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Bilan du MDS… LA course dans le desert

Les athlètes viennent de terminer une semaine de course dans le desert marocain mettant un terme à la 34ème édition du Marathon des Sables … et nos sportifs ont été flamboyants !

Jugez plutôt des résultats :
  • 1er Rachid Elmorabity – 7ème victoire au MDS ! ! ! ! ! ! !
  • 89ème Fred Droin
  • 91ème Julien Lamour
  • 340ème Jérome Feriaud
  • 727ème Soumicha Marni Sandid (1ère participation)
Julien Lamour au départ de la 5ème étape du MDS

 

Bravo aux athlètes !

Bravo aux coachs Jean-Pierre Camm et Jean-Baptiste Wiroth !

 

L’oeil du coach – Jean-Baptiste WIROTH

“Cela fait maintenant plusieurs saisons que je conseille Rachid Elmorabity et force est de constater qu’il progresse chaque année sur le plan de l’endurance, sur le plan tactique … bref il maitrise son sujet à 100% dès qu’il s’agit d’une course dans le desert. Sa saison 2018 en témoigne avec plusieurs victoires : Ultra Mirage 100km, Dubai Run … etc
Concernant Julien Lamour, c’était une première collaboration et cela a bien fonctionné avec un athlète motivé, rigoureux, et au mental d’acier. Julien étant pompier à Monaco, il n’a pas toujours été simple de jongler entre le planning de travail et l’entraînement mais on a fait du bon travail au cours de ces 4 mois de préparation spécifique. Bravo Julien pour cette superbe 91ème place !” 

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Rachid et Mohamed Elmorabity : 1er et 2ème du MDS 2019. Crédit photo : Cimbaly_MDS2019@VCampagnie

 

L’oeil du coach – Jean-Pierre CAMM

“Fred Droin grâce à sa tonitruante étape 4 termine 89ème du marathon des sables ; Jérome malgré ses difficultés sur la fin termine 340ème ; et Samicha que vous avez suivi avec émotion a fait pour mon premier marathon des sables une course toute en accélération car son classement n’a fait que s’améliorer !  Elle termine 727 éme ; preuve d’une belle maitrise du corps et de l’esprit ! 3 finishers sur les 3 coachés … l’adéquation athlete / coach a joué au maximum bien que leurs besoins soient très différents ! “

Pour aller plus loin 

– Lire le témoignage de Rachid Elmorabity
– Pourquoi courir le MDS ? Plusieurs chefs d’entreprise témoignent 
Contactez WTS pour préparer votre prochain objectif avec un coach expert !


Crédit photo : Cimbaly_MDS2019@VCampagnie

Entrainement

Entrainement : Pourquoi faire une semaine choc en surcharge…

Le printemps est la période idéale pour faire du sport.
Il est donc légitime de vouloir rouler plus, d’autant que les premiers objectifs de la saison se rapprochent.
La réalisation d’une semaine d’entrainement choc (ou surcharge) peut-être un bon moyen de se faire plaisir tout en se préparant efficacement pour la saison à venir. 

Fondements
L’un des principes de base de la préparation physique est la surcharge. Pour progresser, il faut donc soumettre l’organisme à une charge d’entraînement inhabituelle à un moment ou à un autre.

Les coureurs préparant le  Tour de France, ne font-ils pas le Dauphiné ou le Tour de Suisse pour effectuer leur dernière surcharge avant le Tour ?
L’absence de surcharge significative est d’ailleurs l’un des principaux freins à la progression de nombreux cyclosportifs. 

Comment procéder ?
Premièrement, il faut noter que la réalisation d’une semaine d’entrainement choc ne doit surtout pas être entreprise si l’état de de forme dégradé est dégradé (sortie de maladie, fatigue importante…)
sous peine de ne jamais réussir à assimiler la charge d’entraînement.

Si la forme est bonne, la semaine d’entrainement choc peut-être programmée à la fin d’un cycle pour finaliser le travail et « enfoncer le clou ».
Il faut alors prévoir une semaine de régénération post-semaine choc pour assimiler le travail et surcompenser en début de cycle suivant.

