semaine exténué par cette accumulation de sorties.
J’encadre ce type de stage en Février et Avril depuis plusieurs années ; le principe est d’accompagner les cyclistes dans leur activité, afin de leur apporter le plus de confort et de conseil possibles : briefings, boissons énergétiques, voitures suiveuses, ravitaillements, encadrement professionnel, réunions, massages etc… tout est réuni pour progresser en l’espace d’une semaine.
On peut constater que le volume de kilomètres parcourus durant cette semaine équivaut à 2 -3 semaines de vélos réalisées dans 1 mois « normal », et sans jour de repos, ce qui permet de passer des paliers très rapidement. (1mois ½ de gagné par rapport une préparation normale).
Le relief sur lequel se déroulent ces stages est la plupart du temps constitué de petits cols afin d’aborder différents aspects de la condition physique comme la force, la vélocité ou encore le rythme. Des défauts inhérents à la pratique peuvent être mis en avant par les encadrants, comme par exemple un manque d’habileté en descente, un placement inapproprié lors de la prise de relais ou encore des braquets utilisés à mauvais escient.

Ainsi du débutant au cycliste confirmé, tout le monde y trouve son compte, puisque les effectifs permettent d’évoluer en groupes de niveaux.
Faire un stage de début de saison est important. Cette semaine sera bénéfique pour votre saison de vélo, et vous pourrez ainsi profiter de vacances tout en roulant.

 

IMPORTANT

« Optimiser la récupération lors d’un stage »

Pour un certain nombre de spécialistes, la récupération est la face cachée de l’entraînement, son corollaire. Lors d’un stage, il faut profiter du temps disponible pour optimiser la récupération avec :

La nutrition: Pendant la séance, il faut impérativement s’alimenter en glucides (boissons énergétiques, barres, fruits secs). On évitera les gels qui contiennent souvent des sucres à index glycémique élevé. Dès la fin de la séance, on se réhydratera avec de l’eau ou un une boisson de récupération. Le repas de récupération post-effort comprendra idéalement une soupe ou des crudités (assaisonnées d’huiles vierges de colza et d’olive), des féculents (pâtes, riz, pomme de terre, légumes secs…), des protéines (poisson, œufs, viande blanche), un dessert (yaourt, fruit…).

Les techniques de Drainage: Sous la douche, on alternera bains chauds et bains froids. Le froid entraîne une vasoconstriction (diminution du diamètre des vaisseaux sanguins), et diminue les processus inflammatoires. Le chaud entraîne une vasodilatation et détend les fibres musculaires. L’effet conjugué du chaud et du froid permet un drainage veineux important. En s’inspirant de cette méthode, on peut conseiller aux sportifs de profiter de la douche pour asperger les muscles des jambes en alternant 20 secondes eau très chaude et 20 secondes eau très froide. Terminer par l’eau froide. Dans l’après-midi, on s’attachera à étirer, de manière passive, l’ensemble des groupes musculaires sollicités pendant l’effort (quadriceps, ischio-jambiers, mollets, fessiers, lombaires, triceps…).

Le massage: Technique très appréciée des cyclistes, parfois au détriment des autres méthodes. Le massage est d’autant plus efficace que vous n’êtes pas en phase de digestion ; prévoyez donc soit de vous faire masser juste avant le repas, soit au minimum 3 heures après. Si votre « masseur » n’est pas expert, demandez lui des massages légers.

Le décrassage: Quelques heures après la fin de l’effort, faites un décrassage de 15 à 20 minutes à une intensité très légère (50-60% de la fréquence cardiaque maximale) pour drainer les toxines vers les organes d’élimination (reins, foie…). On privilégiera un exercice différent de celui réalisé pendant la journée (marche, natation…).

Le sommeil: Le sommeil est indispensable pour récupérer efficacement car il s’accompagne d’un relâchement musculaire spontané, d’une sécrétion accrue en hormone de croissance, et d’une régénération nerveuse. Couchez-vous tôt !

– Jean-Baptiste WIROTH –
Docteur en Physiologie de l’Exercice
Fondateur de WTS
www.wts.fr


Pour aller plus loin
– Nos stages Trail de Val Thorens

– De nombreux stages sont disponibles chez notre partenaire VO2maxvoyages 
– Les stages Triathlon de nos amis de Tritraining
– Les stages Vélo de nos amis de Cap Vélo 
– Contactez un coach WTS [cliquez ici]

 

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Ironman 70.3 Aix -> Préparez-vous comme un athlète pro…

vélo
Triathlon Ironman 70.3


ESP Consulting et WTS – The Coaching Company vous proposent de préparer votre triathlon et votre saison 2016 comme un Pro !  

