Témoignage Claude Fickers (cycliste)

Témoignage Claude Fickers (cycliste)

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Comme le soleil arrive à la carrière du jour, la carrière de l’athlète arrive un jour ou l’autre à son faîte. L’ambition avouée à demi-mot quand on entreprend de se faire coacher est double : espérer reculer d’une part les limites de ses capacités mais, et c’est encore plus important à mon âge, de maintenir la course du soleil le plus haut possible à son zénith d’autre part.

Cela fait maintenant un peu plus six mois que nous travaillons ensemble et les progrès sont sensibles ET mesurables.

Arrivé à l’automne dernier avec le sentiment frustrant d’être arrivé à mon maximum possible sans avoir développé mes capacités maximales fut une frustration qui déclencha une réaction :  celle de faire appel à un spécialiste qui m’aiderait à faire le bilan de mes performances, d’objectiver les limites , définir les buts de l’année à venir puis établir un plan et , enfin, suivre pas à pas son exécution.

Les premiers mois furent ardus, rendus parfois difficiles par la fréquence de mes voyages et l’adaptation de mon mode d’entrainement. Là où le feeling faisait office de règle d’or par le passé, se mettait en place une stratégie destine à travailler les points faibles (le manque de muscle et de capacité à “monter dans les tours”) et à accentuer les points forts (endurance, résistance). Le mauvais temps et les contraintes professionnelles me conduisent à user les pneus de mes vélos sur les rouleaux plutôt que sur le bitume et à suer dans le cadre peu reluisant de mon garage plutôt que sur routes de Belgique.

Les premiers résultats furent probants quoique peu spectaculaire, ma première course chronométrée et donc premier objectif de la saison en Afrique du sud fut un échec à cause de facteurs exogènes toutefois. A la déception du Cape Argus suivit le dépit, bientôt relayé par la volonté de me battre. Ta sagesse et ton calme furent très utiles durant cette période. Bien que froid et pluvieux, le printemps arriva et les sorties en plein air devinrent plus faciles, ce qui permit de me rendre compte à quel point j’étais devenu un meilleur athlète : plus réactif, plus patient, plus attentif aux signaux de mon corps.

Me voici donc après avoir résigné pour une nouvelle période avec de nouveaux objectifs, une routine meilleure dans mon approche de l’entrainement, une plus grande vigilance au niveau de mes habitudes alimentaires, une meilleure sensation de ce que je peux faire endure à mon corps et les limites du tolérable.

Le Gran Fondo Eddy  Merckx parcouru la semaine dernière m’a démontré à quel point un entrainement ciblé est plus efficace que les longues sorties, que les périodes de récupération sont aussi capitales que le temps de travail, que mon corps a ses limites mais qu’une préparation bien suivie aide à les faire reculer.

Je souhaite poursuivre dans cette voie car au-delà du plaisir et du défi de la compétition, il y a le sentiment prédominant que par une meilleure connaissance de mon corps, c’est moi dans ma globalité (corps et âme) que j’apprends à connaître mieux.

Merci pour tout cela coach !

Amitiés

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