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Comment définir et préparer ses objectifs sportifs ?

Définir ses objectifs !

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Définir ses objectifs avec son coach

L’automne est classiquement une période de coupure pour de nombreux sportifs. Comment nous l’avons vu dans un article sur ce thème, cette période de coupure est particulièrement important pour se régénérer. 
Cette phase de relâche de l’entraînement est un bon moment pour réfléchir à ses objectifs futurs !
Voyons comment définir ses objectifs et comment planifier sa préparation.

1ère étape : Définir ses objectifs

Au cours d’une saison, on ne peut avoir qu’un ou deux objectifs prioritaires. Dans l’idéal, il faut se concentrer soit sur un seul « gros » objectif sportif estival, soit sur deux objectifs espacés de quelques mois.
Les autres compétitions sont considérées comme des objectifs secondaires ou des compétitions de préparation.
Pour un objectif estival longue distance comme une cyclosportive de montagne (Etape du Tour, La Marmotte, une Haute route…), un triathlon Iroman, ou encore un ultra trail (UTMB, UTAT, UTCAM…) alors il faut compter en moyenne 6 mois de préparation « studieuse ».   

Ne vous interdisez pas de rêver ! 
Tout sportif bien préparé est capable de terminer de telles épreuves. 
L’échec est souvent le fruit d’un manque de temps pour se préparer et surtout pour récupérer entre les entraînements.

2ème étape : Définir ses forces et ses faiblesses

Définir ses forces et faiblesses repose sur une analyse objective de la saison écoulée.
Il faut aussi essayer de comprendre pourquoi on a été en forme à certains moments de la saison passée et pourquoi la forme était absente à d’autres moments.

Mis à part l’atteinte des pics de forme, les points à améliorer sont classiquement :

  • le poids corporel (perdre de la masse grasse)
  • la puissance en montée
  • l’endurance spécifique
  • la technique spécifique

Les tests, de terrain ou de laboratoire, permette bien souvent d’orienter la préparation physique ainsi que l’entraînement technique. Les évaluations devront être judicieusement placées dans le programme annuel d’entraînement.
Chez WTS, le test d’effort en laboratoire est un incontournable qui nous permet d’avoir le profil physiologique du sportif très rapidement (Puissance, Fréquence cardiaque, Masse Grasse, VO2Max…). Sans test pas de coaching ! 

Pour conclure sur ce point, il est recommandé de travailler sur ses points faibles en période « hors-compétition » et de renforcer ses points forts à l’approche de la période de compétition.


3ème étape : Planifier la saison

L’organisation annuelle de l’entraînement se fait grâce à un découpage de la saison en cycles. Cette procédure ne peut cependant être effectué que si le ou les objectifs sportifs ont été clairement identifiés.

En théorie chaque cycle peut présenter une durée de quelques jours à plusieurs semaines, en pratiques on utilise souvent des cycles de 3 à 5 semaines. Leur durée varie selon la période, le niveau d’entraînement, le niveau de pratique…etc.

Un cycle d’entraînement est toujours ponctué par une période de récupération active permettant au sportif d’assimiler l’entraînement effectué en amont et de ne pas accumuler de fatigue, permettant ainsi de respecter le principe de l’alternance Entraînement/Récupération

Exemple de planification des objectifs et de la saison

Il est intéressant de faire coïncider ses périodes de vacances avec les cycles de surcharge d’entraînement car la récupération sera alors plus aisée.

Généralement, la saison est divisée en 3 périodes principales :

  • La préparation physique générale 
  • La préparation physique orientée où l’on peut garder des activités annexes
  • La préparation physique spécifique où le sport de prédilection est prédominant, c’est généralement la période de compétition. Des compétitions intermédiaires de préparation peuvent être incluses entres les objectifs principaux.

Cette organisation doit permettre au sportif de progresser régulièrement et d’arriver au top de sa condition physique lors de ses objectifs (pic de forme). 

NB : Le coach a un oeil externe sur son élève, il est donc souvent une aide précieuse pour aider le sportif dans cette démarche. 