La surcharge peut aussi être programmée à l’issue d’une phase de récupération pour entamer un cycle de travail visant à amener l’organise sur un pic de forme 3 à 4 semaines plus tard.
Dans un tel cas de figure, on poursuivra son entraînement habituel à l’issue de la semaine d’entrainement en surcharge .

 

Programme 1 : 3 séances dans la semaine
Destiné à ceux qui roulent 1 ou 2 fois par semaine en temps normal

  Durée Intensité Contenu de la séance
Lundi   Repos  
Mardi  3h i1 i2 i3 i5 Vélo sur parcours fortement vallonné

Objectif : Développement PMA

Echauffement : 1h zone i1-i2-i3

Exercice : faire 3 efforts de 15’ en accélération progressive (8’ zone i3 / 6’ zone i4 / 1’ zone i5 / 15’’ zone i7). Prendre 10’ de récupération active zone i2 entre les efforts

Décontraction : 30’ en zone i1-i2

Mercredi   Repos  
Jeudi 3h I1 i2 i3 Vélo sur parcours vallonné

Echauffement: 45’ zone i1-i2

Exercice 1: rouler en endurance en incluant 3 efforts de 20’ en zone i3 avec cadence > 90 rpm 

Exercice 2 : 10 x (30’’ pédalage jambe gauche uniquement / 30’’ pédalage jambe droite uniquement / 1’ pédalage normal) avec cadence 60-80 rpm

Décontraction: 30’ en zone i1-i2

Vendredi   Repos  
Samedi   Repos  
Dimanche 4h i1 i2 i3 i4 i5 i6 i7 Vélo sur parcours vallonné

Objectif : Travail mixte de puissance

Echauffement : 1h zone i1-i2-i3

Exercice 1: faire 3 x (10’’ sprint  / 1’ zone i1  / 30’’ zone i1 / 1’ zone i1 / 1’30’’ zone i5 / 1’ zone i1 / 5’ zone i4 / 1’ zone i1). Prendre 10’ de récupération active en zone i2 entre les 3 séries

Exercice 2: rouler en endurance avec cadence > 90 rpm 

Décontraction : 30’ en zone i1-i2

Total : 10h

 

 

Programme 2 : 6 séances dans la semaine

Destiné à ceux qui roulent 3 à 4 fois par semaine en temps normal

  Durée Intensité Contenu de la séance
Lundi   repos  
Mardi  2h30 i1 i2 i3 i5 Vélo sur parcours fortement vallonné

Objectif : Développement PMA

Echauffement : 1h zone i1-i2-i3

Exercice : faire 3 efforts de 15’ en accélération progressive (8’ zone i3 / 6’ zone i4 / 1’ zone i5 / 15’’ zone i7). Prendre 10’ de récupération active zone i2 entre les efforts

Décontraction : 30’ en zone i1-i2

Mercredi 2h i1 i2 i3 Vélo sur parcours plat 

Objectif : Récupération active + Travail technique

Echauffement : 1h zone i1-i2

Exercice : 10 x (30’’ pédalage jambe gauche uniquement / 30’’ pédalage jambe droite uniquement / 1’ pédalage normal) avec cadence 60-80 rpm

Décontraction : 30’ en zone i1-i2

Jeudi 3h30 i1 i2 i3 Vélo sur parcours vallonné

Echauffement: 45’ zone i1-i2

Exercice 1: rouler en endurance en incluant 3 efforts de 20’ en zone i3 avec cadence > 90 rpm 

Décontraction: 30’ en zone i1-i2

Vendredi 1h i1 i2 Vélo sur parcours plat 

Objectif : Récupération active

Echauffement : 15’ zone i1

Exercice : 30’ zone i2 sans forcer

Décontraction : 15’ zone i1

Samedi 2h30 i1 i2 i3 i4 i5 i6 i7 Vélo sur parcours fortement vallonné

Objectif : Travail mixte de puissance

Echauffement : 1h zone i1-i2-i3

Exercice 1: faire 3 x (10’’ sprint  / 1’ zone i1  / 30’’ zone i1 / 1’ zone i1 / 1’30’’ zone i5 / 1’ zone i1 / 5’ zone i4 / 1’ zone i1). Prendre 10’ de récupération active en zone i2 entre les 3 séries

