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Témoignages

Mon 1er Ironman South Africa de l’intérieur

🧘🏼‍♀️Retour sur une longue journée de sport … 12h12 pour boucler mon 1er Ironman South Africa 🧘🏼‍♀️

Je profite du long retour en voiture (Port Elizabeth -> Cape Town, 900km) pour rédiger ces lignes, et revenir sur cette journée spéciale du dimanche 7 avril 2019. Vous avez été nombreux à la suivre, et cela nous a beaucoup touchés, merci encore pour tous vos messages d’encouragement!!!

Un matin il y a 6 mois, j’ouvre mes mails et parmi eux … «Félicitations, vous êtes bien inscrite à l’Ironman South Africa » ; je lève les yeux de mon écran et regarde le coupable : « Non JB, tu n’as pas fait ça?? »..!? Sa réponse a été très claire : « si😅 »

Mon dossard Ironman

(…)

6 mois de préparation plus tard, que nous avons réussis à organiser entre la vie de famille et le boulot, nous voici donc à Port Elizabeth, Jean-Baptiste et moi, sur la startline de l’Ironman South Africa.

Le départ de l’Ironman South Africa, le long de la célèbre jetée

Dimanche 7 avril, 6h45 :
Peu avant le départ de l’Ironman, nous apprenons que la distance natation allait être réduite du fait des conditions météo (très fort vent de 35 noeuds, annonçant l’arrivée imminente d’une forte houle (creux de 2m). Sur le coup, Je suis assez déçue, la houle ne me dérangeant pas. Partant du principe que la mer est un élément instable, il faut s’attendre à toutes les conditions lorsque l’on prépare ce genre d’épreuve. Même d’aller s’entraîner lorsque la mer est agitée! Ce n’était pas cauchemardesque à mon sens, j’ai encore du mal à comprendre… bref, c’est ainsi.
Après une natation assez rapide (2100m, sur mon Garmin), c’est le début du vélo.

Je suis assez euphorique sur le premier tier du parcours (bonnes sensations, parcours magnifique, ambiance très agréable et bon-enfant : tout au long du parcours, des tentes, du monde sur des canapés, des enceintes dehors, de la musique à fond, des encouragements permanents, c’est amusant, quelle ambiance !
Je commence à changer de feeling, à la fin du premier tour, avec un vent qui forcit de plus en plus, cela devient « hard ». Je mange ma pomme de terre huile d’olive/sel🥔, au début du deuxième tour histoire de « couper » un peu avec les ingestions de produits sucrés (barres, boissons), et c’est reparti. Je jette de temps en temps un oeil à mon pneu arrière qui m’interroge : je trouve le boyau un peu dégonflé. Est-ce moi qui cogite?, je ne sais pas, mais je ne suis pas tranquille : n’étant pas la reine des mécaniciennes.
JB me rejoint enfin au niveau du 130ème km (il était tellement bien dans la mer, qu’il a profité un peu plus longtemps). Il a l’air d’aller bien. Lui aussi a mangé sa patate, et il est content☺️. Je lui dis de continuer mais il me dit que non, qu’il y a un marathon derrière (ah oui c’est vrai..).
Je lui montre mon boyau, il constate qu’effectivement il se dégonfle lentement (aïïe..). Il me conseille de m’arrêter pour le regonfler à un point d’assistance, que le rendement serait bien meilleur, et surtout je risquerais moins de crever.
Comme je n’ai pas envie d’utiliser ma cartouche de gaz, au cas où je crevais réellement, et de l’autre pneu(!), j’espère plutôt arriver au parc ainsi, tout en optant pour la prière : celle de voir une moto « mécano » de l’organisation passer dans le coin, et me filer une pompe.
Ce n’est qu’une quinzaine de kms plus tard que j’aperçois enfin cette moto. Je lui fais signe. On s’arrête. Et cela dure, ..car en fait un problème avec ma valve, mon boyau ne gonfle pas. Il la change, arrive enfin à me regonfler le pneu, et puis ouff …c’est reparti !
Je l’ai béni (le monsieur).