Pour aller plus loin :

– Choisir son objectif triathlon Ironman
– Trouver une cyclosportive sur Vélo 101
– Partir faire une compétition à l’autre bout du monde avec VO2maxvoyages
– Prendre contact avec WTS pour préparer vos prochains objectifs !
– Téléchargez le Ebook Gratuit « 10 erreurs à éviter pour atteindre son pic du forme »

 

 

Entrainement

Tout savoir sur la femme sportive

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C’est un fait, le sport au féminin amateur est actuellement en plein essor !

Les épreuves d’endurance rassemblent de plus en plus de participantes, avec une part de sportives toujours plus importante sur les courses à pied, les cyclos, les trails, les triathlons…

Il existe même des épreuves dédiées aux sportives comme la Mercan’tour Ladies en cyclosport, ou les épreuves Odyssea en running.

Les athlètes féminines ont leurs spécificités en terme d’entraînement et de physiologie.

                      – Examinons ces particularités –
 

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Physiologie et entraînement

Comparativement à leurs homologues masculins, les sportives féminines développent en général une puissance moindre, en particulier pour les efforts maximaux de courte durée (< 45’). Bien entendu, il existe des exceptions avec des sportives très performantes, dont le niveau est très supérieur à de nombreux hommes.

Ainsi, les femmes cyclistes de haut-niveau ont une puissance maximale aérobie (PMA) généralement située aux alentours de 350 watts, tandis que ce paramètre est souvent proche de 450 watts chez les cyclistes masculins.
De plus, de nombreuses sportives féminines sont pénalisées en côte comparativement aux hommes, du fait d’une masse grasse supérieure. Entre 20 et 30 ans, le pourcentage de masse grasse chez la femme non-entraînée se situe généralement entre 20 et 25 %, alors qu’il n’est que de 15 à 20 % chez l’homme. Pour les sportifs de haut-niveau, ce taux descend à environ 10-15 % chez la femme, et environ 5-10 % chez l’homme.

Concernant le potentiel maximal aérobie, les athlètes féminines ayant un haut-niveau en endurance ont des valeurs de VO2max généralement situées aux alentours de 70 ml/min/kg (contre 80 pour leurs homologues masculins). Ces différences sont essentiellement dues à un volume cardiaque inférieur chez la femme. Ce moindre volume explique notamment le fait que, lorsqu’un homme et une femme se déplacent à la même vitesse, la femme a une fréquence cardiaque qui est presque toujours plus élevée.
 
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Sur le plan du rendement énergétique, l’expérience pratique nous montre très souvent que les femmes sont particulièrement performantes pour les efforts d’ultra-endurance.

En effet, il n’est pas rare de constater que c’est la femme qui imprime le rythme lors d’épreuve de type raid aventure de plusieurs jours. Ce phénomène est probablement lié d’une part à une utilisation plus efficace des graisses dans la production d’énergie chez la femme entraînée, et d’autre part à des qualités mentales particulières (persévérance).

Pour les compétitrices, les objectifs en terme de préparation physique et de performance sont exactement les mêmes que pour les hommes, à savoir augmenter VO2max, augmenter la PMA, rehausser le seuil, et diminuer la masse grasse.

Pour cela, la gestion de l’entraînement chez la femme obéira aux mêmes règles que pour leurs homologues masculins, en respectant notamment les principes de progressivité, de spécificité, de surcharge, d’alternance, et d’individualisation.

La charge d’entraînement maximale que peut assimiler une femme est généralement inférieure à celle d’un homme, essentiellement en raison d’une capacité de récupération moindre. L’explication réside dans le fait que les femmes ont une production hormonale moindre en facteurs de croissance (hormone de croissance, IGF-1, testostérone, insuline…). Ces facteurs de croissance permettent de reconstruire efficacement les fibres musculaires et les tissus de soutiens à l’issu de chaque séance d’entraînement.

Au niveau de la planification annuelle de l’entraînement, il pourra être judicieux de tenir compte des cycles menstruels et notamment des effets secondaires inhérents à certaines phases. On pourra ainsi programmer les semaines d’entraînement les plus “ chargées ” aux moments propices, à savoir en dehors des périodes prémenstruelle (juste avant les règles) et menstruelle (pendant les règles). Il existe cependant de grandes différences entre les pratiquantes, et il est donc souhaitable que chacune d’entre-elles se fassent leurs propres expériences.

