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Ile de la Réunion - Diagonale des fous 2017 blog coaching sportif

Témoignage : La diagonale des fous “savoir se servir…

A travers cet entretien avec Christian, vous découvrirez diverses facettes de sa préparation pour le Grand Raid Réunion 2017, aussi appelée la Diagonale des fous.


Bonjour Christian, peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Christian Privat, j’ai 56 ans. Je suis marié, ma femme s’appelle Fabienne (“Fabous”), j’ai un grand garçon. J’habite dans le 12ème à Paris. Je suis cadre dirigeant dans la distribution de la Presse.

Photo Christian Diag

Quels sont tes sports d’origine ?

L’athlétisme : Je suis un « sprinter », coureur de 100 m (11 sec.), de 200 m (22.2 sec.) et de 400 m (52.4 sec.)

Quelle est la place du sport dans ta vie ?

Pour moi, le sport est une activité équilibrante de ma vie avec ma famille et le boulot. Mais, j’ai un travail très prenant qui me laisse peu de temps.

Que t’apporte-t-il au quotidien ?

Les défis, l’équilibre, la complémentarité avec la vie de famille et le boulot, le fait de garder un moral de battant.

Comment arrives-tu à concilier Vie perso, Vie pro et sport ?

Ayant peu de temps pour m’entraîner, je ne fais pas un véritable planning d’entrainement : je m’entraîne en fonction de mes disponibilités. Pour ma part, priorité aux entraînements de qualité.
Avec Fabous, nous faisons beaucoup de randonnées en marchant (GR20, Islande, Norvège, Italie, …). C’est une très belle activité nous permettant de concilier famille et sport.

Quel est ton plus beau souvenir de sport ?

Les Podiums et la 6eme meilleure performance française en sprint. Mais ça c’était avant !
Dernièrement : La DIAG 2017 (Ultra-trail du grand raid de la réunion : dite « Diagonale des fous ») avec l’interview sur le plateau de Canal+ à l’arrivée.

En 2017, tu as préparé une course inhabituelle pour toi la Diagonale des fous. Peux-tu nous parler de ta préparation ?

A course exceptionnelle, préparation exceptionnelle ! On ne s’invente pas sur ce genre de course même par défi ! Mon 1er marathon, je l’ai fait sur un défi mais pas la Diagonale des fous !Ainsi, ma préparation est l’aboutissement d’une montée en puissance de diverses courses sur les 5 dernières années : 4 triathlons Ironman, 3 ultras trails (+100 km), 1 Corsica raid, plus de 10 marathons… Pour la première fois, pour ce genre d’épreuve, je vais me faire conseiller et coacher par Pierre Cochat. J’ai besoin de conseils et de suivi sur ma préparation physique, ma préparation mentale et surtout la gestion du sommeil.

Ma préparation

Elle a commencé tardivement, en mai 2017 (à cause d’un accident de scooter en oct. 2016, triple fracture du pied droit et grosse entorse de la cheville).

Avril 2017 : Vélo d’appartement uniquement 2 fois /semaine. (Je n’ai pas la force de déclipser mes pédales automatiques sur mon vélo de route)

Mai 2017 : Recommencer à courir, d’abord sur du plat puis, en fin de mois, sur les chemins du bois de Vincennes.

Juin 2017 : Plus de temps à perdre, 2 entraînements minimum par semaine (samedi et dimanche matin). 1h00 puis 1H30 par séance en fin de mois, toujours sur route ou chemin plat. Un entrainement parfois en semaine (1h00 au Buttes Chaumont sur les chemins en bitume).

Juillet 2017 : Je commence les bosses de gravelles (bois de Vincennes), toujours samedi et dimanche matin + un entrainement dans la semaine aux buttes Chaumont.

