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Retour sur la Cape Town Cycle Tour 2019

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J’en avais entendu parlé depuis des mois, que dis-je des années … et voila c’est fait, j’ai participé à ma première
Cape Town Cycle Tour !  
Pour cette occasion, nous avons monté une équipe de 30 personnes avec l’association
Le Cap Sportif que j’ai eu le plaisir de coacher… 
L’équipe le Cap Sportif

En préambule, il faut savoir que la Cape Town Cycle Tour est tout simplement la course chronométrée la plus importante au monde. En effet, avec près de 35.000 participants, elle dépasse de loin l’
Etape du Tour, la Granfondo Roma, ou la TD Five Boro à New York.
Seule la
Prudential Ride London  dépasse le score de la Cape Argus, mais c’est un festival. 
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Quelques statistiques au sujet de cette course mythique

– 1ère édition en 1978, soit plus de 40 éditions déjà organisées

– 1 seule édition annulée, en 2017 (vents violents)

– une distance de 109km, pour 1200m de d+

– plus de 30 nationalités représentées 

 

Une formidable ambiance

La ville du Cap vibre au rythme du vélo pendant plus d’une semaine avant la course !
Les cyclistes locaux se préparent pendant toute l’année pour ce rendez-vous incontournable, c’est leur championnat annuel. 
En parallèle, la course attire des passionnés de vélo qui viennent du monde entier.
D’ailleurs, de nombreux tours opérateurs comme Sport Tour ou Exodus Travel proposent l’évènement dans leur calendrier.

Une véritable course

La Cape Argus est un véritable compétition avec des athlètes de premier plan qui bataillent pour la victoire.
Pour cette 41ème édition, le vent était au rendez-vous ce qui a rendu la course encore plus usante !
Le vainqueur élite homme n’est autre que le champion du monde de VTT XC, Samuel Gaze quia vraiment “gazé” avec un chrono incroyable de 2h39. 
Chez les femmes, c’est Cherise Willeit qui l’emporte 

Elite Men – 109km:

1. Sam Gaze (02:39:42, soit 40.95km/h)

2. Jason Oosthuizen

3. Clint Hendriks  

 

Elite Women – 78km:

1. Cherise Willeit (02:16:11, soit 34.37 km/h)

2. Kimberley Le Court de Billot

3. Tiffany Keep

 

Expo Cape Town Cycle Tour
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Un salon digne des plus beaux marathons

Le salon de la CTCT est organisé dans le célèbre Cape Town Stadium, où ont eu lieu certains matchs de la coupe du monde de football 2010. C’est un beau salon avec de nombreux exposants. Seul bémol, les grandes marques de vélo ne sont pas vraiment présentes au rendez-vous.

Un parcours exceptionnel

Le parcours est l’autre point fort de la Cape Town Cycle Tour.
Celui-ci est simplement exceptionnel : les paysages rencontrés extraordinaires, et la route complètement fermée à la circulation.

Babouins sur le parcours du Cape Town Cycle Tour
Le départ et la première partie du parcours

Celui-ci se fait de la place de Grand Parade, dans le centre ville. C’est sur cette place que Nelson Mandela a fait son célèbre discours à sa libération, après 27 ans d’emprisonnement.
Le processus de départ de la CTCT est très bien rodé avec des sas de 500 à 1000 coureurs qui sont libérés successivement.
Immédiatement après le départ, le peloton emprunte l’autoroute N1 aussi appelée Nelson Mandela Boulevard.
La pente est relativement raide et cette année le vent de face très fort ! S’ensuit une alternance de montée et de descente pour rejoindre Claremont où une partie ultra rapide permet de récupérer dans les roues. 
Le fort vent de face du bord de mer entre Muizenberg (km 26) et Simon’s Town (km 28) oblige à s’abriter dans les roues sous peine de griller de nombreuses cartouches.

