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Développer son endurance pour un Ironman 70.3

Par Frédéric Sultana
Ingénieur, Docteur ès Sciences du Mouvement Humain,
Coach WTS,
Entraineur à Aquatic Club Hyèrois, et Hyères Triathlon

 

Le triathlon est un sport d’endurance. Le développement de cette capacité est un objectif essentiel de l’entrainement en triathlon. Il s’agit de devenir capable de résister à la fatigue dans une épreuve de longue durée. Le triathlète a besoin de développer son endurance au bon niveau et de s’y consacrer à bon escient. Alors quel volume et comment s’y prendre pour un Half Ironman ?

 

Monter le volume d’entrainement

Une première approche de l’entrainement peut conduire à essayer de reculer son seuil de fatigue en augmentant sa charge de travail pour atteindre et repousser ses limites. Sur les réseaux sociaux, bon nombre de triathlètes aiment à exhiber leur capacité à s’entrainer sans réellement avoir fait le lien avec leur objectif sportif, la durée de l’épreuve mais aussi avec leurs capacités physiques et psychologiques. Dans la pratique « Ironman », un système de surenchères s’installe.

Les triathlètes professionnels l’alimentent : le nombre d’heures d’entrainement par semaine passe de 25 heures, à 30 heures, à 35 heures, à 40 heures,… Le lien entre la capacité à s’entrainer et la performance d’endurance est bien réel. Il est d’autant plus pertinent que l’épreuve est de longue durée. Cependant, il ne s’agit de s’entrainer toute l’année avec comme seule variable le volume d’entrainement qu’il soit mesuré en heures, km, Kcal,… Une bonne planification de son entrainement permettra d’identifier les périodes (ou cycles) d’entrainement pour lesquels un objectif de volume d’entrainement est essentiel et de s’y préparer.

copyright – fred sultana

La principale difficulté à ce moment de la préparation sera de se fixer de trouver ses limites. Pour le triathlète professionnel, il pourra atteindre sa capacité de volume maximale puisqu’il se consacre à cette activité à temps plein et que pour y arriver, il intègrera dans son entrainement un travail de récupération. Pour le triathlète amateur, les limites seront beaucoup plus vite atteintes : une activité professionnelle, moins d’heures à consacrer à son entrainement, un travail de récupération souvent négligé… L’équation est bien différente. Il faut l’accepter et surtout ne pas culpabiliser Si vous n’avez pas une connaissance de vous suffisante pour aventurer proches de vos limites, vous pouvez faire appel à l’aide d’un entraineur pour vous guider et vous éviter de sombrer dans le surentrainement.
Quand on joue avec le volume d’entrainement, une règle fondamentale est à respecter : la progressivité.

Le développement de son endurance passe par des cycles d’entrainement avec un objectif de volume :

– Fixé en fonction de vos capacités, de votre objectif et de vos disponibilités,

– Planifié dans sa préparation,

– Couplé à un travail de récupération,

– Réalisé avec progressivité.

Développer son endurance en ne prenant en compte que le volume est une manière réductrice d’aborder : l’activité, l’entrainement et la performance. Ne jouer que sur le volume d’entrainement peut s’avérer contre productif et même dangereux.

Du volume mais pas que …

Les scientifiques ont caractérisé les facteurs déterminants de la performance en endurance (1)(2)(3). Les modèles existants suggèrent que la puissance maximale aérobie (ou VO2max), la capacité aérobie et l’économie de la locomotion sont les indices les mieux appropriés à la prédiction de la performance en endurance (4),(5),(6). Si on ne considère que les facteurs cardiorespiratoires et énergétiques, un modèle de prédiction de la vitesse de course de l’athlète (V) en fonction de son VO2max, de la fraction utilisée de VO2max(F) et de son économie de la locomotion (C) est proposé (1). Le niveau de performance d’un individu peut donc être caractérisé :

Si ce modèle semble applicable en général, les facteurs de la performance sont spécifiques à chaque mode de locomotion du triathlon. Les mécanismes physiologiques et biomécaniques diffèrent selon que l’on se déplace sur terre ou dans l’eau, en courant ou en pédalant. Ces facteurs renvoient à la quantité d’énergie dont dispose un individu à l’effort et à sa capacité à transformer cette énergie en fonction du type de déplacement. S’agissant du triathlon, il convient de définir les facteurs de la performance pris isolément et pour chaque mode de locomotion. Cette approche montre qu’un entraineur de triathlon pourra facilement identifier des voies de progrès en ciblant vos objectifs d’entrainement en fonction de vos points perfectibles (découvrez les coach WTS). On ne travaille pas l’endurance qu’avec le curseur « volume ». La performance d’endurance nécessite de devenir capable de se déplacer dans les trois modes de locomotion sur une vaste gamme de vitesses. La performance en triathlon passe par le développement d’un ensemble harmonieux et complet de capacités qui concourent à l’endurance. Une grande diversité de séances donne plus de plaisir à la pratique et contribue aussi à augmenter sa capacité d’entrainement. L’endurance ne se travaille pas sur une même allure.

