Auteur/autrice : Frédéric Sultana

Témoignages

Norbert Leray : Flash-back sur huit mois de coaching

norbert_leray_podium 

Objectif : Championnat du Monde de cyclisme du Rotary (course vélo sur route)
Différentes courses par catégorie d’âge (1ère catégorie + 65 ans)
Date     : 29 Août 2015
Lieu     : Nîmes (30)

 

Le 24 Novembre 2014, je découvre l’existence de ce championnat, organisé par l’Amicale des cyclistes rotariens, au profit de l’éradication de la polio dans le monde et de l’Association « Sang pour Sang » (aide en faveur des enfants atteints de leucémie).

Ma pratique du vélo se limite à des sorties en solitaire à mon rythme. Je ne fais pas de compétition. Pourtant l’aventure me tente. Il me reste huit mois pour me préparer.

Dans une revue cycliste j’avais lu un article sur le coaching. Parmi les professionnels de l’entraînement cités, je retiens WTS pour sa proximité et son réseau de coachs.

Il me faut donc entrer en contact avec eux ; démarche hasardeuse, va-t-on me prendre au sérieux ou pour un farfelu un peu fou : dans quelques jours je vais avoir 78 ans !…

Bien au contraire, je suis orienté vers un coach proche de mon domicile : Frédéric Sultana.

Le 15 Décembre, 1er contact, Frédéric Sultana me rend visite ; Michèle, mon épouse, assiste à une partie de l’entretien.

Le dialogue s’engage ouvertement, en toute franchise.

Je sens que j’ai face à moi quelqu’un d’une grande compétence qui n’est pas là pour me vendre un produit. Il ne me cache pas qu’il y a une grosse incertitude sur le pronostic de podium, la recherche d’autres satisfactions m’apportera des motivations supplémentaires.

Sont passés en revue :

Points forts – points faibles – principe de l’entraînement – planification = quatre cycles – remise en condition physique…

Frédéric accepte de me coacher.

Je reçois « les modalités de mise en place de l’entraînement »

Michèle, mon épouse, est d’accord pour m’aider et consentir des sacrifices que cela implique à une condition « mener à son terme mon projet »

Je m’y engage et donne une réponse positive à Frédéric et WTS.

Me voilà entre de bonnes mains!

A partir de là tout s’accélère.

Le 24 Décembre je reçois les deux premières séances de Janvier.

J’installe un Garmin sur mon vélo et enregistre mes séances – fréquence cardiaque et cadence de pédalage – restituées sur Garmin Connect. Avec le mot de passe, Frédéric peut examiner les séances en temps réel ou presque et me transmettre son analyse ; nous en discutons au téléphone.

Je dois fournir un travail assidu : chaque semaine trois séances home-trainer ou vélo, puis quatre, gymnastique, gainage… La charge est importante, le doute s’installe, Frédéric est à l’écoute, il allège les séances si nécessaire. A aucun moment je n’ai songé à m’arrêter en cours de route. Si je trainassais pour partir à l’entraînement Michèle m’aiguillonnait…

C’est une magnifique expérience que je viens de vivre.

J’ai beaucoup apprécié de travailler avec Frédéric, ses analyses sont toujours très pertinentes, ses conseils avisés. J’en ai retiré un grand bénéfice.

Courir un championnat du monde quel qu’il soit, c’est réaliser un rêve d’enfants.

Certes, il était utopique de penser que je pourrais monter sur le podium et pourtant j’ai été invité à gravir la plus haute marche pour recevoir le trophée attribué au doyen de la compétition.

Je le dédie à Michèle mon épouse et à Frédéric mon ami.

Merci à tous les deux, grâce à vous j’ai vécu un grand moment de bonheur.

« L’essentiel n’est pas d’avoir vaincu, mais de s’être bien battu »

                                                                                                 Pierre de Coubertin

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Témoignages

Embrun Man : Finisher 15 ans après

embrunman 15aoutMa première expérience de l’Embrun Man date de 1998. Plutôt spécialiste des triathlons S et M, j’avais tenté l’Embrun Man 1998 pour savoir si j’étais capable de m’aligner sur des épreuves « longues distances ». L’expérience a été concluante puisqu’au final j’étais pointé à la 14ième place au scratch. Fort de ce résultat, j’ai pris le départ de l’édition 1999 avec l’ambition d’une meilleure performance. Après un bon début de course (natation et vélo), je n’ai pas pu maintenir le rythme en CAP. J’ai jeté l’éponge presque à mi parcours. Coup de moins bien, fatigue, manque de motivation ? Je ne sais plus ! Je retiens que je n’ai pas eu raison de l’Embrun Man 1999. Il fallait y retourner.