Je finis les 180km un peu nauséeuse, car ayant fini mes propres bidons de boisson, je dois boire celle qu’offre l’organisation (je savais que c’était une erreur…), beaucoup trop sucrée… cela m’écoeure mais je n’ai pas le choix, l’eau distribuée étant bcp trop glacée, je ne veux pas risquer de me détraquer le bide pour le marathon. de Ironman South Africa
Fin du vélo.

Je traine dans le parc lors de la transition, appréciant grandement la poche de glace qu’une dame est gentiment venue me poser sur la nuque (« ah ouiii allez-y, mettez-moi la poooche » , …puis sur chacune de mes cuisses, mollets….. Je serais bien restée, ..mais non, Manue ce n’est pas possible, ta journée n’est pas totalement finie. Bon; alors je lui fais signe que malheureusement il fallait que j’y aille, hé hé.

Et hop c’est parti pour le petit footing.
Parcours exigeant de 4 boucles de 10,5k, avec à chaque extrémité, des montées : 500m/20D+ ; dans un sens et +/- 300m/20D+ dans l’autre… Cassure de rythme garanti, et sur la portion plate, tous les retours se font face un mur de vent (à faire 4x évidemment). Heureusement que je croise JB sur chaque tour, et que nos filles Capucine et Léna sont présentes pour nous « porter ».


Je retiens mes émotions à chaque fois que je les aperçois. Pas tant de réaliser ce qu’on est train de faire, mais plutôt de les voir dans cet état, complètement investies, et 100% là pour nous… je me dis « Manue tu ne craqueras qu’à la fin quand tu les serreras dans tes bras, reste connectée c’est pas pour maintenant… ».
Je suis partie pour ne pas marcher (j’ai tjs du mal à recourir derrière). Mais une fois mes 4 propres fioles de boissons vidées, je suis obligée de m’arrêter à chacun des ravitaillements pour la boisson électrolyte (je ne m’aventure ni dans le red bull, ni dans le coca), cette boisson semblant bien mieux équilibrée que celle proposée lors du vélo, et en plus, elle a bon goût). Mais le petit détail qui va poser problème c’est comment avaler un gobelet sans s’en fou***(mettre) de partout ; je fais donc des arrêts pour chacun des verres. Et effectivement, toujours très compliqué de se remettre à courir derrière, … « pfff petit gobelet, tu es bien compliqué 🙃»

La gestion boisson sur cet Ironman me servira de leçon, pas prévu ni assez de bidons vélo, ni assez de fioles course à pied. Mais pourquoi n’ai-je pas pris mon camelback !?

Bien que la course à pied ait été difficile pour moi dès le début, j’appréhendais le 30ème km. Au lieu de cela, il m’est venue une énergie incroyable, je me mets à changer de foulée, à courir super bien, à remonter enfin du monde, …et puis arrive mon fameux gobelet d’électrolyte … arrf, allez j’essaie de boire là-dedans tout en courant… mais non je n’y arriverais décidément jamais, je dois m’arrêter… et voilà c’était « couru » d’avance (hahaha ), je ne retrouve plus mon rythme … c’est la loose, et il me reste encore 8 kms… Je relativise, qu’est-ce que c’est 8kms sur cette journée? Rien… allez mets-toi sur off, concentre-toi sur la main de JB dans laquelle tu tapes à chaque tour, sur les filles que tu vas voir et entendre encore 2 fois, qui sont levées depuis 4h ce matin, et qui ne lâchent rien, toujours surexcitées derrière les barrières, ..et Avance !


Dernier demi-loop, je me dirige ‘enfin’ vers la pancarte que je reluque du coin de l’oeil depuis le début « Turn left, for the finish loop » … oui oui cette fois-ci elle est pour moi, je tourne enfin « Left »!!
Je pique un sprint dans la dernière droite (comment? aucune idée), ravie d’en finir, et retrouve JB, et les filles (soulagées et en pleurs) … petit moment intense entre nous, heureusement qu’ils étaient là..

