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Témoignages

Retour sur la Cape Town Cycle Tour 2019

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J’en avais entendu parlé depuis des mois, que dis-je des années … et voila c’est fait, j’ai participé à ma première
Cape Town Cycle Tour !  
Pour cette occasion, nous avons monté une équipe de 30 personnes avec l’association
Le Cap Sportif que j’ai eu le plaisir de coacher… 
L’équipe le Cap Sportif

En préambule, il faut savoir que la Cape Town Cycle Tour est tout simplement la course chronométrée la plus importante au monde. En effet, avec près de 35.000 participants, elle dépasse de loin l’
Etape du Tour, la Granfondo Roma, ou la TD Five Boro à New York.
Seule la
Prudential Ride London  dépasse le score de la Cape Argus, mais c’est un festival. 
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Quelques statistiques au sujet de cette course mythique

– 1ère édition en 1978, soit plus de 40 éditions déjà organisées

– 1 seule édition annulée, en 2017 (vents violents)

– une distance de 109km, pour 1200m de d+

– plus de 30 nationalités représentées 

 

Une formidable ambiance

La ville du Cap vibre au rythme du vélo pendant plus d’une semaine avant la course !
Les cyclistes locaux se préparent pendant toute l’année pour ce rendez-vous incontournable, c’est leur championnat annuel. 
En parallèle, la course attire des passionnés de vélo qui viennent du monde entier.
D’ailleurs, de nombreux tours opérateurs comme Sport Tour ou Exodus Travel proposent l’évènement dans leur calendrier.

Une véritable course

La Cape Argus est un véritable compétition avec des athlètes de premier plan qui bataillent pour la victoire.
Pour cette 41ème édition, le vent était au rendez-vous ce qui a rendu la course encore plus usante !
Le vainqueur élite homme n’est autre que le champion du monde de VTT XC, Samuel Gaze quia vraiment “gazé” avec un chrono incroyable de 2h39. 
Chez les femmes, c’est Cherise Willeit qui l’emporte 

Elite Men – 109km:

1. Sam Gaze (02:39:42, soit 40.95km/h)

2. Jason Oosthuizen

3. Clint Hendriks  

 

Elite Women – 78km:

1. Cherise Willeit (02:16:11, soit 34.37 km/h)

2. Kimberley Le Court de Billot

3. Tiffany Keep

 

Expo Cape Town Cycle Tour
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Un salon digne des plus beaux marathons

Le salon de la CTCT est organisé dans le célèbre Cape Town Stadium, où ont eu lieu certains matchs de la coupe du monde de football 2010. C’est un beau salon avec de nombreux exposants. Seul bémol, les grandes marques de vélo ne sont pas vraiment présentes au rendez-vous.

Un parcours exceptionnel

Le parcours est l’autre point fort de la Cape Town Cycle Tour.
Celui-ci est simplement exceptionnel : les paysages rencontrés extraordinaires, et la route complètement fermée à la circulation.

Babouins sur le parcours du Cape Town Cycle Tour
Le départ et la première partie du parcours

Celui-ci se fait de la place de Grand Parade, dans le centre ville. C’est sur cette place que Nelson Mandela a fait son célèbre discours à sa libération, après 27 ans d’emprisonnement.
Le processus de départ de la CTCT est très bien rodé avec des sas de 500 à 1000 coureurs qui sont libérés successivement.
Immédiatement après le départ, le peloton emprunte l’autoroute N1 aussi appelée Nelson Mandela Boulevard.
La pente est relativement raide et cette année le vent de face très fort ! S’ensuit une alternance de montée et de descente pour rejoindre Claremont où une partie ultra rapide permet de récupérer dans les roues. 
Le fort vent de face du bord de mer entre Muizenberg (km 26) et Simon’s Town (km 28) oblige à s’abriter dans les roues sous peine de griller de nombreuses cartouches.

La seconde partie du parcours

Après Boulder Beach et sa célèbre colonie de pingouins, la route s’élève au dessus de l’océan pour rejoindre la côte de Smitswinkel (1,6km à 5%). Le parcours passant à proximité de Table Mountain National Park, il n’est pas rare d’y croiser des babouins qui se délectent des restes de barres énergétiques et autres gels abandonnés par les participants.
Cette côte est très stratégique, car c’est là que le vent de face se transforme en vent de dos. Lorsque le vent du sud-est (le fameux Cape Doctor) souffle fort comme c’était le cas lors de cette édition 2019, il est très important de basculer avec un groupe, sous peine de perdre de précieuses minutes dans la longue descente vers Scarborough.
Après Scarborough (km 61), la route longe l’océan atlantique en passant par Misty Cliffs et Wittsand… le paysage est absolument sublime avec des couleurs qui vont du bleu turquoise de l’océan, au rouge ocre des falaises, en passant par le blanc nacre du sable.
Au km 77, la pente augmente de nouveau avec la très célèbre côte de Chapman’s Peak Drive (4,5km à 3% de moyenne). Sinuant entre la falaise et l’océan, cette portion de parcours est véritablement mythique, n’ayons pas peur des mots ! 