La seconde partie du parcours

Après Boulder Beach et sa célèbre colonie de pingouins, la route s’élève au dessus de l’océan pour rejoindre la côte de Smitswinkel (1,6km à 5%). Le parcours passant à proximité de Table Mountain National Park, il n’est pas rare d’y croiser des babouins qui se délectent des restes de barres énergétiques et autres gels abandonnés par les participants.
Cette côte est très stratégique, car c’est là que le vent de face se transforme en vent de dos. Lorsque le vent du sud-est (le fameux Cape Doctor) souffle fort comme c’était le cas lors de cette édition 2019, il est très important de basculer avec un groupe, sous peine de perdre de précieuses minutes dans la longue descente vers Scarborough.
Après Scarborough (km 61), la route longe l’océan atlantique en passant par Misty Cliffs et Wittsand… le paysage est absolument sublime avec des couleurs qui vont du bleu turquoise de l’océan, au rouge ocre des falaises, en passant par le blanc nacre du sable.
Au km 77, la pente augmente de nouveau avec la très célèbre côte de Chapman’s Peak Drive (4,5km à 3% de moyenne). Sinuant entre la falaise et l’océan, cette portion de parcours est véritablement mythique, n’ayons pas peur des mots ! 

Misty cliffs, sur le parcours du Cape Town Cycle Tour

 

A Hout Bay, il faut se hisser au sommet de la dernière réelle difficulté du parcours : la côte de Suikerbossie (1,9km à 7%). C’est dans cette côte que l’ambiance est la plus folle, avec des centaines de spectateurs.  
Après une assez longue descente vers Camps Bay, le parcours entre à nouveau en ville. La finish-line, digne d’une course professionnelle, se situe à proximité du Stadium (km 109). 

Ma course

Ayant participé à quelques épreuves locales en fin d’année 2019, j’ai bénéficié d’un “seeding” dans un sas préférentiel (le 2A).

Statistiques Cape Town Cycle Tour 2018 vs 2019


Je suis donc parti à 6h46, soit 30 minutes après les Elites. Le rythme a été très intense dès le départ, notamment à cause du vent de face très fort sur toute la première partie du parcours. Cela dit, j’ai adoré ce rythme ultra-rapide qui ne vous laisse aucun répit. Le souvenir des mes années de VTT cross-country, avec des courses assez similaires en durée et en intensité.
Au final, je termine 1269ème sur près de 23.000 participants classés. Mon chrono de 3h24 est assez loin de la mythique barre des 3h, mais le vent en a décidé autrement pour cette 41ème édition en ralentissement l’intégralité du peloton.
Il me faudra revenir en 2020 pour tenter de passer sous les 3h !

Vous pouvez retrouver le parcours et ma course, sur Strava  

Relive ‘Cape Town Cycle Tour … Awesome !’

 


En conclusion, je dirais que la CTCT est un must. Pour les passionnés de vélo, c’est une course à faire au moins une fois dans sa vie, pour découvrir l’ambiance unique et la beauté du parcours.  
Si vous souhaitez participer à la Cape Town Cycle Tour 2020,
contactez-moi !

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Pour aller plus loin

– Le compte-rendu de mon 1er Bike Trip en Afrique du Sud

– Le site d’une autre classique sud-africaine : la Cape Epic VTT

– Le détail du prochain Challenge Afrique du Sud 2020

– La préparation du Team Le Cap Sportif en vidéo , permet d’avoir un bel aperçu des paysages rencontrés le jour de la course.

 

 

 

 

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7 erreurs à éviter, en vue d’une saison de…


Lorsque l’on prépare un ou plusieurs objectifs en cyclisme, certaines erreurs de préparation sont à éviter. 
Nous allons les passer en revue dans cet article.

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Erreur n°1 – Etre mal positionné sur son vélo

C’est un principe de base de biomécanique : il vaut mieux adapter la machine au corps humain, plutôt que d’adapter le corps à la machine. Or combien de cyclos roulent sur du matériel inadapté, ou sont mal positionnés sur leur vélo… Et pourtant cet aspect est fondamental pour tirer le meilleur parti biomécanique de ses capacités physiques. En effet, la puissance, le confort, les technopathies… sont autant d’éléments qui dépendent de la qualité de votre positionnement sur le vélo. N’hésitez pas à consulter un spécialiste pour optimiser votre position : (ergonome, vélociste, coach).

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Erreur n°2 – Rouler perpétuellement en endurance

C’est un fait, les qualités d’endurance de base sont sollicitées de manière prépondérante dans les sports d’endurance, en particulier en cyclisme. Or, de nombreux cyclosportifs se contentent de pédaler à une allure constante, sans jamais approcher leur capacité maximale. Pourtant, il y a beaucoup à gagner à développer sa puissance, tant sur le plan musculaire, que sur le plan cardiovasculaire. Pour cela, il est indispensable de réaliser des séances d’entraînement par intervalles. L’entraînement par intervalles consiste à alterner des phases d’effort à haute intensité, avec des phases de récupération active.