Dix minutes après, coup de moins bien, je me sens super nauséeuse, JB me dit que c’est une hypo, j’ai du mal à y croire vu les gels, boissons et barres que je me suis enfilés sur la journée…. On se dirige vers une tente « bouffe » , (fruits, pizza, glace, soupe, café, chocolat), je n’ai envie de rien, et surtout pas d’une pizza!!
Mais… 1 part de pastèque, 1 coca, et …3 parts de pizzas(!) plus tard, je me sens …beaucoup mieux (haha).

Cette expérience aura été une sacrée aventure, JB et moi avons (enfin) vécu un Ironman de l’intérieur. Nous avons correctement géré ces 6 mois de préparation, sans stress, et d’une manière assez ‘tranquille ´ selon moi ; sans jamais trop en faire, et en équilibrant bien les semaines. La qualité privilégiée à la quantité ; c’est « LA » pierre angulaire, celle qui nous aura permis de ne surtout pas se blesser, et d’arriver en forme pour le jour J.  
Ajoutez à cela un fan club local (même si elles n’étaient que 2 dans le club, et cela peut être énorme!!), des messages d’encouragements chaleureux venant de toutes parts (les vôtres🤩), et hop voici une journée qui se déroule relativement bien !!

Merci encore à toutes et à tous !

Et maintenant, à qui le tour 😉😃 ?

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Mes Temps Ironman South Africa

Natation 2100m : 38’22”
Transition 1 : 5’39”
Cyclisme 180km : 6h36
Transition 2 : 8’50”
Marathon : 4h42

TOTAL : 12h12’23”

NB : Au cours de cette préparation on a essayé d’éviter les 10 erreurs mis en avant par Fred Sultana et Jean-Baptiste dans cet Article

 

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Galerie

Témoignages

Un stage marathon à la carte en Corse :…


Témoignage de Tristan, en stage WTS  “à la carte” avec Sébastien Rochet, coach WTS à Bastia.

“Pour préparer mon premier marathon, je cherchais une semaine de stage running afin de découvrir en peu de temps différents types d’entrainement pouvant me convenir tout en ayant des conseils personnalisés.

En passant par WTS, j’ai rapidement été mis en relation avec Sébastien.
Dès notre première discussion par téléphone, j’ai apprécié son enthousiasme et sa disponibilité.
Malgré un timing un peu serré et après avoir discuté par téléphone de mes objectifs et mes habitudes d’entraînement,
Sébastien m’a proposé très vite un plan d’activités pour mes 6 jours à Bastia.

Le programme de travail très complet m’a permis de découvrir de nouveaux exercices et méthodes d’entrainement, d’avoir des conseils précieux sur les techniques de course et de me rassurer sur l’avancée de ma préparation pour le marathon.

Séance de PPG

En outre, l’accompagnement de Sébastien a été très pro et toujours dans la bonne humeur et l’empathie.
C’est très agréable d’être pris en charge de cette façon et cela permet de repousser ses limites en toute sécurité. Je le sentais en effet très attentif à chacun des retours que je lui faisais.
Le plus de l’accompagnement est de voir que le programme était complètement modulable pour s’adapter à ma forme du moment mais aussi pour m’aider à aller plus loin sans crainte.

Sébastien n’hésite pas non plus à donner de son temps au-delà des entraînements : il était là pour m’accueillir à l’aéroport, m’a donné ses conseils pour découvrir Bastia et les environs et continue à suivre de près les dernières semaines de préparation avant mon premier marathon dans un mois.

Si l’échéance approche, ce stage m’a permis d’avoir plus de certitudes sur ma capacité à relever ce défi. Etant donné l’importance du mental sur un marathon, c’est une très bonne nouvelle.
Et l’accompagnement de Sébastien y est pour beaucoup.

Merci pour tout Sébastien et je n’hésiterais pas à te demander à nouveau conseil pour mes prochains défis.”