 NatationVéloCourse à pied
Puissance maximale aérobieEconomie Méthode GimenezTravail de détente verticale (7)
Capacité aérobieSérie de 300mTravail d’ascensionFractionné sur 2000 m
Economie EducatifsPilotage – Maintien posturalEducatifs

Tableau : Exemples de type de séance ou d’exercice

Exemple de séance en natation (pour deux groupes de niveaux différents), avec comme objectif d’améliorer l’économie.

GROUPE 1GROUPE 2
Echauffement
400 m (75m crawl + 25m dos) + 100 m jambes (50 m battements crawl + 50 m ondulations)600 m (75m crawl + 25m dos) + 200 m jambes (50 m battements crawl + 50 m ondulations)
Corps de Séance
3*100 m (25m battements sans planche + 25m crawl bras droit le long du corps respiration à droite + 25m crawl bras gauche le long du corps respiration gauche + 25m moins de coups de bras)
4*50m crawl amplitude
100m (50m brasse respiration 2 cycles + 50m dos)
4*100 m (25m battements sans planche + 25m crawl bras droit le long du corps respiration à droite + 25m crawl bras gauche le long du corps respiration gauche + 25m moins de coups de bras)
4*50m crawl Vite
100m (50m brasse respiration 2 cycles + 50m dos)
Force-Vitesse
6*50m coulée + un mouvement de bras en papillon + 12m très vite + récupération
4*100 m (25m battements sans planche + 25m crawl bras droit le long du corps respiration à droite + 25m crawl bras gauche le long du corps respiration gauche + 25m moins de coups de bras)
4*50m crawl amplitude
200m (50m brasse respiration 2 cycles + 50m dos)
6*100 m (25m battements sans planche + 25m crawl bras droit le long du corps respiration à droite + 25m crawl bras gauche le long du corps respiration gauche + 25m moins de coups de bras)
6*50m crawl Vite
200m (50m brasse respiration 2 cycles + 50m dos)
Force-Vitesse
6*50m coulée + un mouvement de bras en papillon + 12m très vite + récupération

Récupération:

100 m souple dos à deux bras

100 m brasse souple

100 m en dauphin (descente sur le fond de la piscine en expirant et remontée en surface rapide pour respiration)

 

Exemple de séance de vélo avec comme objectif d’améliorer la puissance maximale aérobie (Méthode Gimenez)

Echauffement: 10 minutes en moulinant

Corps de SéanceEffectuer 9 répétitions: 1minute à puissance maximale aérobie (PMA) + 4 minutes à 70% PMA

Récupération: 5’ en moulinant

 

Exemple de séance de course à pied avec comme objectif d’améliorer l’économie

Echauffement :15’

Intérêt d’un échauffement « long » en CAP

Travail de détente verticale en fin d’échauffement

Séance :

Effectuer 2 fois : Travail sur 30 mètres des éducatifs de base de la CAP

Foulée bondissante : placement – temps de contact au sol

Talon fesse : placement – pose pied – musculation

Montée de genoux : relevé de la pointe des pieds, genoux à l’horizontale

Tracté ou jambes tendues : griffé du pied

Course en arrière : cycle arrière (talon sous les fesses) – gainage – équilibre dynamique

Travail de foulée au ralenti avec amplitude maximale 

Pas chassé (dans les deux sens) : adduction abduction – stabilisation – bras tendus pour gainage

Marche sur la ligne avec pose pied juste devant l’autre pied: déroulé du pied – stabilisation

Course avec « appuis croisés » : placement – stabilisation cheville

Course avec « appuis latéraux » : placement – stabilisation cheville

Etirements et travail ventilatoire (mécanique + bloc apnée)

 

4*500m avec une minute de récupération

50m course en arrière

50m foulée bondissante

50m talon fesse

50m montée de genoux

200m accélération progressive

50m décélération

50m en marchant

 

4*500m avec une minute de récupération

50m talon fesse

50m montée de genoux

300m accélération progressive

50m décélération

50m en marchant

 

Récupération :

Exercices de relaxation et ventilatoires

Pour optimiser les trois facteurs de la performance en endurance, l’entrainement en endurance d’un triathlète visera inévitablement à améliorer ses vitesses de déplacement sur une vaste plage d’allure et dans les trois modes de locomotions.

