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Témoignages

La grande traversée du Lesotho en mode Bikepacking –…

Récit écrit par Jean-Baptiste Wiroth

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The Great Lesotho Traverse – La genèse

L’idée de ce bike trip familial a commencé à germer début septembre, à notre retour de France. En effet, le Lesotho faisait partie de notre liste de pays à visiter, et le seul moment de l’année où Emmanuelle, Capucine et Léna étaient en vacances ensemble était Noël.
Nous prenons donc rapidement la décision de faire en voyage au Lesotho, et tant qu’à être fun, autant le faire à vélo, en mode bikepacking.


Dès septembre, je me suis donc mis à réfléchir au parcours, à la logistique et au matériel. Je découvre alors l’article de Logan Watts dans bikepacking.com (https://bikepacking.com/routes/lesotho-traverse/), qui s’avère être riche d’informations utiles… pendant plusieurs semaines, nous allons mûrir notre itinéraire qui sera finalement validé après notre week-end test entre Grabouw et Greyton.
   

La réalisation 

J-3 – Lundi 21 Décembre 2020

Pour entrer au Lesotho, il nous faut fournir des test COVID négatifs de moins de 72h. Nous trouvons donc un laboratoire pour réaliser les tests en questions en début d’AM.

En théorie, nous devons recevoir les résultats le lendemain matin et pouvoir partir le mardi ou le mercredi.
En parallèle, les 4 paires de roues envoyées par DT Swiss France, arrivent enfin dans l’après-midi après avoir été bloquées quelques jours en douane.

J-2 – Mardi 22 Décembre
Nous recevons les résultats par SMS au compte goutte, d’abord Léna en début de matinée, puis Capucine, puis moi-même ,et enfin Emmanuelle dans l’après-midi. Fort heureusement, ils sont tous négatifs ! Ouf … Je réserve alors les billets de bus et confirme les premiers hébergements.
Emmanuelle se débat au téléphone pour recevoir une preuve écrite de nos tests négatifs … c’est très compliqué ! Le soir même nous n’avons toujours pas de certificats ni pour elle, ni pour moi.

J-1 – Mercredi 23 Décembre

Toujours pas de certificats… nous prenons donc la décision de nous rendre au labo à 30min de route. Une longue queue s’étend dans la rue. Nous obtenons laborieusement les sésames, et à 16h30 nous voilà dans l’après-midi à la gare routière pour enfin prendre un bus Intercape allant du Cap jusqu’à Ladybrand.

The Great Lesotho Traverse peut enfin débuter !!!

Bikepacking Bikepacking

ÉTAPE 1

Jeudi 24/12
Ladybrand (AFS) – Roma (Lesotho)
60km / 860m D+ / 4h13
Itinéraire Bikepacking :
https://www.strava.com/activities/4522775654

« The Kingdom in the Sky ! »


BikepackingNotre nuit a été courte car une passagère a chanté « comme un rossignol » jusqu’à 3h du matin sans modération, ni consideration pour les autres passagers. Vers midi, nous débarquons à Ladybrand après 14h de bus. Je monte nos 4 vélos devant le garage d’Ali qui nous observe avec curiosité. Sur les coups de 13 heures les premiers tours de roue sont donnés en direction du poste frontière de Maseru, où nous devons entrer au Lesotho.

Les 15 kilomètres de route sont rapidement avalés, et nous voilà devant la douane Sud-africaine. Il n’y a pas grand monde, et les formalités se font relativement rapidement. On présente nos tests Covid, puis on nous prend la température au poignet. Même s’il fait très chaud, elle est entre 36 et 37°C pour nous 4.

Vers 14h, nous sommes heureux d’entamer la traversée de Maseru. Celle-ci s’avèrera assez mouvementée, avec beaucoup de circulation dans tous les sens : chaotique !

Une heure plus tard, nous arrivons vers l’aéroport, et nous retrouvons la campagne et ses premières pistes de terre battue. Les paysages sont magnifiques et la lumière étincelante… ce pays porte bien son nom : The Kingdom in the Sky.
Malheureusement nous avons mal anticipé nos besoins en eau, et nous nous retrouvons rapidement un peu déshydratés. Léna et Capucine sont fatiguées, et cette fin d’étape s’avère très vallonnée. Cette mise en route est un peu dure.


Vers 18h30 nous arrivons enfin au “Roma Trading Post Lodge“, qui nous accueille pour la nuit. Ayant été fermés pendant plus de six mois, ils ne peuvent pas nous préparer de repas de Noël ; nous devons donc aller faire quelques courses dans la seule épicerie du village, située tout en haut d’une longue côte.
Le menu de Noël fût assez frugal, mais on se régale avec un œuf dur, un peu de riz et quelques rondelles de concombre. On se souviendra longtemps de ce réveillon de Noël 2020 !


ÉTAPE 2

Vendredi 25/12
Roma (Lesotho) – Ramabanta (Lesotho)
38km / 987m D+ / 2h46
Itinéraire Bikepacking :
https://www.strava.com/activities/4522775729

« Best customers of the day ! » 

En ce jour de Noël, après une nuit réparatrice de plus de 10 heures, nous reprenons la route pour la seconde étape qui doit nous mener à Ramabanta.
Compte tenu de la fatigue induite par le voyage + de la première étape +  surtout de la légère déshydratation de la veille, nous faisons le choix de rester sur la route sans nous aventurer sur les chemins ardus de la région. À la sortie de Roma, c’est une côte de 4 km à plus de 8 % qui nous attend. De nombreux taxis-bus surchargés sont arrêtés en surchauffe, sur le bord de la route.
A mi-étape, nous nous ravitaillons chez « Georges » qui nous reçoit dans sa petite échoppe de bord de route. Avec l’achat de huit bananes, deux poires et dix sachets de mélange cacahuètes/raisins secs, nous sommes élus « best customers of the day ». Il est tout heureux de nous avoir reçus en ce jour de Noël. La transaction s’est agrémentée d’une discussion animée autour du football, tant européen qu’africain. Il connait l’Olympique de Marseille, je suis content. 

En fin de matinée, nous arrivons à Ramabanta où Elisa nous attend au Maluti Stay Lodge. Nous sommes les seuls clients de ce grand hôtel. Après une courte négociation, elle nous prépare un lunch fort apprécié : poulet au curry, riz et épinard. L’après-midi est dédié à une sieste fort bienvenue, et à la préparation des vélos pour la troisième étape : petits réglages, nettoyage des chaînes, ajustement des pressions des pneumatiques …


ÉTAPE 3

Samedi 26/12
Ramabanta (Lesotho) – Semonkong (Lesotho)
42km / 1346m D+ / 6h41 de roulage et portage
Itinéraire Bikepacking
: https://www.strava.com/activities/4522919876

« On se souviendra toute notre vie de Baboons Pass ! »


Cette troisième étape pourrait s’intituler enfer et paradis, tant elle était dure mais aussi révélatrice de la force mentale de nos filles.

En effet, nous décidons de faire la première partie du parcours en mode tout-terrain en passant par la montagne, et par le redoutable Baboons Pass (le col des babouins). Malheureusement pour nous, ces 20 km de VTT se sont avérées BEAUCOUP plus durs qu’envisagé sur la carte.  Outre, les forts pourcentage du départ, il nous a fallu franchir d’innombrables pierriers défoncés par les récentes pluies, où il a fallu porter les vélos. Ces sections de portage sont véritablement épuisantes avec des vélos chargés de 10 à 20 kg d’équipements divers.

En fin de matinée, Emmanuelle perd le contrôle de notre drône qui disparait dans la vallée après 10-15 minutes de vol. On est dégoutés car les images promettaient d’être superbes. Seul point positif : cela allège le sac à dos d’Emmanuelle qui était un peu trop lourd à mon goût pour un tel périple.



À 16h, nous arrivons finalement au sommet du col, qui n’est qu’au premier tiers de notre étape. L’orage gronde et la tension monte d’un cran car nous ne voyons pas la fin de cette piste interminable…
Après la descente du col, il nous faut encore contourner le mont Thaba Putsoa (3096m) sur des chemins « inroulables ».
Emmanuelle et moi commençons à envisager l’option de dormir dans un village ou de bivouaquer en montagne, si nous ne faisons pas rapidement la jonction avec la route de Semonkong.
Fort heureusement vers 18 heures au détour d’un énième petit col nous apercevons enfin la route : Joie, larmes, délivrance !

Après 20 km principalement descendant, menés à vive allure, nous arrivons finalement au Semonkong Lodge dans la nuit noire.
Nous avons passé 12h dans la montagne !

La douche, le dîner reconstituant et le lit douillet, nous permet de digérer la fatigue et les émotions du jour !


ÉTAPE 4

Dimanche 27/12
Semonkong Falls (Lesotho)
5km / 157m D+ / 1h11
Itinéraire Bikepacking :
https://www.strava.com/activities/4537619375

« The Place of Smoke »


Pour ce premier jour de repos, nous décidons d’aller visiter les chutes de la rivière Maletsunyane, les Semonkong Falls, qui seraient les plus hautes d’Afrique avec une hauteur de 186 m. Pour cette « étape », nous optons pour des Basotho Horses, ces petits chevaux parfaitement adaptés aux montagnes locales. Après 30 minutes à cheval, nous atteignons les chutes. Le paysage est sublime. Tout au fond de la gorge, le nuage permanent de gouttelettes permet de mieux comprendre le nom du lieu : the Place Of Smoke (ou Semonkong).
L’après-midi est consacrée à la préparation de la quatrième étape, la plus engagée de notre périple. D’ailleurs je passe une partie de la soirée à essayer de trouver le meilleur itinéraire pour rallier Mantsonyane demain soir. Sans carte IGN, ni informations précises données par les locaux, ce n’est pas évident de prendre des décisions !


