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Entrainement (physio, conseils, coaching..)

Coronavirus : Faire le deuil de ses objectifs compétitifs

Comment faire le deuil de ses objectifs sportifs ?

C’est maintenant une certitude : la saison 2020 va très fortement être impactée par la crise du COVID-19.
Après les marathons de printemps, c’est au tour des triathlons, des JO de Tokyo 2020, de Wimbledon, de Paris-Roubaix … bref il n’y aura aucune course au printemps 2020 !
N’ayant aucune visibilité sur l’évolution de l’épidémie, il est même hautement probable que les épreuves estivales ne puissent, elles non plus avoir lieu.
Dans ce contexte, il va falloir faire le deuil de ses objectifs … comment faire ?

Le deuil

Lorsque l’on perd une personne de son entourage, le processus d’acceptation et de reconstruction suit différentes étapes. C’est ce qu’a montré la psychiatre Elisabeth Kübler-Ross, dans les années 60, avec sa théorie des 5 phases du deuil. Ces principes sont souvent extrapolés dans d’autres situations personnelles ou professionnelles.

Dans la période que nous vivons actuellement avec le confinement, les annulations successives des compétitions, il n’est pas exagéré de faire une parallèle. D’autant que la situation actuelle nous renvoie deux éléments exacerbant les pensées parasites et les émotions : nous avons un sentiment de vulnérabilité face à la maladie invisible et en parallèle, nous n’avons pas une idée claire sur la fin de cette période. Nous n’avons donc aucun contrôle sur la situation.

Aussi, nous devons faire le deuil de tout ou partie de nos objectifs sportifs 2020.

 

Quels sont les phases du deuil

La première phase est le choc et le déni. Pendant une courte période, nous n’avons pas compris l’étendu de ce qui se jouait. Voire nous l’avons même refusé. Dans cette période, les émotions semblent absentes ou atténuées. On est un peu anesthésié, engourdi. On peut même croire que ce n’est pas réel. C’est en quittant cet état que la réalité de la perte s’installe.

La seconde phase est la colère. Nous nous révoltons contre un sentiment d’injustice, nous cherchons des responsables. C’est une grande période de questionnements qui peut durer. Dans certains cas, un sentiment de culpabilité peut aussi apparaître.

La phase suivante est la négociation. Nous cherchons à « négocier avec la réalité » pour reprendre espoir et donner du sens à ce qui n’en a pas. On cherche des moyens pour inverser la situation, pour la compenser. Typiquement dans notre cas, c’est la ruée sur les séances de home trainer, sur les programmes de PPG. On cherche à tout prix à maintenir un rythme et une qualité d’entrainement « comme avant ».

Puis vient la phase de tristesse, d’abattement, de douleur. A ce moment, nous prenons pleinement conscience de la perte. C’est un moment d’abattement, de manque d’énergie, de grande fatigue. Cette décompensation est normale car depuis le début de l’évènement, les émotions ressenties ont été nombreuses et d’une très forte intensité avec des impacts physiologiques et psychologiques pouvant être fort. Cette étape est cruciale dans le cheminement car elle permet d’aller vers l’acceptation et la projection vers le futur.

Dans cette dernière étape, l’acceptation, nous commençons à nous projeter vers un avenir différent. Nous cherchons des ressources pour construire de nouveaux projets, pour redonner du sens. Progressivement de nouvelles forces s’installent, nous retrouvons plus de sérénité. 

Aujourd’hui, diverses études montrent que ces diverses phases ne sont pas linéaires. Chaque personne navigue de l’une à l’autre à son rythme. On peut traverser certaines rapidement, et être « bloqué » sur d’autres.

 

Comment se reprogrammer pour 2020 et la suite

Concernant nos objectifs sportifs 2020, ils sont soit annulés, soit maintenu à ce jour tout en sachant que la préparation que nous avions prévue ne sera plus la même. Il est illusoire de croire que l’on pourra avoir le même niveau de performance en sortie de crise que ce que l’on aurait eu avec une programmation « normale ».

Par ailleurs, dans la période de confinement que nous vivons, il est important de maintenir un certain niveau d’activité physique mais aussi de prendre le temps pour poser les bases de 2020, 2021.

 

Et cela est particulièrement vrai pour les sportifs de haut niveau ou ceux ayant habituellement de gros volumes d’entrainements. En effet, pour ces personnes, l’activité physique (dans son sens le plus large) est un élément structurant de leur quotidien. Il y a donc une déstructuration forte avec une potentielle perte de repères. Il faut être conscient que pour les personnes valides dans la situation actuelle, les impacts psychologiques sont tout aussi importants que les aspects physiologiques.