Half Ironman entre l’endurance et l’ultra-endurance

Le niveau d’endurance dépend de la durée de son objectif et de la dépense énergétique totale pour le réaliser. Le triathlon Half Ironman qui consiste à nager 1900m, à pédaler pendant 90km et à courir un semi-marathon est réalisé en 3h40 pour les meilleurs et en 7 heures pour les retardataires. Pour les premiers, l’Half Ironman est une simple épreuve d’endurance non épuisante ; et pour la grande majorité des autres c’est une épreuve d’ultra-endurance épuisante comme peut l’être un Ironman. C’est un peu comme si certains arrivaient à réaliser à réaliser le parcours à grande vitesse avec seulement un plein de carburant ; pour les autres, il est nécessaire de choisir des vitesses moins gourmandes et d’utiliser régulièrement des appoints de carburant pour franchir la ligne d’arrivée. La situation d’épuisement correspondrait au passage sur la réserve. Maintenant que cette analogie est faite, on peut mieux comprendre qu’une même épreuve peut être non épuisante pour les uns et épuisante pour les autres en fonction de leur vitesse (ou de leur consommation énergétique) et de leurs réserves énergétiques.

Chez l’homme, il existe une relation entre l’épuisement du glycogène et la diminution de la capacité à produire un exercice physique de niveau élevé. Pour les exercices de plus de deux heures à 75% du VO2max, l’épuisement des réserves glycogéniques peut devenir un facteur limitant la performance. Après, il reste possible de poursuivre un exercice alors que le glycogène est épuisé mais dans cette situation la consommation d’oxygène se réduit (pour maintenir un niveau de travail se situant entre 50 et 55 % du VO2 max pendant 7 à 8 heures) et par conséquent la vitesse de course (V). A ce niveau de travail, la lipolyse et la néoglucogenèse hépatique prennent le relais. La disponibilité en glycogène n’est pas le facteur limitant la poursuite d’un effort de très longue durée et à vitesse faible.

En fonction de son niveau de performance, on prépare un Half Ironman avec un important volume d’entrainement à faible intensité si on n’est pas sûr de franchir la ligne d’arrivée sans être épuisé : c’est pour la très grande majorité des triathlètes. Dans ce cas, la préparation ressemblera un peu à celle d’unIronman.

Pour les meilleurs (professionnels et meilleurs des groupes d’âges jeunes), le volume d’entrainement sera couplé à une intensité d’effort élevée. L’ambition de vouloir aller vite sur Half Ironman sera associée à la prise de risque de « coincer » sur le final.

L’Ironman et l’Half Ironman sont des épreuves où le coût énergétique absolu est tel que la capacité d’endurance dépend de son niveau d’entrainement mais aussi de sa stratégie alimentaire. Une récente revue de littérature montre l’intérêt de coupler à son entrainement physique d’endurance un exercice nutritionnel (8)pour répondre aux besoins énergétiques. Le développement de son endurance peut être recherché par une approche pluri disciplinaire qui associe exercices physiques et exercices nutritionnels. Il convient d’entreprendre ce type de préparation avec les conseils d’un expert.

Pour la grande majorité des triathlètes, la préparation d’un Half Ironman nécessite un volume important d’entrainement à faible intensité puisque cette épreuve est épuisante. Pour optimiser sa préparation, une approche pluri disciplinaire (associant exercices physiques et exercices nutritionnels) peut être envisagée.