ÉTAPE 5

Lundi 28/12
Semonkong (Lesotho) – Latsetse (Lesotho)
69km / 1446m D+ / 6h de roulage
Itinéraire Bikepacking :
https://www.strava.com/activities/4542594499

« Rendez-vous en terre inconnue »

Sachant le parcours difficile, nous nous levons à 6h du matin afin de partir tôt. Le très accueillant staff du Semonkong Lodge, nous a préparé un superbe breakfast. À 7h04, le départ de l’étape est donné avec l’objectif de rallier Mants’onyane lodge dans la soirée.

Malheureusement je me trompe une première fois en faisant faire un tour d’échauffement à la famille autour de l’aérodrome de Semonkong. Fort heureusement, nous croisons Motsamaï, un cycliste local qui nous remet sur la bonne piste.
S’en suit alors une succession de montées et de descentes dans des paysages somptueux.
Nous croisons la route de cavaliers Basuto, de bergers gardant leurs bétail, de paysans labourant leurs champs…
Au kilomètre 21, il faut prendre une décision stratégique sur notre itinéraire : soit rester sur la piste principale, soit s’enfoncer dans les Gorges de la Maletsunyane River et remonter sur l’autre rive.
Après avoir interrogé quelques bergers locaux, je décide de quitter l’itinéraire GPS préconisé par Logan Watts dans Backpacking.com, et de rester sur la piste principale.

Avantage : c’est plus roulant et nous ne risquons pas de nous perdre (l’épisode ‘Baboon Pass’ m’a un peu refroidi). Inconvénient : ce sera plus long temps en terme de distance, que de temps passé sur le vélo. Nous poursuivons donc notre chemin en direction de Mokonkong, puis Marakabei, et peut-être Mantsonayne si nous roulons bien.

Vers 17 heures, nous sommes encore très loin de notre objectif, je propose donc au reste de la famille de demander l’hébergement au prochain village que nous trouverons sur notre chemin. 

Finalement, nous arrivons à un joli village perché en hauteur au-dessus de la piste. Le berger assis au bord du chemin ne comprend pas un mot d’anglais, et encore moins de français. Nous adoptons alors le langage universel des signes : « dodo » , « manger » , « money ». Malheureusement, nous avons du mal à communiquer clairement, et il ne peut  probablement pas prendre ce genre la décision de nous accueillir. Nous sommes à deux doigts de repartir pour tenter notre chance dans le village suivant, quand un vieil homme nous rejoint, c’est le chef du village. La communication est difficile mais notre requête semble avoir été comprise.
Entre-temps un groupe d’enfants est venu assister à nos palabres, bientôt rejoints par plusieurs jeunes femmes du village, qui elles parlent un peu anglais. Après moult échanges entre eux (30 minutes environ), ils acceptent finalement de nous accueillir pour la soirée. “Yes, it’s Ok”. Soulagement !

Nous comprendrons a posteriori qu’ils n’ont jamais accueilli de voyageurs étrangers dans leur village. Débute alors l’épisode « Rendez-vous en terre inconnue de notre aventure » ! Tout le village vient nous saluer, puis nous accompagne à notre Rondavel (petite case traditionnelle de forme circulaire avec un toit de chaume).
On nous apporte un banc une chaise et une bassine avec une carafe d’eau, pour nous rincer les jambes et les bras couverts de boue. Dans ce petit village d’une vingtaine de cases, il n’y a ni eau courante, ni électricité.
Chacun d’entre nous fait ses ablutions devant les enfants du village qui nous observent avec beaucoup de curiosité et d’excitation. Un vrai spectacle. Bikepacking
Puis vient l’heure du repas donné devant la case de la doyenne du village, qui nous apprend qu’elle n’a jamais quitté sa vallée. Au menu mouton bouilli, épinards hachés et riz. C’est délicieux. Nous arrivons à échanger avec les villageois qui nous apprennent quelques mots de Sotho, tout en rigolant de notre prononciation. Le moment est très convivial.
La nuit dans la case sera assez agitée entre la musique écoutée par les jeunes du village, les puces nichées dans les couvertures, et la rudesse du matelas. Bikepacking

Néanmoins, on passe la nuit au sec et au chaud. Bikepacking


ÉTAPE 6

Mardi 29/12
Latsetse (Lesotho) – Thaba Tseka (Lesotho)
61km / 1691m D+ / 5h50 de roulage
Itinéraire Bikepacking :
https://www.strava.com/activities/4545160504

« Wasp attack » 

 

Dès le réveil, vers 6h du matin, nous nous équipons tout en avalant un thé chaud. Il n’y aura pas de réel petit déjeuner ce matin. Au moment de partir, nous dédommageons nos amis pour leur accueil (500 malutis, soit 20€).

Et nous sollicitons de faire une photo de groupe. Comme ils sont relativement bien équipés en téléphones portables rechargés avec un petit panneau solaire, nous échangeons nos numéros de téléphone. Nous apprenons alors que certaines des jeunes femmes du village sont sur Facebook. Sidération ! C’est dans ce genre d’instant que vous réalisez la puissance du concept.

 

Peu de temps après, nous reprenons la piste avec l’objectif de rallier Thaba Tseka en fin de journée. Nous continuons à enchaîner les montées assassines et les descentes rapides, sur cette piste par moment défoncée. En fin de matinée, nous rejoignons enfin la route qui doit nous mener successivement à Marakabei, Mantsonyane et à notre hébergement du jour, Motherland Guesthouse, située à Thaba Tseka. 





A Marakabei, nous faisons quelques emplettes pour le picnic. À la sortie de l’épicerie un homme édenté me propose du Cannabis que je refuse sous prétexte que j’ai encore plusieurs cols à gravir … LOL.

Nous pique-niquons au bord d’un petit ruisseau sous le regard d’enfants curieux et amusés. Au menu : jus de fruit, un bout de pain brioché, une tomate et quelques cous de poulet grillés, payés 1 maluti l’unité.

Nous repartons sur la route sous un soleil de plomb, où nous trouvons rapidement une montée assassine, comme le Lesotho en présente tant. Je frise la surchauffe tout comme le reste de la family … 

Après une dizaine de kilomètres de grimpette, nous atteignons le sommet à 2550m d’altitude, et basculons vers Mantsonyane où nous allons vivre la péripétie la plus marquante (et douloureuse) de notre aventure. Après six heures de pédalage, nous commençons à être fatigués et pressentons que la fin d’étape longue de 45km risque d’être très pénible. Nous nous arrêtons alors dans une épicerie pour acheter quelques fruits, et surtout pour solliciter un « lift » de la part de l’épicier, qui possède un superbe van.

Après une courte négociation, celui-ci accepte de nous conduire jusqu’à notre hébergement du jour. Je commence à démonter les roues avant de nos Specialized Chisel, et lui demande un bout de carton pour caler les plaquettes des freins à disques. En déplaçant le carton en question dans l’épicerie, je dérange alors un nid de guêpes cachées à cet endroit. Survient alors un épisode aussi improbable que douloureux : nous sommes littéralement assaillis par les guêpes qui nous piquent à de multiples reprises. Dans la panique, nous nous enfuyons à pied sur la route. Nous ne comprenons pas ce qu’il nous arrive, et nous sommes obligés de nous réfugier dans une case du village, face à l’agressivité des guêpes qui attaquent toute personne dans un rayon de 100 m autour de l’épicerie. Nous sommes choqués et nous ne voyons pas comment nous allons récupérer nos vélos et nos bagages restés au sol devant l’épicerie. Au bout d’une heure cloîtrés, je tente une sortie afin d’essayer de récupérer notre matériel… La sanction est immédiate je suis de nouveau assailli par les guêpes. Je bats en retraite dans la case où sont toujours réfugiées Emmanuelle, Lena et Capucine avec 20 à 25 autres villageois. Finalement, les guêpes se calment un peu et nous pouvons récupérer nos vélos, aidés par quelques bergers protégés par leurs habits traditionnels constitués de bottes en caoutchouc, d’une épaisse couverture, et d’une cagoule en laine. Le chef du village qui était à l’épicerie au moment de l’attaque nous propose très gentiment de nous transporter avec son 4×4 jusqu’à notre hébergement, situé 45 km plus loin. Pendant le trajet nous décompressons enfin (les filles sont en larmes), et savourons le fait d’être en voiture car la pente est rude et l’orage gronde. D’ailleurs, la fin du trajet se fait sous des trombes d’eau cernés par les éclairs et les coups de tonnerre.

Le dîner est rapidement avalé. Nous sombrons dans les bras de morphée épuisés par cette longue et difficile journée. On ne réalise toujours pas ce qu’il nous est arrivé…


MERCREDI 30/12

Journée de repos entre Thaba Tseka et Mokhontlong
102km / 2800m D+ en taxi bus

« Grosse fatigue » 

Le réveil est douloureux. Emmanuelle, Capucine et moi qui avons tous été piqués 15 à 20 fois sommes gonflés et nauséeux. Il est évident que l’on ne va pas pouvoir rouler aujourd’hui, tant nous sommes fatigués. Je pars alors en quête d’une navette pour rallier Mokhontlong en voiture. 

