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Témoignages

Race Across France Ultra : Le témoignage d’Emilie Verney


La Race Across France (RAF) est une course d’Ultra-cyclisme, qui a lieu tous les ans au mois de Juillet.
Les organisateurs proposent 5 épreuves, allant de 300 à 2600 kms. De nombreux sportifs WTS étaient au départ de cette course, en passe de devenir mythique. Entraînée par notre coach Sylvain Perreal, Emilie Verney vient de participer à la Race Across France. Elle nous livre ici son témoignage.

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Q 🚲 1 – Bonjour Emilie, peux-tu te présenter en quelques lignes ?

Bonjour, je m’appelle Émilie Verney et j’ai 40 ans. Je suis maman de 2 enfants. Je suis passionnée de sport et d’aventure en Trail, à vélo, en Rando aussi bien à pied qu’à ski. Je me suis aussi mise récemment au triathlon en famille. J’enseigne l’EPS à des collégiens, et j’essaie de leur faire découvrir toutes les activités plein air, l’aventure et le dépassement de soi pour qu’ils aient confiance en eux.

 

Q 🚲 2 – Depuis combien de temps es-tu conseillée par WTS ?

Je suis coachée par Sylvain depuis janvier 2021.

 

Q 🚲 3 – Qu’est-ce que cela t’apporte concrètement ?

Cela m’apporte une tranquillité d’esprit concernant ma charge d’entraînement. Pas besoin de réfléchir, je sais que c’est la bonne dose! De plus, Sylvain adapte mon entraînement chaque semaine en fonction de mes disponibilités familiales et professionnelles. 

 

🚲 4 – Tu as récemment participé à La Race Across France 550km, peux-tu nous raconter les moments forts de ta course (positifs/négatifs) ?

La Race Across France a été une aventure personnelle fantastique. J’ai adoré aller à mon rythme et enchaîner tous les cols. J’ai réussit à toujours gérer mon effort, me reposer et manger quand c’était nécessaire.

A chaque montée je me projetais sur la descente de folie que j’allais faire derrière!

 

J’ai aussi eu des moments difficiles avec mes blessures au niveau de l’assise. J’ai eu des escarres et malgré les arrêts nombreux en pharmacie pour avoir des conseils et des pansements, je n’ai pas eu les pansements adéquats. J’ai passé quelques heures debout sur mon vélo, car dès que je m’asseyais ou me relevais, je gémissais ! Maintenant je sais ce qu’il faut faire, et j’espère que ça ne m’arrêtera plus jamais dans mes défis d’ultra-cyclisme.

 

Les moments forts, étaient bien entendu les sommets, et tous les encouragements de folie que j’ai eu à travers un groupe whatsapp que j’avais créé spécialement.

Les moments les plus durs, c’est les douleurs de l’assise alors que tu as les jambes pour aller plus loin, et que tu dois décider d’arrêter.

 

🚲 5 – Quels sont tes objectifs sportifs dans le futur ?  

J’aimerais continuer sur de l’ultra, mais ma vie de famille est prioritaire. Je reviendrai, soit sur de l’ultra cyclisme en Gravel, et pourquoi pas et/ou sur de l’ultra Trail.

 

🚲 6 – Quelle est ta recette pour trouver l’équilibre entre tes projets sportifs et le reste (famille, travail, études…) ?

Ma recette c’est de tout programmer : heure de lever, gestion des enfants, travail, afterwork, gestion des repas, coucher…

Le week-end, je me lève souvent tôt pour faire mes entraînement et pour pouvoir profiter de la vie de famille.

Ma vie est du coup très planifiée et ça me rassure. Je suis du coup à fond l’esprit libre dans les entraînements.

 

🚲 7 – Pour terminer, aurais-tu 1 CONSEIL à donner à une sportive qui souhaiterait se lancer dans un défi d’ultra ?

Il faut suivre ses envies et ses rêves malgré que l’on soit une femme, une mère de famille ou même une sportive. On est capable de faire des choses incroyables, si on s’écoute et si l’on se respecte dans l’effort et en récupération. 

 


L’oeil du Coach – Sylvain Perreal

” Emilie est une athlète puissante et hyper volontaire, dommage qu’elle ait été obligée d’abandonner sur blessure, très près du but sur la RAF 1100kms. Mais le principal était déjà accompli…

Emilie est une athlète très complète mais elle a une belle de marge de progression selon moi en  prenant confiance en elle et en accumulant de l’expérience en ultra-cyclisme.