Tristan

Pour aller plus loin

– Tout savoir sur l’entraînement Marathon avec le Ebook Marathon
– Lire l’article Continuer à courir après 50 ans
– Lire l’article Pourquoi gagner en force lorsque l’on fait de l’endurance ?
– Le profil de Sébastien Rochet, coach WTS à Bastia

Sébastien Rochet

 

Entrainement (physio, conseils, coaching..)

7 erreurs à éviter, en vue d’une saison de…


Lorsque l’on prépare un ou plusieurs objectifs en cyclisme, certaines erreurs de préparation sont à éviter. 
Nous allons les passer en revue dans cet article.

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Erreur n°1 – Etre mal positionné sur son vélo

C’est un principe de base de biomécanique : il vaut mieux adapter la machine au corps humain, plutôt que d’adapter le corps à la machine. Or combien de cyclos roulent sur du matériel inadapté, ou sont mal positionnés sur leur vélo… Et pourtant cet aspect est fondamental pour tirer le meilleur parti biomécanique de ses capacités physiques. En effet, la puissance, le confort, les technopathies… sont autant d’éléments qui dépendent de la qualité de votre positionnement sur le vélo. N’hésitez pas à consulter un spécialiste pour optimiser votre position : (ergonome, vélociste, coach).

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Erreur n°2 – Rouler perpétuellement en endurance

C’est un fait, les qualités d’endurance de base sont sollicitées de manière prépondérante dans les sports d’endurance, en particulier en cyclisme. Or, de nombreux cyclosportifs se contentent de pédaler à une allure constante, sans jamais approcher leur capacité maximale. Pourtant, il y a beaucoup à gagner à développer sa puissance, tant sur le plan musculaire, que sur le plan cardiovasculaire. Pour cela, il est indispensable de réaliser des séances d’entraînement par intervalles. L’entraînement par intervalles consiste à alterner des phases d’effort à haute intensité, avec des phases de récupération active.

L’exemple le plus connu est la fameuse séance de type 30/30, qui consiste à alterner des efforts de 30 secondes avec des phases de récupération active de 30 secondes, pendant 5 à 15 minutes. Ce type d’exercice vise à améliorer la puissance du muscle cardiaque afin d’obtenir un meilleur débit cardiaque, donc une meilleure oxygénation musculaire.

En jouant sur le temps, l’intensité, le nombre de répétition ou le nombre de séries, on peut imaginer d’innombrables variantes qui auront toutes comme vertu finale de vous faire progresser !

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Erreur n°3 – Ne pas prendre le temps de se reposer et de récupérer

Négliger la récupération

Pour progresser, il est nécessaire de s’entraîner régulièrement, mais il faut aussi permettre à l’organisme de s’adapter à la charge d’entraînement. De plus, il faut savoir qu’un excès d’entraînement peut conduire à une stagnation, voire à une diminution du niveau de performance. C’est pourquoi, il est absolument essentiel de se reposer à intervalle régulier pour prévenir l’accumulation de fatigue et assimiler l’entraînement effectué. En pratique, l’alternance entre les périodes d’entraînement et les périodes de récupération peut être conduite de multiples manières, cependant on peut conseiller de prendre un minimum de 1 ou 2 jours de repos chaque semaine, surtout si vous devez gérer de front les activités familiales, professionnelles et sportives. A l’échelle du mois, il est fortement recommandé de faire une semaine de récupération toutes les 2-3 semaines. Durant ces semaines de récupération, il faut diminuer la charge d’entraînement de 50 à 70% par rapport à une semaine d’entraînement moyenne. En parallèle, il ne faut pas occulter l’importance du sommeil et de la nutrition dans la vitesse du processus de récupération.

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Erreur n°4- Négliger l’importance du sommeil

Le sommeil est d’une importance capitale dans la phase de récupération. Il contribue à la régénération des capacités physiques et mentales. C’est pourquoi un sommeil de qualité est indispensable pour récupérer efficacement des diverses activités de la journée (travail, sport…).