L’exemple le plus connu est la fameuse séance de type 30/30, qui consiste à alterner des efforts de 30 secondes avec des phases de récupération active de 30 secondes, pendant 5 à 15 minutes. Ce type d’exercice vise à améliorer la puissance du muscle cardiaque afin d’obtenir un meilleur débit cardiaque, donc une meilleure oxygénation musculaire.

En jouant sur le temps, l’intensité, le nombre de répétition ou le nombre de séries, on peut imaginer d’innombrables variantes qui auront toutes comme vertu finale de vous faire progresser !

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Erreur n°3 – Ne pas prendre le temps de se reposer et de récupérer

Négliger la récupération

Pour progresser, il est nécessaire de s’entraîner régulièrement, mais il faut aussi permettre à l’organisme de s’adapter à la charge d’entraînement. De plus, il faut savoir qu’un excès d’entraînement peut conduire à une stagnation, voire à une diminution du niveau de performance. C’est pourquoi, il est absolument essentiel de se reposer à intervalle régulier pour prévenir l’accumulation de fatigue et assimiler l’entraînement effectué. En pratique, l’alternance entre les périodes d’entraînement et les périodes de récupération peut être conduite de multiples manières, cependant on peut conseiller de prendre un minimum de 1 ou 2 jours de repos chaque semaine, surtout si vous devez gérer de front les activités familiales, professionnelles et sportives. A l’échelle du mois, il est fortement recommandé de faire une semaine de récupération toutes les 2-3 semaines. Durant ces semaines de récupération, il faut diminuer la charge d’entraînement de 50 à 70% par rapport à une semaine d’entraînement moyenne. En parallèle, il ne faut pas occulter l’importance du sommeil et de la nutrition dans la vitesse du processus de récupération.

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Erreur n°4- Négliger l’importance du sommeil

Le sommeil est d’une importance capitale dans la phase de récupération. Il contribue à la régénération des capacités physiques et mentales. C’est pourquoi un sommeil de qualité est indispensable pour récupérer efficacement des diverses activités de la journée (travail, sport…).

Cependant, de nombreuses personnes souffrent de difficultés d’endormissement, voire d’un sommeil de mauvaise qualité, nuisant ainsi à leur qualité de vie ou à leur récupération.

Pour pouvoir s’endormir facilement, il faut que l’organisme soit dans un état d’équilibre notamment sur le plan thermique, et que la température du corps avoisine les 37°C. Or, la plupart des sports induisent une élévation de la température, combinée à une sécrétion importante d’adrénaline ; lorsque l’on se retrouve à 38 ou 39°C, ce qui n’est pas rare, pas moins de 2 à 3 heures sont nécessaires pour redescendre à 37°C. On comprend dès lors pourquoi la pratique de séances d’activité physique en soirée peut être responsable de difficultés d’endormissement, voire d’insomnie. Il donc conseillé de s’abstenir de pratiquer une activité physique très intensive (entrainement par intervalles) dans la soirée, notamment si l’on connaît des difficultés d’endormissement.

Pour les grands sportifs, le sommeil est indispensable en quantité et en qualité pour permettre la récupération nerveuse et physique. En effet, c’est pendant le sommeil que la sécrétion d’hormone de croissance et le restockage du glycogène sont les plus importants.

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Erreur n°5- Ne jamais s’étirer

Le travail de la souplesse par la pratique régulière de mouvements d’étirements, est un excellent moyen pour prévenir les blessures et accélérer la récupération post-effort. Or, rares sont les cyclosportifs qui consacrent du temps aux étirements.

Comment faire ? Après l’entraînement, les muscles sont chauds, la circulation sanguine est élevée, c’est donc le moment propice pour s’étirer en douceur en passant en revue les divers groupes musculaires impliqués dans l’effort.

S’étirer

Pour chaque groupe, on effectuera 2 à 3 étirements de 30 secondes comme suit : 10 secondes de mise en tension progressive, 10 secondes de maintien de la tension (sans aller à la douleur), 10 secondes de relâchement progressif.

Pour terminer sur ce point, il est important de rappeler que l’étirement régulier des fibres musculaires contribue à leur renforcement !

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Erreur n°6 – Etre focalisé sur le matériel

 

Nombreux sont les cyclistes qui investissent des sommes importantes dans du matériel très léger et très performant. Or, ces investissements ne sont pas forcément synonymes d’accroissement significatif des performances sportives. Il nous semble donc au moins aussi important d’investir dans tout ce qui a trait à l’entraînement :

Lapierre Xelius

– Matériel : cardiofréquencemètre, home-trainer, capteur de puissance… etc

– Conseil : test d’effort, programme d’entraînement personnalisé, bilan nutritionnel, étude posturale…

– Stages d’entraînement..