2014 est une année transition pour moi. L’Embrun Man 2014 était donc mon objectif sportif associé à l’opportunité d’une semaine de vacances en famille. Ma préparation ne s’est pas déroulée comme souhaitée suite à une série d’aléas malencontreux de la vie quotidienne. C’est donc sans grande illusion sur la performance que j’ai pris le départ d’autant que la météorologie n’était pas clémente coté température. Malgré une bonne natation et un départ prudent, je n’ai pas pu m’exprimé sur le parcours vélo. Frigorifié dès la sortie de l’eau, le parcours vélo a été un long calvaire. Je n’ai pas pu me réchauffer avant l’ascension de l’Izoard (où j’ai eu trop chaud !). A nouveau frigorifié et pétrifié dans la descente jusqu’à Briançon, avec des douleurs aux genoux, mon retour sur Embrun s’est effectué contre le vent à vitesse faible. Heureux d’en terminer avec le vélo, je suis parti sur le marathon avec le seul objectif d’en finir et de ne pas marcher. J’étais déterminé mais les encouragements de Marie-Pierre, de mes deux garçons, de Nelly, d’amis et du public bien sympa m’ont bien aidé. Au final, je ne retiendrai uniquement que j’ai eu raison de l’Embrun Man 2014.
Je comprends mieux ce que la grande majorité des partants viennent chercher sur cette épreuve bien spécifique et différente d’un Ironman. Les encouragements de mes amis et proches m’ont touché car cette épreuve marque. 72 heures après, les douleurs musculaires sont déjà parties et les doutes ressentis avant et pendant la course oubliés.

La vengeance d’un Embrun Man est plat qui se mange FROID.

Actu WTS

EmbrunMan J-12 et retour sur le 5150 de Marseille

Aujourd’hui, je viens de terminer ma dernière sortie vélo « longue », tout juste 100 km. Ma préparation est maintenant finie. Il n’y a plus que le voyage à organiser.

Bilan de ma préparation
Quand je regarde en arrière, je peux m’apercevoir que mon bilan quantitatif et qualitatif n’est pas à la hauteur de ce que je m’étais fixé. Bien sûr mes contraintes organisationnelles y sont pour quelque chose, de même que quelques aléas de la vie courante (fuites d’eau, tôle froissée de ma voiture,…). Ce que je retiens de cette période de préparation même si elle n’a pas été idéale ; c’est un sentiment de fatigue tout au long de ce dernier mois. S’il y a eu fatigue, c’est peut être que je n’étais pas en mesure de faire plus. Effet de l’âge ? Fatigue du travail ? Le point positif reste que mon appareil locomoteur n’a pas souffert : aucune douleur.

Le 5150 de Marseille
Le triathlon Ironman 5150 de Marseille était pour moi une course de préparation. Je voulais tester mon vélo, ma tenue et mes chaussures de CAP mais aussi faire une séance à intensité forte. Finalement, le test fut une réussite. Un TOP 20 au scratch et des temps dans chaque discipline très corrects (surtout en CAP). Je me suis étonné d’autant que je n’avais fait aucune séance à forte intensité. Ce triathlon m’a aussi rassuré car en course, le sentiment de fatigue ressenti à l’entrainement n’était plus là. Le format de triathlon M me convient bien : j’arrive bien à gérer mon effort sans me soucier de l’économie d’énergie. L’EmbrunMan sera autre chose.

Stratégie pour l’EmbrunMan

Mon ami Laurent Urban m’a toujours dit que l’EmbrunMan débutait après l’Izoard. Je vais essayer de l’écouter et éviter de tout donner dans son ascension. FS1FS1Il va falloir que j’agisse contre nature…

Fred Sultana
Coach WTS à Toulon

 

 

Témoignages

L’Ironman France de Bastien Laugiero

“Faute de participer à l’Ironman de Nice,  j’ai eu la joie de coacher Bastien Laugiero qui avait l’ambition de réaliser son premier IM.
Débutant, il a su me convaincre que son objectif ambitieux était réalisable.
Ci-après son témoignage. “
Dr. Frédéric Sultana, PhD et Coach WTS expert du triathlonfrance

ironman france - bastien laugiero

Mon premier Ironman est bouclé en 10:01:17, 158eme au scratch et 6eme du groupe d’âge 18-24. Cette expérience me donne l’occasion de regarder en arrière, de réfléchir sur le parcours réalisé, les sacrifices, les moments de doute et de joie, tout ça pour arriver sous cette arche. Tout est confus à ce moment, suis-je fier d’avoir terminé, suis-je fier de mon temps, ou tout simplement suis-je fier de voir le résultat de cette année de préparation ?