 

Quelques statistiques 
✓ 921kms
✓ 49h49 de roulage (sur 78h42 de course)
✓ 17939m+
✓ Puissance moy 111w (pas de cardio)


Pour aller plus loin 

Contactez Sylvain (ou un autre coach WTS) via notre formulaire de contact disponible ici

• Lire le Témoignage d’Alexandre Bourgeonnier / 2nd de la Transcontinentale Race 2015

• Lire l’article de synthèse sur l’Ultra-cyclisme : secrets de préparation

• Quelques épreuves d’ultra, à préparer avec WTS : 
       → Les Bikingman de notre ami Axel Carion,
       → Les Gravelman de notre ami Stéven Le Hyaric 
       → La Race Across France
       → Les mythiques Paris-Brest-ParisTranscontinentale Race  ou Race Across America


 

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Ultra Cyclisme : William David nous raconte sa Race…


La Race Across France (RAF) est une course d’ Ultra cyclisme, qui a lieu tous les ans au mois de Juillet.
Les organisateurs proposent 5 épreuves, allant de 300 à 2600 kms. De nombreux sportifs WTS étaient au départ de cette course, en passe de devenir mythique. Entraîné par notre coach Sylvain Perreal, William David vient de terminer la Race Across France 1100 kms. Il nous livre ici son témoignage.

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Q 🚲 1 – Bonjour William, peux-tu te présenter en quelques lignes ?

J’ai 49 ans. Je suis marié avec Karine. Je suis père de 4 enfants. Je suis un entrepreneur qui dirige une petite société de Conseil en gestion de Patrimoine, que j’ai fondée en 2005.

Je pratique le sport depuis toujours. Un AVC en 2009 m’a contraint à faire un break pendant une année. J’ai souvent changé de sports. Le vélo a toujours été dans ma pratique (Triathlon, VTT, route, loisirs ou Gravel..)

J’ai découvert la montagne et l’ultra distance en 2010, d’abord à pied puis très récemment en vélo.

 

Q 🚲 2 – Depuis combien de temps es-tu conseillé par WTS ?

Je suis suivi par Sylvain PERREAL depuis janvier 2021.

 

Q 🚲 3 – Qu’est-ce que cela t’apporte concrètement ?

Jusqu’à présent je pratiquais mes sports avec l’idée de finir mes défis.

Je me préparais sur la base de mes connaissances acquises, de mes croyances et avec des plans trouvés sur internet.

L’idée en m’attachant les services de WTS et de Sylvain, était d’être suivi par un professionnel et de mettre tous les atouts de mon côté.

Aujourd’hui je respecte scrupuleusement les programmes établis par Sylvain.

Je fournis des efforts beaucoup moins violents et beaucoup moins souvent que je ne le faisais (ndlr : voir à ce sujet notre article sur l’entraînement polarisé).

La récupération est mieux respectée.

J’ai augmenté le volume horaires sans m’en rendre compte. Et au final j’ai réellement progressé.

 

🚲 4 – Tu as récemment participé à La Race Across France (RAF) 1100km, peux-tu nous raconter les moments forts de ta course ?

RAF Ultra cyclisme : William David au départ
RAF Ultra cyclisme : William David au départ

Comme à chaque début d’épreuves beaucoup d’émotions se bousculent dans ma tête.

Mais c’est le doute qui prédomine. Serais-je capable de réussir ce défi que je me suis lancé seul?

Je prends donc le départ le 24 juillet à 7h47 ; confiant dans la stratégie de course élaborée avec Pierre COCHAT, mon préparateur mental.

Les deux premiers jours ont été éprouvants. Je n’avais pas encore expérimenté des temps de roulage sur plus de 17 heures consécutives. Le parcours était exigeant. Mais plus que tout, il a fallu faire avec la chaleur. L’hiver et le printemps qui ont été froids et humides ne nous ont pas permis de nous préparer à ces conditions météo.

Je l’avais imaginé comme une des difficultés potentielles. Je suis donc parti prudemment.

Ensuite il a fallu gérer la fatigue, le manque de sommeil et une alimentation inhabituelle pour moi. En effet, je m’efforce de manger cru le plus souvent possible. Je suis végétarien.
Durant la course j’ai du m‘adapter et manger ce que je trouvais en boulangeries et autres stations services.

Il m’a fallu du temps pour comprendre que malgré des sensations de fatigue et de manque de puissance, j’avançais tout de même au rythme prévu. Je finis en 85h et 13min pour un objectif initial à 84 heures.

