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Marathon des Sables : un 6ème titre pour Rachid…

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– Marathon des Sables –

Rachid ElMorabity sacré pour la 6ème fois

Marathon des Sables 2018 : les frères Elmorabity aux 2 premières places devant le français Robert

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Rachid Elmorabity​ a remporté de main de maître son 6ème Marathon Des Sables​ après des victoires en 2011, 2014, 2015, 2016 et 2017. 

Retrouvez en avant première le témoignage d’un athlète exceptionnel que nous avons le plaisir de conseiller depuis 5 saison… avec à la clé 5 victoires au MDS Maroc et de nombreux autres podiums (OCC, MDS Pérou, Oman Trail…) ! 
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L’oeil du coach – Jean-Baptiste Wiroth

Je conseille Rachid depuis janvier 2014 et nous avons mis en place un entraînement de type « Cross-Training ». Chaque semaine, il court en moyenne 4 à 5 fois mais fais aussi 1 à 2 séances de renforcement musculaire spécifique ainsi que 1 à 2 séances de vélo. Nous incluons régulièrement des enchainements vélo / course à pied ou course à pied / vélo. Cette façon de faire lui permet d’augmenter la charge d’entraînement en diminuant le risque de blessure ou de surmenage. Avec 5 victoires au Marathon des Sables en 5 participations, les résultats sont là !

Merci à Jean-Pierre de Run Run​ Productions pour le montage vidéo !


Pour aller plus loin :

– Téléchargez le Ebook Gratuit « 10 erreurs à éviter pour atteindre son pic du forme »
– Prendre contact avec WTS pour préparer vos prochains objectifs ! 
– Lire l’interview de Rachid Elmorabity après sa victoire de 2017
– Participer à la 10ème éditon de l’UTAT au Maroc 
– Le témoignage de Philippe Gatta sur le MDS 
– Sand Marathon article on Run Ultra 

 

 

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Stephan Regnier, coaché par WTS

Merci Coach!
Une grande part de tout ceci t’est due.


Parmi les singularités de mon coach, Jean-Baptiste Wiroth :

• Sa capacité à comprendre et prendre en compte les contraintes professionnelles (plus rare qu’il n’y parait)

• Une analyse pointue des personnalités (notamment la régulation des extrémistes🤣)

• Une science de la programmation des pics de forme

• Des stages, des événements sur 3-4 jours comme le challenge Monaco-Mont Ventoux, des défis comme les Cinglés du Ventoux qui contribuent à passer des paliers dans une ambiance « subtile »

• Un entourage local de professionnels et de sportifs qui te feraient presque passer tous les azuréens pour des gens sympas 😂

• Une pratique complète des leviers dont l’alimentaire avec notamment une maitrise avancée des trucs de grands-mères en cas de bobos


L’oeil du coach – Jean-Baptiste Wiroth
Stéphan est un athlète étonnant et attachant !
En effet, il faut preuve d’une grande assiduité dans son entraînement et d’une motivation communicative. Et les résultats sont là puisqu’en 1 saison, il a amélioré son profil de puissance et sa VO2max de l’ordre de 30% (résultats obtenus lors d’un test d’effort chez Mon Stade à Paris). la saison dernière, il a pu mettre à profit cette belle progression sur des épreuves difficiles comme Liège Bastogne Liègre ou la Marmotte Pyrénées. Cette année, notre objectif principal est d’être au Pic de Forme sur la Haute Route Pyrénées. 
C’est d’autant plus méritant que Stéphan a une vie professionnelle très dense puisqu’il puisqu’il dirige les activités de conseil au sein du prestigieux cabinet Deloitte.
Bravo Stéphan, continue comme cela ! 😉


Pour aller plus loin :

  • Si vous aussi, souhaitez être conseillé par WTS, n’hésitez pas à prendre contact: [cliquez ici]

 

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Bike Trip en Afrique du Sud

Bike Trip en Afrique du Sud : A la découverte de la région du Western Cape.

 

 

Ce reportage de Jean-Baptiste WIROTH et Emmanuelle LIVET, fondateur de WTS, avait fait l’objet d’une publication dans le magazine Top Vélo en 2014.