 


Références 

  1. di Prampero PE. The energy cost of human locomotion on land and in water. Int J Sports Med. avr 1986;7(2):55‑72.
  2. di Prampero PE. Energetics of muscular exercise. Rev Physiol Biochem Pharmacol. 1981;89:143‑222.
  3. Coyle EF. Integration of the physiological factors determining endurance performance ability. Exerc Sport Sci Rev. 1995;23:25‑63.
  4. Barnes KR, Kilding AE. Running economy: measurement, norms, and determining factors. Sports Med – Open. déc 2015;1(1):8.
  5. McLaughlin JE, Howley ET, Bassett DR, Thompson DL, Fitzhugh EC. Test of the classic model for predicting endurance running performance. Med Sci Sports Exerc. mai 2010;42(5):991‑7.
  6. Bassett DR, Howley ET. Limiting factors for maximum oxygen uptake and determinants of endurance performance. Med Sci Sports Exerc. janv 2000;32(1):70‑84.
  7. Ache-Dias J, Dellagrana RA, Teixeira AS, Dal Pupo J, Moro ARP. Effect of jumping interval training on neuromuscular and physiological parameters: a randomized controlled study. Appl Physiol Nutr Metab Physiol Appl Nutr Metab. janv 2016;41(1):20‑5.
  8. Maunder E, Kilding AE, Plews DJ. Substrate Metabolism During Ironman Triathlon: Different Horses on the Same Courses. Sports Med. oct 2018;48(10):2219‑26.


Pour aller plus loin 
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Fil des coachs

Un témoignage de sportif

Témoignage de l’un de nos sportifs : Simon Bertolutti

L’oeil du Coach – Francis Dujardin
Simon Bertolutti est un cycliste qui s’est orienté sur le coaching à distance en fin 2017. Avec une activité professionnelle importante, de laquelle découle parfois peu de temps à consacrer à l’entraînement, il a fallu concocté un programme personnalisé et flexible.
Mais le coaching que nous proposons s’adapte particulièrement bien à ce type de situation. Être efficace avec des séances ciblées, un entrainement varié doublé d’un dialogue constant entre le sportif et son coach…

Voici son témoignage :

« J’ai choisi le coaching a distance WTS pour pouvoir progresser en velo car depuis un certain je me sentais stagner, je n’arrivai plus à progresser.
le suivi et les explications sont de très bonnes qualités, les planning de travail ainsi que les séances sont claires et bien détaillées. en cas de questionnement, les réponses sont rapides et concrètes.
J’ai commencé le coaching à distance en octobre 2017, et c est vrai qu à la reprise de la saison sur route en mars 2018, J’ai déjà senti une différence importante, notamment au niveau de la force ( travail principal de cet hiver ), par rapport aux années précédentes qui j espère continuera à évoluer positivement  tout au long de la saison 2018. »


Pour aller plus loin :
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Comment progresser lorsque l’on stagne ?

Passé quelques années d’entraînement régulier, il est très fréquent de voir ses performances stagner. En effet, de nombreux sportifs n’arrivent plus à progresser en dépit d’un entrainement assidu. Malheureusement, ce phénomène s’amplifie avec l’avancée en âge, en se conjuguant avec le déclin naturel des capacités physiques.

 

Comment continuer à progresser lorsque l’on stagne ?

Les nombreuses pistes de réponses sont résumées en un mot : innovation !

En effet, à quoi bon répéter années après années un processus d’entraînement qui vous a permis de progresser un temps, mais qui ne génère plus aucune progression objective.

Pour retrouver une dynamique de progression, il est indispensable de surprendre votre organisme. Pour cela, il vous faut innover dans les méthodes d’entraînement et de récupération.
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Quelques pistes de travail

  • Améliorer sa tonicité musculaire en intégrant du renforcement musculaire. Deux objectifs principaux : être mieux gainé au niveau du tronc, et « booster » la dépense énergétique musculaire 
  • Augmenter sa force maximale. Plus la force des jambes est importante, plus vous serez puissant, et paradoxalement, endurant et économe.
  • Travailler sa puissance maximale aérobie. Le vélo nécessite une puissance cardiaque très importante. Pour améliorer la puissance cardiaque (donc les VO2max, et donc la PMA), il convient de réaliser régulièrement des séances d’entrainement par intervalles. Pour optimiser ce travail, la clé réside dans la quantification de la puissance développée avec un capteur de puissance embarqué type Powertap ou SRM.
  • Perdre du poids si vous êtes en surpoids. Surtout si vous comptez rouler en montagne cet été.
  • Planifier sa saison. En organisant sa saison en cycles, on limite le risque de stagnation et on surprend l’organisme grâce aux contrastes de charge. Faites vous aider par un coach expert si vous ne savez pas comment faire.