Août 2017 : Nous partons en vacances avec Fabous faire de la randonnée en Norvège. 5 à 7h00 de marche par jour avec jusqu’à 1 000 m de dénivelé positif. Je complète un jour sur deux ou trois avec un footing équivalent à la rando. En clair, si nous faisons une randonnée de 5h00 de marche effective avec 1 000 de D+, je repars faire la même randonnée en mode course soit 2h30. Ainsi, dans ces journées, je faisais 7h00 de rando avec les pauses + 2h30 de course. Une super préparation pour ma part (dans le groupe, je suis passé pour un extra terrestre).

Septembre 2017 : 3 à 4 entraînements par semaine :

  • 1 à 2 fois 1h15 aux buttes Chaumont le midi.
  • 1h30 aux bosses de gravelles à Vincennes le samedi.
  • Tous les dimanches, j’enchaine 2 tours aux 25 bosses à Fontainebleau. Mon meilleur temps l’an dernier était de 06h00, dès le premier dimanche je passe à 05h45 pour finir à 05h12 le dernier dimanche. Je suis prêt !

Et la préparation mentale ?

On me dit souvent que j’ai un gros mental, et je l’avais déjà prouvé sur d’autres courses. Mais une chose est d’avoir un gros mental, une autre chose est de savoir s’en servir à bon escient. Donc, Pierre m’a fait passer le questionnaire OMSAT-4, qui confirme la perception (grosse confiance, engagement fort, très bonne gestion du stress, …). Il m’a ensuite expliqué comment me servir de mon mental. J’ai fait énormément de progrès dans la gestion de l’effort et surtout dans la manière de gérer les coups de « moins bien ». J’ai fini la Diagonale des fous sans avoir eu de doutes et de moments dans le dur mentalement.

Et la préparation sur le sommeil ?

C’est la clef du succès ! Pierre m’a tout expliqué sur le sommeil et a préparé ma stratégie de course et de sommeil. J’ai été bluffé ! Sur une course de 47h00, il m’a fait dormir 3 fois 30 mn, à des endroits précis, et je n’ai jamais eu envie de dormir. Incroyable !

Pause sommeil Diagonale 2017

Et le matériel ?

Là aussi, il faut du sérieux ! Un conseil : la boutique Team Outdoor, Porte Dorée à Paris. Agnès Duhail (une spécialiste du Trail) vous expliquera tout et vous conseillera en fonction de chacun. (3 paires de chaussures, 8 paires de chaussettes, un sac léger et solide, le matériel de secours obligatoire, etc …..)

Et la diététique ?

Pierre m’a conseillé de me rapprocher d’Aurélia Truel (championne du monde de Trail par équipe). Elle a écrit avec Nicolas Aubineau (diététicien, nutritionniste) un livre « Trail – Coaching nutrition – Edition Mango ». Facile à lire, les conseils sont simples à mettre en place. Là aussi, la diététique, ce n’est pas que le jour de la course, c’est une manière de s’alimenter tous les jours. Même si, une fois à La Réunion, j’ai découvert les vertus du fameux gâteau patate !

Au final, cette course ?

C’est une course difficile mais elle est aussi mythique et magique ! Je retiendrai l’accueil des réunionnais (le président de l’organisation est venu accueillir tous les participants un par un), les paysages à couper le souffle, un public omniprésent même dans les endroits inaccessibles comme « Mafate », une organisation « authentique ». J’adore ! j’espère que je reviendrai.

résultats Christian DIAG 2017

Tu es coureur à pied à la base, mais avec le triathlon, le trail, tu as des pratiques variées. Qu’est-ce que la diversité t’apporte ?

Je n’aime pas m’entraîner, ce qui m’intéresse, c’est l’objectif, la compétition. Du coup la diversité est importante pour moi dans la préparation générale (natation, vélo, course à pieds, trail, ski, randonnées) pour ne pas avoir l’impression de monotonie. Mais dans les dernières semaines de préparation, je me recentre pleinement sur l’objectif.

Quels sont tes projets pour 2018 ?