Cependant, de nombreuses personnes souffrent de difficultés d’endormissement, voire d’un sommeil de mauvaise qualité, nuisant ainsi à leur qualité de vie ou à leur récupération.

Pour pouvoir s’endormir facilement, il faut que l’organisme soit dans un état d’équilibre notamment sur le plan thermique, et que la température du corps avoisine les 37°C. Or, la plupart des sports induisent une élévation de la température, combinée à une sécrétion importante d’adrénaline ; lorsque l’on se retrouve à 38 ou 39°C, ce qui n’est pas rare, pas moins de 2 à 3 heures sont nécessaires pour redescendre à 37°C. On comprend dès lors pourquoi la pratique de séances d’activité physique en soirée peut être responsable de difficultés d’endormissement, voire d’insomnie. Il donc conseillé de s’abstenir de pratiquer une activité physique très intensive (entrainement par intervalles) dans la soirée, notamment si l’on connaît des difficultés d’endormissement.

Pour les grands sportifs, le sommeil est indispensable en quantité et en qualité pour permettre la récupération nerveuse et physique. En effet, c’est pendant le sommeil que la sécrétion d’hormone de croissance et le restockage du glycogène sont les plus importants.

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Erreur n°5- Ne jamais s’étirer

Le travail de la souplesse par la pratique régulière de mouvements d’étirements, est un excellent moyen pour prévenir les blessures et accélérer la récupération post-effort. Or, rares sont les cyclosportifs qui consacrent du temps aux étirements.

Comment faire ? Après l’entraînement, les muscles sont chauds, la circulation sanguine est élevée, c’est donc le moment propice pour s’étirer en douceur en passant en revue les divers groupes musculaires impliqués dans l’effort.

S’étirer

Pour chaque groupe, on effectuera 2 à 3 étirements de 30 secondes comme suit : 10 secondes de mise en tension progressive, 10 secondes de maintien de la tension (sans aller à la douleur), 10 secondes de relâchement progressif.

Pour terminer sur ce point, il est important de rappeler que l’étirement régulier des fibres musculaires contribue à leur renforcement !

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Erreur n°6 – Etre focalisé sur le matériel

 

Nombreux sont les cyclistes qui investissent des sommes importantes dans du matériel très léger et très performant. Or, ces investissements ne sont pas forcément synonymes d’accroissement significatif des performances sportives. Il nous semble donc au moins aussi important d’investir dans tout ce qui a trait à l’entraînement :

Lapierre Xelius

– Matériel : cardiofréquencemètre, home-trainer, capteur de puissance… etc

– Conseil : test d’effort, programme d’entraînement personnalisé, bilan nutritionnel, étude posturale…

– Stages d’entraînement..

– Lecture : livres, presse spécialisée..

Les stages WTS

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Erreur n°7 – Chercher à gagner du poids … sur le vélo

Gagner du poids sur le vélo est intéressant, mais le gain reste relativement marginal au regard de ce que l’on peut gagner en s’affûtant un peu. En effet, le fait d’avoir un surpoids constitue un handicap, en particulier dès qu’il faut grimper. Ainsi, tous ceux qui sont un peu « enveloppés » peuvent potentiellement progresser de manière spectaculaire, en perdant quelques kilos superflus.

Pour perdre du poids, il faut rendre la balance énergétique négative, c’est-à-dire apporter moins d’énergie à l’organisme que ce dont il a besoin. Cela passe par une diminution des apports énergétiques, et par une augmentation de la dépense énergétique.