Depuis la fin de l’apartheid en 1994, l’Afrique du Sud s’est progressiveent ré-ouverte sur le monde, et les touristes étrangers sont revenus. Même si l’attraction n°1 du pays reste la visite des parcs nationaux pour voir les fameux « big five » (lyon, éléphant, rhinocéros, zèbre et buffle), le tourisme sportif se développe ; en particulier dans le domaine du vélo. 

Les sud-africains sont fous de vélo, en particulier de VTT. La Cape Epic est d’ailleurs la course à étape VTT la plus populaire au monde (7 jours – 800km – 1500 participants).

Le vélo de route n’est pas en reste : le pays compte tout de même deux des plus gros événements de masse du monde : la Cape Argus au Cap (36.000 participants en 2013), et la 94,7 Cycle Challenge à Johannesburg (environ 20.000 participants). 

Il n’en fallait pas plus pour nous convaincre de partir pour un bike trip à la découverte de la province du Cap Occidental !

Après 24h de voyage (Nice – Istanboul – Johanesbourg – Le Cap), nous arrivons enfin en Afrique du Sud. C’est la fin du printemps là-bas, mais les premiers jours au Cap sont pluvieux. La table est cachée par d’épais nuages bas. Nous prenons néanmoins nos repères en découvrant cette ville qui s’avère être extra-ordinaire. Fondée en 1652 par la compagnie hollandaise des Indes, le cap a toujours bénéficié d’un brassage ethnique importante grâce à son port. C’est une ville ouverte sur le monde qui jouit d’une situation exceptionnelle pour qui aime le sport nature. En effet, on peut y pratiquer tout type de sports dans un périmètre très restreint (randonnée, trail, VTT, vélo, surf, planche à voile, plongée… etc).

Le deuxième jour, nous tombons au beau milieu d’un « toï-toï » tout en rejoignant l’office du tourisme pour y préparer notre périple à vélo. Le toï-toï est un manière typiquement locale de manifester : on court en groupe en chantant, tout en revendiquant. Là en l’occurrence, un bon millier de personnes issues des townships se sont rassemblées devant le parlement régional pour demander des logements en dur. La police est partout, sur les nerfs. Nous découvrons petit à petit la réalité sud-africaine..

Le beau temps est de retour, la table est complètement dégagée. Nous en profitons pour « remettre en route la machine » en faisant l’ascension pédestre de la montagne de la Table par Platteklip Gorge.

 La pente est très raide, 650m de dénivelé en moins d’un kilomètre. Rien de tel pour travailler la puissance musculaire ! Au sommet, la vue panoramique est incroyable. Un peu émus, nous profitons longuement de cet instant unique. Nous ferons la redescente à pied par le chemin inverse, mais il est aussi possible de redescendre en téléphérique. Nous manquons de poser le pied sur un énorme Puff Ader (vipère africaine) sur le chemin du retour. Frissons.

Le lendemain, les jambes sont courbaturées. Normal. En spécialistes de la préparation physique, nous décidons une séance de natation. Direction la piscine de Sea Point. Cette piscine en plein air est située au bord de l’océan atlantique face à Robben Island. La température de l’eau n’étant ce jour-là que de 18°C nous nous limitons à 1000m. Cela aura permis de « décrasser » et de prendre un premier bain de soleil.

Nous récupérons enfin les vélos auprès de « Les Kuys » de Capetown Cycle Hire. « Les » est assez représentatif du morphotype boer : grand, très costaud avec un accent particulier ! Le matériel fourni n’est pas totalement neuf, mais il fonctionne bien, c’est l’essentiel. Nous installons nos pédales, nos compteurs, nous réglons les positions… Nous voilà prêts pour notre périple !

Pour des raisons de sécurité, nous décidons de transformer notre randonnée 100% vélo en « trip » 50% vélo – 50% voiture. En effet, de nombreuses personnes nous ont déconseillé de rouler seuls sans assistance. Le danger pouvant venir des autres usagers (voitures, camions) inhabitués à voir des vélos, tout comme des plus démunis (et ils sont malheureusement très nombreux) pouvant avoir envie de saisir l’opportunité de voler des proies faciles.