Pas de grands projets sportifs cette année. Plusieurs trails : Bouffément (41 km 1600 D+), Jouy en Josas (35 km), Samoens (45 km), et peut être les Templiers.

As-tu des projets à plus long terme ?

J’aimerais refaire un triathlon ironman (avec une vraie préparation !), l’UTMB pour le mythe, mais surtout revenir faire la Diagonale des fous.
NDLR : 10 erreurs à éviter lorsque l’on prépare un triathlon Ironman

Quels conseils donnerais-tu à un sportif qui veut se lancer dans un bel objectif et qui doute un peu ?

Il ne faut pas douter, le corps et la tête sont capables de faire des choses incroyables si on les prépare pour ça. Il faut faire les choses par étape, on ne s’improvise pas sur le départ d’un Ultra-trail par défi : on doit se préparer physiquement mais surtout mentalement. La seule limite pour moi est le chrono, tout le monde n’est pas capable de faire des chronos de folie.

Quel est ton plat préféré ?

Je n’ai pas de plat préféré mais j’aime les plats (même simple) faits maison, les plats régionaux. Je ne supporte pas les plats préparés des supermarchés.
Ce que j’adore, c’est d’aller manger dans un restaurant étoilé. J’aime cette recherche du goût, des associations (mets et vins), les présentations, le service ; le cadre …

Vin rouge ou vin blanc ? un alcool ?

Je m’y suis mis tardivement, Fabienne a réussi à me faire découvrir les vins en faisant des associations (mets et vins) pour commencer.
Un alcool, le Rhum.

Une devise, une citation, un mot de la fin

Une devise : « Nos limites sont nos derniers repères ».

Avant tout, je remercie énormément ma femme Fabous de m’accompagner dans tous mes projets (sportifs ou non) même si parfois c’est difficile pour elle de me voir en difficulté.

Ensuite, un grand merci aussi à Pierre pour m’avoir accompagné dans ce projet « fou » de la Diag et qui m’a permis de faire « une course de rêve ».

Enfin, Merci à tous les copains qui ont été derrière moi avant, pendant et après, c’est important de se sentir poussé. Au rugby, ils appellent ça le 16è homme. Il faudrait trouver une formule pour les sports ultras/extrêmes.


Pour aller plus loin :
– Toutes les infos sur la Diagonale des fous 
– Téléchargez le Ebook Gratuit « 10 erreurs à éviter pour atteindre son pic du forme » (lien bas de page)
– Commandez le Ebook Trail 
– Prendre contact avec WTS pour préparer vos prochains objectifs ! 

 

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Comment définir et préparer ses objectifs sportifs ?

Définir ses objectifs !

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L’automne est classiquement une période de coupure pour de nombreux sportifs. Comment nous l’avons vu dans un article sur ce thème, cette période de coupure est particulièrement important pour se régénérer. 
Cette phase de relâche de l’entraînement est un bon moment pour réfléchir à ses objectifs futurs !
Voyons comment définir ses objectifs et comment planifier sa préparation.

1ère étape : Définir ses objectifs

Au cours d’une saison, on ne peut avoir qu’un ou deux objectifs prioritaires. Dans l’idéal, il faut se concentrer soit sur un seul « gros » objectif sportif estival, soit sur deux objectifs espacés de quelques mois.
Les autres compétitions sont considérées comme des objectifs secondaires ou des compétitions de préparation.
Pour un objectif estival longue distance comme une cyclosportive de montagne (Etape du Tour, La Marmotte, une Haute route…), un triathlon Iroman, ou encore un ultra trail (UTMB, UTAT, UTCAM…) alors il faut compter en moyenne 6 mois de préparation “studieuse”.   

Ne vous interdisez pas de rêver ! 
Tout sportif bien préparé est capable de terminer de telles épreuves. 
L’échec est souvent le fruit d’un manque de temps pour se préparer et surtout pour récupérer entre les entraînements.