L’aventure Ironman a commencé 18 mois plus tôt. J’ai décidé de faire de mon rêve, un objectif : finir l’Ironman de Nice. La préparation s’annonçait très dure. Je n’avais aucune expérience en triathlon. Je n’avais pris part qu’à quelques compétitions de trail de 3 ou 4 h sans préparation particulière. 

Les premier mois passent très vite, je suis plus motivé que jamais. En forme, j’apprends à connaître de plus en plus mon corps et cela me procure une sensation de bien être qui se fait ressentir au quotidien. Mon entraînement se limite simplement à retrouver des sensations perdues sur mon vélo (puisque tout jeune j’ai pratiqué cette activité), à essayer d’améliorer mon endurance et ma vitesse en course à pied et enfin à ne pas me noyer en natation… Débutant en triathlon, je regarde quelques vidéos et lis des articles d’athlètes.

Voilà 6 mois que je m’entraîne sans m’essayer. Comme première expérience de triathlète, je participe au triathlon distance M de St Laurent du Var. J’ai beaucoup de pression le jour de cette course. Je sais que je ne suis pas prêt en natation. Cependant, je sens déjà que j’ai fait de gros progrès en vélo et en course à pied. Sur place, j’apprends que la natation est annulée pour des raisons sanitaires. Je suis soulagé mais un peu frustré car cela ne me fait pas profiter d’une expérience complète sur un triathlon. Je décide alors de tout donner car je suis sur mes disciplines favorites. Ce duathlon s’est finalement très bien passé avec une 11ème place au scratch. Oui ces mois d’entraînement n’ont pas été une perte de temps. Plus confiant et plus sûr, je repars dans ma préparation avec mon plan d’entraînement et un nouvel objectif de performance : finir l’ironman de Nice en moins de 12 h.

Ce n’est que trois plus tard, que j’ai compris que la natation pouvait être un point bloquant pour envisager de passer la ligne d’arrivée lors de l’ironman. En effet, l’expérience du triathlon distance M de Nice a été significative. Après seulement 1500 m de natation, je suis sorti de l’eau à bout de force en 40 minutes. Toute cette bagarre dans l’eau est impressionnante, c’était une expérience vraiment nécessaire pour la préparation et surtout pour me faire redescendre les pieds sur terre.

Je demande à deux de mes amies ayant pratiqué la natation de compétition en club de m’aider à me préparer. Même si elles n’ont pas d’expérience en mer, le simple fait de m’apprendre à nager correctement m’a beaucoup apporté. Effectivement, après seulement deux mois avec 3 h de natation par semaine, j’ai constaté des progrès. Je me fatigue moins, je suis plus gainé et surtout je nage plus vite! Par contre en course à pied et vélo, je stagne. Mon plan d’entraînement montre ses limites, j’accumule de la fatigue, j’en ai assez de m’entraîner seul et je perds ma motivation. A six mois de l’échéance, je suis à la limite de renoncer. J’ai besoin de réfléchir et de me relancer. Je décide de changer d’objectif, viser le slot qualificatif. Le pari est plus qu’ambitieux mais moralement cela me donne faim.

A ce moment, je décide de m’investir à fond dans cette expérience et je contacte Jean-Baptiste Wiroth de WTS dont j’ai entendu beaucoup de bien pour solliciter son aide dans ce nouvel objectif. Il m’oriente sans hésiter vers Frédéric Sultana, avec qui le courant est très bien passé dès le début. Il me canalise sur mon objectif, ce que j’ai tout de suite compris, et nous nous entendons sur un objectif de moins de 10h sur cet Ironman. 

La préparation commence, c’est à la fois excitant et perturbant. Je n’ai pas l’habitude de m’entrainer de cette manière, on planifie des cycles, je fais du home-trainer, on utilise le cardio pour analyser et restituer les séances, il faut respecter une intensité d’effort, … Je m’entraîne plus que sur mon ancien plan, mais celui-ci est fait d’une telle façon que je n’ai plus cette sensation de fatigue ressentie et je prends plaisir à m’entraîner.