Même si la région de Captown (Western Cape) est relativement épargnée, l’Afrique du Sud reste un pays gangréné par la violence et la criminalité. Trente années d’apartheid, synonymes de ségrégations raciale et de brimations des « coloured » sont passées par là…

En quittant Cape Town en voiture, nous sommes impressionnés par le trafic sur l’autoroute, qui passe au milieu des cape flats où s’entasse plusieurs millions de Sud Africain dans les fameux « townships ». Comme nous l’a fait remarquer un espagnol rencontré en route : « L’Afrique du Sud, c’est l’Amérique en Afrique ! ». Nous arrivons finalement à Betty’s Bay à proximité de la pointe sud de l’Afrique du Sud pour y faire nos premiers tours de roue.

SORTIE 1 – Betty’s bay to Hermanus

100km – 570m D+

Cette première sortie sur le sol africain se fait en bord de mer, au milieu des géraniums et des fynbos. Le vent étant favorable, nous arrivons rapidement à Hermanus où un spectacle incroyable nous attend : les baleines sont là, à quelques mètres de la côte ! Le retour se fait une bonne partie vent de face. L’hypoglycémie nous guettant, nous faisons un stop dans une petite épicerie locale pour acheter des barres aux cacahuètes, des bananes et de l’eau. Les locaux sont stupéfaits des blancs se soient arrêtés ici !
La soirée sera ponctuée par un Braaï (le barbecue local), véritable institution nationale.

SORTIE 2 – Knysna Heads

46km – 640m D+

Depuis la Coupe du Monde de football 2010 en Afrique du Sud, et le fiasco de l’équipe tricolore, Knysna est devenue célèbre ! Cette petite cité balnéaire située au bord d’une belle lagune ne présente pas un intérêt majeur, elle est cependant une étape importante pour qui veut emprunter la Garden Route. Nous effectuons un trajet en aller-retour en passant par Brenton on Sea et l’embouchure de la lagune appelée Knysna Heads. La côte est courte mais raide.

Au retour, le vent est fort, et il faut « bordurer » un peu lorsque le vent est de travers.

SORTIE 3 – Swartberg Pass

75km – 1220m D+

Pour cette nouvelle étape, nous logeons à Oudtschoorn, capitale mondiale de l’élevage d’Autruches. Le lodge est rustique mais paradisiaque pour qui aime la nature et les jardins ( HYPERLINK « http://www.amberlagoon.co.za » www.amberlagoon.co.za). La soirée est rythmée par les cris des autruches. Ambiance safari ! Notre hôtesse allemande est toute contente d’avoir deux clients en cette période de l’année. 

La sortie vélo vers Swartberg Pass s’avèrera être la plus belle du séjour. Les paysages sont somptueux. Inconsciemment, on se met dans la peau des premiers colons hollandais qui ont découvert ces contrées il y a 300 ans.
 Après une phase d’approche de 25km, nous attaquons le col… qui s’avère être une piste, ce qui rend l’effort encore plus intense. Nous croisons quelques touristes une horde de babouins à mi-pente. On est bien en Afrique. Au sommet, nous sommes à 1600m et il fait froid. Coté nord, l’immensité du désert du grand Karoo s’offre à nos yeux. Magique.

SORTIE 4 – Franschoek Pass

76km – 1040m D+

Situé à 50km du Cap, Franschoek est un petit village niché au fond d’une vallée où autrefois y vivaient des éléphants. En 1688, un groupe de huguenots d’origine française est venu s’y installer pour y développer la culture de la vigne et de l’olivier. Aujourd’hui Franschoek est devenu une sorte de parc d’attraction visant à faire la promotion du vin et de la gastronomie française. Nous ne nous sommes pas arrêtés car notre objectif était de gravir Franschoek pass (737m). Coté Ouest, l’ascension nous semble assez facile (6,8 km pour 450m de dénivelle positif) et offre une superbe vue sur la vallée et les montagnes environnantes du Drakenstein. La descente est grisante et laisse augurer d’un retour qui sera « coriace ». Nous roulons jusqu’au lac de Theewaterskloof où la pause ravito est bienvenue avec au menu des bananes et des barres au cacahuètes. Avec 35°C au compteur, nous enregistrons la plus forte chaleur du séjour. L’ascension de Franshoek pass coté est un enfer tellement il fait chaud. La fatigue couplée à la chaleur fait que nous subissons les 7 km d’ascension à 5,3% de pente moyenne. La fin de la journée se terminera à Stellenbosch principale ville universitaire du pays. 