En pratique, pour perdre du poids, on peut conseiller de :

– Diminuer fortement les apports énergétiques du dîner pour éviter le processus de stockage nocturne ;

– Supprimer la consommation de sucres rapides (en dehors de l’entraînement), pour limiter la libération d’insuline et le stockage des graisses ;

– Eliminer les toxines qui « encrassent » votre organisme au niveau rénal et hépatique. Certaines eaux minérales riches en sulfates (Hépar, Contrex), plantes (radis noir, queue de cerise), ou acides aminés (arginie, citrulline) permettent un drainage complet et en profondeur de votre organisme. C’est le préalable indispensable à tout régime minceur ;

– Multiplier les séances d’entraînement ! En effet, l’exercice physique est un formidable moyen d’augmenter sa dépense énergétique globale.

– Enfin, le fait de s’entraîner le matin à jeun à une intensité moyenne (à raison de 30 à 60 minutes), mobilisera vos réserves lipidiques.

 

Par Jean-Baptiste Wiroth – PhD
Fondateur du réseau de coach WTS
www.wts.fr


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Entrainement (physio, conseils, coaching..)

Comment progresser lorsque l’on stagne ?

Passé quelques années d’entraînement régulier, il est très fréquent de voir ses performances stagner. En effet, de nombreux sportifs n’arrivent plus à progresser en dépit d’un entrainement assidu. Malheureusement, ce phénomène s’amplifie avec l’avancée en âge, en se conjuguant avec le déclin naturel des capacités physiques.

 

Comment continuer à progresser lorsque l’on stagne ?

Les nombreuses pistes de réponses sont résumées en un mot : innovation !

En effet, à quoi bon répéter années après années un processus d’entraînement qui vous a permis de progresser un temps, mais qui ne génère plus aucune progression objective.

Pour retrouver une dynamique de progression, il est indispensable de surprendre votre organisme. Pour cela, il vous faut innover dans les méthodes d’entraînement et de récupération.
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Quelques pistes de travail

  • Améliorer sa tonicité musculaire en intégrant du renforcement musculaire. Deux objectifs principaux : être mieux gainé au niveau du tronc, et « booster » la dépense énergétique musculaire 
  • Augmenter sa force maximale. Plus la force des jambes est importante, plus vous serez puissant, et paradoxalement, endurant et économe.
  • Travailler sa puissance maximale aérobie. Le vélo nécessite une puissance cardiaque très importante. Pour améliorer la puissance cardiaque (donc les VO2max, et donc la PMA), il convient de réaliser régulièrement des séances d’entrainement par intervalles. Pour optimiser ce travail, la clé réside dans la quantification de la puissance développée avec un capteur de puissance embarqué type Powertap ou SRM.
  • Perdre du poids si vous êtes en surpoids. Surtout si vous comptez rouler en montagne cet été.
  • Planifier sa saison. En organisant sa saison en cycles, on limite le risque de stagnation et on surprend l’organisme grâce aux contrastes de charge. Faites vous aider par un coach expert si vous ne savez pas comment faire.

Les cas de figure principaux

  Poids de forme Surpoids
Performances en stagnation Cas n°1

Vous stagnez en dépit du fait que vous êtes proche de votre poids de forme. Essayez de rendre votre entrainement plus qualitatif en intégrant de la haute intensité (force max, PMA) et du renforcement musculaire.

 

Cas n°3

Vous n’arrivez pas à perdre de poids malgré un entrainement régulier. Diminuez l’entraînement vélo pour intégrer un entrainement musculaire à haute intensité. En parallèle, supprimez le superflu dans votre alimentation du quotidien.

Performances en régression Cas n°2

Vous êtes probablement fatigué du fait d’un entrainement trop quantitatif. Dans un premier temps reposez-vous en observant 1 à 2 semaines d’entraînement très léger. Après cette phase de récupération active, reprenez l’entraînement progressivement en intégrant de la qualité. Pour cela remplacez une séance d’entraînement en endurance par une séance d’intervalles à haute intensité.

Cas n°4

Fatigué et en surpoids, vous n’avancez plus ! Vous multipliez sans doute les erreurs. Dans un premier temps, reposez-vous comme dans le cas n°2 et profitez-en pour consulter un médecin nutritionniste. Une fois ce « reset » effectué, contactez un coach pour vous aider dans votre préparation. 