C’est pourquoi, il semble intéressant de mettre à profit cette période pour réfléchir et travailler autour de plusieurs axes :

  • Avoir une réflexion autour de mon projet de vie rêvée en sortie de crise ? La place du sport dans ma vie ? Ce que je veux être en tant que sportif, mon rêve ? Ce que le sport m’apporte ? Ou en suis-je par rapport aux phases du deuil présentées ci-dessus ?
  • Qu’est ce que je pourrais mettre en place aujourd’hui pendant le confinement pour préparer Mon demain revisité ? Sur ce point, n’hésitez pas à utiliser la démarche SMART comme je l’explique dans mon article sur les habiletés mentales.
  • Mettre en place une approche mentale de mon sport, avec par exemple des axes de développement suivant :
    → Identifier et gérer mes émotions
    → Activer le bon niveau d’énergie et savoir le faire en toute circonstance
    → Elaborer ma stratégie motivationnelle
    → Travailler des techniques de respiration, de visualisation, de relaxation dynamique activables selon les situations rencontrées
    → Pratiquer mentalement mon sport, ma discipline
  • Réfléchir à long terme en commençant à réfléchir à vos objectifs pour les prochaines saisons. Pour cela, vous pouvez vous appuyer sur les conseils proposés dans cet article intitulé “Comment définir ses objectifs sportifs ?

 

En conclusion

Pensez à vous, prenez soin de vous (au sens premier du terme en acceptant vos forces et vos faiblesses), tout en maintenant un lien social important. La parole est cruciale dans ce type d’évènement « extra ordinaire », elle est facteur de résilience.

 


Auteur
Pierre Cochat 
Préparateur Mental WTS

 

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Pour aller plus loin

– Lire l’article : La visualisation ou la puissance de l’imagerie mentale

– Lire l’article : Mesurer sa performance mentale

– Se relancer avec 11 séances de home-trainer 

– Faites appel à un coach WTS pour structurer cette période de confinement forcée

– Un peu de lecture pendant votre période de confinement, pour préparer la saison 2021 !

 

 

Actu WTS

Pierre Cochat (préparateur mental et sophrologue) rejoint le réseau…

Préparation mentale, l’autre pilier de la performance

Pierre Cochat - Préparateur mental - Sophrologue
Pierre Cochat – Préparateur mental – Sophrologue

Mon parcours

“Depuis toujours, je suis passionné de sports et mes parents m’ont offert l’opportunité d’en pratiquer de nombreux. De l’escrime au judo en passant par l’équitation, l’athlétisme, la plongée, le golf. Le sport fait partie intégrante de ma vie. Mes motivations : faire bien les choses, se préparer, se fixer des objectifs et les atteindre. Depuis maintenant plus de 15 ans, je fais du triathlon avec une prédilection pour les formats longs (J’ai fait environ 80 triathlons dont 4 Ironman et une vingtaine de longue distance)

Mon autre passion est née de l’émergence des technologies informatiques au début des années 80. Ainsi, dans le prolongement j’ai décidé de travailler dans le monde des services informatiques en créant ma propre société. J’ai découvert toutes les facettes du métier de dirigeant entrepreneur. Tout particulièrement le fait de faire grandir ses collaborateurs, de les amener à « sortir du cadre ». Je n’ai eu de cesse de démontrer les liens entre estime de soi, confiance en soi et performance “

La préparation mentale, une autre facette de l’entrainement

A travers mes expériences, je constate comment le mental joue un rôle déterminant, dans un sens ou dans l’autre. Et, je suis surpris de voir le niveau d’impréparation des personnes face à des enjeux qui peuvent avoir des conséquences importantes. Naturellement, j’ai décidé que ma seconde partie de vie serait dédiée au coaching en entreprise et à la préparation mentale de sportifs (ou non). En effet, ces deux mondes peuvent se nourrir mutuellement de pratiques spécifiques. Le mental se prépare comme le physique : il s’éduque, il s’entraîne, il a des forces, des points de vigilance, etc.

Ainsi, je crois à la diversité des méthodes. C’est pourquoi, je vous propose un accompagnement à la carte en utilisant des techniques de développement personnel, de PNL, de Sophrologie, de respiration, de visualisation.” 

Donc, faites un tour sur ma page WTS, pour retrouver mon contact mail et suivre mes actualités !

A très bientôt 🙂

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Entrainement (physio, conseils, coaching..)

Crampes : et si c’était le stress ?

La crampe est une contraction musculaire puissante, involontaire, prolongée, et douloureuse, qui empêchent de poursuivre son effort physique normalement. Les sportifs qui souffrent de crampe musculaire en compétition sont assez nombreux.
Voyons comment prévenir et remédier au problème 
en examinant les 3 causes qui peuvent être à l’origine du phénomène.

Cause N°1
La déshydratation est a priori la première cause d’apparition d’une crampe. En cas de déshydratation, le mécanisme complexe de la contraction musculaire se trouve enrayé, entraînant ainsi la tétanie du muscle  (contraction musculaire de forte intensité) chez les sportifs ou sportives les plus sensibles.

Prévention: Bien s’hydrater avec de l’eau avant l’effort. Avant une compétition, ne pas hésiter à boire 2 litres par jour durant les 48 à 72 heures qui précèdent l’épreuve afin de constituer des stocks d’eau. En cours d’effort, il est absolument nécessaire de boire un minimum de 0.5 litres par heure d’effort, à raison d’une gorgée toute les 5 minutes. La boisson idéale est une boisson énergétique isotonique ou hypotonique dont le pH est neutre. L’usage de certaines préparations spécifiques en complément d’une bonne hydratation peut aussi aider à prévenir l’apparition des crampes. Tous savoir sur l’hydratation du sportif ici.