Je retiendrais de cette épreuve la fontaine dans laquelle je me suis plongé à la Bégude, l’ascension du col de l’Iseran de nuit, et les pauses sommeil flash de nuit dans des abris bus sur le plateau du Vercors.

Les rencontres avec les bénévoles, les concurrents et autres cyclistes croisés sur la route, resteront aussi des moments forts.

Enfin, j’ai dû gérer une grande fatigue les 3 jours après la course. Sûrement la conséquence d’un déficit de sommeil.

Au moment d’écrire ces lignes je n’ai toujours pas retrouvé la sensibilité dans 4 de mes doigts.

 

🚲 5 – Quels sont tes objectifs sportifs dans le futur ?  

Je prépare un autre défi d’ultra cyclisme : la NorthCape4000 en juillet 2022.

Ensuite, j’aimerais faire une aventure sur l’ensemble de l’arc Alpin, par les plus hauts cols routiers de chaque pays.

Je suis aussi attiré par des épreuves en Écosse, ou dans les pays du nord de l’Europe.

Le Norseman Extrême Triathlon m’attire aussi depuis longtemps.

 

🚲 6 – Quelle est ta recette pour trouver l’équilibre entre tes projets sportifs et le reste (famille, travail, …) ?

Il est difficile d’apporter une réponse précise à cette question. Je crois sincèrement que c’est une question très personnelle.

Le premier pilier de cette équilibre est mon ÉPOUSE. Karine est toujours à mes côtés. Elle accepte tous mes engagements sportifs. Son soutien sans faille est primordial dans un tel équilibre. Mes enfants aussi, en acceptant mes absences participent grandement.

Ensuite, j’ai créé mon entreprise en 2005 avec un objectif clair de liberté et de gestion de mon temps ou des mes temps devrais-je dire.

A l’approche de mes 50 ans, j’ai décidé de mettre à profit cette organisation souhaitée en 2005.

Pour conclure sur ce chapitre, je crois que me concernant, il faut du courage, de la rigueur et de la méthode, pour gérer deux activités à plein temps quasiment.

Mais plus que tout, il me semble que c’est la passion qui me fait oublier les contraintes de l’organisation d’un tel emploi du temps.

J’allais oublier pour finir, je n’ai plus la télévision depuis environ 10 ans.

 

🚲 7 – Pour terminer, aurais-tu 1 CONSEIL à donner à un sportif qui souhaiterait se lancer dans un défi d’ultra cyclisme ?

Prendre le temps de franchir les étapes. On ne devient pas un sportif d’ultra du jour au lendemain. 

Je suis convaincu que chacun d’entre nous est capable de pratiquer ce type d’effort. Mais il est nécessaire me semble t’il, de bien se connaître, d’être ou de devenir autonome, et surtout d’être en forte capacité d’adaptation permanente.

Enfin vous devez savoir ce qui vous pousse vers de tels défis ?

 

RAF Ultra cyclisme : William David au sommet du Ventoux
RAF Ultra cyclisme : William David au sommet du Ventoux

L’oeil du Coach – Sylvain Perreal

 

” William est un athlète sérieux, qui souhaite découvrir les émotions que provoque l’ultra cyclisme.
Dans le futur, William doit prendre confiance en ses capacités, et gagner en régularité pour pouvoir aller encore plus loin.
 “

 

Quelques statistiques 
✓  Km depuis janvier: 7204kms
✓  Raf: 1066kms pour 21783m+ en 3jours et 13h. 
✓  Classement  43ème/134
✓ Jour 1: 15h16′
✓  Jour 2: 17h17′
✓ Jour 3: 18h15′
✓ Jour 4: 18h43′
Cadence moyenne 84rpm au départ 68rpm à la fin
✓ Puissance moyenne au départ 119w, 93w à la fin
✓ FTP 205w


Pour aller plus loin 

Contactez Sylvain (ou un autre coach WTS) via notre formulaire de contact disponible ici

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• Lire l’article de synthèse Ultra cyclisme : secrets de préparation

• Quelques épreuves d’ultra cyclisme, à préparer avec WTS : 
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Race Across France Ultra : Le témoignage de Charles-Antoine…


La Race Across France (RAF) est une course d’Ultra cyclisme, qui a lieu tous les ans au mois de Juillet.
Les organisateurs proposent 5 épreuves, allant de 300 à 2600 kms. De nombreux sportifs WTS étaient au départ de cette course, en passe de devenir mythique. Entraîné par notre coach Sylvain Perreal, Charles-Antoine Dullin vient de terminer la Race Across France 500 kms. Il nous livre ici son témoignage.