Après de longues heures de discussion et de négociation, nous trouvons finalement un taxi-bus qui accepte de nous transporter avec nos quatre vélos. S’en suit alors 3h30 de piste défoncée, à être secoués comme des sacs de pommes de terre à l’arrière du petit van Toyota aux pneus complètement lisses. C’est loin d’être reposant mais l’enchaînement interrompu de cols, nous fait réaliser que cette étape aurait été très difficile à vélo. Vers 18 heures nous rallions Mantsebo Guest House, au pied du mythique Sani Pass.


JEUDI 31/12

Journée de repos à Mokhontlong Bikepacking

Itinéraire Bikepacking : https://www.strava.com/activities/4543822758

« Un réveillon mémorable à Mokhotlong » 

Au réveil, nous constatons une nouvelle fois que nous sommes très fatigués et encore gonflés par les piqûres de guêpes. À l’évidence il ne sera pas possible de gravir les 35km de Sani Pass aujourd’hui.
Nous décidons donc de passer la journée du 31 décembre à la guest house pour finir de récupérer, d’ailleurs Capucine passe une partie de la journée à dormir. Pour ma part, je me sens un peu mieux et j’entreprends une petite excursion vers le centre ville de Mokhontlong afin de retirer de l’argent et acheter un peu de ravitaillement. J’en profite aussi pour tenter de regonfler ma fourche qui est un peu « molle », une fois le vélo lesté de ses sacoches Zéfal. Pas simple de regonfler au compresseur. Il me manque clairement une petite pompe haute pression. A noter pour le prochain trip.

Tout comme le réveillon de Noël, la soirée de la Saint-Sylvestre sera très « festive » : nous sommes les seuls clients de la Guest House, l’alcool est interdit à la vente du fait des restrictions liées au coronavirus, et le cuistot nous sert exactement le même menu que la veille à savoir purée de pommes de terre, épinard hachés et ragoût de moutons. Pour la grosse fiesta, on repassera !


ÉTAPE 7

Vendredi 1/1
Mokhontlong (Lesotho) – Sani Pass (AFS)
48km / 1413m D+ / 3h40 de roulage
Itinéraire Bikepacking :
https://www.strava.com/activities/4548325625

« Jour de l’an à Sani Pass »

En ce 1er janvier 2021, nous nous sentons mieux et nous décidons donc de nous élancer pour cette 7ème étape de vélo, qui nous fera passer par le point culminant de notre traversée, à savoir Sani Pass , et ses 3240 m d’altitude.
L’Ascension se fait sous un ciel gris avec un petit vent dans le dos appréciable. La route est très propre il faut dire qu’elle a été financée et construite par les Chinois il y a quelques années. Après 20 km de faux-plat, on rentre dans le vif du sujet, avec de très forts pourcentages (15-20%) qui m’obligent à tracter Capucine qui n’est pas au top.

J’incite tout le monde à presser un peu l’allure car j’aperçois la pluie qui remonte la vallée, à notre poursuite. Cela ne loupe pas le dernier kilomètre d’ascension est effectué sous une pluie battante qui nous oblige à enfiler nos vestes « Gore-Tex » pour la première fois. Il fait 6-7°C (ressenti 2-3°C), et la descente vers la frontière entre le Lesotho et l’Afrique du Sud ne va pas être une partie de plaisir. Après 45 minutes de descente, nous arrivons au poste-frontière grelottants et trempés jusqu’à l’os. J’ai beaucoup de mal à extraire les passeports du sac à dos, dans ces conditions. Les douaniers lesothiens nous informent alors que le Sani Mountain Lodge est ouvert. Nous y trouvons un poêle ronflant et des chocolats chauds qui nous permettent de nous réchauffer rapidement. Voyant qu’il continue de pleuvoir, et que le brouillard s’est levé, il est impossible d’envisager la fin de la descente de Sani Pass (qui devient une piste) dans des conditions de sécurité optimales. Nous décidons de passer la soirée dans ce Lodge très accueillant et confortable. Le froid m’a détraqué le ventre, et je passe une partie de l’après-midi aux toilettes. Heureusement, nous avons pris soin d’emporter du cumin et de l’immodium avec nous. La soirée au Sani Lodge sera très agréable, après cette journée somme toute assez difficile.


ÉTAPE 8

Dimanche 2/1
Sani Pass (AFS) – Himeville (AFS)
24km / 57m D+ / 1h30 de roulage
Itinéraire Bikepacking :
https://www.strava.com/activities/4587084027

« Retrouvailles avec le COVID »

Au réveil, nous avons le plaisir de constater que la pluie a cessé, et que nous sommes au-dessus d’une mer de nuages. Après un petit déjeuner reconstituant, nous profitons du réseau wi-fi pour répondre à divers messages et animer notre compte Instagram The Bicycling Family (@thebicyclingfam). Vers 10 heures, nous nous élançons pour la fameuse descente de Sani Pass, connue de tous les sud-africains amoureux de nature. La première partie de la piste est en très mauvais état, et nous apprécions d’avoir des bons VTT semi-rigides équipés de fourches Rock Shox. Après 9 km, nous arrivons finalement au poste frontière sud-africain, où nous allons devoir faire la queue pour réaliser un test Covid que nous espérons tous être négatif. L’attente est assez longue, car il y a une trentaine de personnes qui attendent devant nous pour obtenir ce sésame et entrer en Afrique du Sud. Finalement, vient notre tour, et quelques minutes après nous obtenons les résultats : tous négatifs ! Ouf… nous allons pouvoir poursuivre notre périple au Kwazulu-Natal.

 

 

 

La suite de la descente de Sani Valley est moins raide, alternant même les petites sections de montée avec des portions descendantes. Même s’il fait toujours gris, le paysage est magnifique. Très verdoyant. De nombreuses cascades tombent des falaises de part et d’autres de la route.

On se croirait dans un paysage du monde originel. Des êtres humains vivaient dans cette vallée, il y a plusieurs centaines d’années.

Nous arrivons finalement à notre hébergement : le Sani Lodge Backpackers. Les Backpackers sont des hébergements à la croisée de la chambre d’hôte et de l’Auberge de jeunesse. C’est très convivial et pas du tout formaté. On y rencontre souvent des jeunes voyageurs du monde entier. Malheureusement dans la période actuelle il n’y a presque aucun étranger. Nous faisons néanmoins la connaissance d’un touriste chinois solitaire qui souhaite voyager au Lesotho. Vu le contexte, cela va être compliqué pour lui d’y entrer. 


ÉTAPE 9

Lundi 3/1
Himeville – Nottingham Road
102km / 2105m D+ / 7h de roulage
Itinéraire Bikepacking :
https://www.strava.com/activities/4561972661

« Record de distance battu pour les filles ! »

Cette dernière grosse étape de plus de 100 km, doit nous faire traverser une partie du sud Drakensberg pour nous amener jusqu’aux Midlands. Malheureusement, il se met à pleuvoir pendant notre petit-déjeuner. Nous préssentons que la journée risque d’être difficile sur le vélo. Je décide donc de préparer des bidons de thé chaud, et de couvrir nos jambes d’huile chauffante afin de résister à ces conditions fraîches et humides. Fort heureusement, la pluie se calmera au moment du départ donné sur une partie de route asphaltée. Après 10 km, nous tournons à gauche, et c’est parti pour 60 km de piste boueuse. Quelques 4×4 nous doublent et nous aspergent d’eau boueuse. Les filles ne sont pas contentes ! Comme la pluie redouble, nous sommes obligés d’enfiler nos « Gore Tex » une nouvelle fois. Elles seront rapidement maculées de boue, mais offrent une bonne protection contre l’humidité. 

En fin de matinée, nous passons dans un premier village qui héberge exclusivement des familles noires. Pendant la période de l’apartheid (1913 à 1991), ces villages, souvent éloignés des fermes ou des villes, accueillaient les populations noires. Le régime ségrégationniste faisait en sorte de positionner ces villages le plus loin possible des populations blanches, obligeant les travailleurs à faire de longues heures de marche ou de bus, pour rejoindre leur lieu de travail. Cette époque est forte heureusement révolue, mais les villages sont restés, et les habitants doivent toujours se déplacer pour faire leurs courses ou aller travailler. 

À la sortie du village, une côte raide nous attend et comme c’est dimanche, un certain nombre d’habitants nous regardent passer en nous encourageant. Nous sommes dans la plus longue montée de la journée (14km à 4,1%), celle qui longe la Lotheni Mountain. Le paysage qu’offre ce massif est absolument somptueux. Cela donne vraiment envie de revenir. Comme les filles commencent à fatiguer, nous nous arrêtons brièvement au bord de la route pour avaler nos petits sandwichs de pain de mie, réalisés lors du petit déjeuner, accompagnés de barres Meltonic. Nous ne nous attardons pas car le temps est menaçant, et il nous reste encore une bonne cinquantaine de kilomètres à parcourir. 

Nous longeons de grandes et magnifiques fermes, sur cette seconde partie d’étape. Ici, on y fait principalement de l’élevage extensif : vaches, moutons, chèvres. Capucine souffre de plus en plus de son trapèze droit. Plus précisément de son sterno-cléido-occipito-mastoïdien (SCOM) mis à mal lors des premiers portage dans Baboons Pass (3ème étape). Cette douleur lancinante et croissante accapare tout son esprit. Je reste avec elle et l’aide avec mon système de traction, non breveté mais très efficace. Nous ferons toutes les montées raides de la sorte, tel un tandem.. Pendant ce temps, Emmanuelle et Lena caracolent en tête. Léna est euphorique, motivée par la perspective de battre son record de distance à vélo.