SORTIE 5 – Tour de la Péninsule du Cap

120km – 1700m D+

Dans le respect du principe de progressivité, nous avons gardé pour la fin l’itinéraire vélo le plus connu et probablement le plus spectaculaire : le tour complet de la péninsule du Cap. Ce parcours emprunte en grande partie les routes de la célèbre course Cape Argus. C’est une succession de bosses et de virages, le tout dans un décor de rêve !  Le départ se fait du centre ville du Cap. Nous mettons cap au sud en longeant la côte atlantique avec le soleil dans le dos, ce qui désoriente quelque peu. Le vent, léger, est lui aussi dans le dos. Nous apprécions tout en espérant qu’il tourne en fin de journée ! Nous passons successivement par  Camps Bay, Fish Hoek, Chapman’s peak puis nous basculons coté est, coté océan indien. Arrivé à Simon’s Town, est venu le moment du pic-nic puis du traditionnel café. Nous atteignons enfin l’extrémité de notre parcours à l’entrée du parc menant au cap de Bonne Espérance. Le retour se fait avec un soleil.

Au retour, la montée de Chapman’s Peak s’avère être assez dure notamment du fait du vent de face. La fatigue s’installe. Fort heureusement, nous nous faisons rattraper par des cyclistes qui sont un poil plus rapide, ce qui nous permet de profiter d’un abri appréciable. Tout en finissant notre dernière sortie, nous profitons du coucher de soleil qui irradie Table Mountain. Féérique.  

Nous revenons enthousiasmé par ce voyage qui nous a permis de découvrir quelques facettes d’un pays hors-normes. Cependant, nous ressentons une tension « latente » du fait d’inégalités sociales criantes. Espérons que ce beau pays garde en mémoire l’héritage moral laissé par Nelson Mandela pour rester sur le chemin de la paix.

A faire au Cap (incontournable)

  • Monter à Table Mountain (3h à pied depuis le centre ville)
  • Visiter Robben Island Museum, prison où Nelson Mandela a passé 18 ans de sa vie
  • Marcher jusqu’au Cap de Bonne Espérance

Quelques bonnes adresses au Cap

Pour le vélo

Pour manger

  • Le Café Mozart pour prendre un bon brunch avant d’aller rouler (37 church Street). Le full Mozart est un délice !
  • Le Rcaffé pour boire un caffé et manger un brownie (138 long street)
  • Jason Bakery pour du bon pain (185 Bree Street)
  • Big route pour manger une pizza aux dimensions sud-africaine (105 Main Road à Greenpoint)

Hébergement 

La région du Cap Oriental regorge d’hébergements, cela va du backpacker (entre l’auberge de jeunesse et le gîte), au plus luxueux en passant par les fameux Bed and Breakfast. Pour touver votre bonheur, contactez l’office du tourisme du Cap : http://www.capetown.travel/ 

A lire

  • Avant de partir : Un Arc en ciel dans la nuit – Dominique Lapierre – Editions Pocket
  • Une fois sur place : Un long chemin vers la Liberté – Nelson Mandela – Editions Livre de Poche

On a aimé

  • La faune sauvage omniprésente 
  • L’ambiance africaine (musique, décontraction…)
  • Le climat, méditerranéen, à cette période de l’année
  • La ville du Cap
  • Le désert du petit Karoo 
  • Le court du Rand très avantageux pour qui vient d’Europe (1 euro = 13 Rands)
  • Le coût de la vie  

On a moins aimé

  • Le peu de routes propice à la pratique du vélo de route
  • L’insécurité latente. Il faut être prudent… 
  • Le décalage important entre la richesse des uns et la pauvreté des autres. L’apartheid politique s’est transformé en « apartheid » économique 
  • La mer, très froide (10°C)

 

Encadré sur Nelson Mandela

Décédé le 5 décembre 2016, Nelson Mandela restera dans la mémoire de nombreuses personnes de notre génération comme celui qui a permis à de nombreux sud-africain de retrouver la liberté ; la liberté de circuler, la liberté de se marier avec une personnes d’une autre couleur… toutes les libertés.