Décontraction : 30’ en zone i1-i2

Dimanche 3h30 i1 i2 i3 i4 Vélo sur parcours vallonné

Echauffement : 45’ zone i1-i2

Exercice: sortie en groupe en privilégiant le travail en zone i3-i4

Décontraction : 30’ en zone i1-i2

Total : 15h

 

Les Intensités d’Entraînement

Le dosage de l’intensité d’une séance d’entraînement doit être effectué à partir de la fréquence cardiaque, de la puissance et/ou des sensations. La détermination des intensités d’entraînement est idéalement faite à partir des résultats d’un test d’effort effectué en laboratoire médico-sportif. En l’absence de tels résultats, deux équations permettent d’évaluer approximativement la fréquence cardiaque maximale (FCM) :

  • Homme : FCM = 220 – âge en année
  • Femme : FCM = 226 – âge en année
Zone % FCM % PMA Sensations associées 
I7 (Sprint court) Non Significative 180 – 300 – picotement musculaire juste après l’effort

– hyperventilation après l’effort

– conversation impossible

I6 (Sprint long) Non Significative 100 – 180 – douleur musculaire maximale pendant l’effort

– souffrance extrême durant l’exercice

– hyperventilation pendant l’exercice

– conversation impossible

I5 PMA (Puissance Maximale Aérobie) 95 – 100 80 – 100 – augmentation rapide de la douleur musculaire

– augmentation rapide de la ventilation

– conversation très difficile

I4 (Seuil Anaérobie) 90 – 95 75 – 80 – augmentation progressive de la douleur musculaire

– augmentation progressive de la ventilation

– conversation difficile

I3 (Tempo) 85 – 90 65 – 75 – apparition d’une légère douleur musculaire pendant l’effort

– ventilation élevée mais stable et contrôlable

– conversation possible

I2 (Endurance de Base) 75 – 85 50 – 65 – aucune douleur musculaire

– maintien de l’intensité sans problème

– conversation aisée

I1 (Récupération) < 75 40 – 50 – aucune douleur musculaire

– maintien de l’intensité sans problème

– conversation très aisée


L’expert vous répond

Est-il possible de prendre part à une compétition à la fin d’une telle semaine d’entrainement choc ? 

Oui c’est faisable même si la fatigue sera plus prononcée qu’en temps normal, en particulier en début de course. Dans un tel cas de figure, il est classique d’être à la peine et que les sensations soient pénibles en début d’épreuve. Ce n’est que lorsque le métabolisme aérobie est activé à 100% (oxydation des acides gras) que les sensations reviennent, le plaisir avec. Partant de ce constat, il vaut mieux faire un départ « en dedans » pour ensuite essayer d’accélérer en deuxième partie de course. Etant un peu fatigué, mais très bien entraîné, le final de la course peut même s’avérer être grandiose ! 


Pour aller plus loin 

– Lire l’article 11 séances de home-trainer pour progresser à vélo
– Lire l’article Pourquoi gagner en force lorsque l’on fait de l’endurance ?
– Lire l’article 10 erreurs à éviter lorsque l’on prépare un Ironman
– Partire en stage avec WTS et Executive Challenge 

 

 

Blog WTS

Un stage marathon à la carte en Corse :…


Témoignage de Tristan, en stage WTS  “à la carte” avec Sébastien Rochet, coach WTS à Bastia.

“Pour préparer mon premier marathon, je cherchais une semaine de stage running afin de découvrir en peu de temps différents types d’entrainement pouvant me convenir tout en ayant des conseils personnalisés.

En passant par WTS, j’ai rapidement été mis en relation avec Sébastien.
Dès notre première discussion par téléphone, j’ai apprécié son enthousiasme et sa disponibilité.
Malgré un timing un peu serré et après avoir discuté par téléphone de mes objectifs et mes habitudes d’entraînement,
Sébastien m’a proposé très vite un plan d’activités pour mes 6 jours à Bastia.