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Q 🚲 1 – Bonjour Charles-Antoine, peux-tu te présenter en quelques lignes ?

J’ai 38 ans. Je suis originaire de Chambéry, où j’aime retourner pour m’entrainer dans les différents sports que je pratique: vélo, trail, ski de fond, ski de rando, alpinisme…
Je suis installé à Lyon depuis 4 ans pour des raisons professionnelles, mais je reste très attaché à ma ville d’origine.
Je pratique le vélo depuis très jeune. J’en ai fait en club en cadet, mais j’ai toujours préféré les défis personnels à vélo, aux courses club. Notamment, les défis d’endurance que j’ai commencés en trail sur des formats de 50 à 100kms. Cependant, mes genoux me rappelaient vite à l’ordre, alors j’ai décidé de me lancer dans l’ultra en vélo cette année, pour voir si ça allait me plaire, et voir ce que je pourrais faire.

 

Q 🚲 2 – Depuis combien de temps es-tu conseillé par WTS ?

J’ai commencé le coaching en Octobre 2020, suite à mon inscription à la Bikingman Corsica. La course devait avoir lieu fin Avril 2021. Or, comme je coupe le vélo en hiver d’habitude, j’ai préféré être conseillé par un expert pour planifier mon hiver, afin de faire ce premier ultra de ma vie.
Le Bikingman a finalement eu lieu début Juin, ce qui m’a permis de parfaire ma préparation.

 

Q 🚲 3 – Qu’est-ce que cela t’apporte concrètement ?

J’ai l’impression d’avoir appris une nouvelle manière de m’entrainer. Tout d’abord, le fait d’avoir un entrainement structuré et personnalisé, basé sur mon évolution, mes envies et mes disponibilités est un vrai plus. Je suis un touche-à-tout en sport, et je ne veux pas faire que du vélo, même si mes objectifs étaient en vélo. Sylvain l’a très bien compris, et lorsque j’avais envie d’évasion dans d’autres sports, il a toujours su adapter mon planning à mes envies, ce qui est primordial pour mon envie et ma motivation.
Je retrouve aussi dans l’entrainement planifié, la nécessité de respecter ce qui m’est demandé. Malgré les conditions climatiques compliquées de cet hiver, de ce printemps, et même de cet été, avoir un planning d’entrainement force à sortir faire l’entrainement prévu sous la pluie, la neige ou dans le vent ; alors que parfois je serais bien resté au chaud !
Enfin, cela m’apporte une nouvelle manière de m’entrainer, je veux parler des entrainements à basse intensité qui représentent 80% à 90% de mes entrainements, et 10% à 20% de spécifique. Avant c’était plutôt l’inverse. J’aimais bien me tirer la bourre avec mes potes dans des cols ou lors de sorties très intenses. Il me semblait qu’une bonne sortie était une sortie difficile, et que la progression passait par là. Mais j’avais souvent des trous d’air dans mon année et dans ma progression, voire des blessures, ce qui n’a jamais été le cas cette année. Rentrer d’une sortie de 5h en endurance en se sentant prêt à en faire 5h de plus si besoin, c’était une sensation que je ne connaissais pas vraiment et que j’ai découvert cette année. 

 

🚲 4 – Tu as récemment participé à La Race Across France (RAF) 550km, peux-tu nous raconter les moments forts de ta course ?

Quel chantier cette course pour moi en termes de sensations! J’ai alterné “le pas bon”, avec “le mieux”. Probablement à cause des conditions météo: chaud et très lourd au départ.

La course fait 550kms pour 9000m de D+ entre Mandelieu-la-Napoule sur la Côte-d’Azur, et Saint-Jean-en-Royans dans le Vercors, en passant par le Verdon, le Luberon, le Ventoux, la Drôme provençale, et le Vercors. C’est une course assez “roulante”. Il y a des vrais montées dures et raides, mais aussi des grandes sections très roulantes entre ces montées. Mon objectif de départ, terminer cette course. Mais je m’étais fixé comme objectif de chrono 27h.