Finalement après 70 km parcourus, nous retrouvons la route. Celle-ci est assez accidentée, cela monte et cela descend sans cesse. Nous atteignons néanmoins “Nottingham Road” en fin de journée où nous nous installons au Notties Hotel, véritable institution dans la région. En effet, cet hôtel existait déjà au XIXe siècle, car situé sur l’axe stratégique Durban – Johannesbourg. Nous y sommes très bien accueillis, et c’est très confortable. Après une bonne douche, et une session lessive incontournable pour les maillots et les cuissards, je m’inquiète du dîner. Je fais donc un saut au restaurant pour m’enquérir des horaires de service. Il est 19h28 et la responsable du restaurant m’apprend que la cuisine ferme à 19h30. Branle-bas de combat ! il faut réagir très rapidement pour manger ce soir. Je rameute le reste de la famille pour commander. Notre menu du soir comportera des pâtes, une pizza, une salade et un fish and chips. Je rêvais d’une bière pression, mais malheureusement les restrictions en cours interdisent toute vente d’alcool en Afrique du Sud. On se contentera d’eau gazeuse…


ÉTAPE 10 

Lundi 4/1
Nottingham Road – Pietermaritzburg
51 km / 451 m D+ / 2h31 de roulage
Itinéraire Bikepacking :
https://www.strava.com/activities/4567438125

« Visite émouvante à Nelson Mandela Capture Site Museum »

Nous nous réveillons sous un beau et chaud soleil vers 7h du matin, avec un bon petit déjeuner qui nous attend : Muesli, yaourt et salade de fruits pour les filles, et « Full English Breakfast » pour moi.

Je profite de ce moment tous ensemble pour rappeler que l’étape du jour est plutôt favorable : un profil globalement descendant, et une route 100 % asphaltée.

Il faudra cependant faire attention à la circulation, car nous nous rapprochons des grandes villes que sont Pietermaritzburg et Durban.

 

En imaginant notre itinéraire, j’ai pris soin de nous faire passer devant le musée Nelson Mandela Capture Site que nous espérons pouvoir visiter. Arrivés sur place, nous parquons nos vélos sans cadenas, espérant qu’ils seront toujours là, après la visite. Le musée en lui-même n’est pas très grand, mais il est très bien structuré, et nous passionne tous.

 

On y apprend que c’est à cet endroit précis de la R103 que Nelson Mandela a été arrêtée le 6 août 1962, lors d’un banal contrôle routier mis en place par la police de l’apartheid.

Étant l’un des principaux activistes politiques anti-apartheid, il vivait alors dans la clandestinité et était activement recherché par le régime.

 

Malheureusement pour lui, il est reconnu par la police malgré son déguisement.

 

À l’issue de cette arrestation, il sera jugé et condamné à 27 ans de prison. Cette visite passionnante et émouvante, nous permet de mieux comprendre l’histoire mouvementée de l’Afrique du Sud, à cette époque.

Comme c’est le début de l’après-midi, nous commençons à avoir faim. Malheureusement, le snack à l’entrée du musée ne propose pas grand-chose… et Emmanuelle veut absolument un smoothie. Nous nous mettons donc en quête d’un bar à smoothie. Fort heureusement, on nous informe que « le royaume du chocolat » fait des smoothies quelques kilomètres plus loin. On s’y arrête et commandons une bonne dose de calories : Iced Coffee pour les filles, Death By Chocolate pour moi et Lime smoothie pour Emmanuelle qui voulait boire quelque chose de frai

Nous finissons cette étape en suivant la R 103 qui va nous mener jusqu’au quartier de Hilton sur les hauteurs de Pietermaritzburg. Grâce au tracé GPS préalablement enregistré sur mon compteur Garmin, je trouve assez facilement le 7 Primula avenue, où nous attendent Charles, Leslie et Bentley (le chien), nos hôtes du soir contactés via le site Internet warmShowers.org .

Ce site internet complètement gratuit permet de mettre en relation des voyageurs à vélo, avec des hébergeurs tout aussi passionnés de vélo. Après une bonne douche, nous discutons un moment avec nos hôtes.

Nous apprendrons ainsi que Charles a roulé sur tous les continents, et participé à de nombreuses courses de cyclisme-ultra du calendrier international : la Transcontinental Race en Europe, la Tour Divide aux USA, la tour quelque chose en Nouvelle-Zélande… Etc. Un vrai passionné de sport et de vélo. Leslie n’a pas le même CV mais elle nous apprend qu’elle prépare le Freedom challenge : 400 km en totale autonomie. De vrais sportifs !

Leslie est adorable, elle nous a préparé un succulent poulet rôti accompagné de patates et de petits légumes. Emmanuelle et moi savourons en parallèle un bon merlot Sud Africain ouvert par Charles. Je réalise que cela fait 10 jours que l’on n’a pas bu une seule goutte de vin !

Entre la fatigue induite par notre périple et l’alcool, le sommeil vient rapidement, et à 21h nous sommes couchés.


ÉTAPE 11 

Mardi 5/1
Pietermaritzburg
9,7 km / 11 m D+ / 19min de roulage
Itinéraire Bikepacking partie 1 :
https://www.strava.com/activities/4571858954

Durban

12,8 km / 270m D+ / 1h01 de roulage

Itinéraire Bikepacking partie 2 : https://www.strava.com/activities/4571859204

« Décompression »

Nous profitons du petit déjeuner avec nos hôtes pour réfléchir aux différentes options pour cette dernière étape qui doit nous emmener jusqu’à Durban. Les filles sont assez fatiguées et pas motivées pour faire les quelques 100 km de route qui nous séparent de la troisième plus grande ville d’Afrique du Sud. De notre côté, Emmanuelle et moi sommes conscients qu’il va falloir évoluer dans la circulation entre les voitures, les taxi-bus, et les poids-lourds… avec la fatigue et la chaleur, le risque d’accident est assez élevé. Nous décidons donc de faire cette étape en transport en commun. L’option train est vite oubliée, car il n’y a que deux liaisons par semaine entre Pietermaritzburg et Durban. Finalement, nous trouvons un taxi-bus qui va pouvoir nous transporter avec nos quatre vélos, jusqu’à notre hôtel situé 100 km plus loin. 

 

Leslie, qui avait envie de partager un bout de route avec nous, nous accompagne à vélo jusqu’au centre-ville.

 

Nous y retrouvons Trévor et son van Toyota Quatum flambant neuf, où nous prenons place confortablement installés. Notre chauffeur, tourne le contact, prend l’autoroute et met la musique à fond. Je savoure particulièrement cette heure de trajet car notre aventure se termine, et tout s’est globalement bien passé.

 

Je ne regrette pas du tout d’avoir esquivé la majeure partie de cette dernière étape car c’est très vallonné, il fait très chaud et le trafic est dense. Aucun regret !

Arrivés à Durban, nous remontons les vélos et prenons la direction de la plage, pour faire la photo finish et piquer une tête dans l’océan indien. Même si l’accès à la plage est interdit du fait des restrictions liées à l’épidémie du Covid, nous prenons le risque de nous aventurer sur le sable. Il n’y a presque personne. C’est magnifique, et on est tous les quatre très heureux d’être là. Assez rapidement, on constate qu’un petit avion blanc et bleu nous survole une première fois, puis une seconde, et une troisième fois. Je me dis que c’est peut-être la police qui surveille l’immense plage de Durban. Comme prévu, on prend un bain dans les rouleaux de l’océan Indien mais rapidement on aperçoit au loin deux silhouettes en uniforme : la police nous a repérés ! Bikepacking

On récupère nos vélos et nos affaires en quatrième vitesse, et on s’échappe par un petit chemin de traverse comme de véritable délinquants. Entre-temps, Léna marche sur une guêpe posée sur le sable et se fait piquer le pied. Elle n’a vraiment pas de chance ! On finit sous la pluie battante chez Coco Loco où l’on se délectera de Wraps et de Milk-shakes. 

À l’issue de ce déjeuner très apprécié, on dépose les filles à l’Hôtel Beside Stillwater Boutique Hôtel, pour nous mettre en quête de cartons à vélo pour empaqueter nos fidèles destriers, en vue du retour en avion. Les bike-shops repérés sur internet s’avèrent tous être sur les hauteurs du quartier d’Umhlanga. Nous sommes bons pour une nouvelle heure de pédalage, à la recherche de ces magasins. In fine, on réussi à trouver quatre cartons après avoir visité trois magasins différents. Le problème, c’est qu’on ne peut pas les transporter et qu’il va donc falloir se les faire livrer. Le manager de Specialized Umhlanga me propose de tous les apporter à notre hôtel. Super sympa.


Mercredi 6/1

Journée de repos à Durban

Notre dernière journée de vacances à Durban sera ponctuée par l’achat de livres scolaires pour les filles (la rentrée approche), l’emballage des quatre vélos, l’achat des billets d’avion, et pour finir un superbe early-diner de 18h30 à 19h30 (couvre feu oblige), à Umhlanga Rocks.

Jeudi 7/1

Retour à Cape Town

« Fin de l’aventure » Bikepacking

Voilà enfin venu le jour du retour vers notre maison de Cape Town.

On a rendez-vous à 10h avec Trevor le taxi, qui arrive à l’hôtel dès 9h30.