Misty cliffs, sur le parcours du Cape Town Cycle Tour

 

A Hout Bay, il faut se hisser au sommet de la dernière réelle difficulté du parcours : la côte de Suikerbossie (1,9km à 7%). C’est dans cette côte que l’ambiance est la plus folle, avec des centaines de spectateurs.  
Après une assez longue descente vers Camps Bay, le parcours entre à nouveau en ville. La finish-line, digne d’une course professionnelle, se situe à proximité du Stadium (km 109). 

Ma course

Ayant participé à quelques épreuves locales en fin d’année 2019, j’ai bénéficié d’un “seeding” dans un sas préférentiel (le 2A).

Statistiques Cape Town Cycle Tour 2018 vs 2019


Je suis donc parti à 6h46, soit 30 minutes après les Elites. Le rythme a été très intense dès le départ, notamment à cause du vent de face très fort sur toute la première partie du parcours. Cela dit, j’ai adoré ce rythme ultra-rapide qui ne vous laisse aucun répit. Le souvenir des mes années de VTT cross-country, avec des courses assez similaires en durée et en intensité.
Au final, je termine 1269ème sur près de 23.000 participants classés. Mon chrono de 3h24 est assez loin de la mythique barre des 3h, mais le vent en a décidé autrement pour cette 41ème édition en ralentissement l’intégralité du peloton.
Il me faudra revenir en 2020 pour tenter de passer sous les 3h !

Vous pouvez retrouver le parcours et ma course, sur Strava  

Relive ‘Cape Town Cycle Tour … Awesome !’

 


En conclusion, je dirais que la CTCT est un must. Pour les passionnés de vélo, c’est une course à faire au moins une fois dans sa vie, pour découvrir l’ambiance unique et la beauté du parcours.  
Si vous souhaitez participer à la Cape Town Cycle Tour 2020,
contactez-moi !

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Pour aller plus loin

– Le compte-rendu de mon 1er Bike Trip en Afrique du Sud

– Le site d’une autre classique sud-africaine : la Cape Epic VTT

– Le détail du prochain Challenge Afrique du Sud 2020

– La préparation du Team Le Cap Sportif en vidéo , permet d’avoir un bel aperçu des paysages rencontrés le jour de la course.

 

 

 

 

Actu WTS

Bike Trip en Afrique du Sud

Bike Trip en Afrique du Sud : A la découverte de la région du Western Cape !

 

Ce reportage de Jean-Baptiste WIROTH et Emmanuelle LIVET (fondateurs de WTS), avait fait l’objet d’une publication dans le magazine Top Vélo en 2014.

Depuis la fin de l’apartheid en 1994, l’Afrique du Sud s’est progressivement ré-ouverte sur le monde, et les touristes étrangers sont revenus. Même si l’attraction n°1 du pays reste la visite des parcs nationaux pour voir les fameux “big five” (lyon, éléphant, rhinocéros, zèbre et buffle), le tourisme sportif se développe ; en particulier dans le domaine du vélo. 

Les sud-africains sont fous de vélo, en particulier de VTT. La Cape Epic est d’ailleurs la course à étape VTT la plus populaire au monde (7 jours – 800km – 1500 participants).

Le vélo de route n’est pas en reste : le pays compte tout de même deux des plus gros événements de masse du monde : la Cape Argus au Cap (36.000 participants en 2013), et la 94,7 Cycle Challenge à Johannesburg (environ 20.000 participants). 

Il n’en fallait pas plus pour nous convaincre de partir pour un bike trip à la découverte de la province du Cap Occidental !