Ces 6 mois sont passés à une vitesse inimaginable, grâce à Frédéric je me sens prêt. Avec son expérience, on met en place la stratégie de course. Je peux presque déjà m’y voir mais il est toujours là pour me rappeler de ne pas faire la course avant la course.

Nous y sommes, 29 juin 2014, je me remémore les derniers conseils et encouragements de mon coach. Après un petit déjeuner léger je me présente sur la promenade des anglais pour retrouver mon vélo posé la veille. Je vérifie tout mon matériel, je gonfle mes pneus, enfile ma combinaison et sort m’échauffer dans l’eau. Après un bref échauffement de 5 minutes, je pars me positionner dans le sas en première ligne. Départ dans 20 minutes, les plus longue 20 minutes de ma vie, je me calme comme je peux, tout le monde est sous pression.

6h25 : les professionnels partent. Ça y est, plus le temps de douter, il faut y aller ! 6 h30 le départ est donné. Je fais le forcing pour rester coller sur 300 m aux premiers et je me sens relativement bien. Au bout de 800 m une vague de nageurs me double, je prends des coups au visage et je bois la tasse mais rien d’assez grave pour me démotiver. Finalement, les deux boucles de 1900 m passent rapidement. A la sortie de l’eau, j’aperçois mon temps 1h15, pile ce que je voulais faire. Après quelques minutes dans les bouchons pour quitter la plage, je prends mon vélo et pars pour 180 km. Je me sens à l’aise, la phase d’affûtage des trois semaines passées a payé. Mais il faut rester lucide, l’Ironman est une course de patience comme me l’a répété mon coach.

Le vélo se passe bien j’atteinds le col de l’Ecre rapidement et pourtant je ne suis pas encore fatigué. Je ne saute aucun ravitaillement je ne veux pas perdre 1h pour avoir voulu gagner 5 secondes. Arrivé à Caussol, on a le droit à une petite averse qui pour le coup m’a fait beaucoup de bien. Au col de Vence, je commence à ressentir un peu de fatigue musculaire mais je sais que le plus dur est passé. Maintenant, il faut jouer la prudence dans la descente. Je peux reconnaître quelques têtes familières sur le parcours qui me redonnent du baume au cœur. 

Dans la vallée, on doit affronter un fort vent de face comme je m’y attendais. J’ai 4h35 de vélo dans les jambes, je décide de modérer mon effort pour pouvoir enchaîner sereinement sur le marathon. 

Sur la promenade tout le monde est déchaîné, le public nous pousse à tout donner. Au compteur 5h05 au vélo, je suis très satisfait de ce temps, je descends du vélo et là je sens de grosses douleurs dans les cuisses et je savais qu’elles n’allaient pas partir de si tôt. Je pars donc pour 42,2 km de course à pied sous les encouragements de mes amis, de ma famille et de mon coach.

Je gère la première boucle assez bien, sur la deuxième la douleur s’intensifie et je ralentis, la troisième est un pur calvaire mais j’aperçois mon coach qui m’encourage et me donne quelques conseils, je continue. J’entame la dernière boucle et donne tout ce que j’ai, plus d’économie, plus de gestion. Je sais que je vais passer cette ligne d’arrivée.

Au final 10:01:17, l’objectif des moins de 10h est presque atteint mais aucune déception. Ce que j’ai appris durant cette année de préparation, et plus particulièrement les 6 derniers mois avec mon coach, est la plus belle récompense.

Je tiens à remercier tous mes amis, ma famille et surtout ma copine pour m’avoir supporté durant cette année.

Un gros remerciement à WTS et plus particulièrement à Frédéric Sultana sans qui cette aventure n’aurait pas été possible. Il m’a fait entrer dans une nouvelle dimension du sport !

ironman france - bastien laugiero

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Pour aller plus loin
– Consulter le site Ironman 
– Lire l’article : 10 erreurs à éviter lorsque l’on prépare un Ironman
– Lire l’article : Natation : devenir nageur lorsque l’on fait du triathlon
– Commander le ebook “performer en triathlon” écrit par Jean-Baptiste Wiroth
Contacter Frederic Sultana, coach WTS expert du triathlon et coach ironman france

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