Bien entendu, les filles n’ont pas fait leur sac et veulent absolument profiter une dernière fois de la piscine de l’hôtel.

Néanmoins à 10h02, nous montons dans le taxi et prenons la route de l’aéroport King Shaka (Célèbre roi zoulou).

Tout se passe de manière très fluide à l’aéroport où nous prenons notre déjeuner.

Le vol retour est très rapide, beaucoup plus que l’aller en bus ! 

À Cape Town, nous retrouvons notre amie Claudine qui est venue nous chercher à l’aéroport, avec notre van VW T4. On charge les quatre cartons et on rentre à la maison.

L’aventure The Great Lesotho Traverse se termine. Au total, nous aurons roulé plus de 50h, et parcouru 650km pour 15000m de D+. Au-delà des chiffres, que d’émotions vécues, et que de souvenirs emmagasinés !


Remerciements

  • Nos sponsors Bikepacking
      • DT Swiss France qui nous a fourni les superbes et fiables XR1700 Bikepacking
      • Zéfal qui nous a fourni des sacs bikepacking, des sacs à dos, des bidons isothermes Bikepacking 
      • Meltonic, fidèle partenaire de nos organisations, nous a permis d’avoir de l’énergie avec de la boisson énergétique, des gels et des barres au miel Bikepacking 
      • Urge, qui a envoyé des casques Papingo. Bikepacking
  • Claudine qui a gardé notre maison et nos chiens Tyson et Judy pendant notre absence.
  • Les Villageois de Latsetse pour leur accueil 
  • Charles et Leslie pour la soirée Warmshowers, à Pietermaritzburg
  • Nos familles, nos amis, et plus globalement tous ceux qui nous ont suivis sur les réseaux sociaux.
  • Johann et Dana qui nous ont conseillé sur le Lesotho après leur voyage Bikepacking de 3 semaines
  • Romain LARONCHE, Olivier HARALAMBON, Jean-Pierre GIORGI, Sylvain BAZIN, Pat VDB qui nous ont aidé à raconter cette aventure Bikepacking dans les médias.
  • Les entreprises du Cap qui nous ont aidés à préparer cette expédition : Freewheel Cycology, East City Cycles, Enjoy, Ademas 
  • A titre plus personnel, je tiens à remercier ma femme Emmanuelle et mes filles Capucine et Léna, pour avoir adhéré à ce projet Bikepacking avec enthousiasme. 

En pratique 

  • Géographie : Le Lesotho est un petit pays totalement enclavé en Afrique du Sud. Indépendant depuis 1966, le Lesotho est aujourd’hui un royaume dirigé par le roi leste III. Ancienne colonie britannique, le Lesotho fait toujours partie du Commonwealth. Le Lesotho est un pays très montagneux, dont le point le plus bas se situe à 1400m d’altitude, et le point culminant se trouve à 3482m. Il en tire son surnom : « the Kingdom in the Sky”. Très pauvre, le Lesotho  compte environ deux millions d’habitants, et l’espérance de vie est estimée à 34,5 ans. Source Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Lesotho    
  • Notre Equipement
    • Vélo : Specialized Chisel modèle 2021 en Shimano Deore
    • Roues : DT Swiss XR1700 Boost 29 pouces
    • Pneumatiques : Specialized Fast Track 2.35 avec 50ml de préventif No Tubes par pneu
    • Bagagerie Bikepacking : 
      • Sacs de guidon Zéfal Z Adventure F10 
      • Sacs de selle : Zéfal Z Adventure R5 + R 17
      • Sac à dos : Zefal Hydro XC
    • Casque : Urge Papingo
    • Maillot : Enjoy Custom « Ubuntu », by WTS
    • Bidons : Zéfal Arctica 55 et 75 / Meltonic 55 et 75 ml
    • Nutrition sportive : 
      • Boisson Meltonic Menthe
      • Gels Meltonic Caramel Salé + Menthe poivrée
      • Barres Meltonic Avoine Citron + Cranberries (1 par jour)
      • Barres Meltonic Tonic Figue, Tonic Pistache (2 par jour)
  • Nos hébergements
    Ayant fait le choix de ne pas prendre de matériel de camping, nous avons dû trouver des hébergements. Au Lesotho, il ne sont pas nombreux, mais vous pouvez consulter la carte Google que nous avons créée.

    => Les plus agréables furent :

    1 – Le Semonkong Lodge : Top !
    2 – Sani Mountain Lodge, à Sani Pass : un petit hotel très confortable, qui est aussi le plus haut pub d’Afrique à 2800m d’altitude. Un peu cher.
    3- Sani Lodge Backpackers, en bas de Sani Pass (coté Afrique du Sud)

Réseaux sociaux

Vous pouvez suivre nos aventures sur Instagram : @thebicyclingfam
 


Pour aller plus loin – Parutions  dans la PRESSE

Journal “L’Equipe” 

Journal “Nice-Matin”

“Cyclo-mag”

“Bike Café”


FILM – The Great Lesotho Traverse

Vidéo Originale (durée 57′) – Passez une soirée au “Lesotho” 🙂
 

 

Récit écrit par Jean-Baptiste Wiroth

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Témoignages

The Great Lesotho Traverse in bike packing mode –…

Written by Jean-Baptiste Wiroth

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The Great Lesotho Traverse in bike packing mode – Story

Genesis 

The idea for this family bike trip started in early September, when we returned to Cape Town from France. Indeed, Lesotho was on our list of countries to visit, and the only time of the year that Emmanuelle, Capucine and Lena were on vacation together was Christmas. So we made a spontaneous decision to do a trip to Lesotho, and, to add to the adventure, we decided to travel by bike, in bike packing mode. bike packing

From September, I began planning the route, logistics and equipment of this bike packing trip.
I then discovered Logan Watts’ article in bikepacking.com (https://bikepacking.com/routes/lesotho-traverse/), which turned out to be full of useful information.

After working on our itinerary for several weeks, we planned to finally put it to the test on a trial biking weekend between Grabouw and Greyton, starting from Trail’s Endbike packing
   

The achievement

D-3 – Monday December 21 – 2020

To enter Lesotho, we needed to provide negative COVID tests of less than 72 hours. We therefore found a lab to carry out the relevant tests in the early morning.

In theory, we were supposed to receive the results the following morning and would then be able to leave on Tuesday or Wednesday. At the same time, the 4 pairs of wheels sent by DT Swiss France finally arrived in the afternoon, after being held  by customs for a few days.

D-2 – Tuesday, December 22 – 2021. We received the results, one at a time, by SMS: first Léna, in the early morning, then Capucine, myself and finally Emmanuelle in the afternoon. Fortunately, they were all negative! “Phew!”
I then had to book the bus tickets and confirm our first accommodation reservation.
In the meantime, Emmanuelle struggled on the phone to receive written proof of our negative tests … “What complications!” 

By the time the evening arrived, we were still without any certificates. bike packing

D-1 – Wednesday 23 December – 2021.

We were waiting anxiously for our certificates… so we decided to go to the lab 30min away. A long queue stretched out across the street. We eventually got the certificates and at 4:30 p.m. we finally arrived at Cape Town bus station to take the bus to Ladybrand. bike packing

The Great Lesotho Traverse could finally begin !!!

STAGE 1

Thursday 24 of December
Ladybrand (AFS) – Roma (Lesotho)
60km / 860m D+ / 4h13
Bike packing Route :
https://www.strava.com/activities/4522775654

« The Kingdom in the Sky ! »

Our sleep was painfully short as a passenger sang like a bird until 3:00 am without any consideration for the other passengers. Around noon, we disembarked at Ladybrand after a 14 hour bus ride.
I mounted our 4 bikes in front of “Ali’s Garage”, while Ali watched us with curiosity.
At 1:00 pm, we began riding on the main road towards the border post of Maseru, where we were supposed to enter Lesotho. The 15 kilometers went quickly and we found ourselves facing South African customs. There weren’t many people, and the formalities were completed relatively quickly. We presented our Covid tests, then had our temperatures taken. Even though it was very hot, our body temperatures were between 36 and 37°C. We were relieved !

At 2:00 pm, we were happy to ride through Maseru. It turned out to be quite hectic with a lot of traffic in all directions: “Chaotic!”

One hour later, near the airport, we finally found the countryside and the first dirt tracks. The landscapes are magnificent and the light sparkling… this country deserves its name : « The Kingdom in the Sky ». Unfortunately, we underestimated our water requirements and we quickly found ourselves rather dehydrated. Léna and Capucine were tired and we had to overcome a very hilly section at the end of the stage.

LADYBRAND MASERU

At around 6:30 p.m. we finally arrived at the Roma Trading Post Lodge, which welcomed us for the night. Having been closed for more than six months, they weren’t able to prepare a proper Christmas dinner, so went shopping in the only grocery store in the village, located at the top of a long hill. Our Christmas menu was quite frugal, but we enjoyed a boiled egg, a little rice and a few slices of cucumber!
This Christmas Eve 2020 will be remembered for a long time!