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Semaine type

=> A entreprendre directement dans les cas 1 et 3

=> Dans les cas 2 et 4, il faut d’abord veiller à éliminer la fatigue générale en débutant par une phase de repos, puis une phase de reprise en endurance de base. 

  Durée Intensité Contenu de la séance

Séance 1 (mardi)

Objectif : renforcement musculaire

0h45 i1 i2 i7 Séance Renforcement musculaire

Echauffement : 20’ cardio zone i1-i2-i3

Exercices : alterner pompes / abdos / squats / fentes / burpees… en séries de 10 à 20 répétitions.

Décontraction : 10’ stretching

Séance 2

(mercredi)

 

Objectif :
Endurance

1h30 i1 i2 i3 Echauffement : 30’ zone i1-i2-i3

Exercice : parcours vallonné en incluant 3 x (5’ en force « gros plateau » avec une cadence de pédalage basse -50 rpm / 5’ en vélocité « petit plateau » avec une cadence de pédalage haute -50 rpm. Rester en endurance !

Décontraction : 10’ en zone i1-i2

Séance 3 (vendredi)

 

Objectif : renforcement musculaire

0h45 i1 i2 i7 Séance Renforcement musculaire

Echauffement : 20’ cardio zone i1-i2-i3

Exercices : alterner pompes / abdos / squats / fentes / burpees… en séries de 10 à 20 répétitions.

Décontraction : 10’ stretching

 

Séance 4
(samedi)

 

Objectif :
PMA

1h i1 i2 i3 i5 Echauffement : 30’ zone i1-i2-i3

Exercice 1: faire 2 séries de 10 x (30’’ à 110% PMA en zone i5 / 30’’ Récupération Active en zone i2). Exercice à faire en faux-plat montant ou sur home-trainer. Prendre 5’ en zone i2 entre les 2 séries.

Décontraction : 10’ en zone i1-i2

Séance 5 (dimanche)

 

Objectif : foncier + plaisir

3h i1 i2 i3 i5 Echauffement : 1h zone i1-i2-i3

Exercice : Sortie en groupe à allure libre. Inclure des sprints de 10-15’’ et des accélérations à PMA

Décontraction : 30’ en zone i1-i2

 

Les Intensités d’Entraînement

Le dosage de l’intensité d’une séance d’entraînement doit être effectué à partir de la fréquence cardiaque, de la puissance et/ou des sensations. La détermination des intensités d’entraînement est idéalement faite à partir des résultats d’un test d’effort effectué en laboratoire médico-sportif. En l’absence de tels résultats, deux équations permettent d’évaluer approximativement la fréquence cardiaque maximale (FCM) :

  • Homme : FCM = 220 – âge en année
  • Femme : FCM = 226 – âge en année

Zone % FCM % PMA Sensations associées
I7 (Sprint court) Non Significative 180 – 300 Picotement musculaire juste après l’effort

Hyperventilation après l’effort

Conversation impossible

 

I6 (Sprint long) Non Significative 100 – 180 Douleur musculaire maximale pendant l’effort

Souffrance extrême durant l’exercice

Hyperventilation pendant l’exercice

Conversation impossible

 

I5 PMA (Puissance Maximale Aérobie) 95 – 100 80 – 100 Augmentation rapide de la douleur musculaire

Augmentation rapide de la ventilation

Conversation très difficile

 

I4 (Seuil Anaérobie) 90 – 95 75 – 80 Augmentation progressive de la douleur musculaire

Augmentation progressive de la ventilation

Conversation difficile

I3 (Tempo) 85 – 90 65 – 75 Apparition d’une légère douleur musculaire pendant l’effort

Ventilation élevée mais stable et contrôlable

Conversation possible

I2 (Endurance de Base) 75 – 85 50 – 65 Aucune douleur musculaire

Maintien de l’intensité sans problème

Conversation aisée

 

I1 (Récupération) < 75 40 – 50 Aucune douleur musculaire

Maintien de l’intensité sans problème

Conversation très aisée

 