– Lecture : livres, presse spécialisée..

Les stages WTS

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Erreur n°7 – Chercher à gagner du poids … sur le vélo

Gagner du poids sur le vélo est intéressant, mais le gain reste relativement marginal au regard de ce que l’on peut gagner en s’affûtant un peu. En effet, le fait d’avoir un surpoids constitue un handicap, en particulier dès qu’il faut grimper. Ainsi, tous ceux qui sont un peu « enveloppés » peuvent potentiellement progresser de manière spectaculaire, en perdant quelques kilos superflus.

Pour perdre du poids, il faut rendre la balance énergétique négative, c’est-à-dire apporter moins d’énergie à l’organisme que ce dont il a besoin. Cela passe par une diminution des apports énergétiques, et par une augmentation de la dépense énergétique.

En pratique, pour perdre du poids, on peut conseiller de :

– Diminuer fortement les apports énergétiques du dîner pour éviter le processus de stockage nocturne ;

– Supprimer la consommation de sucres rapides (en dehors de l’entraînement), pour limiter la libération d’insuline et le stockage des graisses ;

– Eliminer les toxines qui « encrassent » votre organisme au niveau rénal et hépatique. Certaines eaux minérales riches en sulfates (Hépar, Contrex), plantes (radis noir, queue de cerise), ou acides aminés (arginie, citrulline) permettent un drainage complet et en profondeur de votre organisme. C’est le préalable indispensable à tout régime minceur ;

– Multiplier les séances d’entraînement ! En effet, l’exercice physique est un formidable moyen d’augmenter sa dépense énergétique globale.

– Enfin, le fait de s’entraîner le matin à jeun à une intensité moyenne (à raison de 30 à 60 minutes), mobilisera vos réserves lipidiques.

 

Par Jean-Baptiste Wiroth – PhD
Fondateur du réseau de coach WTS
www.wts.fr


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Profil de puissance : pourquoi et comment l’établir ?

Profil de puissance : évolution au cours d’une saison


Le profil de puissance est la signature physiologique du cycliste, le témoin de son niveau de performance. Voyons comment le déterminer ?

Préambule
En matière d’entraînement, la quantification de l’intensité de l’effort est fondamentale pour gérer son entrainement de manière réfléchie et efficace.
Or le cyclisme est l’un de rares sports où la mesure de la puissance est possible grâce à des capteurs placés au niveau de la transmission (pédalier, moyeu, pédales).
Cette source d’information est exceptionnelle pour les physiologistes, les coachs et les athlètes eux-même, qui peuvent ainsi rendre leur entrainement beaucoup plus précis.

La Puissance
En physique, la puissance est la quantité d’énergie par unité de temps fournie par un système à un autre. La puissance est toujours égale au produit d’une grandeur d’effort (force, couple, pression, tension, etc.) par une grandeur de flux (vitesse, vitesse angulaire, débit, etc).
La puissance correspond donc à un débit d’énergie ! Elle est exprimée en Watt (W) du nom de son inventeur James Watt.

En cyclisme, la puissance mécanique développée est schématiquement le produit du couple de force appliqué aux pédales par la cadence de pédalage. Il est donc nécessaire de mesurer ces 2 paramètres pour accéder à la puissance. Plus on appuie fort sur les pédales et plus on tourne vite les jambes, plus on développe de puissance.
A l’échelle du cyclosportif, le cyclisme s’apparente aussi à de la physique. Ainsi, plus un cycliste est puissant, plus il sera à même de vaincre les résistances externes que sont la gravité, la densité de l’air ou encore les différentes forces de friction… et plus son niveau de performance sera élevé.
La puissance développée par un(e) athlète dépend essentiellement de son niveau d’entraînement, de ses capacités physiologiques et de sa technique de pédalage.

forces_puissance_cyclisme
Cyclisme : les forces appliquées sur la pédale

On rapporte souvent la puissance au poids pour comparer les cyclistes entres eux. On parle de puissance relative et on l’exprime en W/kg. Deux cyclistes de morphologie complètements différente peuvent donc avoir le même niveau et développer la même puissance relative.
Prenons un exemple :
Cycliste A : 1m80 / 80kg / 320 W de puissance au seuil
Cycliste B : 1m65 / 60kg / 240 W de puissance au seuil
-> Tout deux développent la même puissance relative à savoir 4 W/kg.
Dans l’absolu, ils auront donc le même niveau en montagne. Sur le plat, c’est toutefois le cycliste A qui l’emportera car sa puissance brute est largement supérieure.