STAGE 2

Friday 25 of December
Roma (Lesotho) – Ramabanta (Lesotho)
38km / 987m D+ / 2h46
Bike packing Route :
https://www.strava.com/activities/4522775729

« Best customers of the day ! » 

On Christmas day, after a good night’s rest of 10 hours, we hit the road for the second stage which was supposed to lead us to Ramabanta. Taking into account the fatigue induced by the bus trip and the first stage, we made the choice to stay on the road without venturing on the difficult paths of the area. Just after Roma, a 4 km climb at an average gradient of 8% awaited us. Many taxi-buses had stopped on the side of the road due to their engines’ overheating. At mid-stage, we bought a few supplies at “George‘s” little roadside stall: having purchased the sum total of eight bananas, two pears and ten little packs of peanut / raisin mix, we were voted “best customers of the day”!
George was overjoyed to have received us on Christmas day! The transaction was complemented by a lively discussion about European and African football. He was familiar with “Olympique de Marseille,” which pleased me! bike packing

Just before noon, we reached Ramabanta where Elisa was waiting for us at the Maluti Stay Lodge. We were the only guests in this quite large hotel. After a quick negotiation, she prepared us a delicious lunch : chicken curry, rice and spinach. We dedicated the afternoon to a very welcome nap, and afterwards, to preparing the bikes for the third stage, (which required small adjustments: drivetrain cleaning; tyre pressure verifications etc …). bike packing


STAGE 3

Saturday 26 of December
Ramabanta – Semonkong
42km / 1346m D+ / 6h41
Bike packing Route
: https://www.strava.com/activities/4522919876

Baboons’ Pass will be remembered all our lives! “

This third stage could be called « hell and heaven » as it was hard but also significant in that it revealed our daughters’ mental strength.

Indeed, we decided to do the first part of the route in off-road mode, going through the mountains, and through Baboons’ Pass. Unfortunately for us, those 20 km of mountain biking turned out to be A LOT harder than we expected. Besides the high gradient at the start, we had to cross, (by foot), countless boulder-strewn paths, which had been destroyed by the recent storms. We were forced to carry our mountain bikes, loaded with 10 to 20 kg of equipment, which was truly exhausting.

Furthermore, during the initial crossing by foot, Emmanuelle lost control of our drone, which disappeared into the valley after a 10-15 minutes flight. We were very disappointed as the images promised to be superb. The only positive aspect that emerged was the fact that Emmanuelle’s backpack was lightened, as it had been a bit too heavy for such a trip.

At 4:00 pm, we finally reached the top of the pass during a light storm. Although we were very focussed, our stress-levels increased, as it was impossible to see the end of the interminable track …
After descending the pass, we still had to go around Mount Thaba Putsoa (3096m) on extremely difficult paths. At that moment, Emmanuelle and I began to consider the option of sleeping in a village or even in the mountains, if we failed to arrive in time at  the junction with the Semonkong road. Fortunately, about 6:00 pm, having crossed another small pass, we finally saw the road: “Tears of joy” flowed at our deliverance!

After a 20 km downhill ride, at high speed, we finally reached Semonkong Lodge in the dark night. We had spent 12 hours, that day, in the mountains! A welcome shower, dinner and cozy beds allowed us to overcome our fatigue and the stress of an emotional, but special day.


STAGE 4

Sunday 27 of December
Semonkong Falls
5km / 157m D+ / 1h11
Bike packing Route :
https://www.strava.com/activities/4537619375

« The Place of Smoke »

For this first ‘rest’ day, we decided to visit the Semonkong Falls, which are said to be the highest in Africa with a height of 186 m. For this “stage”, however, we opted for “Basotho Horses”, which are little horses, perfectly adapted to the local mountains. After 30 minutes of horse riding, we reached the falls. The landscape was incredible. At the bottom of the falls, the image of a permanent cloud of droplets provided  the explanation of the waterfall’s name: the Place Of Smoke (or Semonkong).

The afternoon was dedicated to our preparation for the fourth stage, one of the most difficult of our trip. In addition, I spent part of the evening trying to find the best route to reach Mantsonyane the following day. Without a detailed map, and accurate information, provided by locals, it was not easy to make decisions!


STAGE 5

Monday 28 of December
Semonkong – Latsetse
69km / 1446m D+ / 6h
Bike packing Route :
https://www.strava.com/activities/4542594499

” Meeting in unknown land “

Knowing the difficulty of our route, we awoke at 6:00 am in order to make an early start. The very welcoming staff at Semonkong Lodge prepared us a superb breakfast. At 7:04 am, we began with the goal of reaching Mants’onyane lodge in the evening.
Unfortunately, I took the wrong path, forcing the family to do an extra warm-up around Semonkong airfield! Fortunately, we met Motsamaï, a local cyclist who set us  on the right track, which was comprised of a succession of climbs and descents in amazing landscapes. We crossed the paths of many Basotho riders, shepherds tending their cattle…
At 21km, we had to make a strategic decision: either to stay on the main track, or to go deep into the Maletsunyane gorge and climb the other side. After interviewing a few local shepherds, I decided to quit the GPS route recommended by Logan Watts on Backpacking.com, and stay on the main 4×4 path.

 

Advantage: It was supposed to be smoother and there was no risk of getting lost (Baboon Pass made me cautious). Disadvantage: it would be longer in terms of distance, rather than time spent on the bike.
So we continued our way towards Mokonkong, Marakabei, and Mantsonayne.
Around 5 p.m., we were still very far from our goal, so I suggested to the family that we ask for accommodation in the next village.

Finally, we arrived at a pretty village above the track. The shepherd sitting by the side of the road was not very fluent in English,  (and of course, he could not communicate in French).
We then adopted the universal sign language: “sleep”, “eat”, “money”. Unfortunately, we had a hard time communicating with him. We were about to leave in order to try our luck in the next village, when an old man, the village chief, joined us.
Communication was still a challenge, but our request seemed to have been understood. In the meantime, a group of children came to watch our interactions, soon joined by several young women from the village, who spoke a little English. After much discussion between them (about 30 minutes), they finally agreed to welcome us for the evening. “It was Ok!”

We discovered later, that they had never accommodated foreign travellers in their village. Thus began the “Rendez-vous in the unknown land of our adventure” !  
The entire village came to greet us, then walked us to our “Rondavel” (a small traditional circular hut). They brought us a bench, a chair, and a basin with a jug of water to wash our dirty arms and legs.
In this small village of about 20 huts, there was no running water or electricity. Each of us washed in front of the children, who gazed at the spectacle with great curiosity and excitement. It was a real show!
Then came time for the dinner which was presented in front of the village elder’s hut. She told us that she had never left her valley! The menu included boiled lamb, chopped spinach and rice. It was delicious! We managed to chat to them, and they taught  us a few words of Sotho, while laughing at our pronunciation! This was a warm and friendly moment. The night spent in the hut was disturbed by the music listened to by the youngsters and the bed-bugs nestled in the blankets!

Nevertheless, we spent the night dry and warm.


STAGE 6

Tuesday 29 of December 

Latsetse – Thaba Tseka
61km / 1691m D+ / 5h50
Bike packing Route :
https://www.strava.com/activities/4545160504

« Wasp attack » 

 

We awoke at 6:00 am, and set up our equipment while sipping hot tea. There was no proper breakfast that morning. Just before leaving, we compensated our friends for accommodating us (500 Malutis = 20 €)… and we asked for a group photo.

Like people all over Africa, our hosts were relatively well-equipped with cell phones, which they recharged using a small solar panel, so we decided to exchange our cell phone numbers.
We then discovered that a few young women were on Facebook. “It was awesome!”
It’s in such moments that you realize the power of social media, and communication technology!

 

Shortly afterwards, we hit the track again with the aim of reaching Thaba Tseka in the afternoon. The track was comprised of murderous climbs and rapid descents. Around noon, we made the junction with the main road which would lead us to Marakabei, Mantsonyane and, finally, to our accommodation, “Motherland Guesthouse”, located in Thaba Tseka.


In Marakabei, we did some shopping for our picnic lunch. When I came out of the grocery store, a toothless man offered me Cannabis which I refused on the pretext that I still had several mountain passes to climb … “LOL”.
We picnicked at the edge of a small stream while curious children stared at us. Our menu consisted of:  fruit juice, a piece of brioche bread, one tomato and few grilled chicken necks (1 maluti each = 0,05 €).

We re-started under a blazing sun and we quickly found yet another murderous climb, so common in Lesotho. I almost overheated, as did the rest of the family …

After ten kilometers of climbing, we reached the summit at an altitude of 2550m, and rode down to Mantsonyane where we experienced the most striking (and painful) episode of our adventure. After six hours of pedaling, we began to tire and felt that the end of the 45km long stage would be very difficult.
We then stopped at a grocery store to buy some fruit, and also to request a “lift” from the grocer who had a superb van.

After a short negotiation, he agreed to drive us to our accommodation. I started to dismount the front wheels of our Specialized Chisels, and asked him for a piece of cardboard to block the disc brake pads. While moving the box in the grocery store, I disturbed a hidden nest of wasps! This resulted in an unbelievable and painful experience: we were literally attacked and repeatedly stung by dozens of wasps! In panic, we ran down the road. We did not understand what was happening to us and we were forced to find refuge in a village-hut in order to avoid these very aggressive wasps (which attacked anyone within a radius of 50 m around the grocery store). We were shocked and perplexed as to how we would collect our bikes and luggage left in front of the grocery store. After hiding for an hour, I attempted to retrieve our equipment … only to be immediately punished – I was again attacked by the wasps.