 


Jean-Baptiste WIROTH
Docteur en Physiologie de l’Exercice
www.wts.fr

L’expert vous répond

« J’ai 55 ans, je fais du vélo depuis 15 ans, et je sens que je stagne. Comment mieux m’entraîner ? »

Mieux s’entraîner revient à identifier des axes d’entraînement qui vont générer de la progression à moyen terme. Vous pouvez déjà faire un test d’effort pour faire un bilan physiologique. Ensuite, c’est une question de bon sens et d’expérience …
Si vous êtes passionné par les méthodes entraînement et que vous avez le temps de vous documenter, vous pouvez expérimenter certaines innovations dans votre entrainement. A l’inverse, si vous n’avez pas trop le temps de vous pencher sur la question, faites appel à un coach expert qui saura vous faire aller à l’essentiel.

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Actu WTS

Interview Sébastien ROCHET, coach du réseau WTS

Notre coach Bastiais, Sébastien ROCHET, fait partie du réseau WTS depuis 2014 

 
WTS :  Bonjour Sébastien, peux-tu te présenter ?
SR : Bonjour, je m’appelle Sébastien Rochet, et j’ai 43ans. Je pratique la course à pied et le triathlon.
 
WTS : Depuis, combien de temps conseilles-tu des sportifs ?
SR : Je coache et j’accompagne des athlètes depuis 18ans maintenant, jeunes et adultes dans des activités variées telles que tennis, course, triathlon..
 
WTS : Quel est ton plus beau souvenir de coach ?
SR : Mon plus beau souvenir est sur le triathlon de Nice ; Sébastien cheron gagne la vague amateur en septembre 2002, et devient champion du monde amateur..
 
WTS : Dans ton coaching, tu es plutôt “Analyse” ou “Sensation” ?

SR : Dans ma façon de fonctionner, j’alterne et j’associe les 2 méthodes qui sont programme construit mais aussi sensations de l athlète. Nous sommes un peu “pollués”,  si j’ose dire par la technologie (capteur, cardio…), et de temps en temps nous oublions l’essentiel “l’humain” qui fonctionne avec ses émotions, sa psychologie du moment, et bien sûr tous les paramètres qui nous entourent (contraintes professionnelles, vie familiale…).

WTS : Qu’est ce qui te passionne dans ton métier de coach ?

SR : Le plus passionnant justement dans ce métier c est que l on est à la recherche sans cesse du mieux être pour son athlète (on est le confident, l entraineur, le coach , le psychologie de temps en temps) et la on est dans le cœur du métier ( pas de magie) mais plutôt des chercheurs qui mettent en place, qui construisent, qui détruisent, qui forme et qui déforme oui ça arrive…qui prennent du temps, qui sont disponibles, qui s adaptent, qui font des expertises, qui conseils..la liste pourrait être longue (c est comme faire une mayonnaise on a tous les mêmes ingrédients seulement 1 va arriver à ce qu elle prenne: c est ce tour de main ce feeling qui va faire qu on est 1 avec son athlète (relation entraîneur-entraîné). 

WTS : Ta principale qualité ?
SR : Ma disponibilité.
 
WTS : Ton principal défaut ?
SR : Peut-être un peu désordonné dans les papiers…mais je m’y retrouve toujours.
 
WTS : Ton plat préféré ?
SR : Hâchis Parmentier.
 
WTS : Vin rouge ou vin blanc ? 
SR : Vin rouge sans hésitation.  
 
WTS : Une devise, une citation, un mot de la fin ?
SR : Le pessimisme est d’humeur, l’optimisme est de volonté (j’adore).
 
>> Consultez le profil de notre coach [Sébastien ROCHET sur le site WTS ici]
 
>> Retrouvez-le coach, sur la page Facebook WTS pour son Live sur le thème :
“Comment trouver le bon coach ET qu’est-ce qu’un entraîneur peut apporter à ses sportifs ?” 
 
 
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