Le programme de travail très complet m’a permis de découvrir de nouveaux exercices et méthodes d’entrainement, d’avoir des conseils précieux sur les techniques de course et de me rassurer sur l’avancée de ma préparation pour le marathon.

Séance de PPG

En outre, l’accompagnement de Sébastien a été très pro et toujours dans la bonne humeur et l’empathie.
C’est très agréable d’être pris en charge de cette façon et cela permet de repousser ses limites en toute sécurité. Je le sentais en effet très attentif à chacun des retours que je lui faisais.
Le plus de l’accompagnement est de voir que le programme était complètement modulable pour s’adapter à ma forme du moment mais aussi pour m’aider à aller plus loin sans crainte.

Sébastien n’hésite pas non plus à donner de son temps au-delà des entraînements : il était là pour m’accueillir à l’aéroport, m’a donné ses conseils pour découvrir Bastia et les environs et continue à suivre de près les dernières semaines de préparation avant mon premier marathon dans un mois.

Si l’échéance approche, ce stage m’a permis d’avoir plus de certitudes sur ma capacité à relever ce défi. Etant donné l’importance du mental sur un marathon, c’est une très bonne nouvelle.
Et l’accompagnement de Sébastien y est pour beaucoup.

Merci pour tout Sébastien et je n’hésiterais pas à te demander à nouveau conseil pour mes prochains défis.”

Tristan

Pour aller plus loin

– Tout savoir sur l’entraînement Marathon avec le Ebook Marathon
– Lire l’article Continuer à courir après 50 ans
– Lire l’article Pourquoi gagner en force lorsque l’on fait de l’endurance ?
– Le profil de Sébastien Rochet, coach WTS à Bastia

Sébastien Rochet

 

Ile de la Réunion - Diagonale des fous 2017 Blog WTS

Témoignage : La diagonale des fous “savoir se servir…

A travers cet entretien avec Christian, vous découvrirez diverses facettes de sa préparation pour le Grand Raid Réunion 2017, aussi appelée la Diagonale des fous.


Bonjour Christian, peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Christian Privat, j’ai 56 ans. Je suis marié, ma femme s’appelle Fabienne (“Fabous”), j’ai un grand garçon. J’habite dans le 12ème à Paris. Je suis cadre dirigeant dans la distribution de la Presse.

Photo Christian Diag

Quels sont tes sports d’origine ?

L’athlétisme : Je suis un « sprinter », coureur de 100 m (11 sec.), de 200 m (22.2 sec.) et de 400 m (52.4 sec.)

Quelle est la place du sport dans ta vie ?

Pour moi, le sport est une activité équilibrante de ma vie avec ma famille et le boulot. Mais, j’ai un travail très prenant qui me laisse peu de temps.

Que t’apporte-t-il au quotidien ?

Les défis, l’équilibre, la complémentarité avec la vie de famille et le boulot, le fait de garder un moral de battant.

Comment arrives-tu à concilier Vie perso, Vie pro et sport ?

Ayant peu de temps pour m’entraîner, je ne fais pas un véritable planning d’entrainement : je m’entraîne en fonction de mes disponibilités. Pour ma part, priorité aux entraînements de qualité.
Avec Fabous, nous faisons beaucoup de randonnées en marchant (GR20, Islande, Norvège, Italie, …). C’est une très belle activité nous permettant de concilier famille et sport.

Quel est ton plus beau souvenir de sport ?

Les Podiums et la 6eme meilleure performance française en sprint. Mais ça c’était avant !
Dernièrement : La DIAG 2017 (Ultra-trail du grand raid de la réunion : dite « Diagonale des fous ») avec l’interview sur le plateau de Canal+ à l’arrivée.

En 2017, tu as préparé une course inhabituelle pour toi la Diagonale des fous. Peux-tu nous parler de ta préparation ?