Après 24h de voyage (Nice – Istanboul – Johanesbourg – Le Cap), nous arrivons enfin en Afrique du Sud. C’est la fin du printemps là-bas, mais les premiers jours au Cap sont pluvieux. La table est cachée par d’épais nuages bas. Nous prenons néanmoins nos repères en découvrant cette ville qui s’avère être extra-ordinaire. Fondée en 1652 par la compagnie hollandaise des Indes, le cap a toujours bénéficié d’un brassage ethnique importante grâce à son port. C’est une ville ouverte sur le monde qui jouit d’une situation exceptionnelle pour qui aime le sport nature. En effet, on peut y pratiquer tout type de sports dans un périmètre très restreint (randonnée, trail, VTT, vélo, surf, planche à voile, plongée… etc).

Le deuxième jour, nous tombons au beau milieu d’un “toï-toï” tout en rejoignant l’office du tourisme pour y préparer notre périple à vélo. Le toï-toï est un manière typiquement locale de manifester : on court en groupe en chantant, tout en revendiquant. Là en l’occurrence, un bon millier de personnes issues des townships se sont rassemblées devant le parlement régional pour demander des logements en dur. La police est partout, sur les nerfs. Nous découvrons petit à petit la réalité sud-africaine..

Le beau temps est de retour, la table est complètement dégagée. Nous en profitons pour « remettre en route la machine » en faisant l’ascension pédestre de la montagne de la Table par Platteklip Gorge.

 La pente est très raide, 650m de dénivelé en moins d’un kilomètre. Rien de tel pour travailler la puissance musculaire ! Au sommet, la vue panoramique est incroyable. Un peu émus, nous profitons longuement de cet instant unique. Nous ferons la redescente à pied par le chemin inverse, mais il est aussi possible de redescendre en téléphérique. Nous manquons de poser le pied sur un énorme Puff Ader (vipère africaine) sur le chemin du retour. Frissons.

Le lendemain, les jambes sont courbaturées. Normal. En spécialistes de la préparation physique, nous décidons une séance de natation. Direction la piscine de Sea Point. Cette piscine en plein air est située au bord de l’océan atlantique face à Robben Island.

La température de l’eau n’étant ce jour-là que de 18°C nous nous limitons à 1000m. Cela aura permis de “décrasser” et de prendre un premier bain de soleil.

Nous récupérons enfin les vélos auprès de “Les Kuys” de Capetown Cycle Hire. “Les” est assez représentatif du morphotype boer : grand, très costaud avec un accent particulier ! Le matériel fourni n’est pas totalement neuf, mais il fonctionne bien, c’est l’essentiel. Nous installons nos pédales, nos compteurs, nous réglons les positions… Nous voilà prêts pour notre périple !

Pour des raisons de sécurité, nous décidons de transformer notre randonnée 100% vélo en « trip » 50% vélo – 50% voiture. En effet, de nombreuses personnes nous ont déconseillé de rouler seuls sans assistance. Le danger pouvant venir des autres usagers (voitures, camions) inhabitués à voir des vélos, tout comme des plus démunis (et ils sont malheureusement très nombreux) pouvant avoir envie de saisir l’opportunité de voler des proies faciles.


Même si la région de Captown (Western Cape) est relativement épargnée, l’Afrique du Sud reste un pays gangréné par la violence et la criminalité. Trente années d’apartheid, synonymes de ségrégations raciale et de brimations des “coloured” sont passées par là…

En quittant Cape Town en voiture, nous sommes impressionnés par le trafic sur l’autoroute, qui passe au milieu des cape flats où s’entasse plusieurs millions de Sud Africain dans les fameux « townships ». Comme nous l’a fait remarquer un espagnol rencontré en route : « L’Afrique du Sud, c’est l’Amérique en Afrique ! ». Nous arrivons finalement à Betty’s Bay à proximité de la pointe sud de l’Afrique du Sud pour y faire nos premiers tours de roue.

SORTIE 1 – Betty’s bay to Hermanus

100km – 570m D+

Cette première sortie sur le sol africain se fait en bord de mer, au milieu des géraniums et des fynbos. Le vent étant favorable, nous arrivons rapidement à Hermanus où un spectacle incroyable nous attend : les baleines sont là, à quelques mètres de la côte ! Le retour se fait une bonne partie vent de face. L’hypoglycémie nous guettant, nous faisons un stop dans une petite épicerie locale pour acheter des barres aux cacahuètes, des bananes et de l’eau. Les locaux sont stupéfaits des blancs se soient arrêtés ici !
La soirée sera ponctuée par un Braaï (le barbecue local), véritable institution nationale.