Le but de ce stage court, est de vous aider dans votre préparation en vue du triathlon Ironman 70.3 Aix en Provence mais aussi de vous prodiguer des conseils personnalisés pour préparer la suite de votre saison.  
 Préparateurs Ironman : esp_consulting_WTS-coaching

PROGRAMME du STAGE IRONMAN 70.3 AIX EN PROVENCE 

Jeudi 29 avril – Après-midi
Test d’effort en laboratoire (Vélo et/ou course à pied) chez ESP Consulting.
NB : possibilité de faire le test un autre jour (vendredi, samedi ou lundi).
Vendredi 30 avril – Matin  
Reconnaissance du parcours vélo avec un coach WTS
(En petit groupe de 5 personnes maximum)
Vendredi 30 avril – Après-midi
Récupération chez ESP Consulting
(Les protocoles de récupération sont adaptés au triathlon et composés de Massages, Etirements , Sauna, Hammam, Bain eau-chaude, Bain eau-froide) 
Samedi 31 avril – Matin
Reconnaissance des parcours natation et course à pied  avec un coach WTS
(En petit groupe de 5 personnes maximum)
Samedi 31 avril  – Après-midi
Récupération chez ESP Consulting
(Les protocoles de récupération sont adaptés au triathlon et composés de Massages, Etirements , Sauna, Hammam, Bain eau-chaude, Bain eau-froide)

Dimanche
Course Ironman 70.3 Aix en Provence

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VOS EXPERTS

– Jean-Bernard Fabre (ESP Consulting)
Frédéric Sultana (WTS)
Sébastien Rochet (WTS)


TARIF

699 €

Ce tarif comprend :
Le test en laboratoire, 2 sessions de récupération, la reconnaissance des 3 parcours, les conseils des coachs WTS 

Ce tarif ne comprend pas :
L’hébergement, les transports, le matériel pour la course, l’inscription à la course 

INSCRIPTION

REMARQUE
Ce stage peut être organisé sur demande tout au long de l’année.
Nous consulter : contact@wts.fr

Nous pouvons vous proposer une offre spéciale pour l’hébergement
Nous consulter : contact@wts.fr

 

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#VTT : Le team Neway Nice – Specialized cultive…

2013-12-23 12.27.57
Les 9 coureurs du Team se sont retrouvés à la montagne pour un stage de cohésion visant à préparer la saison 2014 de VTT cross-country.
Le team azuréen s’est retrouvé à Tende – Val Casterino au coeur du Parc National du Mercantour pour un stage en altitude de 3 jours.
Organisé par les 2 coachs, Patrick Aurignac et Jean-Baptiste Wiroth, ce stage avait pour objectif principal de renforcer l’esprit d’équipe en permettant aux athlètes et au staff de faire plus ample connaissance.
Cet objectif a été largement atteint grâce aux divers ateliers proposés (course d’orientation, escalade, lutte, raquettes, ski de fond, gainage… pictionnary) où chacun a pu donner le meilleur de lui-même.
En parallèle, un travail sur la condition physique générale a été effectué.
Le soir venu, Jean-Baptiste Wiroth a animé 2 tables rondes : l’une sur l’optimisation de la nutrition, l’autre sur la définition des objectifs à court et long terme.
Ces tables rondes ont permis aux athlètes d’avoir des réponses à leurs questions et de réfléchir à leur projets sportifs personnels.
Témoignage de Jean-Baptiste WIROTH, coach du team :
« A la demande des responsables du team, j’ai entrepris un travail de fond afin d’aider les athlètes à exprimer leurs capacités au cours de la saison 2014.
Gagner des courses est le fruit d’un processus extrêmement complexe où entraînement, mental, stratégie, nutrition… sont entremêlés.
J’essaye de former les athlètes sur ces divers aspects afin de leur permettre d’optimiser leurs performances.
Au delà des capacités individuelles, je suis convaincu de l’importance de l’esprit d’équipe car on est plus fort en groupe que tout seul.
Ce stage visait principalement à travailler cet esprit d’équipe. »
Pour en savoir plus sur le team Neway Nice Specialized
Le team a été créé à l’initiative de Christian Seguin (Levens VTT) et de Philippe Vitteaut (Neway Specialized) afin de permettre l’éclosion de jeunes talents en VTT cross-country.
Après une belle saison 2013, le team Neway Nice – Specialized repart avec de nouvelles ambitions.
En 2014, la composition de l’équipe sera la suivante :
– Maxime Folco (Elite)
– Théo Portal (Espoir Elite)
– Jérôme Gilloux (Espoir Elite)
– Bastien Michaud (Espoir Elite)
– Florian Seguin (Espoir Open)
– Mathilde Seguin (Espoir Open)
– Lucas Michelis (Junior)
– Théo Vitteaut (Junior)
– Emie Vitteaut (Cadette)
Fil des coachs

Stage Vélo – Mont Ventoux 2013

Pour la 4ème année consécutive, j’ai eu le plaisir d’animer le stage Mont Ventoux que nous organisons avec VO2maxvoyages.
Placé fin mai, ce stage de 4 jours est une belle opportunité pour gravir le Mont Ventoux en étant « encadré » et/ou pour préparer les objectifs vélo ou triathlon de l’été (Haute Route, Ironman France, Etape du Tour, triathlon LD Alpe d’Huez … etc).
Cette année, il a fallu gérer des conditions météorologiques « inhabituelles » puisque nous n’avons pu monter au Ventoux qu’au 4ème jour du stage.
Le jour J le fort mistral (70km/h) couplé à une température de 2°C au sommet ont rendu l’ascension encore plus rude. Mais tous les stagiaires ont apprivoisé le Géant de Provence.
Bravo à tous et à l’année prochaine !