A course exceptionnelle, préparation exceptionnelle ! On ne s’invente pas sur ce genre de course même par défi ! Mon 1er marathon, je l’ai fait sur un défi mais pas la Diagonale des fous !Ainsi, ma préparation est l’aboutissement d’une montée en puissance de diverses courses sur les 5 dernières années : 4 triathlons Ironman, 3 ultras trails (+100 km), 1 Corsica raid, plus de 10 marathons… Pour la première fois, pour ce genre d’épreuve, je vais me faire conseiller et coacher par Pierre Cochat. J’ai besoin de conseils et de suivi sur ma préparation physique, ma préparation mentale et surtout la gestion du sommeil.

Ma préparation

Elle a commencé tardivement, en mai 2017 (à cause d’un accident de scooter en oct. 2016, triple fracture du pied droit et grosse entorse de la cheville).

Avril 2017 : Vélo d’appartement uniquement 2 fois /semaine. (Je n’ai pas la force de déclipser mes pédales automatiques sur mon vélo de route)

Mai 2017 : Recommencer à courir, d’abord sur du plat puis, en fin de mois, sur les chemins du bois de Vincennes.

Juin 2017 : Plus de temps à perdre, 2 entraînements minimum par semaine (samedi et dimanche matin). 1h00 puis 1H30 par séance en fin de mois, toujours sur route ou chemin plat. Un entrainement parfois en semaine (1h00 au Buttes Chaumont sur les chemins en bitume).

Juillet 2017 : Je commence les bosses de gravelles (bois de Vincennes), toujours samedi et dimanche matin + un entrainement dans la semaine aux buttes Chaumont.

Août 2017 : Nous partons en vacances avec Fabous faire de la randonnée en Norvège. 5 à 7h00 de marche par jour avec jusqu’à 1 000 m de dénivelé positif. Je complète un jour sur deux ou trois avec un footing équivalent à la rando. En clair, si nous faisons une randonnée de 5h00 de marche effective avec 1 000 de D+, je repars faire la même randonnée en mode course soit 2h30. Ainsi, dans ces journées, je faisais 7h00 de rando avec les pauses + 2h30 de course. Une super préparation pour ma part (dans le groupe, je suis passé pour un extra terrestre).

Septembre 2017 : 3 à 4 entraînements par semaine :

  • 1 à 2 fois 1h15 aux buttes Chaumont le midi.
  • 1h30 aux bosses de gravelles à Vincennes le samedi.
  • Tous les dimanches, j’enchaine 2 tours aux 25 bosses à Fontainebleau. Mon meilleur temps l’an dernier était de 06h00, dès le premier dimanche je passe à 05h45 pour finir à 05h12 le dernier dimanche. Je suis prêt !

Et la préparation mentale ?

On me dit souvent que j’ai un gros mental, et je l’avais déjà prouvé sur d’autres courses. Mais une chose est d’avoir un gros mental, une autre chose est de savoir s’en servir à bon escient. Donc, Pierre m’a fait passer le questionnaire OMSAT-4, qui confirme la perception (grosse confiance, engagement fort, très bonne gestion du stress, …). Il m’a ensuite expliqué comment me servir de mon mental. J’ai fait énormément de progrès dans la gestion de l’effort et surtout dans la manière de gérer les coups de « moins bien ». J’ai fini la Diagonale des fous sans avoir eu de doutes et de moments dans le dur mentalement.

Et la préparation sur le sommeil ?

C’est la clef du succès ! Pierre m’a tout expliqué sur le sommeil et a préparé ma stratégie de course et de sommeil. J’ai été bluffé ! Sur une course de 47h00, il m’a fait dormir 3 fois 30 mn, à des endroits précis, et je n’ai jamais eu envie de dormir. Incroyable !

Pause sommeil Diagonale 2017

Et le matériel ?

Là aussi, il faut du sérieux ! Un conseil : la boutique Team Outdoor, Porte Dorée à Paris. Agnès Duhail (une spécialiste du Trail) vous expliquera tout et vous conseillera en fonction de chacun. (3 paires de chaussures, 8 paires de chaussettes, un sac léger et solide, le matériel de secours obligatoire, etc …..)

Et la diététique ?