Passionné de sport, Nelson Mandela a déclaré : « Le sport a le pouvoir de changer le monde. Il a le pouvoir d’unir les gens d’une manière quasi-unique. Le sport peut créer de l’espoir là où il n’y avait que du désespoir. Il est plus puissant que les gouvernements pour briser les barrières raciales. Le sport se joue de tous les types de discrimination. » 

Visionnaire, il a clairement utilisé le sport pour aider à la réconciliation nationale et unifier son pays. 

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Pour aller plus loin

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Interview Jean-Baptiste Wiroth, coach fondateur du réseau WTS

En 2002, Jean-Baptiste Wiroth lançait l’entreprise Wiroth Training Solutions avec son épouse Emmanuelle, afin d’accompagner des sportifs de tous niveaux vers leurs objectifs personnels. 
Quinze ans plus tard, Jean-Baptiste conseille toujours de nombreux sportifs chaque saison, même s’il est de plus en plus accaparé par le développement des activités de la société.
 

WTS :  Bonjour Jean-Baptiste, peux-tu te présenter ?

JBW : J’ai 44 ans et je vis sur les hauteurs de Nice avec Emmanuelle et nos 2 filles de 11 et 13 ans.
Mon sport de prédilection est le cyclisme sous toutes ses formes (VTT, cyclisme, triathlon…), mais je me suis mis au windsurf depuis 4 ans et j’adore ça ! 
 

WTS : Depuis, combien de temps conseilles-tu des sportifs ?

JBW : J’ai commencé à coacher des pilotes VTT en 1997 (Nicolas Filippi et le team Mach 2), tout en finissant mes études en Sciences du Sport, cela fait donc 20 ans !
 

WTS : Quel est ton plus beau souvenir de coach ?

JBW : Mon plus beau souvenir de coach reste le second titre de champion du monde de VTT de Fabien Barel en 2005.
En 2004, le premier titre était un peu inattendu ; en 2005 on a vraiment pu savourer chaque instant car il était « sur un nuage ». Ce fût des moments très forts sur le plan émotionnel !

Au quotidien, je vis des moments de bonheur simple quand mes sportifs ont la banane et sont contents de leurs prestations.

WTS : Dans ton coaching, tu es plutôt « Analyse » ou « sensation » ?

JBW : Les deux ! L’entraînement est avant tout une histoire de sensations ; d’ailleurs je demande presque systématiquement à mes sportifs quel est leur état de forme de 1 à 10. Cependant, les chiffres (chronos, watts, fréquence cardiaque, vitesse ascentionnelle…) aident à corréler les sensations avec la réalité physiologique de l’effort. Au quotidien, je suis donc « sensation » mais à intervalles réguliers, je me plonge dans les chiffres pour évaluer où en est réellement mon sportif (lire à ce sujet l’article sur l’analyse des courbes de puissance).

WTS : Qu’est ce qui te passionne dans ton métier ?

JBW : J’aime guider, expliquer… c’est mon côté prof qui ressort. Avec le temps, j’ai appris à être plus dans une démarche de coaching que d’enseignant, à savoir qu’il faut accompagner le sportif vers une solution. C’est lui qui doit la trouver et se l’approprier. De manière plus globale, j’adore le fait de développer une entreprise… c’est une véritable aventure ! Il ne faut pas compter ses heures, mais quand on aime on ne compte pas. 

WTS : Qu’est-ce que tes sportifs apprécient dans ton coaching ?

JBW : je pense que je suis apprécié pour ma pédagogie et mon écoute.
Et si la préparation se passe bien, et que la chance est là, alors les résultats peuvent être au rendez-vous. 
 

WTS :  Quel est le champion que tu apprécies le plus ? 