SORTIE 2 – Knysna Heads

46km – 640m D+

Depuis la Coupe du Monde de football 2010 en Afrique du Sud, et le fiasco de l’équipe tricolore, Knysna est devenue célèbre ! Cette petite cité balnéaire située au bord d’une belle lagune ne présente pas un intérêt majeur, elle est cependant une étape importante pour qui veut emprunter la Garden Route. Nous effectuons un trajet en aller-retour en passant par Brenton on Sea et l’embouchure de la lagune appelée Knysna Heads. La côte est courte mais raide.

Au retour, le vent est fort, et il faut “bordurer” un peu lorsque le vent est de travers.

SORTIE 3 – Swartberg Pass

75km – 1220m D+

Pour cette nouvelle étape, nous logeons à Oudtschoorn, capitale mondiale de l’élevage d’Autruches. Le lodge AMBER LAGOON est rustique mais paradisiaque, pour qui aime la nature et les jardins . La soirée est rythmée par les cris des autruches. Ambiance safari ! Notre hôtesse allemande est toute contente d’avoir deux clients en cette période de l’année. 

La sortie vélo vers Swartberg Pass s’avèrera être la plus belle du séjour. Les paysages sont somptueux. Inconsciemment, on se met dans la peau des premiers colons hollandais qui ont découvert ces contrées il y a 300 ans.


 

Après une phase d’approche de 25km, nous attaquons le col… qui s’avère être une piste, ce qui rend l’effort encore plus intense. Nous croisons quelques touristes une horde de babouins à mi-pente. On est bien en Afrique. Au sommet, nous sommes à 1600m et il fait froid. Coté nord, l’immensité du désert du grand Karoo s’offre à nos yeux. Magique.

SORTIE 4 – Franschoek Pass

76km – 1040m D+

Situé à 50km du Cap, Franschoek est un petit village niché au fond d’une vallée où autrefois y vivaient des éléphants. En 1688, un groupe de huguenots d’origine française est venu s’y installer pour y développer la culture de la vigne et de l’olivier. Aujourd’hui Franschoek est devenu une sorte de parc d’attraction visant à faire la promotion du vin et de la gastronomie française. Nous ne nous sommes pas arrêtés car notre objectif était de gravir Franschoek pass (737m). Coté Ouest, l’ascension nous semble assez facile (6,8 km pour 450m de dénivelle positif) et offre une superbe vue sur la vallée et les montagnes environnantes du Drakenstein. La descente est grisante et laisse augurer d’un retour qui sera « coriace ». Nous roulons jusqu’au lac de Theewaterskloof où la pause ravito est bienvenue avec au menu des bananes et des barres au cacahuètes. Avec 35°C au compteur, nous enregistrons la plus forte chaleur du séjour. L’ascension de Franshoek pass coté est un enfer tellement il fait chaud. La fatigue couplée à la chaleur fait que nous subissons les 7 km d’ascension à 5,3% de pente moyenne. La fin de la journée se terminera à Stellenbosch principale ville universitaire du pays. 

SORTIE 5 – Tour de la Péninsule du Cap

120km – 1700m D+

Dans le respect du principe de progressivité, nous avons gardé pour la fin l’itinéraire vélo le plus connu et probablement le plus spectaculaire : le tour complet de la péninsule du Cap. Ce parcours emprunte en grande partie les routes de la célèbre course Cape Argus. C’est une succession de bosses et de virages, le tout dans un décor de rêve ! 


Le départ se fait du centre ville du Cap. Nous mettons cap au sud en longeant la côte atlantique avec le soleil dans le dos, ce qui désoriente quelque peu. Le vent, léger, est lui aussi dans le dos. Nous apprécions tout en espérant qu’il tourne en fin de journée ! Nous passons successivement par  Camps Bay, Fish Hoek, Chapman’s peak puis nous basculons coté est, coté océan indien. Arrivé à Simon’s Town, est venu le moment du pic-nic puis du traditionnel café. Nous atteignons enfin l’extrémité de notre parcours à l’entrée du parc menant au cap de Bonne Espérance. Le retour se fait avec un soleil.


Au retour, la montée de Chapman’s Peak s’avère être assez dure notamment du fait du vent de face. La fatigue s’installe. Fort heureusement, nous nous faisons rattraper par des cyclistes qui sont un poil plus rapide, ce qui nous permet de profiter d’un abri appréciable. Tout en finissant notre dernière sortie, nous profitons du coucher de soleil qui irradie Table Mountain. Féérique.  

Nous revenons enthousiasmé par ce voyage qui nous a permis de découvrir quelques facettes d’un pays hors-normes. Cependant, nous ressentons une tension « latente » du fait d’inégalités sociales criantes. Espérons que ce beau pays garde en mémoire l’héritage moral laissé par Nelson Mandela pour rester sur le chemin de la paix.