2ème étape : Définir ses forces et ses faiblesses

Définir ses forces et faiblesses repose sur une analyse objective de la saison écoulée.
Il faut aussi essayer de comprendre pourquoi on a été en forme à certains moments de la saison passée et pourquoi la forme était absente à d’autres moments.

Mis à part l’atteinte des pics de forme, les points à améliorer sont classiquement :

  • le poids corporel (perdre de la masse grasse)
  • la puissance en montée
  • l’endurance spécifique
  • la technique spécifique

Les tests, de terrain ou de laboratoire, permette bien souvent d’orienter la préparation physique ainsi que l’entraînement technique. Les évaluations devront être judicieusement placées dans le programme annuel d’entraînement.
Chez WTS, le test d’effort en laboratoire est un incontournable qui nous permet d’avoir le profil physiologique du sportif très rapidement (Puissance, Fréquence cardiaque, Masse Grasse, VO2Max…). Sans test pas de coaching ! 

Pour conclure sur ce point, il est recommandé de travailler sur ses points faibles en période « hors-compétition » et de renforcer ses points forts à l’approche de la période de compétition.


3ème étape : Planifier la saison

L’organisation annuelle de l’entraînement se fait grâce à un découpage de la saison en cycles. Cette procédure ne peut cependant être effectué que si le ou les objectifs sportifs ont été clairement identifiés.

En théorie chaque cycle peut présenter une durée de quelques jours à plusieurs semaines, en pratiques on utilise souvent des cycles de 3 à 5 semaines. Leur durée varie selon la période, le niveau d’entraînement, le niveau de pratique…etc.

Un cycle d’entraînement est toujours ponctué par une période de récupération active permettant au sportif d’assimiler l’entraînement effectué en amont et de ne pas accumuler de fatigue, permettant ainsi de respecter le principe de l’alternance Entraînement/Récupération

Définir ses objectifs avec son coach

Il est intéressant de faire coïncider ses périodes de vacances avec les cycles de surcharge d’entraînement car la récupération sera alors plus aisée.

Généralement, la saison est divisée en 3 périodes principales :

  • La préparation physique générale 
  • La préparation physique orientée où l’on peut garder des activités annexes
  • La préparation physique spécifique où le sport de prédilection est prédominant, c’est généralement la période de compétition. Des compétitions intermédiaires de préparation peuvent être incluses entres les objectifs principaux.

Cette organisation doit permettre au sportif de progresser régulièrement et d’arriver au top de sa condition physique lors de ses objectifs (pic de forme). 

NB : Le coach a un oeil externe sur son élève, il est donc souvent une aide précieuse pour aider le sportif dans cette démarche. 

Pour aller plus loin :

– Choisir son objectif triathlon Ironman
– Trouver une cyclosportive sur Vélo 101
– Partir faire une compétition à l’autre bout du monde avec VO2maxvoyages
– Prendre contact avec WTS pour préparer vos prochains objectifs !
– Téléchargez le Ebook Gratuit « 10 erreurs à éviter pour atteindre son pic du forme » (lien en bas de page

 

 

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Marathon des Sables : un 6ème titre pour Rachid…

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– Marathon des Sables –

Rachid ElMorabity sacré pour la 6ème fois

Marathon des Sables 2018 : les frères Elmorabity aux 2 premières places devant le français Robert

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Rachid Elmorabity​ a remporté de main de maître son 6ème Marathon Des Sables​ après des victoires en 2011, 2014, 2015, 2016 et 2017. 

Retrouvez en avant première le témoignage d’un athlète exceptionnel que nous avons le plaisir de conseiller depuis 5 saison… avec à la clé 5 victoires au MDS Maroc et de nombreux autres podiums (OCC, MDS Pérou, Oman Trail…) ! 
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L’oeil du coach – Jean-Baptiste Wiroth

Je conseille Rachid depuis janvier 2014 et nous avons mis en place un entraînement de type “Cross-Training”. Chaque semaine, il court en moyenne 4 à 5 fois mais fais aussi 1 à 2 séances de renforcement musculaire spécifique ainsi que 1 à 2 séances de vélo. Nous incluons régulièrement des enchainements vélo / course à pied ou course à pied / vélo. Cette façon de faire lui permet d’augmenter la charge d’entraînement en diminuant le risque de blessure ou de surmenage. Avec 5 victoires au Marathon des Sables en 5 participations, les résultats sont là !