 

Nutrition

La quête permanente de la minceur est le point commun de beaucoup de femmes. Bien qu’un faible poids soit un élément incontournable de la performance en endurance, la recherche du poids de « forme » est souvent associée à un «comportement anorexique», favorisant ainsi l’apparition de nombreux troubles ou pathologies. Ces restrictions alimentaires drastiques se traduisent souvent par l’exclusion des corps gras (beurre, huiles…), ce qui constitue un véritable non-sens nutritionnel ! En effet, les lipides ont de très nombreux intérêts : régulation de l’appétit, production hormonale, protection cellulaire…etc.

Les femmes comme les hommes doivent donc consommer un minimum de matière grasse pour être en forme (soit 25 à 30% du total des apports énergétiques). En pratique, il faut donc absorber 80 à 100g de lipides chaque jour (ration de 2500 à 3000 kcal/jour).
Sur le plan de la nutrition sportive (pendant l’effort), les besoins sont sensiblement similaires entre hommes et femmes. Il semble cependant que les femmes sont plus économes, ce qui leur permet de moins consommer de glucides à l’effort.

Santé

La pratique régulière (1 à 3 fois par semaine) d’une activité d’endurance telle que le cyclisme ne peut être que positive, ne serait-ce que pour le système cardiovasculaire, le psychisme, et la composition corporelle.
A l’opposé, la pratique intensive et compétitive peuvent être source de dysfonctionnements physiologiques, voire de pathologies.
Quatre pathologies, souvent liées entres-elles, sont fréquemment rapportées chez la femme athlète de haut-niveau :

Les troubles menstruels
Les effets conjugués de la restriction alimentaire, de la diminution de masse grasse, et du stress psycho-physiologique induit par l’entraînement et la compétition, peuvent entraîner la diminution de la production d’oestrogènes. Ce phénomène se traduit le plus souvent par une irrégularité (oligoménorrhée), voire une disparition des règles (aménorrhée secondaire). Chez l’adolescente sportive, la pratique intensive peut bloquer l’apparition des premières règles (aménorrhée primaire).
Ce dysfonctionnement de la capacité de reproduction féminine est (a priori) réversible pour peu que l’on augmente les apports alimentaires et que l’on diminue la charge d’entraînement ; néanmoins, une trop longue période d’aménorrhée peut conduire à une infertilité plus ou moins prononcée.
La prise d’un contraceptif oral permet de rendre les cycles réguliers, et donc de faciliter sa vie d’athlète. Cependant, l’apparition régulière des règles, dites de privation, ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt. En effet, la pillule bloque temporairement la capacité de reproduction et masque donc l’éventuelle disparition naturelle des règles.
 
L’ostéoporose
Le phénomène d’ostéoporose correspond à une diminution de la densité minérale osseuse. Chez la femme non-sportive, il apparaît après la ménopause avec la diminution de la production d’oestrogènes. Chez la femme athlète, le phénomène peut apparaître en cas d’entraînement intensif et de sous alimentation (hypo-œstrogènie), et peut être accentué par l’absence de contraintes mécaniques sur l’os.
Concernant ce second point, il faut savoir que les vibrations, les chocs, et les tensions musculo-tendineuses ont un effet stimulateur sur la fonction osseuse. A ce titre, les adeptes du running ou de VTT sont a priori moins sujettes aux problèmes d’ostéoporoses, que les pratiquantes des disciplines dites « portées » comme la natation ou le cyclisme traditionnel.
Sur le plan alimentaire, on recommandera aux sportives féminines (et en particulier entre 13 et 18 ans), de veiller à avoir des apports en calcium suffisants, pour limiter l’ampleur présente ou future du phénomène d’ostéoporose.
 