Les cas de figure principaux

  Poids de forme Surpoids
Performances en stagnation Cas n°1

Vous stagnez en dépit du fait que vous êtes proche de votre poids de forme. Essayez de rendre votre entrainement plus qualitatif en intégrant de la haute intensité (force max, PMA) et du renforcement musculaire.

 

Cas n°3

Vous n’arrivez pas à perdre de poids malgré un entrainement régulier. Diminuez l’entraînement vélo pour intégrer un entrainement musculaire à haute intensité. En parallèle, supprimez le superflu dans votre alimentation du quotidien.

Performances en régression Cas n°2

Vous êtes probablement fatigué du fait d’un entrainement trop quantitatif. Dans un premier temps reposez-vous en observant 1 à 2 semaines d’entraînement très léger. Après cette phase de récupération active, reprenez l’entraînement progressivement en intégrant de la qualité. Pour cela remplacez une séance d’entraînement en endurance par une séance d’intervalles à haute intensité.

Cas n°4

Fatigué et en surpoids, vous n’avancez plus ! Vous multipliez sans doute les erreurs. Dans un premier temps, reposez-vous comme dans le cas n°2 et profitez-en pour consulter un médecin nutritionniste. Une fois ce « reset » effectué, contactez un coach pour vous aider dans votre préparation. 

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Semaine type

=> A entreprendre directement dans les cas 1 et 3

=> Dans les cas 2 et 4, il faut d’abord veiller à éliminer la fatigue générale en débutant par une phase de repos, puis une phase de reprise en endurance de base. 

  Durée Intensité Contenu de la séance

Séance 1 (mardi)

Objectif : renforcement musculaire

0h45 i1 i2 i7 Séance Renforcement musculaire

Echauffement : 20’ cardio zone i1-i2-i3

Exercices : alterner pompes / abdos / squats / fentes / burpees… en séries de 10 à 20 répétitions.

Décontraction : 10’ stretching

Séance 2

(mercredi)

 

Objectif :
Endurance

1h30 i1 i2 i3 Echauffement : 30’ zone i1-i2-i3

Exercice : parcours vallonné en incluant 3 x (5’ en force « gros plateau » avec une cadence de pédalage basse -50 rpm / 5’ en vélocité « petit plateau » avec une cadence de pédalage haute -50 rpm. Rester en endurance !

Décontraction : 10’ en zone i1-i2

Séance 3 (vendredi)

 

Objectif : renforcement musculaire

0h45 i1 i2 i7 Séance Renforcement musculaire

Echauffement : 20’ cardio zone i1-i2-i3

Exercices : alterner pompes / abdos / squats / fentes / burpees… en séries de 10 à 20 répétitions.

Décontraction : 10’ stretching

 

Séance 4
(samedi)

 

Objectif :
PMA

1h i1 i2 i3 i5 Echauffement : 30’ zone i1-i2-i3

Exercice 1: faire 2 séries de 10 x (30’’ à 110% PMA en zone i5 / 30’’ Récupération Active en zone i2). Exercice à faire en faux-plat montant ou sur home-trainer. Prendre 5’ en zone i2 entre les 2 séries.

Décontraction : 10’ en zone i1-i2

Séance 5 (dimanche)

 

Objectif : foncier + plaisir

3h i1 i2 i3 i5 Echauffement : 1h zone i1-i2-i3

Exercice : Sortie en groupe à allure libre. Inclure des sprints de 10-15’’ et des accélérations à PMA

Décontraction : 30’ en zone i1-i2

 

Les Intensités d’Entraînement

Le dosage de l’intensité d’une séance d’entraînement doit être effectué à partir de la fréquence cardiaque, de la puissance et/ou des sensations. La détermination des intensités d’entraînement est idéalement faite à partir des résultats d’un test d’effort effectué en laboratoire médico-sportif. En l’absence de tels résultats, deux équations permettent d’évaluer approximativement la fréquence cardiaque maximale (FCM) :

  • Homme : FCM = 220 – âge en année
  • Femme : FCM = 226 – âge en année

Zone % FCM % PMA Sensations associées
I7 (Sprint court) Non Significative 180 – 300 Picotement musculaire juste après l’effort

Hyperventilation après l’effort

Conversation impossible

 

I6 (Sprint long) Non Significative 100 – 180 Douleur musculaire maximale pendant l’effort

Souffrance extrême durant l’exercice

Hyperventilation pendant l’exercice

Conversation impossible

 

I5 PMA (Puissance Maximale Aérobie) 95 – 100 80 – 100 Augmentation rapide de la douleur musculaire