Merci à Jean-Pierre de Run Run​ Productions pour le montage vidéo !


Pour aller plus loin :

– Téléchargez le Ebook Gratuit « 10 erreurs à éviter pour atteindre son pic du forme »
– Prendre contact avec WTS pour préparer vos prochains objectifs ! 
– Lire l’interview de Rachid Elmorabity après sa victoire de 2017
– Participer à la 10ème éditon de l’UTAT au Maroc 
– Le témoignage de Philippe Gatta sur le MDS 
– Sand Marathon article on Run Ultra 

 

 

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Apprivoiser la fatigue pour repousser ses limites en endurance

Selon le dictionnaire Robert, la fatigue est « un affaiblissement physique dûe à un effort excessif ». Pour les physiologistes et autres médecins du sport, la fatigue peut prendre différente formes : elle peut être générale ou locale, périphérique ou centrale, aigüe ou chronique. Lors d’une course d’ultra-endurance comme un triathlon Ironman ou un ultra-trail, la fatigue arrive plus ou moins rapidement, et la vitesse diminue. Physiologiquement parlant la fatigue peut être assimilée à un mécanisme de protection. La fatigue nous oblige à ralentir pour éviter des lésions irréversibles.

Un véritable outil de mesure

L’analyse des sensations de fatigue constitue donc un aspect incontournable dans la bonne gestion de son entraînement. En effet, pour progresser efficacement, il est indispensable de provoquer un état de fatigue optimal et de bien gérer le processus de récupération : trop de fatigue rime souvent avec méforme, voire surentraînement, tandis que pas assez de fatigue rime avec stagnation. Pour obtenir un pic de forme, les sportifs expérimentés évoluent donc souvent sur le fil du rasoir, toujours à la limite de ce que l’organisme peu assimiler. Seule une bonne expérience et/ou l’accompagnement par un professionnel de l’entraînement permet d’éviter l’écueil du « trop d’entraînement ».

Pour le sportif lambda qui travaille et s’occupe de sa petite famille, la difficulté consiste à distinguer la fatigue occasionnée par l’entraînement vélo, de celle occasionnée par les activités professionnelles et familiales. A l’inverse, pour le sportif professionnel, l’entraînement physique ne constitue normalement que l’unique source de fatigue physique.

Retarder l’apparition de la fatigue en course

Lors d’un effort intense, l’apparition de la fatigue engendre une baisse des capacités physiques. Ce phénomène s’exprime tant au niveau périphérique (muscles), qu’au niveau central (système nerveux, système cardiovasculaire). Il se traduit concrètement par la diminution de la puissance développée (cadence et/ou force), et par la baisse de la fréquence cardiaque. Avec la fatigue, l’effort est perçu comme plus difficile. 

Pour éviter l’apparition trop précoce de la fatigue, plusieurs conditions doivent être réunies:

  • Avoir réalisé un programme d’entraînement adapté à son niveau et aux contraintes de l’objectif.
  • Le jour J, gérer son effort intelligemment selon ses capacités. Pour cela, il est important de fixer une stratégie et de s’y tenir. L’utilisation d’un appareil de mesure, tels qu’un cardiofréquencemètre ou un capteur de puissance, peut aider en cela.
  • S’hydrater régulièrement pour limiter la déshydratation. Il est donc conseillé de consommer entre 0.5 et 0.8 litre de boisson par heure de course, selon les conditions météorologiques. Bien entendu, plus il fait chaud, plus il faudra s’hydrater pour compenser les pertes liées à la sudation.
  • S’alimenter régulièrement pour éviter un épuisement trop rapide des réserves en glycogène. A l’effort, notre organisme ne pouvant pas oxyder plus de 1 g de glucides exogènes chaque minute, il est inutile de consommer beaucoup plus que 60 g de glucides par heure d’effort, sous peine de ralentir l’assimilation au niveau intestinal. La boisson énergétique idéale doit contenir un mélange de glucides (maltodextrines et fructose par exemple). 