Les Capteurs de Puissance
C’est en 1987 que l’allemand Ulrich Schoberer a conçu le premier capteur de puissance : les SRM étaient nés. Depuis plusieurs autres systèmes ont émergé : Polar, Powertap, iBike, Quark, etc.
SRM et Powertap restent toutefois les leaders par la qualité de leurs matériels.

L’analyse ultérieure des données enregistrées permet même de visualiser 6 paramètres distincts : puissance, cadence, couple de force, vitesse, fréquence cardiaque et altitude. Un capteur de puissance est donc un véritable laboratoire embarqué !

Le profil de puissance
Le profil de puissance établit la relation entre la puissance maximale développée par un cycliste pour des durées d’effort préétablies (5sec, 10sec, 30sec, … 1h).
Pour un cycliste, l’établissement du profil de puissance permet essentiellement d’évaluer l’évolution des capacités de manière longitudinale (dans le temps).

Le tableau ci-dessous présente 2 profils de puissance réalisés en début, puis au cœur de la saison. La progression est particulièrement significative pour les efforts de 1 à 2 minutes et 20 à 30 minutes.
Profil de puissance

Profil de puissance_graphique
Profil de puissance

La représentation graphique permet de bien visualiser l’évolution au cours d’une même saison ou d’une saison à l’autre.
L’objectif de ce sportif sera donc de faire évoluer son profil vers le haut en s’entraînant spécifiquement selon les caractéristiques des épreuves qu’il prévoit de faire.

L’autre intérêt du profil de puissance est qu’il permet de situer le niveau d’un sportif par rapport à des valeurs de référence. Pour gagner une compétition, il faut par exemple développer 6 W/kg sur 3 min (soit 420 W pour un cycliste de 70kg). Pour terminer une étape du tour dans de bonnes conditions, il semble incontournable de développer un minimum de 4 W/kg sur 3min (soit 280 watts pour un cycliste de 70kg).

Quelques repères
Lors d’un effort en col, on peut donner l’échelle de puissance suivante :
– Avec 4-4,5 W/kg, le peloton est groupé
– Avec 5-5,5 W/kg, le peloton est plus petit…
– Avec 5,5-5,7 W/kg : les meilleurs sont encore ensemble
– Avec 5,7-6 W/kg : le meilleur se détache pour l’emporter

En plaine, la puissance est essentiellement fonction de l’aérodynamique, on utilise donc plutôt la puissance brute (en W) ou rapportée à l’aire frontale (W/m2).

Comment établir son profil de puissance ?
Pour établir le profil de puissance, il est nécessaire d’équiper son vélo d’un capteur de puissance puis de réaliser des efforts maximaux pour des durées de 5 secondes, 10 secondes, 30 secondes, 1 minute, 4 minutes, 10 minutes, 30 minutes et 1 heure.
On réalisera les efforts en montée ou sur le plat selon que l’on prévoit de participer à des épreuves en montagne ou en plaine, sachant que la puissance est grosso modo 10% plus élevée en montée par rapport au plat.
Bien entendu, on ne réalisera ce type d’efforts que si l’on est certain d’être apte physiologiquement. La réalisation d’un test d’effort médicalisé est donc fortement recommandée en amont.

Le protocole proposé est le suivant :

  • Jour 1 : faire 45 minutes d’échauffement progressif puis réaliser 3 sprints de 12 secondes en prenant 3 minutes de récupération active entre chaque sprint. Dans la seconde partie de la séance faire 2 efforts maximaux de 1 minute séparés par 5 minutes de récupération active. Terminer par 10 minutes de CLM
  • Jour 2 : repos ou 1h de récupération active
  • Jour 3 : faire 45 minutes d’échauffement progressif puis réaliser 2 efforts de 30 secondes en prenant 4 minutes de récupération active entre chaque sprint. Dans la seconde partie de la séance faire 2 efforts maximaux de 4 minutes séparés par 5 minutes de récupération active.
  • Jour 4 : repos ou 1h de récupération active
  • Jour 5 : faire 45 minutes d’échauffement progressif puis réaliser 20minutes de CLM