Augmentation rapide de la ventilation

Conversation très difficile

 

I4 (Seuil Anaérobie) 90 – 95 75 – 80 Augmentation progressive de la douleur musculaire

Augmentation progressive de la ventilation

Conversation difficile

I3 (Tempo) 85 – 90 65 – 75 Apparition d’une légère douleur musculaire pendant l’effort

Ventilation élevée mais stable et contrôlable

Conversation possible

I2 (Endurance de Base) 75 – 85 50 – 65 Aucune douleur musculaire

Maintien de l’intensité sans problème

Conversation aisée

 

I1 (Récupération) < 75 40 – 50 Aucune douleur musculaire

Maintien de l’intensité sans problème

Conversation très aisée

 

 


Jean-Baptiste WIROTH
Docteur en Physiologie de l’Exercice
www.wts.fr

L’expert vous répond

« J’ai 55 ans, je fais du vélo depuis 15 ans, et je sens que je stagne. Comment mieux m’entraîner ? »

Mieux s’entraîner revient à identifier des axes d’entraînement qui vont générer de la progression à moyen terme. Vous pouvez déjà faire un test d’effort pour faire un bilan physiologique. Ensuite, c’est une question de bon sens et d’expérience …
Si vous êtes passionné par les méthodes entraînement et que vous avez le temps de vous documenter, vous pouvez expérimenter certaines innovations dans votre entrainement. A l’inverse, si vous n’avez pas trop le temps de vous pencher sur la question, faites appel à un coach expert qui saura vous faire aller à l’essentiel.

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Paroles de sportifs

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Article rédigé par Francis Dujardin, coach WTS

Trois des sportifs que j’entraîne cette saison ont bien voulu se prêter au petit jeux des témoignage s et apparaitre.

– Voici leurs témoignages –

Le témoignage de LUC ANGLARET

Après de nombreuses années à faire des raids multi-sports puis du VTT, j’ai été amené à me lancer dans l’aventure de la MB Race ultra comme un défi.
J’ai arrêté à 100km il y a 2 ans et me suis dit dans l’heure après la course qu’il n’était pas possible qu’elle me résiste.

Après avoir essayé de lire des livres, de faire des pseudos plans, de demander des conseils, j’en suis arrivé à la conclusion que tout seul et juste à aligner des heures le cul sur la selle, ca me marcherai pas mieux que les années précédentes. Cela m’a quand même permis de faire la Transvésubienne et de finir 100éme. Mais au mois d’aout 2017, je pense déjà à un autre objectif pour l’année à venir.
 
Après quelques recherches, j’ai contacté Francis Dujardin début octobre 2017 en lui faisant part de mon objectif: la MB Race Ultra (140km et 7000mD+) en moins de 14H00 (par n’importe quelles conditions météo).
 
Nous (Francis pour le coach et moi à la réalisation) nous lançons dans cette objectif début octobre 2017. J’avoue que pour moi, les 2 ou 3 premières semaines ont été difficiles avec un travail de PMA (Puissance Maximale Aérobie), travail qui m’était peu commun. Cela fait maintenant 4 mois et je constate une nette amélioration de mes performances !
 
Ces 4 mois ont été fait de travail de PMA courte puis longue, ensuite de la force mais toujours bien organisé, ce qui fait que je ne ressent pas de fatigue générale.
 

La conclusion de tout cela est que je suis devenu très confiant en moi et en Francis pour atteindre mon objectif final. Sans son coaching, je ne serai jamais arrivé ou je suis déjà au bout de 4 mois.

——

 

Le témoignage de FABRICE ANGLEREAUX

Un sportif qui vit loin de France.

Cela fait maintenant plus de 10 ans que je pratique le coaching à distance n’étant pas résident en France. Cette formule m’a permis de participer à deux Cape Epic, non pas pour gagner mais pour finir dans des conditions honorables ! Depuis je continue d’avoir « mon » coach personnel pour arriver à des objectifs moins ambitieux que la Cape Epirc. Néanmoins la rapidité de réponse pour s’adapter à mes très fréquent changement de planning est un plus pour moi. Je résumerai le coaching à distance par:
Les +
– Grandes flexibilité
– Utilisation des outils simples existants mais abordable à tous: Garmin Connect, Strava,..

