Catégorie : Coach sportif

Visualisation : la puissance de l’imagerie mentale

Article rédigé par Pierre Cochat,
Coach mental WTS [contact]

La Visualisation est une des approches de la préparation mentale. Comme je l’ai évoqué dans un article précédent (La préparation mentale : être dans le flow), je définis la préparation mentale comme étant le moyen de mieux se connaître et d’assimiler un certain nombre de techniques permettant d’avoir confiance en ses talents quelque soit la situation. Donc de s’adapter en toute circonstance, de manière à se trouver dans un état de performance élevé tout en percevant de la fluidité et du plaisir (l’état de Flow).

La visualisation est une des techniques qui y contribue. Comment faire pour voir une image ? Comment puis je m’en servir ? Qu’est ce que cela m’apporte ?

Les méthodes de préparation mentale sont multiples. Elles ont pour ambition de comprendre ce qui se joue en nous dans telle ou telle situation. De développer la confiance en soi avec par exemple une mise en perspective des objectifs de performance que l’on se donne, d’apprendre à gérer ses émotions, son anxiété, son stress, sa concentration, etc.

C’est une démarche de développement personnelle (cf. l’article du triathlète professionnel Fréderick Van Lierde) en étant persuadé de nos capacités d’adaptation infinies.

Qu’est ce que la visualisation

La Visualisation est une des approches de la préparation mentale. Elle permet de travailler sur divers facteurs :

  • L’apprentissage, l’amélioration d’un geste technique à travers la vision du « geste parfait » et la répétition
  • La mémorisation d’un parcours, d’une trajectoire (exemple : les skieurs qui refont l’intégralité de leur descente mentalement en mimant les virages et les mouvements du terrain)
  • L’acuité sur un point, un signe pour fixer la concentration
  • L’imagerie positive permettant d’éliminer de son esprit les pensées parasites qui peuvent survenir à un moment (ou bien les signes de fatigue)
  • La visualisation d’un objectif
  • La visualisation des émotions
  • Etc.

L’image mentale est une sorte de disque dur qui stocke à la fois des choses réelles mais aussi imaginaires. En PNL, on parle de carte mentale : ” La carte n’est pas le territoire “ selon John Grinder. C’est à dire que ce que nous pensons être la réalité n’est en fait que NOTRE réalité. Nous percevons la réalité au travers de nos propres filtres neurologiques, culturels, sociaux, et nous en faisons une représentation. Nos images sont structurées aussi par nos pensées, ressentis, comportements, croyances, valeurs.

Techniques de visualisation

La Visualisation associée

L’imagerie mentale (ou visualisation) est une technique permettant à un athlète, un artiste, une danseuse, de faire, refaire un mouvement dans sa tête. Pour cela, il va fermer les yeux et essayer de revoir en détails cette séquence. C’est à dire, activer ses 5 sens pour revivre pleinement la situation (je ressens, j’entends, …). C’est donc le fait de vivre une action dans sa tête comme si l’on y était. On parle de Visualisation associée (mémoriser et apprendre).

Elle peut être orientée vers le futur (c’est à dire de programmer par la répétition mentale des comportements adaptés à une situation que le sportif va vivre) ou vers le passé (revivre une expérience positive).

Exemple de protocole :

  • Je ferme les yeux et je reconstitue mentalement le cadre visuel extérieur. Ou suis je ? Quel est le cadre autour de moi ? les personnes qui m’entourent ?
  • Quels sont les bruits, musiques que j’entends (mon cadre sonore) ?
  • Est ce que je sens des odeurs particulières (mon cadre olfactif) ?
  • Et maintenant, je rentre dans mon film, je suis acteur. Je fais comme si j’y étais, je suis dans le ressenti.
  • Si c’est une visualisation du futur, je me mets à imaginer plusieurs scénarios. Pour chacun, je me plonge complètement dedans.

La Visualisation apprenante

Pour étayer mon propos, je vous soumets le résultat de l’expérimentation suivante. Un groupe de 60 basketteurs ayant des statistiques similaires au lancer franc a été constitué. 20 d’entre eux devaient s’entrainer 20 minutes supplémentaires au lancer franc, 20 ne faisaient rien de spécifique, les 20 derniers travaillaient mentalement le geste. Les résultats ? Ceux qui n’ont rien fait, n’ont pas progressé ; ceux ayant travaillé techniquement ont progressé de 25% ; ceux ayant travaillé mentalement ont progressé de 22%….

La Visualisation dissociée

Plusieurs jours avant une échéance importante, j’y pense le jour, j’ai du mal à m’endormir, j’en rêve, … Bref, j’ai du mal à ne pas y penser. Je vis ma compétition par anticipation et j’y laisse une énergie folle.