JBW : Dans ma jeunesse, j’étais fan des premiers champions de l’histoire du VTT : John Tomac, Ned Overend…  Aujourd’hui, je n’ai pas d’idole mais je sais apprécier les champions « durables », capables de répéter des performances de très haut niveau comme Julien Absalon en VTT, Antoine Albeau en Windsurf, Usain Bolt en athlétisme… 
Je sais aussi reconnaitre les sportifs anonymes qui réussissent à repousser leurs limites : mettre un premier dossard à 60 ans passés, par exemple. Magnifique. 
 

WTS : Ta principale qualité ?

JBW : En tant que coach, je dirais mon empathie.
Le reste du temps, j’essaye de « positiver » en toutes circonstances. 
 

WTS : Ton principal défaut ?

JBW : Me disperser dans de multiples projets 😉
 

WTS : Ton plat préféré ?

JBW : Poisson, riz, huile d’olive, jus de citron … et le chocolat noir sans restriction.
 

WTS : Vin rouge ou vin blanc ? 

JBW : Vin rouge sans hésiter. Je garde un souvenir ému d’un Bourgogne (Clos Vougeot) offert par un de mes sportifs suite à sa belle prestation sur le marathon de New York.  
 

WTS : Une devise, une citation, un mot de la fin ?

JBW : Le travail finit toujours par payer… 🙂
 

>> Consultez le profil de notre coach [Jean-Baptiste sur le site WTS ici] 

 

>> Retrouvez-le coach, mercredi soir à 19h sur la page Facebook WTS pour un Live sur le thème : « Pourquoi définir ses objectifs et planifier la saison à venir ? » 

 
 
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Comment éviter le surentrainement ?

 

Prévenez le surentraînement en optimisant les phases de récupération

En pleine période de compétition, l’entraînement est assez difficile à gérer car la fatigue physique et psychique est fréquemment présente, surtout si les mois précédents ont été chargés en entraînement et en objectifs. A ce moment de la saison, les sportifs peuvent être confrontés au syndrome de surentrainement.
Que faire pour éviter ce syndrome ? Comment le traiter ?
Telles sont les questions auxquelles nous allons tenter de répondre.

Qu’est-ce que le syndrome de surentrainement ?

Le syndrome de surentraînement se caractérise par une baisse importante des performances, ..que deux semaines de repos relatif ne permettent pas de corriger. Un entraînement excessif et un planning de compétition trop chargé sont souvent à l’origine du surentraînement. Ce syndrome est potentialisé par les facteurs de stress liés à la vie quotidienne (voyages répétés, activité professionnelle importante…). A noter qu’un état de surentraînement profond peut déboucher sur un syndrome de fatigue chronique qui est une pathologie rare, très difficile à traiter.

Quels sont les symptômes du surentrainement ?

Le syndrome de surentrainement existe sous deux formes distinctes : la première, appelée sympathique, concerne surtout les sportifs qui pratiquent un sport de type puissance / sprint. Elle se caractérise surtout par un état d’hyper-excitabilité général. La seconde forme, appelée surentraînement parasympathique, s’observe surtout dans les disciplines d’endurance, et se traduit par un état d’hypo-excitabilité général. Bien que difficile à identifier, le syndrome de surentraînement se caractérise par un certain nombre de symptômes, dont la présence concomitante contribue à l’élaboration du diagnostic.

Symptômes du surentrainement «sympathique» (sports de puissance / sprint) Symptômes du surentrainement «parasympathique» (sports d’endurance)
Baisse des performances

Sujet facilement fatigué

Agitation, hyperexcitabilité

Troubles du sommeil

Anorexie, perte de poids

Augmentation de la fréquence cardiaque de repos

Récupération cardiaque post-exercice lente

Perte de l’esprit de compétition

Augmentation des infections bénignes

Diminution de la tolérance à l’acidose lactique

 

Baisse des performances

Sujet facilement fatigué

Dépression, comportement flegmatique

Sommeil facile

Appétit normal, poids constant

Augmentation de la fréquence cardiaque de repos

Baisse de la fréquence cardiaque d’effort

Hypoglycémie au cours de l’exercice

Diminution de la libido

Aménorrhée (femmes)

Perte de l’esprit de compétition

Augmentation des infections bénignes

 

Quelle conduite adopter pour traiter un syndrome de surentrainement ?