Les – 
– Parfois difficile de faire passer un ressenti
– Pas trop de conversation

——
Le témoignage de 
Julien OTT

Un sportif Suisse qui vise la MB Race sur le 140km

Le coaching à distance me permets d’optimiser au maximum mon temps disponible pour être le plus qualitatif possible au cours de mes entraînements. C’est une solution idéale en ce qui me concerne car mon activité professionnelle est relativement intense et il n’est pas toujours facile de lui associer un sport aussi chronophage que le vélo en particulier lorsque les objectifs que l’on se fixe sont exigeants. J’apprécie particulièrement de ne pas avoir à consacrer de temps à construire la base de mon entraînement, ce travail étant fait par le coach. Une fois que mes objectifs de la saisons et mes disponibilités sont établies il ne me reste plus qu’à suivre le plan et à rouler. Des adaptations en cours de routes sont toujours nécessaires et possibles ce qui permet vraiment de coller au mieux à mes besoins.

Au final, procéder ainsi me permets de rouler moins mais mieux.

L’oeil du Coach – Francis Dujardin
Ils ont des niveaux de performances différents, des objectifs divers, mais ils ont en commun une chose ; la volonté de progresser tout en respectant leur santé, en ménageant leur vie personnelle, professionnelle, ils combinent souvent leur passion  avec des emplois du temps compliqués. Nous échangeons beaucoup, avec certains plus que d’autres, une relation essentielle pour un coaching satisfaisant. Au delà des objectifs et des résultats ils apprennent aussi à mieux maitriser la perception qu’ils ont de leurs performances, et au final à s’entraîner de manière plus efficace, souvent en y consacrant moins de temps que ce qu’ils avaient imaginé au départ. N’est-ce pas le but ultime du coaching.


Pour aller plus loin :
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Interview Sébastien ROCHET, coach du réseau WTS


Notre coach Bastiais, Sébastien ROCHET, fait partie du réseau WTS depuis 2014 
 

WTS :  Bonjour Sébastien, peux-tu te présenter ?

SR : Bonjour, je m’appelle Sébastien Rochet, et j’ai 43ans. Je pratique la course à pied et le triathlon.
 

WTS : Depuis, combien de temps conseilles-tu des sportifs ?

SR : Je coach et j’accompagne des athlètes depuis 18ans maintenant, jeunes et adultes dans des activités variées telles que tennis, course, triathlon..

 

WTS : Quel est ton plus beau souvenir de coach ?

SR : Mon plus beau souvenir est sur le triathlon de Nice ; Sébastien cheron gagne la vague amateur en septembre 2002, et devient champion du monde amateur..
 

WTS : Dans ton coaching, tu es plutôt « Analyse » ou « Sensation » ?

SR : Dans ma façon de fonctionner, j’alterne et j’associe les 2 méthodes qui sont programme construit mais aussi sensations de l athlète. Nous sommes un peu « pollués »,  si j’ose dire par la technologie (capteur, cardio…), et de temps en temps nous oublions l’essentiel « l’humain » qui fonctionne avec ses émotions, sa psychologie du moment, et bien sûr tous les paramètres qui nous entourent (contraintes professionnelles, vie familiale…).

WTS : Qu’est ce qui te passionne dans ton métier de coach ?

SR : Le plus passionnant justement dans ce métier c est que l on est à la recherche sans cesse du mieux être pour son athlète (on est le confident, l entraineur, le coach , le psychologie de temps en temps) et la on est dans le cœur du métier ( pas de magie) mais plutôt des chercheurs qui mettent en place, qui construisent, qui détruisent, qui forme et qui déforme oui ça arrive…qui prennent du temps, qui sont disponibles, qui s adaptent, qui font des expertises, qui conseils..la liste pourrait être longue (c est comme faire une mayonnaise on a tous les mêmes ingrédients seulement 1 va arriver à ce qu elle prenne: c est ce tour de main ce feeling qui va faire qu on est 1 avec son athlète (relation entraîneur-entraîné).

 

WTS : Ta principale qualité ?

SR : Ma disponibilité.
 

WTS : Ton principal défaut ?

SR : Peut-être un peu désordonné dans les papiers…mais je m’y retrouve toujours.
 

WTS : Ton plat préféré ?

SR : Hâchis Parmentier.
 

WTS : Vin rouge ou vin blanc ? 

SR : Vin rouge sans hésitation.  
 

WTS : Une devise, une citation, un mot de la fin ?

SR : Le pessimisme est d’humeur, l’optimisme est de volonté (j’adore).
 

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