La visualisation dissociée (voir le comportement dissocié) va vous permettre d’observer et analyser votre propre comportement en prenant du recul avec la situation futur. D’acteur virtuel, vous devenez votre propre spectateur.

Exemple de protocole :

  • Je ferme les yeux et je me projette dans la situation future. De la même manière que pour l’imagerie associée, je recherche une image, un film de cette situation avec mes 5 sens (donc je vois des couleurs, je sens, j’ai la sensation de touché, …). Sur le touché, un moyen très fort de renforcement de l’image peut être de faire le protocole avec des objets de son sport dans les mains ou en les portant sur soi.
  • Vous vous mettez dans un état interne de détente et de confiance (en respirant tranquillement par exemple, en faisant un geste d’ancrage si vous en avez un, …)
  • Et maintenant, vous imaginez la situation future comme si elle était projetée sur un écran de cinéma.
  • Vous êtes votre propre spectateur, vous vous regardez.
  • Vous pouvez avoir un dialogue intérieur. Dans ce cas, ne dites pas JE, mais utilisez votre prénom. ” Il est 4 heure du matin, Pierre prends son petit déjeuner. Son menu est composé de … “
  • Si vous avez des pensées parasites, des images négatives, VOUS arrêtez le film ET VOUS le rembobinez quelques secondes en arrière pour repartir sur autre chose.

Pour renforcer vos images, vous pouvez utiliser des objets que vous aurez en main ou que vous porterez. Vous pouvez aussi écouter une play list avec des musiques qui correspondent à cette visualisation.

Un comportement dissociée est, par exemple, en situation de stress intense, le fait de faire une respiration, un grand pas de côté et de se dire ” OK Pierre, la situation est celle là. Et si ….”

La Visualisation émotionnelle

Antonio Damasio, neuropsychologue américain écrit :  ” Lorsqu’un individu doit prendre une décision face à un événement nouveau, il est aidé par des composantes affectives, émotionnelles d’événements qu’il a déjà vécus. Ce sont des marqueurs qui lui indique si c’est une bonne chose à faire ou non. Ainsi, au fur et à mesure des expériences de la vie, chacun dispose d’une analyse objective des situations mais aussi d’une histoire de ce que la vie a été pour son organisme “.

Ainsi, avoir une vision de ses émotions est une aide précieuse pour savoir mieux les gérer.


Pour aller plus loin :

– Prendre contact avec Pierre Cochat, coach mental WTS, pour une préparation mentale optimale !
– Téléchargez le Ebook Gratuit « 10 erreurs à éviter pour atteindre son pic du forme »
– Prendre contact avec WTS pour préparer vos prochains objectifs sportifs ! 

.

Un témoignage de sportif

L’oeil du Coach – Francis Dujardin

Témoignage de Fabrice Anglereaux

Un sportif qui vit loin de France.
Cela fait maintenant plus de 10 ans que je pratique le coaching à distance n’étant pas résident en France. Cette formule m’a permis de participer à deux Cape Epic, non pas pour gagner mais pour finir dans des conditions honorables ! Depuis je continue d’avoir “mon” coach personnel pour arriver à des objectifs moins ambitieux que la Cape Epic. Néanmoins la rapidité de réponse pour s’adapter à mes très fréquent changement de planning est un plus pour moi. Je résumerai mon coaching à distance par:
Les +
– Grandes flexibilité
– Utilisation des outils simples existants mais abordable à tous: Garmin Connect, Strava,..
Les – 
– Parfois difficile de faire passer un ressenti

 

——

 

 

 

Témoignage de Simon Bertolutti

Simon Bertolutti est un cycliste qui s’est orienté sur le coaching à distance en fin 2017. Avec une activité professionnelle importante, de laquelle découle parfois peu de temps à consacrer à l’entraînement, il a fallu concocté un programme personnalisé et flexible.
Mais le coaching que nous proposons s’adapte particulièrement bien à ce type de situation. Être efficace avec des séances ciblées, un entrainement varié doublé d’un dialogue constant entre le sportif et son coach…

Voici son témoignage :

“J’ai choisi le coaching a distance WTS pour pouvoir progresser en velo car depuis un certain je me sentais stagner, je n’arrivai plus à progresser.
le suivi et les explications sont de très bonnes qualités, les planning de travail ainsi que les séances sont claires et bien détaillées. en cas de questionnement, les réponses sont rapides et concrètes.
J’ai commencé le coaching à distance en octobre 2017, et c est vrai qu à la reprise de la saison sur route en mars 2018, J’ai déjà senti une différence importante, notamment au niveau de la force ( travail principal de cet hiver ), par rapport aux années précédentes qui j espère continuera à évoluer positivement  tout au long de la saison 2018.”