Mon départ avait lieu à 9h18m30”. Chaque participant partait par intervalle de 30 secondes. La course commence par 50kms de montée, pour passer du niveau de la mer à Mandelieu-la-Napoule, jusqu’à 1500m sur les hauteurs de Grasse. Tout de suite, je me sens un peu suffoquer. Le cardio s’emballe, les jambes me semblent un peu lourdes, et je perds des litres de transpiration. Pourtant je double beaucoup de concurrents qui sont partis avant moi. J’essaie de bien m’hydrater et de profiter des paysages, mais je comprends vite que cette journée va se faire dans la souffrance, notamment parce que je n’arrive pas à m’alimenter. 
Les kilomètres passent dans la souffrance, mais les paysages sont splendides. Mes proches et Sylvain me disent que j’avance bien, pourtant mes sensations sont très différentes. Heureusement, le Coca sera mon allié pour passer cette journée. 
Mon objectif change un peu à cause de ces problèmes d’estomac. Je me fixe le pied du Ventoux comme objectif pour savoir si je peux continuer ou pas. Je double plus que je me fais doubler, ce qui est bon pour le moral.
L’arrivée a lieu à Carpentras au Bed & Bike, où j’ai pu laisser un sac d’affaires chaudes pour la nuit, et au cas où le temps ne serait pas de le partie. Finalement, je n’aurais besoin de rien sauf de mes manchettes. Il fait nuit, un peu plus frais. Je me force à manger un repas prévu par la course à base de chips, de pates et d’un Coca, mon sauveur!!!
Je regarde le classement, et je suis 14ème, ce qui n’est pas si mal. Je prends donc la décision que la montée du Ventoux sera le juge de paix.
 
La deuxième partie de la course commence pour moi dans le Ventoux, avec enfin le retour de sensations bien meilleures. Le cardio se calme, et me voilà dans mon élément: une belle montée, raide et difficile. Je vais doubler pas moins de 40 personnes dans cette montée. Beaucoup de coureurs engagés sur la RAF1100, mais aussi certains de la RAF500. Je me sens mieux, les jambes répondent bien et le Ventoux est finalement avalé en 1h53 minutes avec 330kms dans les jambes déjà. Pas si mal, moi qui me posais la question de savoir si je devais continuer quelques heures auparavant.
Dans la descente de nuit, la fatigue arrive et je somnole un peu. C’est pas vraiment la meilleure des choses à faire dans une descente rapide. Du coup je me fais peur dans quelques virages, et prends la décision de faire une sieste entre Malaucène et Vaison la Romaine, au pied du Ventoux.
Je n’arrive finalement pas à dormir, mais je me suis allongé 30 minutes sur le banc d’un arrêt de bus.

Je repars en me sentant mieux, moins fatigué. Il fait frais et j’aime beaucoup rouler la nuit, donc je prends du plaisir à avancer. La fatigue revient en fin de nuit, il est 5h30 et je refais une pause sieste. Je m’endors pour 20 minutes devant une petite superette dans un village dont je ne me souviens plus le nom. Ne jamais oublier de mettre un réveil d’ailleurs!!! Je suis réveillé quelques minutes avant que mon réveil sonne par 2 employés de la supérette qui viennent l’ouvrir. Il est 6h, le jour se lève et je repars. J’ai dormi sur un carton dégueulasse, donc je suis moi même dégueulasse!!!

Sur le plat avant d’arriver au pied du Vercors, je rejoins un autre concurrent de la RAF500. Il est parti 12 minutes après moi de Mandelieu, donc il est devant moi au classement. On roule un moment ensemble, on fait un arrêt petit-dej dans une boulangerie et on rejoint une fille qui fait la RAF2500,  avec assistance en binôme avec son copain.

Les jambes tournent bien donc je décide de me séparer de mon compère de la RAF500, avec pour objectif de finir 12 minutes devant lui à Saint-Jean-en-Royans! J’ai retrouvé mes jambes et mon esprit de compétition.

Arrivée à Die pour les dernières difficultés de la journée. L’avant-dernière montée, le col de Rousset est long mais facile. Je monte bien, mais mes pieds brûlent un peu. Il faudra d’ailleurs un jour que je trouve une solution à ce problème. Je bascule au somment, direction le col de la Chau, dernière difficulté du parcours avant une grande descente sur Saint-Jean-en-Royans. Ca commence à sentir bon l’écurie!
Là encore je monte bien, et je rejoins dans la monté un autre concurrent de la Race Across France 500 parti lui aussi après moi. On finit la montée ensemble, et on ne se lâchera pas jusqu’à l’arrivée.
Je passe la ligne en 25h52, en 13ème position avec un sentiment mitigé. Heureux d’en avoir fini, mais déçu d’avoir connu une première journée très difficile.