L’anorexie et/ou la boulimie
Les phénomènes d’anorexie et de boulimie sont des troubles alimentaires d’origine psychique qui touchent principalement les jeunes femmes sportives. Les disciplines où l’apparence physique (danse, gymnastique, culturisme…) et où le poids (course à pied, triathlon, cyclisme…), sont particulièrement touchées.
Ces troubles alimentaires ont des répercutions très néfastes sur la performance, la capacité de récupération, et la santé. C’est pourquoi l’entourage des sportives (entraîneur, parents, médecin, kinésithérapeute…) doit être particulièrement vigilant afin de dépister précocement ces troubles, et d’adopter une stratégie de traitement la plus efficace possible. Dans cette optique, le rôle du psychologue est prépondérant pour traiter ces types de pathologies.
 
L’hyperlaxité articulaire
C’est un problème pour nombre de sportives, car il multiplie le risque d’entorse (cheville, genou notamment). Ce phénomène est lié à l’action des oestrogènes. Pour prévenir cela, quelques conseils pratiques peuvent être formulés :
– Faire du renforcement musculo-articulaire spécifique chez un kinésithérapeuthe,
– En cas d’instabilité articulaire ne pas hésiter à « strapper » l’articulation fragile avant l’effort,
– Toujours glacer, immobiliser et soigner immédiatement une articulation qui a subi une entorse. Pour ce faire, utilisez des béquilles pendant les premières 48 heures qui font suite à la blessure.

 
Le cas particulier de la Grossesse chez la Femme sportive

Chez la femme sportive enceinte, la pratique d’activités sportives potentiellement intenses et violentes, est bien entendue fortement déconseillée, essentiellement pour éviter les traumatismes abdominaux (chutes) et les phénomènes d’hyperthermie ou d’hypoglycémie (qui peuvent altérer le bon développement du fœtus). On évitera donc de pratiquer le VTT, (tout comme le ski, le parachute, l’escalade, les sports de combats, les sports automobiles, la course à pied, les sports collectifs…etc). On évitera aussi les conditions environnementales chaudes et/ou humides pour éviter les « coups de chaud », lesquelles pourraient avoir des répercutions dramatiques sur le développement de l’enfant.
Durant les 9 mois de grossesse, il vaudra donc mieux se réorienter vers la pratique « douce » de la marche ou de la natation, après avoir eu au préalable l’accord du gynécologue. Pratiquées régulièrement, ces activités permettront de conserver une bonne condition physique, un bon moral, et de limiter l’ampleur des petits problèmes de santé spécifiques à la grossesse (mal de dos, fatigue, diabète, hypertension artérielle, prise de poids excessive…). La posologie indicative est de 2 à 3 séances par semaine d’une durée de 45 minutes à 1 heure. Ces séances seront réalisées à une intensité basse à moyenne (60 à 70% de la fréquence cardiaque maximale). Bien entendu, il n’est pas toujours possible de faire de l’exercice sous peine de compromettre la grossesse.
Après l’accouchement, la reprise de l’entraînement doit être très progressive car les bouleversements morphologiques et physiologiques occasionnés par la grossesse sont très importants, et peuvent perdurer entre 4 et 6 semaines, en particulier en cas d’allaitement. Une bonne rééducation périnéale est indispensable avant de reprendre un entraînement régulier.

Par Jean-Baptiste Wiroth – PhD
Fondateur du réseau de coach WTS
www.wts.fr


Références
Burrows M et al. (2000). The physiology of the highly trained female endurance runner. Sports Med., volume 30 (4) : 281-300.
Martin et al. (2001). Physiological characteristics of nationally competitive female road cyclists and demands of competition. Sports Med., volume 31 (7) : 469-477.
West RV (1998). The female athlete. The triad of disordered eating, amenorrhoea and osteoporosis. Sports Med., volume 26 (2) : 63-71.
Wilber et al. (1997). Physiological profiles of elite off-road and road cyclists. Med. Sci.
Sports Exerc., volume 29 (8) : 1090-1094.


Pour aller plus loin
– Téléchargez le Ebook Gratuit « 10 erreurs à éviter pour atteindre son pic du forme »
– Téléchargez le Ebook Cyclisme
– Prendre contact avec WTS pour préparer vos prochains objectifs ! 
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Marathon des Sables : un 6ème titre pour Rachid…

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– Marathon des Sables –

Rachid ElMorabity sacré pour la 6ème fois

Marathon des Sables 2018 : les frères Elmorabity aux 2 premières places devant le français Robert

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Rachid Elmorabity​ a remporté de main de maître son 6ème Marathon Des Sables​ après des victoires en 2011, 2014, 2015, 2016 et 2017. 