Pour aller plus loin :
– Découvrez l’interview de notre coach Francis Dujardin 
– Téléchargez le Ebook Cyclisme

Prendre contact avec WTS pour préparer vos prochains objectifs ! 

 

Entraînement qualité ou quantité, à vous de choisir, mais…

La qualité c’est à dire du court intense ou des séances d’intervalles, c’est au moins 75% de votre entraînement spécifique (hors PPG). La qualité développe aussi vos facultés d’endurance, elle diminue le risque de blessures, elle limite aussi considérablement le surentrainement, et vous laisse du temps pour le reste, il n’y a pas que le vélo dans la vie!

Avec des séances de 1h à 1h30 vous pouvez construire l’essentiel de votre préparation. Les séances longues seront plus rares et davantage réservées à des scénarios de course ou pour le plaisir de rouler, une notion qui doit toujours être présente.

Le problème avec le travail d’intervalles c’est qu’il faut savoir où l’on veux aller : augmenter sa VMA, sa capacité d’endurance, sa force, la vélocité… les objectifs sont nombreux, et dés les premières améliorations constatées, comment faire pour les conserver, pour passer à autre chose?…

Sinon vous pouvez faire beaucoup d’efforts pour des résultats très mitigés, ou pire pour engendrer seulement de la fatigue. C’est pour cette raison que le coach est nécessaire.

Des sportifs fidèles à notre réseau qui savent où…

Depuis 2009 j’accompagne des sportifs  au sein de réseau de WTS., certains me font confiance depuis des années, d’autre reviennent parfois deux ans plus tard, tous ont un point commun, un objectif à atteindre.

Améliorer sa forme, réussir l’ascension d’une série de cols à vélo, participer à une course, la gagner, faire une belle place…. Le choix est large, il est à la mesure de chacun.

Cette saison j’accompagne 4 sportifs à vélo dont les objectifs sont très différents, même si pour deux d’entre eux c’est la réussite d’une course future qui est au programme, donc un objectif précis. Sinon, comme le dit le proverbe “navigateur sans port de destination, a toujours vent contraire”.

Un navigateur à besoin d’un routeur à terre, un sportif d’un coach.

.

.

qu est ce que la pnl programmation neuro linguistique

La PNL, ou comment aller vers l’Etat désiré en…

A travers nos échanges de tous les jours, on se rend bien compte que la communication n’est pas chose aisée. Tout d’abord, notre perception d’une situation à travers nos 5 sens est très variable : face à une même situation vécue, un même message lu ou entendu, deux personnes perçoivent les choses différemment. Ensuite, nous avons des filtres liés à notre culture, notre éducation, nos expériences de la vie, etc. Et enfin, entrent en jeu, les 3 mécanismes que sont la généralisation, la sélection et la distorsion qui finissent par déformer notre analyse.

Ainsi, entre les faits, ce que j’en perçois, ce que j’en pense et ce que j’en dis, il peut y avoir de grandes différences.

programmation-neuro-linguistique

 

C’est sur la base de ce constat qu’est née la PNL en 1972 aux États-Unis. Elle a été créée par John Grinder, professeur de linguistique, et Richard Bandler, mathématicien et psychothérapeute. Ils ont étudié les excellents résultats obtenus par certains professionnels de la psychothérapie et de la communication, parmi lesquels Fritz Perls, le fondateur de la gestalt-thérapie, et Milton Erickson, le père de la nouvelle hypnose. Bandler et Grinder parvinrent à réunir en une seule méthode tous ces les éléments disparates.

La PNL est donc un ensemble de techniques de communication et de transformation de soi qui s’intéresse à nos réactions plutôt qu’aux origines de nos comportements. Elle privilégie le comment au pourquoi, propose une grille d’observation pour améliorer la perception que nous avons de nous-mêmes et des autres. Elle permet également de se fixer des objectifs et de les réaliser. C’est une boîte à outils, dont la clé réside dans le langage et l’utilisation que chacun de nous fait de ses cinq sens et de son corps.

Son but : permettre de programmer et reproduire ses propres modèles de réussite.

Dans le sport, les domaines d’applications sont immédiats. Les outils sont relativement aisés à mettre en oeuvre, nécessitant cependant de les avoirs personnalisés et testés à l’entrainement avant de les appliquer en compétition.

 

Pourquoi le terme PNL, Programmation Neuro Linguistique ?

  • Programmation (nos habitudes comportementales) : à partir de nos expériences, nous créons des processus de fonctionnement, des compétences inconscientes, des façons habituelles de penser et de ressentir qui vont se manifester de façons observables par des habitudes comportementales.
  • Neurologie (nos processus de pensée) : nos programmations reposent sur notre capacité neurologique à percevoir, stocker, organiser l’information pour donner un sens à notre expérience.
  • Linguistique (notre langage) : le langage permet de coder et de transcrire notre expérience, par nos mots, notre manière de parler, ainsi que par notre langage corporel.