 

🚲 5 – Quels sont tes objectifs sportifs dans le futur ?  

Je ne me suis pas encore réellement fixé d’objectifs pour le moment. J’ai découvert l’ultra cette année, et je prends du plaisir dans ce format. J’ai fait la Bikingman Corsica, j’ai fait le défi de l’Omomarto en moins de 24h, la Race Across France 500 et l’Inferno Race le week end dernier. Je ne sais pas encore si je referais une course cette année, mais l’idée de faire les 7 majeurs en moins de 24h sans assistance, me trotte dans la tête. A voir…

 

🚲 6 – Quelle est ta recette pour trouver l’équilibre entre tes projets sportifs et le reste (famille, travail, études…) ?

J’ai la chance de travailler dans un secteur sinistré par le Covid: l’aéronautique. Du coup je bosse à 80% depuis 1 an, ayant mes vendredis en chômage partiel.
Cela m’a permis notamment de structurer les entrainements longs sur des week ends de 3 jours, ce qui je pense est bénéfique.
Je suis un lève tôt, même le week-end. Donc j’aime bien partir m’entrainer le matin, surtout quand les beaux jours reviennent le week-end. Ca laisse du coup le reste de la journée pour profiter des amis et de la famille.
La semaine, je demande à Sylvain de ne faire que des entrainements courts, que je peux réaliser pendant ma pause déjeuner.
Et puis, j’ai besoin de sport dans mon équilibre de vie. Sans sport, j’ai l’impression de tourner en rond. Ca fait donc partie de mon équilibre.

 

🚲 7 – Pour terminer, aurais-tu 1 CONSEIL à donner à un sportif amateur qui souhaiterait se lancer dans un défi d’ultra ?

Je dirais qu’il faut surtout s’écouter. Au cours d’un ultra, on passe par plein de phases : des moments de doute, et des moments où on se sent bien. Des terrains qui nous plaisent, et d’autres moins. Ce n’est pas parce qu’on n’est pas bien à un moment, qu’on ne se sentira pas mieux plus tard. Il faut donc faire le dos rond et être patient.

 


L’oeil du Coach – Sylvain Perreal

 

“Charles-Antoine est athlète tout terrain, capable de performer dans plusieurs disciplines sportives.
Pour continuer à progresser, Charles-Antoine doit gagner en vélocité 
 “

 

Quelques statistiques 
✓  Km depuis janvier : 9500 kms
✓  Chrono Race Across France 500 : 544 kms et 8450m D+ en 22h30′, soit 13ème / 145
✓  Puissance moyenne : 153w
✓ FTP : 298 watts
✓  FC moyenne : 140 bpm


Pour aller plus loin 

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• Quelques épreuves d’ultra, à préparer avec WTS : 
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       → Les Gravelman de notre ami Stéven Le Hyaric 
       → La Race Across France  
       → Les mythiques Paris-Brest-ParisTranscontinentale Race  ou Race Across America


 

Entrainement (physio, conseils, coaching..)

Rouler de nuit en Ultra Cyclisme

En préambule il faut situer le contexte de cet article : les évènements d’ultra cyclisme se multiplient actuellement comme la Transcontinental, les Bikingman, la Race Across France, l’Atlas Mountain Race, Les 7 majeurs… ou encore le Challenge Nice Mont Ventoux XTREM organisé pour WTS) avec comme particularité les phases de roulage de nuit.    Aussi, voyons comment  rouler à vélo de nuit sur des distances relativement longues, très souvent en dehors de toute agglomération, le tout sans trop alourdir votre monture. Voici les conseils de notre expert de l’ultra-cyclisme, Francis DUJARDIN

Voir et être vu la nuit

Ce sont les deux postulats de départ auxquels il faut répondre. Deux situations qui sont différentes sur le plan des moyens à mettre en œuvre pour rouler en sécurité.

Être vu la nuit ! 