I retreated into the hut where Emmanuelle, Léna and Capucine were still hidden with 20 to 25 other people. Finally, the wasps calmed down and we were able to retrieve our bikes with the help of some shepherds protected by their traditional clothing (rubber boots, a thick blanket, and a full woollen hood). The village chief who was in the grocery store at the time of the attack very kindly offered to transport us in his 4×4 to our accommodation located 45 km away. During the trip, we finally unwound, (the girls were in tears), and enjoyed being in the car, particularly, because the gradient was steep and a storm was brewing. A few minutes later, we were surrounded by lightning strikes and thunderstorms. Dinner was quickly swallowed and we sunk into the arms of Morpheus, exhausted by this long and difficult day.

 

We had not fully comprehended what had happened …


Wednesday 30 of December

Rest day in the bus between Thaba Tseka and Mokhontlong

” Tired “

Waking-up was painful in the morning. Emmanuelle, Capucine and I had all been bitten 15 to 20 times and were swollen and felt nauseous. It was obvious that we were not going to be able to ride that day. I then went out in order to find a shuttle to reach Mokhontlong by bus or car.

After long hours of discussion and negotiation, we finally found a taxi-bus that agreed to transport us with our four bicycles. We endured three and a half hours of bumpy track, being tossed around in the back of the little Toyota van (with completely worn tyres). It was far from restful, but the uninterrupted series of passes made us realize that this stage would have been extremely difficult on a mountain-bike. Around 6 p.m. we reached Mantsebo Guest House at the foot of the mythical Sani Pass.


Thursday 31st of December

Rest day in Mokhontlong

Itinerary : https://www.strava.com/activities/4543822758

“A memorable New Year’s Eve in Mokhontlong

Just after waking, we were still very tired and swollen from our wasp stings. Obviously, it would have not been possible to ride the 35km Sani Pass climb.
We therefore decided to spend the last day of December at the guest house in order to recover a little more. Capucine spent the most part of the day sleeping.
I felt somewhat better and did a short ride to the « city » center of Mokhontlong in order to withdraw money and buy a few supplies. I also took this opportunity to try to increase pressure in my fork, which was a little “soft” with its Zéfal bike bags. Not easy. I clearly missed my small high pressure pump. Note for the next trip.

Just like Christmas Eve, New Year’s Eve was very “festive”: we were the only guests at Mantsebo, alcohol was prohibited for sale due to COVID restrictions, and the chef served exactly the same menu as the day before (mashed potatoes, chopped spinach and mutton stew).
For the big fiesta, we’re waiting for 2021!


STAGE 7

Friday 1st of January
Mokhontlong (Lesotho) – Sani Pass (AFS)
48km / 1413m D+ / 3h40
Bike packing Route :
https://www.strava.com/activities/4548325625

“New Year’s Day at Sani Pass”

On January 1st, we felt better and we therefore decided to set off for this 7th stage, which would take us past the highest point of our « Traverse », Sani Pass, and its 3240 m altitude.

The ascent took place under a gray sky with a noticeable breeze on our backs. The road is very smooth, it must be said that it was financed and built by the Chinese a few years ago. After 20 km of false flat, we got to the heart of the matter, with very high gradients (15-20%) which forced me to tow Capucine in order to reach the top.

I urged everyone to speed up the pace a little because I could see the rain coming up the valley in pursuit of us. We did not escape the driving rain on the last kilometer of ascent, which forced us to put on our “Gore-Tex” jackets for the first time. It is 6-7 ° C (it felt 2-3 ° C), and the descent to the Lesotho-South African border was not going to be fun. After 45 minutes of descent, we arrived at the border post, shivering and drenched to the bone. I had a hard time extracting the passports from the backpack under these conditions. Lesotho customs officials informed us that the Sani Mountain Lodge was open. There we found a roaring stove and hot chocolate, which allowed us to warm up quickly. Seeing that it continued to rain, and that the fog had lifted, it was impossible to envisage the end of the descent from Sani Pass (which becomes a track) in optimal safety conditions. We decided to spend the evening in this very welcoming and comfortable Lodge. The cold knocked my stomach out of whack, and I spent part of the afternoon in the bathroom. Fortunately, we took care to take cumin and ‘Imodium’ with us. The evening at the Sani Lodge was very pleasant after a rather difficult day.

 


STAGE 8

Sunday 2nd of december
Sani Pass (AFS) – Himeville (AFS)
24km / 57m D+ / 1h30
Bike packing Route :
https://www.strava.com/activities/4587084027

Sani Valley

When we awoke, we were pleased to see that the rain has stopped and we were just above a sea of ​​clouds. After breakfast, we used the wi-fi network to reply to various messages and activate our Instagram account “The Bicycling Family” (@thebicyclingfam). Around 10 a.m., we started the famous Sani Pass downhill, known by all South Africans. The first part of the track is in very poor condition and we were happy to have good hardtail bikes with Rock Shox forks. After 9 km, we finally reached  the South African border post, where we had to queue to perform a Covid test that would hopefully be negative. The wait was quite long because there were about 30 people in front of us, waiting to enter South Africa. Finally, we had the test and a few minutes later received the results: “Negative! Phew…!” we were able to continue our trip in Kwazulu-Natal.

 

 

The final downhill part of Sani Valley was less steep, alternating between small uphill sections of ascent with descending sections. Even though it was still gray, the scenery was beautiful. Very green. Numerous waterfalls cascaded from the cliffs on both sides of the road.

This landscape looked like the original world.

Human beings had lived in this valley several hundred years ago.

We finally reached our accommodation: the Sani Lodge Backpackers. ‘Backpackers’ are accommodation lodges , between Bed & Breakfasts and Youth Hostels. They are very user friendly and not at all formatted. We often met young travelers from all over the world. Unfortunately in this period, there were hardly any foreign tourists. We met a lone Chinese tourist who wished to travel to Lesotho. Given the context, it was probably been difficult for him to enter the country. 


STAGE 9

Monday 3rd of January
Himeville – Nottingham Road
102km / 2105m D+ / 7h
Bike packing Route :
https://www.strava.com/activities/4561972661

New personal record for the girls ! “

During this last big stage, longer than 100 km, we rode through the southern part of  the Drakensberg and on Midlands roads. Unfortunately, it started to rain during the breakfast, making the stage harder. Bottles of hot tea and heating oil massage were set up for this cool and humid day. Fortunately, the rain eased when we started. After 10 km of tar road, we turned left and started a 60 km section of muddy track. A few 4×4’s  overtook us and sprayed us with muddy water. The girls were not happy at all with these drivers!
As the rain increased, we had to put on our “Gore Tex » jackets again. They were quickly covered with mud but offered good protection against humidity.

By 11:00 AM, we went through Stepmore which appeared to be inhabited by exclusively black South African families. During the apartheid era, (1948 to 1994), these villages, often far from farms or cities, were comprised of black populations. The segregationist regime made sure to position these villages as far as possible from white populations, forcing workers to walk or to commute on the bus to reach their workplace. These days are fortunately over, but the villages have remained and the inhabitants still have to travel to do their shopping or go to work.

After the village a steep hill awaited us, and as it was Sunday, a number of locals watched us go by and encouraged us. We were on the longest climb of the day (14km at 4.1%) along Lotheni Mountain. The landscape of this mountain was absolutely amazing. As the girls started to get tired, we stopped briefly by the side of the track to eat our small sandwiches made during breakfast, with Meltonic bars. We did not linger because the weather was threatening and we still had a good fifty kilometers to go.

We passed many large and magnificent farms on this second part of the stage. These farms mainly do extensive breeding: cows, sheep, goats.
Capucine was suffering more and more from her right trapezius. More precisely from her sternocleidomastoid (SCM), slightly damaged during Baboons Pass.
The throbbing and increasing pain took over her whole mind.
I stayed with her in order to give some support with my traction system, unpatented but very efficient 😉 We have done all the steep ascents like this, like a tandem. Meanwhile, Emmanuelle and Lena were riding faster at the front, leading the family. On this day, Léna was euphoric, motivated by the goal of breaking her distance record.

Finally after 70 km, we found the road again. This one was quite uneven, constantly going up and down.
However, we reached Nottingham Road at the end of the day where we settled in at the Notties Hotel, a real institution in the region. In fact, this hotel was constructed in the 19th century, perfectly located on the strategic Durban – Johannesburg axis.
After a good shower and a must-have laundry session for jerseys and shorts, I worried about dinner. So I stopped by the restaurant to enquire about service hours. It was 7:28 pm and the restaurant manager told me that the kitchen was about to close at 7:30 pm. In such situations, you have to react very quickly if you’re hungry!
Our evening menu included pasta, pizza, salad and fish & chips.
I dreamed of a draft beer, but unfortunately the current restrictions prohibited any sale of alcohol in South Africa. I was happy with sparkling water …


STAGE 10

Monday 4th of January
Nottingham Road – Pietermaritzburg
51 km / 451 m D+ / 2h31
Bike packing Route :
https://www.strava.com/activities/4567438125

“A moving visit to Nelson Mandela Capture Site Museum”

We awoke  with a beautiful sun around 7 am, starting the day with a good breakfast: Muesli, yoghurt and fruit salad for the girls and “Full English Breakfast” for me.
I took this moment to remind the family that today’s stage was supposed to be easy: a mainly downhill profile and a 100% asphalt road. However, we had to pay attention to the traffic, getting closer to the big cities of Pietermaritzburg and Durban.

 

When creating our itinerary, I took care to lead us past the Nelson Mandela Capture Site, which we hoped to be able to visit.
When we got there, we parked our bikes without a padlock, hoping that they would still be there after the visit. The museum itself is not very big, but it is very well structured and we were all passionate about it. 