5 conseils pour récupérer rapidement après un effort éprouvant

  1. Respecter l’alternance entraînement / récupération. C’est un principe de base de la préparation physique. Le fait de respecter des phases de récupération à la suite des phases d’entraînement permet à l’organisme d’assimiler le travail effectué, et de s’adapter aux contraintes physiques qui lui sont appliquées. Pour progresser régulièrement, il est donc nécessaire de durcir les séances d’entraînement, et d’optimiser la récupération post-entraînement. Rien ne remplace le repos lorsque la fatigue est très importante.
  2. Ne pas négliger le sommeil. Celui-ci doit être suffisant en quantité et de qualité, tout en étant régulier. Ce dernier point est particulièrement important : en effet, l’étude des cycles journaliers montre que les changements de rythme sont particulièrement fatigants, et nuisent à la récupération chez le sportif. C’est le cas des personnes qui travaillent en 3×8 ou subissent les effets du décalage horaire, lors de voyages intercontinentaux trop fréquents.
  3. Adopter une nutrition adaptée à l’issue de l’effort. Les principaux objectifs de la ration de récupération sont de réhydrater l’organisme rapidement, d’éliminer les déchets métaboliques, de restaurer les réserves énergétiques (stocks glycogéniques), et de potentialiser la synthèse musculaire. Pour cela, il est nécessaire de se réhydrater immédiatement (boisson énergétique), puis de systématiquement prendre une collation protéino-énergétique (laitages, barres énergétiques…), ou un repas au plus tard une heure après la fin de l’entraînement. La consommation de compléments nutritionnels à base d’acides aminés ramifiés peut aider à « encaisser » plus facilement une surcharge d’entraînement.
  4. Faire un « décrassage ». Quelques heures après la fin de l’effort, un exercice de 10 à 15 minutes à une intensité très légère (50-60% de la fréquence cardiaque maximale), permettra de drainer les toxines produites par les groupes musculaires sollicités pendant la compétition, vers les organes de « traitement » (reins, foie…). On privilégiera de préférence un exercice différent de celui réalisé en compétition (marcher, nager ou pédaler tranquillement).
  5. S’étirer ou se faire masser pour drainer les fibres musculaires et diminuer la tension neuro-musculaire. Dans la même logique, l’hydrothérapie est une technique complémentaire qui consiste à alterner des bains chaud (28°C) et froid (12°C). Le froid entraîne une vasoconstriction (diminution du diamètre des vaisseaux sanguins) et diminue les processus inflammatoires. Le chaud entraîne une vasodilatation et facilite le drainage des fibres musculaires. En s’inspirant de cette méthode, on peut conseiller aux sportifs de profiter de la douche pour asperger les muscles des jambes en alternant eau très chaude et eau très froide.  

Comment déceler un état de surentraînement ?

Premièrement, il ne faut pas confondre le surentraînement et la fatigue aiguë (donc réversible) liée à l’entraînement. Le surentraînement se caractérise par une baisse inexpliquée des performances, impossible à corriger malgré plusieurs jours de repos. La fatigue chronique est un surentraînement très profond et s’avère assez rare.