  • Suppose une tenue qui se voit de nuit, un gilet réfléchissant, et des bandes réfléchissantes bien placées sur les vêtements. Le bas des jambes est un emplacement judicieux parce que ces membres bougent lors du pédalage.
  • Un éclairage arrière clignotant sera aussi plus remarquable qu’un fixe ; en outre il permettra une durée plus longue du temps de fonctionnement. Cet éclairage doit avoir un très large rayon de diffusion afin d’être vu de derrière comme de côté. Certains multiplient aussi les points d’éclairage ; en cas de panne au moins un reste en service, mais il faut veiller à recharger deux appareils au lieu d’un. Dans tous les cas un appareil puissant est très conseillé. Evitez les petites lampes non-étanches qui sont davantage destinées à des usages urbains sur des durées plus courtes.
  • L’éclairage ‘avant’ sert aussi à être vu, mais il contribue davantage à vous permettre de voir.
  • Pour des raisons de sécurité, pensez aussi à laisser l’éclairage ‘arrière’ en mode clignotant de jour. Hélas certains usagers de la route ne voient pas toujours les vélos à temps.

 

Voir la nuit…

  • C’est évidemment l’éclairage avant qui le permet, mais pas uniquement. Il est aussi utile d’avoir un éclairage sur votre casque. Il éclaire ce que vous regardez. Il sera utile pour vous déplacer sans le vélo, ou pour des interventions mécaniques sur celui-ci, crevaisons, petites réparations…
  •  Pour l’éclairage ‘avant’ du vélo, une puissance minimale de 1000 lumens me semble une limite en-deçà de laquelle votre sécurité n’est pas assurée. En effet, les petits obstacles de la route sont les plus dangereux. Les trous, les plaques d’égouts saillantes, les déformations brutales du revêtement quand ils sont abordés à une vitesse relativement importante, et surtout découverts trop tard, parce que vous n’avez pas un éclairage suffisant, s’avèrent être à l’origine de chutes souvent graves parce qu’elles sont totalement inattendues.
  • Actuellement, les fabricants proposent des appareils qui dépassent souvent les 1000 lumens ; ils sont équipés de leds qui consomment peu et sont beaucoup plus fiables que des lampes ordinaires. Un appareil équipé de plusieurs leds est préférable, il permettra un champ de vision plus large.
  • Sur le casque, un appareil équipé d’une seule led sera plus léger et tout à fait suffisant. Il permet d’éclairer là où votre regard se porte, ce qui peut être parfois différent de ce que votre vélo éclaire.

Ces appareils fonctionnent à l’électricité une énergie qu’il faut soit fabriquer en temps réel, à la demande, soit stocker dans des batteries qui demandent une recharge plus ou moins fréquente.

Si l’on ajoute un téléphone portable, et un GPS qui composent également très souvent la panoplie du rider, cela fait au final plusieurs appareils qui dépendent de cette énergie pour fonctionner.

Deux types d’éclairages arrière : celui de gauche de petite taille propose un champ réduit, il doit être multiplié sur le vélo. Celui de droite propose un large champ d’éclairage.

Deux solutions parfois complémentaires l’une de l’autre sont applicables :

  • La dynamo dans le moyeu avant. Il faudra faire rayonner une roue spéciale ave ce type de moyeu dynamo (SON, Shimano…). Le coût n’est pas minime, souvent plusieurs centaines d’euros (300 à 400€). Le surpoids non plus, compter 400 à plus de 650grs pour certaines dynamos, ajoutez aussi un petit frein à la propulsion ; il faut bien fabriquer cette énergie, et dans ce cas c’est la vôtre qui servira, sauf quand la route descend.
    • Avantages: pas de dépendances à d’éventuels points de recharges, et cela peut avoir une grande importance si vous êtes dans des endroits où la recharge est impossible, l’autonomie énergétique s’avère alors obligatoire. 
    • Il faudra néanmoins veiller à ce que la recharge soit suffisante, ne pas rouler de nuit trop longtemps. En effet la recharge dépend de la vitesse à laquelle vous roulez. En général ces appareils permettent une recharge d’environ 60% à au moins 15 KM/H, mais dans certaines montées vous pouvez être à moins de 15 KM/H, la recharge sera alors inférieure à ce niveau. Dans les descentes, pour éviter la destruction des appareils alimentés la charge est évidement régulée, et donc ne dépassera jamais des valeurs fixées, et ce quelle que soit votre vitesse. Cette régulation s’avère être un facteur qu’il faut absolument prendre en compte. Le temps de roulage de nuit devra donc rester au moins inférieur à la moitié du temps de roulage de jour pour avoir une marge de sécurité, d’autant que même de jour votre GPS et votre smartphone consomme encore de l’électricité.
    • Une solution complémentaire consiste à mettre une batterie en tampon, mais cela occasionne un surpoids d’environ 300 g avec cette batterie d’appoint.