 

Le modèle du changement de la PNL

L’État Présent. C’est le point de départ, la situation dans laquelle se trouve la personne à un moment donné. Il intègre les symptômes d’une situation insatisfaisante et les causes qui lui sont attribuées. La prise de conscience de l’insatisfaction liée à l’État Présent génère une demande de changement.

L’État Limitant. C’est la situation qui empêche la personne d’effectuer le changement et d’atteindre ses buts et objectifs. L’État Présent inclut l’État Limitant

L’État Désiré. C’est le point d’arrivée, la situation satisfaisante dans laquelle le sujet souhaite se trouver s’il quitte son état présent. Il intègre l’objectif et ses conséquences.

L’État Ressource. C’est ce qui permet à la personne d’obtenir le changement souhaité, d’atteindre un objectif, donc de passer d’un État Présent à un État Désiré.

pnl - les états

Le coach peut utiliser différentes techniques durant une séance de PNL

En fonction des problématiques à traiter, le coach va pouvoir utiliser diverses techniques. Voici quelques exemples.

La voix, un outil puissant

Pour que deux personnes puissent mieux communiquer, il peut être nécessaire de caler sa voix sur celle de l’autre, fixer son regard, se mettre dans une posture facilitant les échanges… On appelle cela la synchronisation (calibration) en PNL. Les bons vendeurs utilisent très bien ce type de technique.

Et il ne faut pas perdre de vue que :

  • 7 % de la communication est verbale (par la signification des mots)
  • 38 % de la communication est vocale (intonation et son de la voix)
  • 55 % de la communication est visuelle (expressions du visage et du langage corporel)

 

La définition des objectifs

Une sportive vient me voir en début de saison pour parler de ses objectifs. L’approche va être la suivante :

  • L’objectif est formulé de manière positive
  • Il est contextualisé
  • Il est vérifiable, observable
  • L’objectif est atteignable car sous son contrôle
  • Il est réaliste et réalisable avec des moyens à taille humaine
  • Il est écologiste (il respecte mes valeurs)
  • L’objectif est motivant

Sur le sujet des objectifs, consultez le très bon article : Comment définir ses objectifs et planifier sa future saison

 

La gestion du stress, des pensées paralysantes

Pour apprendre à mieux gérer son stress, ses angoisses ou son anxiété, le coach utilisera une technique d’ancrage qui consiste à faire rappeler au coaché un moment positif de son passé afin de l’ancrer dans le cerveau au moment présent. De cette manière, lorsque la personne vivra une période de stress, ce moment positif apparaîtra dans ses pensées.

Pour traiter certaines peurs, le coach pourra utiliser la dissociation. Cette technique consiste à faire vivre au patient ce moment de peur, tout en lui montrant qu’il est en sécurité.

 

Les routines

Une joueuse de tennis avait un taux de double faute important sur son service. Dès qu’elle ratait sa première balle, elle formulait l’idée « Ne pas rater », elle se crispait, avait une boule au ventre, servait vite pour s’en débarrasser. La stratégie qui a été mis en place fut la suivante :

  • Elle entend l’arbitre annoncer « Faute, 2ème balle »
  • Faire rebondir sa balle 4 fois au lieu des 3 habituels et se concentrer pour écouter le bruit de sa balle
  • Respirer en allongeant son expiration (souffle profondément)
  • Chercher à allonger le temps, plutôt que le raccourcir (tout en respectant le nombre de secondes imparti pour servir)
  • Ressentir du relâchement
  • Regarder son adversaire
  • Se dire dans sa tête la phrase que qu’elle s’est choisi « C’est bon, comme à l’entrainement »
  • Faire le geste OUI de la tête (elle s’encourage, fait un geste positif pour elle, etc.)
  • Se sentir à la fois dynamique et relâchée
  • Juste avant de servir, cette joueuse se trouve dans un état interne de confiance ++.

 

Les hypothèses de la PNL

Les techniques de PNL sont très variées et elles dépendent des problèmes à traiter. Il est important de se souvenir que la PNL repose aussi sur des présupposés forts, comme :

  • Il n’y a pas d’échec mais que du retour d’expérience (feedback), des apprentissages
  • Toute personne a en elle les ressources nécessaires pour accomplir son objectif
  • Le corps et l’esprit font partie du même système cybernétique
  • À un moment donné de sa vie, toute personne fait le meilleur choix possible compte tenu du contexte et des ressources dont elle dispose