Après établissement d’un diagnostic de surentraînement chez un sportif, le seul traitement envisageable est le repos. Pour cela, il est nécessaire de stopper toute activité d’entraînement. La pratique d’une activité physique « informelle » est envisageable (promenade pédestre, nage en mer, activités ludiques), mais doit rester très légère. 

Sur le plan nutritionnel, il est recommandé d’adopter une alimentation « drainante, alcaline et anti-inflammatoire » :

  • Consommer fruits et légumes de saison à volonté.
  • Diminuer la consommation de céréales complètes (acide).
  • Limiter les protéines animales en particulier les laitages, la charcuterie et la viande rouge.
  • Limiter, voire supprimer les produits raffinés (biscuiterie, croissanterie, barres chocolatées… etc).
  • Supprimer les alcools et les excitants (café, thé…).

Et bien entendu, il est indispensable de ne pas manger la même chose lors de 2 repas consécutifs, l’idéal étant de mettre en place une rotation alimentaire sur 4 jours.

Le surentraînement peut perdurer plusieurs mois dans les cas les plus sévères (3 à 6 mois).

Comment prévenir le syndrome de surentraînement ?

  1. Le premier moyen consiste à ne réaliser qu’un nombre raisonnable de compétitions durant la saison. Ce nombre de compétitions sera fonction de différents facteurs tels que l’âge, le nombre d’année de pratique, la physiologie de chacun…etc. On peut cependant dire qu’au-delà de 10 épreuves par an, on s’approche du maximum pour un master qui a des responsabilités familiales et professionnelles.
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  2. Le second moyen réside dans la réalisation d’un entraînement diversifié, pour éviter ce que Carl Foster (éminent spécialiste de « l’overtraining »), appelle «la monotonie». Un entraînement est monotone quand il est stéréotypé (par exemple : 2h d’entrainement similaire chaque jour). Aussi, il faut chercher la plus grande diversité possible dans l’entraînement hebdomadaire. De plus, il ne faut surtout pas imaginer que, plus on s’entraîne, plus on progresse. Les jours de repos ont une place très importante dans l’entraînement d’un sportif.
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  3. Le respect du principe d’alternance entraînement/repos est essentiel. Ainsi, une saison doit être découpée en cycles d’entraînements, lesquels seront toujours ponctués de phases de récupération. Ces phases comporteront des entraînements courts et de faible intensité, mais aussi des jours de repos complets.
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  4. Eviter de reprendre l’entraînement trop rapidement suite à une infection, un coup de chaleur ou un gros stress psycho-physiologique (examen, déménagement, conflit familial ou professionnel).
  5. Réduire la charge d’entraînement si l’agenda professionnel est dense. En effet, l’addition, Travail + Entraînement + Famille peut parfois devenir indigeste. La charge d’entraînement doit être la variable d’ajustement chez les athlètes amateurs.
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  6. L’hygiène de vie est, elle aussi, un gage de régularité dans les performances au cours d’une saison de compétition. Les éléments inclus dans l’hygiène de vie sont :
    – Le sommeil, en qualité et durée suffisante, qui contribue à une bonne récupération.
    – Une alimentation saine et diversifiée contribue aussi au bon fonctionnement de l’organisme et à une récupération rapide. Un apport suffisant en glucides et en protéines est impératif pour prévenir le surentraînement, en particulier lors de la phase de récupération post-effort. 
    Lire à ce sujet l’article sur « les 3 piliers de la forme »

Nota Bene : les vrais cas de surentraînement sont rares, dans la plupart des cas, les sportifs sont victimes de surmenage (over-reaching) et une période de repos de 5 à 10 jours suffit généralement pour « corriger le tir ».

L’éclairage apporté sur cette question doit permettre aux sportifs de terminer la saison dans les meilleures conditions.

Par Jean-Baptiste Wiroth – PhD
Fondateur du réseau de coach WTS
www.wts.fr


Références
Foster C. Le syndrome de surentraînement. Insider (1999);7(1).

Robson PJ. Elucidating the unexplained underperformance syndrome in endurance athletes. Sports Med (2003);33(10):771-781.


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