 

Deux types d’éclairage ‘avant’ : à gauche pour le casque mono led, de 600 lumens, à droite trois leds pour 1300 lumens. Ces appareils proposent plusieurs modes de fonctionnement, fixe, clignotant, plus ou moins fort.

  • Les batteries d’appoint, appelées aussi « power Bank ». Il existe actuellement des appareils d’une puissance relativement importante, environ 50000 mAh. Avec cette puissance vous pouvez recharger plusieurs fois un éclairage de 13000 lumens, ou GPS et smartphone. Pour vous donner un ordre de grandeur, ce niveau de puissance permet de faire 3 recharges d’un Mac Book Pro. Mais pour recharger correctement ces batteries il faut un chargeur et une source externe, comptez environ 6 heures pour une charge complète avec le chargeur fourni. Cet accu permet de recharger votre éclairage, le smartphone et le GPS avec les câbles correspondants (USB, micro, voire mini USB). Le surpoids est d’environ 300grs, ajoutez 120grs pour le chargeur. Choisissez un chargeur dont le débit est suffisant, sinon vous allez devoir vous arrêter très longtemps. A titre d’exemple pour recharger un power Bank de 50000mAh en 6heures, il faut un chargeur d’une puissance 2 watts.

A gauche un power Bank de 50000mAh, à droite 10000mah. Ils sont équipés de prises USB et mini USB.

Conclusion

Le choix de la solution va dépendre de deux facteurs principaux : 

  1. Vous ne disposez pas d’une source de recharge sur tout le parcours, ou vous jouez le chrono, et vous ne souhaitez pas vous arrêter plusieurs heures. Dans ces cas, prenez la solution dynamo. Vous pouvez éventuellement ajouter une batterie d’appoint, qui sera d’une puissance de 10000 à 20000mah, inutile de mettre plus puissant, vous ne parviendrez pas à la recharger avec la dynamo. Et n’oubliez pas de bien répartir votre temps de roulage entre le jour et la nuit.
  2. Vous pouvez vous arrêter plusieurs heures et vous disposez de points de recharge. Dans ce cas, optez pour la batterie de 50000mAh et le chargeur. Le coût total est d’environ 100€ pour ces deux appareils. De la même manière, vous devrez limiter votre temps de roulage nocturne, aidez-vous des indicateurs de charge dont ces batteries sont équipées.

Ce qu’il faut savoir :

  • Les batteries que vous pouvez utilisez sont de type Lithium-ion. La durée de vie de ces appareils est limitée à un nombre de cycles définis par la construction. Mais il s’agit de cycles de recharge complets. Si par exemple ce nombre est de 5000 cycles complets, cela signifie que si vous faites des cycles incomplets, vous aurez d’autant plus de recharges (cycles incomplets) possibles que vous aurez fractionné ces cycles complets. Donc le fait de ne pas recharger complétement la batterie, ne joue pas sur sa longévité, contrairement à ce que certains affirment. Cela peut donc vous autoriser à vous arrêter peu de temps pour recharger partiellement.
  • Batteries recyclables, oui à condition de la mettre dans le bon tri. Ce recyclage coute cher certes, il est assez complexe, mais possible.

 

Quid des panneaux solaires :

  • Une dernière solution de production d’électricité dont je n’ai pas fait état. Il existe des panneaux photovoltaïques souples de petite taille adaptés au dos d’un sac. D’autres panneaux sont possibles, mais la taille le poids et le coût sont trop importants. Notre postulat de départ est « Rouler de nuit », sans non plus trop alourdir la monture. A partir de cela, vous pouvez écarter cette solution. Les panneaux souples de petite taille permettent la recharge d’un smartphone, ou une petite lampe, dont la puissance n’a rien de commun avec celle d’un éclairage de 1200 lumens. Avec cette solution la recharge de tous vos appareils n’est pas assurée. Les panneaux de plus grande taille ne sont pas imaginables dans notre cas.

Sac à dos équipé d’un panneau solaire souple


Pour aller plus loin sur la thématique de l’ultra cyclisme :
– Lire l’article “Cyclisme ultra distance : secrets de préparation” 
– Retrouvez le témoignage de Camille Pic suite à sa Race Across France 
– Retrouvez le témoignage d’Alexandre Bourgeonnier suite à sa Transcontinental Race 
– Lire le compte rendu de la traversée du Lesotho par The Bicyling Family 
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