A faire au Cap (incontournable)

  • Monter à Table Mountain (3h à pied depuis le centre ville)
  • Visiter Robben Island Museum, prison où Nelson Mandela a passé 18 ans de sa vie
  • Marcher jusqu’au Cap de Bonne Espérance

Quelques bonnes adresses au Cap

Pour le vélo

Pour manger

  • Le Café Mozart pour prendre un bon brunch avant d’aller rouler (37 church Street). Le full Mozart est un délice !
  • Le Rcaffé pour boire un caffé et manger un brownie (138 long street)
  • Jason Bakery pour du bon pain (185 Bree Street)
  • Big route pour manger une pizza aux dimensions sud-africaine (105 Main Road à Greenpoint)

Hébergement 

La région du Cap Oriental regorge d’hébergements, cela va du backpacker (entre l’auberge de jeunesse et le gîte), au plus luxueux en passant par les fameux Bed and Breakfast. Pour touver votre bonheur, contactez l’office du tourisme du Cap : https://www.capetown.travel

A lire

  • Avant de partir : Un Arc en ciel dans la nuit – Dominique Lapierre – Editions Pocket
  • Une fois sur place : Un long chemin vers la Liberté – Nelson Mandela – Editions Livre de Poche

On a aimé

  • La faune sauvage omniprésente 
  • L’ambiance africaine (musique, décontraction…)
  • Le climat, méditerranéen, à cette période de l’année
  • La ville du Cap
  • Le désert du petit Karoo 
  • Le court du Rand très avantageux pour qui vient d’Europe (1 euro = 13 Rands)
  • Le coût de la vie  

On a moins aimé

  • Le peu de routes propice à la pratique du vélo de route
  • L’insécurité latente. Il faut être prudent… 
  • Le décalage important entre la richesse des uns et la pauvreté des autres. L’apartheid politique s’est transformé en « apartheid » économique 
  • La mer, très froide (10°C)

 

Encadré sur Nelson Mandela

Décédé le 5 décembre 2016, Nelson Mandela restera dans la mémoire de nombreuses personnes de notre génération comme celui qui a permis à de nombreux sud-africain de retrouver la liberté ; la liberté de circuler, la liberté de se marier avec une personnes d’une autre couleur… toutes les libertés.

Passionné de sport, Nelson Mandela a déclaré : « Le sport a le pouvoir de changer le monde. Il a le pouvoir d’unir les gens d’une manière quasi-unique. Le sport peut créer de l’espoir là où il n’y avait que du désespoir. Il est plus puissant que les gouvernements pour briser les barrières raciales. Le sport se joue de tous les types de discrimination. » 

Visionnaire, il a clairement utilisé le sport pour aider à la réconciliation nationale et unifier son pays. 

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Pour aller plus loin

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Actu WTS

Cape Agulhas Classic : Africa’s Southernmost mountain bike race

2014-12-20 08.35.44-Le VTT est en plein essor en Afrique du Sud. Bien sûr, la Cape Epic est la compétition la plus connue, mais d’innombrables courses de cross-country sont organisées chaque semaine. Et il en y en a pour tous les goûts : des courses d’un jour, de courses à étapes, des formats courts, des formats ultra-long (jusqu’à 1000km non-stop !), des épreuves en solo ou en duo… etc.

Il est vrai qu’avec son réseau de pistes particulièrement dense et ses grandes étendues sauvages, le pays se prête à merveille pour toutes les disciplines tout terrain.

Après un premier séjour axé vélo de route (lire le reportage), je voulais profiter de ce deuxième séjour au Cap en Afrique du Sud pour découvrir le VTT version « locale ». Après avoir consulté le calendrier, la meilleure option pour moi était de participer à la 2ème édition de la Cape Agulhas MTB Classic « The Southernmost MTB Race in Africa » – la course la plus au sud du continent africain.

Première surprise, le briefing se fait en Afrikaans – mélange d’allemand et de hollandais – devant l’église locale. Il faut comprendre les instructions ! Cela dit, mon objectif est uniquement touristique. Il me suffira de trouver un groupe et de suivre le parcours…

Le départ se fait sur la route du bord de mer avec un vent de face relativement fort. Je me retrouve dans le peloton de tête emmené par quelques bons rouleurs. Après 5 kms, on dépasse le célèbre phare du Cape Agulhas et on entre sur la piste du bord de mer. Cela devient nettement plus compliqué de rester dans les roues car il faut rester sur la bonne trajectoire : un peu trop à gauche et on roule dans le sable, un peu trop à droite et c’est de la tôle ondulée. Dans les 2 cas, on perd 5km/h et on se fait doubler des 2 côtés.