Retrouvez en avant première le témoignage d’un athlète exceptionnel que nous avons le plaisir de conseiller depuis 5 saison… avec à la clé 5 victoires au MDS Maroc et de nombreux autres podiums (OCC, MDS Pérou, Oman Trail…) ! 
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L’oeil du coach – Jean-Baptiste Wiroth

Je conseille Rachid depuis janvier 2014 et nous avons mis en place un entraînement de type « Cross-Training ». Chaque semaine, il court en moyenne 4 à 5 fois mais fais aussi 1 à 2 séances de renforcement musculaire spécifique ainsi que 1 à 2 séances de vélo. Nous incluons régulièrement des enchainements vélo / course à pied ou course à pied / vélo. Cette façon de faire lui permet d’augmenter la charge d’entraînement en diminuant le risque de blessure ou de surmenage. Avec 5 victoires au Marathon des Sables en 5 participations, les résultats sont là !

Merci à Jean-Pierre de Run Run​ Productions pour le montage vidéo !


Pour aller plus loin :

– Téléchargez le Ebook Gratuit « 10 erreurs à éviter pour atteindre son pic du forme »
– Prendre contact avec WTS pour préparer vos prochains objectifs ! 
– Lire l’interview de Rachid Elmorabity après sa victoire de 2017
– Participer à la 10ème éditon de l’UTAT au Maroc 
– Le témoignage de Philippe Gatta sur le MDS 
– Sand Marathon article on Run Ultra 

 

 

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Interview Jean-Pierre RunRun

Running : Interview Témoignage de
Jean-Pierre « RunRun » Giorgi

Jean-Pierre RunRun est un blogueur renommé. Jean-Baptiste Wiroth, fondateur de WTS, a eu le plaisir de le conseiller tout au long de la saison. Faisons le point avec lui sur la saison écoulée et sur ses projets venir tant sur le plan sportif que professionnel.


Bonjour Jean-Pierre, peux-tu te présenter ?
Je suis un coureur passionné de running depuis une trentaine d’année. J’ai quasiment toujours été en club d’athlétisme, ce qui ne m’a pas empêché de goûter à d’autres sports connexes, comme le triathlon ou le vélo de course. Pour me situer voilà mes chronos récents :
10 Km : 37’ 50’’
21 km : 1h 24’ 30’’
42 Km : 3h 06’ 12’’

Tu es blogueur reconnu grâce à ton site « Run, Reporter, Run »,  et aujourd’hui tu travailles dans l’univers du sport. Peux-tu nous expliquer ce que tu fais ?

J’ai créé un blog qui avait pour vocation à la base de relater la préparation d’une bande copains qui préparaient le marathon de Paris. Puis, après la course, j’ai décidé de continuer tout seul. Ce blog a pour but de partager ma passion par le biais de voyages ou d’expériences. J’ai la chance de courir un peu partout sur la planète, il serait dommage ne pas communiquer dessus…

J’ai travaillé plus de 20 ans dans des agences de communication. En 2015, j’ai décidé de créer une agence de communication spécialisée dans le running « Run Run Productions ». J’accompagne des marques dans leur communication en créant du contenu pour les réseaux sociaux (textes, vidéos), ou en organisant des conférences toujours autours du sport. Le Sporting Social Club.

Quel est ton plus beau souvenir de sport ?

Il est difficile d’extraire un seul souvenir. Ces dernières années, les événements marquants furent :
– Le marathon de New York,
– Les stages au Kenya avec Bob Tahri,
– L’Ultra Run Raramuri, course de 180 Km dans les canyons au Mexique.

 

En 2017, tu as préparé des courses un peu inhabituelles pour toi. Comment cela s’est passé ?