 

We learnt that it was built on the precise location where Nelson Mandela was arrested on August 6, 1962 during a routine traffic stop set up by the apartheid police.

 

As one of the main anti-apartheid political activists, he was living in hiding, and was constantly searched for by the regime.

 

Unfortunately for him, he was recognized by the police despite his disguise.

 

 

After this arrest he would be tried and sentenced to 27 years in prison. This moving visit allowed us to better comprehend the turbulent history of South Africa at that time.

As it was the start of the afternoon, we began to feel hungry. Unfortunately, the snack bar at the entrance of the museum did not  offer much … and Emmanuelle absolutely wanted a smoothie. So we looked a smoothie bar. Fortunately, we were informed that “the kingdom of chocolate” was offering smoothies a few kilometers away. We stopped there and ordered a large supply of calories: Iced Coffee for the girls, Death By Chocolate for me and Lime smoothie for Emmanuelle, who wanted to drink something fresh.

We ended this stage following the R 103 which took us to the Hilton district on the heights of Pietermaritzburg. Thanks to the GPS track previously recorded on my Garmin computer, I found the 7 Primula avenue address quite easily, where Charles, Leslie and Bentley (the dog), – our evening hosts, (contacted via the warmShowers.org website), awaited us.

This completely free website connects bicycle travellers with accommodation providers who are equally passionate about cycling. After a good shower, we chatted for a while with our hosts.

 

We learnt that Charles rode on all continents and participated in many ultra-cycling races: the Transcontinental Race in Europe, the Tour Divide in the USA, ultra race in New Zealand… etc. A true sportsman and cycling enthusiast. Leslie does not have the same CV but she told us that she was preparing for the Freedom challenge: 400 km in total autonomy. Real athletes!

Leslie is adorable, she made us a succulent roast chicken with potatoes and vegetables. Emmanuelle and I also enjoyed a good South African Merlot opened by Charles. I realized it had been 10 days since we last drank a single drop of wine!

 

Between fatigue induced by our trip and alcohol, sleep came quickly, and at 9 p.m. we went to bed.


STAGE 11

Tuesday 5th of January

Pietermaritzburg
9,7 km / 11 m D+ / 19min
Bike packing Route part 1 : https://www.strava.com/activities/4571858954

Durban
12,8 km / 270m D+ / 1h01

Bike packing Route part 2 : https://www.strava.com/activities/4571859204

“Decompression”

We enjoyed breakfast with our hosts, and discussed the different options for this last stage which would take us to Durban. The girls were tired and unmotivated to ride the 100 km that separated us from the third largest city in South Africa.
On our side, Emmanuelle and I were aware that we would have to go through heavy traffic between cars, taxi-buses and trucks… with fatigue and heat, the risk of an accident would be quite high. We therefore decided to do the main part of this stage using public transport. The train option was quickly forgotten as there were only two connections per week between Pietermaritzburg and Durban. Finally, we found a taxi bus that was able to transport us with our four bikes to our hotel located 100 km away.

 

Leslie, who wanted to share a bit of riding with us, accompanied us by bike to the city center.

There, we met Trevor and his brand new Toyota Quantum van, in which we travelled comfortably. Our driver, turned on the ignition, drove down the highway and turned on the music.

I thoroughly enjoyed this hour of travel because our adventure was ending and everything, overall, had gone very smoothly. I had no regrets at all about forgoing our bicycle ride on this stage,  as it was very hilly countryside, extremely hot and the traffic was heavy. No regrets!

 

 

Arriving in Durban, we got back on the bikes and headed for the beach to take our last pictures and have a quick dip in the Ocean. Even though access to the beach was prohibited due to restrictions linked to the Covid, we took the risk of venturing onto the sand. There was hardly anyone there. It was wonderful, and the four of us were very happy to be there. Fairly quickly, we saw a small plane flying over our heads, once, twice, then three times. I thought perhaps it was the police surveilling Durban’s beach. As planned, we had a swim in the Indian Ocean swell but quickly saw two figures in uniform far away: the local police had spotted us!

We got our bikes and our things as quickly as possible, and escaped down a side road like real criminals. Meanwhile, Lena walked on a wasp on the sand and had her foot stung. She was really unlucky! We ended up under pouring rain at Coco Loco where we enjoyed wraps and milkshakes.

At the end of this much appreciated lunch, we dropped the girls off at the Beside Stillwater Boutique Hotel, to look for bicycle boxes to pack them up for the outbound  flight. The bike shops spotted on the internet all turn out to be on the heights of the Umhlanga district. We spent another hour of pedalling in search of these stores. Ultimately, we managed to find four boxes after visiting three different stores. The problem was, we could not transport them, so we had to have them delivered. The manager of Specialized Umhlanga offered to bring everything to our hotel.
“A really kind guy.”


Wednesday 6th of January

Rest day in Durban

Our last day of vacation in Durban was punctuated by the purchase of school books for the girls (their ‘back to school day’ was approaching); the packing of the four bikes; and the purchasing of flight tickets.  The day ended with a superb early dinner (from 6:30 p.m. to 7:30 pm. – curfew) at Umhlanga Rocks.


Thursday  7th of January

Back to Cape Town

“End of the trip”

The day had finally come for us to return to our Cape Town home. We met at 10:00 am with Trevor the taxi, who arrived very early, at 9:30 am. at our hotel.

Of course, the girls had not packed their bags and they were determined to enjoy the swimming pool one last time.

However, at 10:02 am, we got into the taxi and were driven to King Shaka Airport (Famous Zulu King). 

Everything went very smoothly at the airport, where we also had lunch. The return flight was very quick, much faster than going by bus!

 

In Cape Town, we met up with our dear friend Claudine who picked us up from the airport with our T4 van. We loaded the four bike boxes and finally went home.

The Great Lesotho Traverse adventure had come to an end. In total, we had ridden our bikes for more than 50 hours over 650km and managed 15000m of climbing.
Looking beyond the statistics, however, the emotions we experienced, and the memories we  made, are both unique and infinite!


Thanks

  • Our sponsors: DT Swiss France, Zéfal, Meltonic and Urge
  • Claudine who looked after our house and took care of our dogs, during our absence.
  • The Latsetse people for accommodating us!
  • Charles and Leslie from warmshowers.org in Pietermaritzburg
  • Our families, our friends and, generally, all those who have followed us on social networks.
  • Johann and Dana who advised us on Lesotho
  • Romain LARONCHE, Olivier HARALAMBON, Jean-Pierre GIORGI, Sylvain BAZIN, Pat VDB who helped us inspire people while telling our story in the media.
  • Cape Town companies that helped us prepare for this expedition: Freewheel Cycology, East City Cycles, Enjoy, Ademas
  • On a more personal note, I would like to thank Emmanuelle, Capucine and Léna for joining me in this adventure!

Must know

  • Geography : Lesotho is a small landlocked country within  South Africa. Independent since 1966, Lesotho is today a kingdom ruled by King Leste III. As a former British colony, Lesotho is still part of the Commonwealth.
    Lesotho is a very mountainous country, with its lowest point at 1400m altitude and its highest peak at 3482m… which explains its name: “the Kingdom in the Sky.”
    Very poor, Lesotho has about two million inhabitants, and life expectancy is estimated at 34.5 years.
    Source Wikipedia: https: //fr.wikipedia .org / wiki / Lesotho 
  • GPS Track

The GPS track of our trip: https://ridewithgps.com/routes/35036743

  • Equipment 
    – 
    Bike: Specialized Chisel model 2021 
    – Groupes : Shimano Deore
    – Wheels: DT Swiss RX1700 Boost 29 ‘’
    – Tyres: Specialized Fast Track 2.35 with 50ml No Tubes preventative per tyre
    – Bike packing Bags :

    • Zéfal Z Adventure F10 handlebar bags
    • Zéfal Z Adventure R5 + R 17 Backpack Saddle bags
    • Zefal Hydro XC backpacks
  • Helmets : Urge Papingo
  • Jersey: Enjoy Custom “Ubuntu” by WTS
  • Bottles: Zéfal Arctica 55 and 75 + Meltonic 55 and 75 ml
  • Sports nutrition:
    • Meltonic Mint Drink
    • Meltonic Salted Caramel + Peppermint Gels
    • Lemon Oat Meltonic Bars + Cranberries (1 per day)
    • Meltonic Fig + Pistachio tonic bars (2 per day)
  • Accommodation
    Considering that we had chosen to avoid camping (in order to travel lighter), we had to find accommodation every day. In Lesotho, there is not much accommodation available, but you can consult the Google map that we have created: (Lien https://www.google.com/maps/d/u/0/edit?mid=1TnpfnnmbO9YKmX5A5ha74Xwsd4BLCeFU&usp=sharing)
    => The most pleasant ones were :
  • The Semonkong Lodge: Top! 
  • Sani Mountain Lodge at the top of Sani Pass: a very comfortable little hotel (and backpacker) which is also the highest pub in Africa at 2800m altitude. A little expensive.
  • Sani Lodge Backpackers at the bottom of Sani Pass (South African side)

Social network

You can follow our bike packing adventures on Instagram: @thebicyclingfam

 


To Go Further – PRESS

Newspaper : “L’Equipe” 

Newspaper : “Nice-Matin”

Website : “Cyclo-mag”

Website : “Bike Café”


FILM – The Great Lesotho Traverse

Original movie (duration 57′) – Have a great evening in “Lesotho” 🙂

 

 


Written by Jean-Baptiste Wiroth

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