L’allure est rapide, et avec mes roues VTT 26 pouces, j’ai du mal à suivre le rythme du groupe de tête où 90% des coureurs sont en 29 pouces « dernier cri ». En effet, les sensations ne sont pas au top, le souffle est court et à 155puls, je suis en zone rouge.

Image 39

 

 

 

 

 

 

 

Après une quinzaine de kms, nous pénétrons le parc national de Cape Agulhas dans lequel il ne doit pas être possible de faire du VTT tous les jours. Nous bifurquons alors sur une petite piste 4×4 sablonneuse où je me rends vite compte que la journée va être « compliquée ». En effet, en plus d’être la course la plus au sud du continent africain, la Cape Agulhas MTB Classic est probablement aussi la course la plus sablonneuse à laquelle il m’ait été donner de participer !

Entre le sable et les lignes droites vent de face ou de travers, je me suis un peu vu en train de participer à un mélange de Paris-Roubaix sous le soleil, et de cyclo-cross à Coxyde 😉

L’un des moments forts de la Cape Agulhas Classic, est le passage sur la longue plage de Brandfontein. Magnifique !
Deuxième surprise du jour, cette plage m’a permis de faire mes premiers bunny-hop par-dessus des méduses échouées.
Autre surprise, dans une section pleine de galets, je me fais doubler par un coureur en VTT Fat Bike qui me dépose à une vitesse inimaginable alors que je pousse péniblement mon vélo. Incroyable !

Après la plage, vient le bush où nous attend une belle ascension au milieu de fynbos en fleur. La vue est superbe. La descente qui suit (la seule du parcours) me permet de récupérer car je sais que la fin sera difficile… En effet, la partie finale est particulièrement dure avec beaucoup de sections ensablées qui cassent le rythme. Je m’applique à pédaler avec fluidité pour ne pas m’enfoncer. Un très bon exercice de motricité.

Arrivé au 65ème km, je me dis qu’il est probable que le parcours fasse « un peu plus » que les 70kms annoncés. Mon intuition ne m’a pas trompé, il y a finalement 78km ! Le réservoir glycogénique est complètement vidé, je passe la ligne d’arrivée à une anecdotique 27ème place mais là n’était pas l’essentiel.

Pendant la course, j’ai fait la connaissance de Jacques, un sudafricain du coin très sympa qui m’a bien aidé dans la bout droit vent de face. Il m’a même proposé que l’on roule ensemble la semaine prochaine près de chez lui dans le petit Karoo. Le sport permet de créer des connexions rapides, j’en suis convaincu.
Comme le disait Nelson Mandela, « Sport has the power to change the world. It has the power to inspire, it has the power to unite people in a way that little else does. It speaks to youth in a language they understand. Sport can create hope, where once there was only despair. It is more powerful than governments in breaking down racial barriers. It laughs in the face of all types of discrimination. »

Ce que j’ai aimé

  • L’accueil de Christel Van Zyl, l’organisatrice
  • L’ambiance locale, typiquement afrikaner
  • Le « double shot espresso » avant le départ
  • Le balisage, précis et rigoureux
  • Les ravitaillements, bien positionnés
  • Et bien sûr, la beauté des paysages

Ce que j’ai moins aimé

  • Les 8kms supplémentaires, pas annoncés dans le road book
  • Mon état de forme moyen : 6,5/10… mes sportifs comprendront 😉

Les statistiques

  • Distance : 78km
  • Dénivelé : 560m
  • FCmax : 163bpm
  • FCmoyenne : 143bpm
  • Nutrition : 2 litres de boisson énergétique Meltonic / 6 gels Meltonic / 1 banane / 2 verres de coca

Le saviez-vous ?

Le Cape Agulhas (Cap des Aiguilles) a été nommé ainsi par les navigateurs portuguais, en raison du fait que l’aiguille d’une boussole y était parfaitement orientée vers le nord en passant au large de ce cap si dangereux pour la navigation.

La région de l’Overberg vit principalement de la pêche et de l’élevage extensif. La zone, particulièrement riche en faune maritime, est l’un des rares endroits au monde où il est possible de voir de près The Great White Shark, le grand requin blanc.

Informations complémentaires

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