Effectivement, cette année 2017 restera particulière, puisque j’avais décidé de la consacrer aux sports d’endurance (trail & vélo). Au programme : un ultra trail de 180 Km. Ce fut un véritable défi pour moi qui n’avait fait que l’Ecotrail de Paris 45 km ! Puis une course de vélo, l’Etape du Tour, course aussi de 180 Km avec 2 cols hors catégorie, entre Briançon et le col de l’Izoard. Puis pour clôturer en beauté, participer au Week-end UTMB en participant à la cadette des courses, l’OCC. Une balade de 57 km entre Orcières en Suisse et Chamonix.

Quels ont été les principaux changements dans ton entraînement, depuis que tu t’entraînes avec JB Wiroth ?

Je connaissais Jean-Baptiste de réputation. Nous nous étions croisés à quelques reprises et j’appréciais sa culture sportive. Lorsque, j’ai décidé de participer à l’Ultra Trail au Mexique, j’ai commencé à m’entrainer seul avec comme base une préparation marathon. Des séances classiques en semaine comme du fractionné, et le dimanche je doublais les sorties longues. Au bout de 3 semaines seulement, j’étais rincé…

Jean-Baptiste, lorsqu’il releva le défi de prendre en main ma préparation, il remit les choses à plat. « Je veux bien m’occuper de toi, mais par contre, tu appliqueras à la lettre mes consignes ? » Exit le fractionné et les séances de pistes, mais plus de volume à base de marche nordique et de vélo. Nous avons introduit aussi beaucoup de musculation. Autant pour les jambes, que le haut du corps.

Tu es coureur à la base mais tu as une pratique assez variée entre le vélo, la musculation, la marche … Qu’est-ce que cette diversité t’apporte ?

J’ai aujourd’hui 50 ans et une pratique de plus de trente ans du running. J’ai eu la chance de ne quasiment jamais me blesser. Mais je le dois à une grande écoute de mon corps. Dorénavant, plus que jamais, je varie en fonction des saisons, les pratiques. Je conserve une base de musculation à raison de 2 séances par semaines qui peuvent être en salle ou sous forme de natation. Du mois d’avril au mois de septembre, je fais du vélo le week-end. La marche vient en récupération après de gros blocs. Cette diversité lutte en premier lieu contre la monotonie de la pratique, et les sports portés comme le vélo ou la natation, épargnent mes articulations.

Quels sont tes projets sportifs pour 2018 ?

Pour cette nouvelle année, j’aimerais revenir aux basiques de l’athlétisme. Je ferais une saison de cross de novembre à janvier. Ensuite ce sera une préparation pour un marathon de printemps, sûrement Paris en avril. Dans le cadre de cette préparation seront inclus des 10 Km, le semi de Paris au mois de mars. La finalité de cette « quête » sera de voir si je suis encore capable de courir vite…

As-tu des projets à plus long terme ?

Je n’ai pas pour l’instant de grand projet sportif, mais mon profil de blogueur fait que ce sont des opportunités liées à des marques. J’aimerais bien faire une course en étape dans le désert du type « marathon des sables », participer au marathon de Boston, ou simplement retourner courir dans les calanques avec mes amis.

Peux-tu nous expliquer pourquoi le sport est-il si important dans ton quotidien ?

Le sport est tellement présent, qu’il me serait difficile de vivre sans. Pourtant je fais des coupures au moins 2 fois par an en coupant près de 15 jours ou même 3 semaines. Durant cette période mon corps est en manque… Sinon le sport, m’aide à appréhender les situations difficiles de la vie familiale ou professionnelle. Les compétiteurs, savent mieux gérer le stress.

Comment gères-tu l’équilibre entre le sport, ton travail, ta famille ?

Lorsque tu pratiques comme moi le sport plusieurs fois par semaine depuis l’âge de 17 ans, toute ta vie est organisée autour de cette organisation. Mon secret, je m’entraine beaucoup entre midi et deux. Ce qui n’impacte pas ma vie de famille. Mais le plus important dans cet équilibre et d’avoir le soutien de vos proches. Ma femme joue un rôle très important dans cette vie sportive cadencée par 5 entrainements par semaine.

Quels conseils donnerais-tu à un sportif qui veut se lancer dans un bel objectif et qui doute un peu ?