Pierre m’a conseillé de me rapprocher d’Aurélia Truel (championne du monde de Trail par équipe). Elle a écrit avec Nicolas Aubineau (diététicien, nutritionniste) un livre « Trail – Coaching nutrition – Edition Mango ». Facile à lire, les conseils sont simples à mettre en place. Là aussi, la diététique, ce n’est pas que le jour de la course, c’est une manière de s’alimenter tous les jours. Même si, une fois à La Réunion, j’ai découvert les vertus du fameux gâteau patate !

Au final, cette course ?

C’est une course difficile mais elle est aussi mythique et magique ! Je retiendrai l’accueil des réunionnais (le président de l’organisation est venu accueillir tous les participants un par un), les paysages à couper le souffle, un public omniprésent même dans les endroits inaccessibles comme « Mafate », une organisation « authentique ». J’adore ! j’espère que je reviendrai.

résultats Christian DIAG 2017

Tu es coureur à pied à la base, mais avec le triathlon, le trail, tu as des pratiques variées. Qu’est-ce que la diversité t’apporte ?

Je n’aime pas m’entraîner, ce qui m’intéresse, c’est l’objectif, la compétition. Du coup la diversité est importante pour moi dans la préparation générale (natation, vélo, course à pieds, trail, ski, randonnées) pour ne pas avoir l’impression de monotonie. Mais dans les dernières semaines de préparation, je me recentre pleinement sur l’objectif.

Quels sont tes projets pour 2018 ?

Pas de grands projets sportifs cette année. Plusieurs trails : Bouffément (41 km 1600 D+), Jouy en Josas (35 km), Samoens (45 km), et peut être les Templiers.

As-tu des projets à plus long terme ?

J’aimerais refaire un triathlon ironman (avec une vraie préparation !), l’UTMB pour le mythe, mais surtout revenir faire la Diagonale des fous.
NDLR : 10 erreurs à éviter lorsque l’on prépare un triathlon Ironman

Quels conseils donnerais-tu à un sportif qui veut se lancer dans un bel objectif et qui doute un peu ?

Il ne faut pas douter, le corps et la tête sont capables de faire des choses incroyables si on les prépare pour ça. Il faut faire les choses par étape, on ne s’improvise pas sur le départ d’un Ultra-trail par défi : on doit se préparer physiquement mais surtout mentalement. La seule limite pour moi est le chrono, tout le monde n’est pas capable de faire des chronos de folie.

Quel est ton plat préféré ?

Je n’ai pas de plat préféré mais j’aime les plats (même simple) faits maison, les plats régionaux. Je ne supporte pas les plats préparés des supermarchés.
Ce que j’adore, c’est d’aller manger dans un restaurant étoilé. J’aime cette recherche du goût, des associations (mets et vins), les présentations, le service ; le cadre …

Vin rouge ou vin blanc ? un alcool ?

Je m’y suis mis tardivement, Fabienne a réussi à me faire découvrir les vins en faisant des associations (mets et vins) pour commencer.
Un alcool, le Rhum.

Une devise, une citation, un mot de la fin

Une devise : « Nos limites sont nos derniers repères ».

Avant tout, je remercie énormément ma femme Fabous de m’accompagner dans tous mes projets (sportifs ou non) même si parfois c’est difficile pour elle de me voir en difficulté.

Ensuite, un grand merci aussi à Pierre pour m’avoir accompagné dans ce projet « fou » de la Diag et qui m’a permis de faire « une course de rêve ».

Enfin, Merci à tous les copains qui ont été derrière moi avant, pendant et après, c’est important de se sentir poussé. Au rugby, ils appellent ça le 16è homme. Il faudrait trouver une formule pour les sports ultras/extrêmes.


Pour aller plus loin :
– Toutes les infos sur la Diagonale des fous 
– Téléchargez le Ebook Gratuit « 10 erreurs à éviter pour atteindre son pic du forme » (lien bas de page)
– Commandez le Ebook Trail 
– Prendre contact avec WTS pour préparer vos prochains objectifs ! 