Le surentraînement est souvent la conséquence d’une combinaison d’un stress psychologique et physiologique excessif, souvent accompagné d’un manque de sommeil et une nutrition déséquilibrée. Dans les sports d’endurance, les principaux symptômes du surentraînement sont :

  • Baisse des performances
  • Dépression, comportement flegmatique
  • Incapacité à élever la fréquence cardiaque à l’effort
  • Apparition d’hypoglycémie au cours de l’exercice
  • Diminution de la libido
  • Aménorrhée (femmes)
  • Perte de l’esprit de compétition
  • Augmentation des infections bénignes

Si plusieurs symptômes sont détectés et qu’ils sont installés pendant plus de 7 jours, le seul moyen permettant de récupérer consiste à se reposer (pas d’entraînement et beaucoup de sommeil) et à adopter une nutrition saine et variée (fruits et légumes à volonté ; peu de sucres simples ; pas d’alcool, de tabac ou de café). Bien entendu, il est vivement conseillé de consulter son médecin du sport habituel pour établir un diagnostic précis.


L’expert vous répond :

“J’ai l’impression que la chaleur estivale accélère l’apparition de la fatigue. Est-ce normal ? ”
La chaleur est une contrainte environnementale majeure, notamment si vous êtes corpulent et peu habitué à rouler dans des conditions très chaudes.
Lorsque l’on roule dans des conditions caniculaires, l’organisme met en place des mécanismes pour refroidir le corps comme la redirection d’une partie du flux sanguin vers la peau. Or, ce mécanisme de thermorégulation coûte beaucoup d’énergie et prive les muscles d’un apport en oxygène fondamental. 
Pour tenter de repousser la surchauffe, je vous conseille par conséquent de :

  • Perdre de la masse grasse le plus en amont possible de votre objectif (si vous avez quelques kg en trop) pour optimiser l’évacuation de la chaleur produites par les muscles.
  • Vous entrainer de temps à autre, entre midi et deux pour vous habituer à la chaleur.
  • Porter une tenue respirante.
  • Vous asperger d’eau fraiche en cas de surchauffe.
  • Bien vous hydrater et de vous alimenter, même si l’envie ne se fait pas sentir. 

Par Jean-Baptiste Wiroth – PhD
Fondateur du réseau de coach WTS
www.wts.fr


Pour aller plus loin :
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Le problème des crampes en Ultra Trail

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A l’heure où tous les projecteurs sont rivés sur le Grand Raid de la Réunion ou sur le Festival des Templiers à Millau, nous avons trouvé cette étude récente réalisée par deux chercheurs californiens intitulée “Muscle Cramping During a 161-km Ultramarathon: Comparison of Characteristics of Those With and Without Cramping.”
Cette étude est donc relative aux crampes, premier stade du problème musculaire. En effet, après les crampes viennent par ordre de gravité les contractures, les déchirures, et les douloureux “claquages” (grosse déchirure).

Pour étudier la question, Hoffman et Stuempfle ont fait passer un questionnaire à 280 coureurs finishers, sur les 376 partants de la Western States Endurance Run 2014. En complément, ils ont pu réaliser une analyse de sang chez 157 d’entres-eux afin de doser le sodium et la créatine kinase.

Les résultats montrent que 14,3 % d’entres-eux ont subis les affres des crampes au cours de la course, tandis que 26,8% d’entres-eux ont eu des prémices de crampes.
L’analyse des questionnaires montre que les sujets ayant eu des crampes dans le passé lors d’un précédent ultra avaient 2,5 fois plus de chance d’en avoir pendant la Western State.
Sur le plan biologique, il a seulement été montré que le taux de créatine kinase (un marqueur des lésions musculaires) était significativement supérieur chez les sujets “à crampes” comparativement à ceux qui n’avait pas eu de crampes.
En outre, aucune différence n’a été trouvé entre les coureurs sur le plan du poids d’après course ou de la teneur sanguine en sodium. 

Les conclusions des chercheurs semblent indiquer que la survenue de crampes est essentiellement due à 1- un manque de préparation “musculaire”, 2- une allure de course probablement trop rapide au départ.

Pour aller plus loin :
– L’étude complète : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4532703/
– Le ebook “Performer en Trail”