Après chaque séance, il est nécessaire de télécharger les données sur son ordinateur et de les analyser avec un logiciel type WKO4 ou une plateforme d’entraînement type Strava ou Velobook

L’expert vous répond
« Ne disposant pas d’un capteur de puissance, puis-je quand même établir mon profil en me basant sur des données cardiaques ? »
« Non ce n’est pas possible… La fréquence cardiaque n’est qu’un reflet de l’effort musculaire, en particulier pour les efforts brefs et intenses. La FC ne permet pas de quantifier l’intensité de l’effort pour les sprints (efforts de 5 à 30 secondes). A contrario, la mesure de la puissance permet de mesurer la réalité de l’effort musculaire quelque soit la durée de l’effort.
La mesure de la fréquence cardiaque est très adaptée aux débutants ou en période de reprise mais montre ses limites pour les sportifs accomplis. Chez ces derniers, la fréquence cardiaque reste cependant intéressante pour mesurer l’évolution de la physiologie cardiaque avec l’entraînement et l’impact métabolique d’un effort d’endurance.»

Par
Jean-Baptiste WIROTH – PhD
Expert de l’entraînement
Fondateur de WTS


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Milan San Remo cyclosport

Fred Stoppa
Frédéric STOPPA sur Milan San Remo

La classique Milan San Remo est l’un des “monuments” du cyclisme professionnel.
Depuis quelques années, cette classique est ouverte aux amateurs sur un parcours sensiblement similaire à la course professionnelle, soit 288km pour un peu plus de 2000m de dénivelé positif.
Pour mémoire, le parcours de Milan San Remo part de la Milan, traverse la plaine du Pô puis franchi la chaine côtière pour ensuite longer la méditerranée jusqu’à San Remo.
Cette année plusieurs sportifs WTS étaient au départ du Granfondo Milano San Remo.

Parmi eux, Frédéric Stoppa qui est carabinier à Monaco.
Passionné de vélo, Frédéric nous raconte sa course :

“Cette année, la cyclosportive Milan San Remo a été raccourcie de quelques kilomètres pour cause d’éboulements sur la route traditionnelle qui emprunte le Passo Turchino.
Mais les organisateurs a contourné le tracé traditionnel et nous a fait découvrir le Passo Bric Berton par ailleurs bien plus sélectif !

Une ascension qui a naturellement fait tout de suite fait la sélection et qui a permis de créer des groupes de coureurs par niveaux de force et de fraicheur.

Bien placé, j’ai ensuite pu me préserver en vue des célèbres Capi : la Berta, la Cipressa puis le célèbre Poggio !

 

 


Au final je termine à une belle 59 ème place sur plus de 1000 participants au départ, en 8h51 et 32,7 Km/h de moyenne !
Ma course est disponible sur Strava

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Pour conclure, je dirais que l’objectif initialement fixé a été largement atteint !

Je dois ce résultat au plan d’entrainement personnalisé que m’a établi Frédéric Basconte à partir de février, qui m’a permis de m’affûter en passant de 83 à 77Kg tout en gagnant puissance et en vélocité… et surtout d’arriver sur mon pic de forme le jour J”.
STOPPA Frédéric

 

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#hauteroute : Décryptage Etape 4 – Serre Chevalier/Praloup

Au départ de la quatrième étape, la fatigue sera certainement très prononcée. Malheureusement, cette étape sera particulièrement corsée avec les montées successives du mythique Col d’Izoard, puis du Col de Vars pour terminer par la montée sur Praloup.

La difficulté du jour, c’est l’enchainement des cols avec en bouquet final la montée finale sur Praloup qui même si elle n’est pas longue sera redoutable pour la majorité des coureurs. N’oublions pas que ce sera le 12ème col grimpé en 4 jours !

Pra_Loup_Barcelonnette_profile

Mes conseils
– Alimentez vous avec des aliments liquides dans les ascensions (boisson energétique, gels). Mangez du solide au sommet de chaque col (barres, fruits).
– Imprégnez-vous de l’atmosphère en traversant la mythique casse déserte dans la descente de l’Izoard !
– Restez positif quoi qu’il arrive

Escort Coaching
WTS propose un service d’escort coaching pour ceux qui ont besoin d’être coachés pendant la course. Je serai donc présent tout au long de la course pour coacher spécifiquement un petit nombre de coureurs.
Pour en bénéficier c’est ici : http://www.hauteroutealps.org/fr/training