 

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7 erreurs à éviter, en vue d’une saison de…


Lorsque l’on prépare un ou plusieurs objectifs en cyclisme, certaines erreurs de préparation sont à éviter. 
Nous allons les passer en revue dans cet article.

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Erreur n°1 – Etre mal positionné sur son vélo

C’est un principe de base de biomécanique : il vaut mieux adapter la machine au corps humain, plutôt que d’adapter le corps à la machine. Or combien de cyclos roulent sur du matériel inadapté, ou sont mal positionnés sur leur vélo… Et pourtant cet aspect est fondamental pour tirer le meilleur parti biomécanique de ses capacités physiques. En effet, la puissance, le confort, les technopathies… sont autant d’éléments qui dépendent de la qualité de votre positionnement sur le vélo. N’hésitez pas à consulter un spécialiste pour optimiser votre position : (ergonome, vélociste, coach).

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Erreur n°2 – Rouler perpétuellement en endurance

C’est un fait, les qualités d’endurance de base sont sollicitées de manière prépondérante dans les sports d’endurance, en particulier en cyclisme. Or, de nombreux cyclosportifs se contentent de pédaler à une allure constante, sans jamais approcher leur capacité maximale. Pourtant, il y a beaucoup à gagner à développer sa puissance, tant sur le plan musculaire, que sur le plan cardiovasculaire. Pour cela, il est indispensable de réaliser des séances d’entraînement par intervalles. L’entraînement par intervalles consiste à alterner des phases d’effort à haute intensité, avec des phases de récupération active.

L’exemple le plus connu est la fameuse séance de type 30/30, qui consiste à alterner des efforts de 30 secondes avec des phases de récupération active de 30 secondes, pendant 5 à 15 minutes. Ce type d’exercice vise à améliorer la puissance du muscle cardiaque afin d’obtenir un meilleur débit cardiaque, donc une meilleure oxygénation musculaire.

En jouant sur le temps, l’intensité, le nombre de répétition ou le nombre de séries, on peut imaginer d’innombrables variantes qui auront toutes comme vertu finale de vous faire progresser !

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Erreur n°3 – Ne pas prendre le temps de se reposer et de récupérer

Négliger la récupération

Pour progresser, il est nécessaire de s’entraîner régulièrement, mais il faut aussi permettre à l’organisme de s’adapter à la charge d’entraînement. De plus, il faut savoir qu’un excès d’entraînement peut conduire à une stagnation, voire à une diminution du niveau de performance. C’est pourquoi, il est absolument essentiel de se reposer à intervalle régulier pour prévenir l’accumulation de fatigue et assimiler l’entraînement effectué. En pratique, l’alternance entre les périodes d’entraînement et les périodes de récupération peut être conduite de multiples manières, cependant on peut conseiller de prendre un minimum de 1 ou 2 jours de repos chaque semaine, surtout si vous devez gérer de front les activités familiales, professionnelles et sportives. A l’échelle du mois, il est fortement recommandé de faire une semaine de récupération toutes les 2-3 semaines. Durant ces semaines de récupération, il faut diminuer la charge d’entraînement de 50 à 70% par rapport à une semaine d’entraînement moyenne. En parallèle, il ne faut pas occulter l’importance du sommeil et de la nutrition dans la vitesse du processus de récupération.

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Erreur n°4- Négliger l’importance du sommeil

Le sommeil est d’une importance capitale dans la phase de récupération. Il contribue à la régénération des capacités physiques et mentales. C’est pourquoi un sommeil de qualité est indispensable pour récupérer efficacement des diverses activités de la journée (travail, sport…).

Cependant, de nombreuses personnes souffrent de difficultés d’endormissement, voire d’un sommeil de mauvaise qualité, nuisant ainsi à leur qualité de vie ou à leur récupération.