Se lancer des objectifs, à condition qu’ils soient réalistes, sont pour les sportifs une belle carotte. Ces objectifs permettent une excitation qui donne du sens à votre vie de compétiteur. Par contre, ne vous lancez pas seul dans cet objectif. L’excitation pourrait se transformer en cauchemar. Tournez-vous vers un club ou un coach, qui vous guidera sur le chemin de l’accomplissement. Pour le reste, ce sera à vous de faire le job…

Quel est ton plat préféré ?

J’ai la chance de ne pas être gourmand, ce qui explique que mon poids n’a quasiment jamais varié au fil des ans. Un plat que j’aime et qui me ressemble ? Des pâtes au Pistou. Un plat simple mais efficace !

Vin rouge ou vin blanc ?

Je fuis le vin blanc qui n’offre que des inconvénients. Le vin rouge plutôt Bordeaux, mais avec une grande modération. Par contre… j’ai développé depuis une dizaine d’années une passion pour la bière.

Une devise, une citation, un mot de la fin ?

Cette devise, je l’ai empruntée aux Kenyans et à Bob Tahri lors mes trois voyages running sur les hauts plateaux : « Go hard or go home ! »

Sa Page Facebook
Son compte Running sur Strava

Si vous souhaitez vous aussi préparer un bel objectif avec WTS, lisez cet article  

 

 

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Marathon des Sables : El Morabity sacré Roi du…

MDS2016-4eme-victoire-rachid-elmorabity
MDS 2016 : 4ème victoire pour Rachid El Morabity !

 

Le Marathon des Sables 2016 est maintenant terminé et Rachid El Morabity a confirmé son statut de nouveau roi du désert en ajoutant une nouvelle ligne à son palmarès exceptionnel !

MDS2016_vc-01-1-copyright-100_bdParticulièrement attendu cette année, notre athlète marocain a réussi à distancer tous les autres concurrent, notamment de son coéquipier Abdelkader El Mouaziz (ancien vainqueur du marathon de New York tout de même !), particulièrement fort cette année.

L’oeil du coach
« Pour cette 31ème édition du Marathon des Sables, Rachid a réussi à être sur son pic de forme physique et mental. De plus, il a su être fin tacticien pour distancer ses adversaire particulièrement coriaces : la course ne s’est jouée qu’à quelques petites minutes entre Rachid et El Mouaziz… après 21h de compétition !
Je suis très content pour lui. Il va maintenant se reposer un peu, puis nous allons voir quelle suite donner à sa saison, notamment en terme de contenu d’entraînement.  Je suis convaincu qu’il peut encore progresser ! »
Jean-Baptiste Wiroth
Fondateur de WTS

Classement du 31ème Marathon des Sables

1   EL MORABITY Rachid H MAR TGCC 21H01’21 0H00’00 11.32
2   EL MOUAZIZ Abdelkader H MAR TGCC 21H05’38 0H04’17 11.28
3   EL AKAD Aziz H MAR TGCC 22H07’30 1H06’09 10.76
4   MARTINEZ Jose Manuel H ESP   22H27’50 1H26’29 10.59
5 CLAVERY Erik H FRA TERDAV-EQUINOX 1 23H00’18 1H58’57 10.35
6 AKHDAR Samir H MAR TGCC 23H46’31 2H45’10 10.01
7 BRAUN Jean-Sebastien H FRA   23H57’03 2H55’42 9.94
8 GOMES DE SA Carlos H POR I RUN FOR HOPE 23H59’57 2H58’36 9.92
9 AMDAHL Sondre H NOR   24H08’58 3H07’37 9.86
10 PAJUSCO Marco H ITA   24H41’35 3H40’14 9.64

 

Vous aussi, faîtes appel à un coach WTS pour préparer vos prochains objectifs !
Contactez-nous via le questionnaire technique.

Pour aller plus loin
– le site du Marathon des Sables
– Le portrait de Rachid Elmorabity sur Trail Endurance
– La vidéo sur Rachid tournée lors de l’UTAT 2014
– Le ebook Trail écrit par Jean-Baptiste Wiroth

Crédit Photo : Cimbaly/V.Campagnie, Ian Corless

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