Pour pouvoir s’endormir facilement, il faut que l’organisme soit dans un état d’équilibre notamment sur le plan thermique, et que la température du corps avoisine les 37°C. Or, la plupart des sports induisent une élévation de la température, combinée à une sécrétion importante d’adrénaline ; lorsque l’on se retrouve à 38 ou 39°C, ce qui n’est pas rare, pas moins de 2 à 3 heures sont nécessaires pour redescendre à 37°C. On comprend dès lors pourquoi la pratique de séances d’activité physique en soirée peut être responsable de difficultés d’endormissement, voire d’insomnie. Il donc conseillé de s’abstenir de pratiquer une activité physique très intensive (entrainement par intervalles) dans la soirée, notamment si l’on connaît des difficultés d’endormissement.

Pour les grands sportifs, le sommeil est indispensable en quantité et en qualité pour permettre la récupération nerveuse et physique. En effet, c’est pendant le sommeil que la sécrétion d’hormone de croissance et le restockage du glycogène sont les plus importants.

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Erreur n°5- Ne jamais s’étirer

Le travail de la souplesse par la pratique régulière de mouvements d’étirements, est un excellent moyen pour prévenir les blessures et accélérer la récupération post-effort. Or, rares sont les cyclosportifs qui consacrent du temps aux étirements.

Comment faire ? Après l’entraînement, les muscles sont chauds, la circulation sanguine est élevée, c’est donc le moment propice pour s’étirer en douceur en passant en revue les divers groupes musculaires impliqués dans l’effort.

S’étirer

Pour chaque groupe, on effectuera 2 à 3 étirements de 30 secondes comme suit : 10 secondes de mise en tension progressive, 10 secondes de maintien de la tension (sans aller à la douleur), 10 secondes de relâchement progressif.

Pour terminer sur ce point, il est important de rappeler que l’étirement régulier des fibres musculaires contribue à leur renforcement !

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Erreur n°6 – Etre focalisé sur le matériel

 

Nombreux sont les cyclistes qui investissent des sommes importantes dans du matériel très léger et très performant. Or, ces investissements ne sont pas forcément synonymes d’accroissement significatif des performances sportives. Il nous semble donc au moins aussi important d’investir dans tout ce qui a trait à l’entraînement :

Lapierre Xelius

– Matériel : cardiofréquencemètre, home-trainer, capteur de puissance… etc

– Conseil : test d’effort, programme d’entraînement personnalisé, bilan nutritionnel, étude posturale…

– Stages d’entraînement..

– Lecture : livres, presse spécialisée..

Les stages WTS

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Erreur n°7 – Chercher à gagner du poids … sur le vélo

Gagner du poids sur le vélo est intéressant, mais le gain reste relativement marginal au regard de ce que l’on peut gagner en s’affûtant un peu. En effet, le fait d’avoir un surpoids constitue un handicap, en particulier dès qu’il faut grimper. Ainsi, tous ceux qui sont un peu « enveloppés » peuvent potentiellement progresser de manière spectaculaire, en perdant quelques kilos superflus.

Pour perdre du poids, il faut rendre la balance énergétique négative, c’est-à-dire apporter moins d’énergie à l’organisme que ce dont il a besoin. Cela passe par une diminution des apports énergétiques, et par une augmentation de la dépense énergétique.

En pratique, pour perdre du poids, on peut conseiller de :

– Diminuer fortement les apports énergétiques du dîner pour éviter le processus de stockage nocturne ;

– Supprimer la consommation de sucres rapides (en dehors de l’entraînement), pour limiter la libération d’insuline et le stockage des graisses ;

– Eliminer les toxines qui « encrassent » votre organisme au niveau rénal et hépatique. Certaines eaux minérales riches en sulfates (Hépar, Contrex), plantes (radis noir, queue de cerise), ou acides aminés (arginie, citrulline) permettent un drainage complet et en profondeur de votre organisme. C’est le préalable indispensable à tout régime minceur ;

– Multiplier les séances d’entraînement ! En effet, l’exercice physique est un formidable moyen d’augmenter sa dépense énergétique globale.

– Enfin, le fait de s’entraîner le matin à jeun à une intensité moyenne (à raison de 30 à 60 minutes), mobilisera vos réserves lipidiques.

 

Par Jean-Baptiste Wiroth – PhD
Fondateur du réseau de coach WTS
www.wts.fr


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