Cause N°2
Un entraînement inadapté et un effort trop intense sont la deuxième cause d’apparition des crampes comme nous l’avons vu dans cette étude dédiée aux crampes en Ultra Trail. Si l’on est insuffisamment entraîné, il est illusoire d’imaginer que l’on peut forcer intensivement sans avoir de crampe. En effet, chaque contraction musculaire s’accompagne d’une augmentation importante de la tension au sein des fibres musculaires et d’une augmentation de la production de déchets métaboliques (ammoniaque, acide…). Ces phénomènes induisent une perturbation de la contraction musculaire, entraînant ainsi l’apparition des crampes. A terme, la fatigue s’installe et le muscle tétanise.

Prévention: s’entraîner sérieusement en amont de l’objectif (avec l’aide d’un entraîneur diplômé) pour repousser le seuil d’apparition de la fatigue neuro-musculaire. En fonction du niveau d’entraînement, rester le plus souvent possible en dessous du second seuil (aussi appelé seuil anaérobie), lequel se situe aux alentours de 85-90 % de votre fréquence cardiaque maximale.
En vélo, éviter de pédaler en force pour limiter l’utilisation des fibres musculaires rapides, lesquelles sont très fatigables. A l’inverse, essayez de rouler en vélocité en adoptant une cadence supérieure à 70 rpm en montée et 90 rpm sur le play. A l’intersaison, n’hésitez pas à entreprendre un travail de renforcement musculaire sur home-trainer .
En course à pied, il convient de raccourcir sa foulée en essayant de courir à 180 ppm sur le plat. De nombreuses études on montré l’intérêt d’un gain de force musculaire sur l’endurance des coureurs à pied. Si vous êtes coureur ou trailer, alors prévoyez d’inclure du travail de force comme nous vous l’expliquons dans cet article intitulé “Pourquoi gagner en force lorsque l’on fait de l’endurance” .
En triathlon, une préparation complète est indispensable en particulier si vous préparez un longue distance. N’hésitez pas à vous référer à cet article si vous préparez un Ironman dans les prochains mois !

 

Cause N°3
Une alimentation acide ou des carences minérales en magnésium Mg (voire aussi en calcium ou en sodium) peuvent favoriser l’apparition des crampes. L’alimentation acide entraîne une diminution du pH corporel, en particulier au niveau musculaire. Le magnésium est un élément qui a une importance prépondérante dans le mécanisme de contraction neuro-musculaire. Toute carence peut donc entraîner des perturbations de la contraction. Parmi les signes symptomatiques de la carence en magnésium figurent les tressaillements des paupières et des muscles. Dans une moindre mesure, une carence en calcium aura des répercutions notables sur le muscle. Dans une moindre mesure, une carence en potassium peut induire des effets négatifs sur le mécanisme de la contraction musculaire.

Prévention : Eviter de consommer des aliments acides avant ou pendant l’effort (viandes, sodas, alcools, sucres raffinés, café, thé noir). A l’inverse, on privilégiera les aliments alcalins : féculents (pâtes, riz, pommes de terre…), boissons énergétiques riches en maltodextrines. Pour les minéraux : consommer quotidiennement des aliments riches en magnésium (eau minérale Hépar, chocolat noir, fruits secs, oléagineux, bananes…etc.).

Que faire lorsque les crampes sont là ?
Les crampes apparaissent généralement lorsque l’un des conseil précédemment évoqué n’a pas été respecté. Néanmoins, dès les premiers prémices, il faut absolument mettre l’accent sur l’hydratation, bien ventiler  pour activer l’évacuation du dioxyde carbone, et réduire l’intensité de l’effort, voir s’arrêter pour récupérer et procéder à quelques étirements. Si les crampes sont établies et qu’elles ne permettent plus de poursuivre l’effort, il faut s’arrêter et s’étirer.

Et si c’était le stress ?
De nombreux sportifs et sportives expérimentent des crampes précoces en compétition, alors qu’ils n’en ont jamais à l’entraînement ! 
Après réflexion, l’hypothèse d’un stress excessif avant/pendant la compétition est assez plausible. En effet, il est bien connu que le stress psychique engendre une fuite de magnésium (Mg) au niveau rénal; et comme l’explique Magalie Avensac dans sa thèse de Pharmacie intitulée Le Magnésium dans la prise en charge du stress à l’officine” soutenue en Juin 2018 : “Sous l’effet d’un stress, l’organisme s’adapte et réagit par la sécrétion d’hormones telles que l’adrénaline et le cortisol. Il se produit alors une fuite urinaire de magnésium qui aggrave le déficit déjà présent. Un véritable cercle vicieux s’installe dans la relation stress-magnésium. La supplémentation magnésienne s’avère alors utile pour lutter contre les effets délétères du stress.”

Quelles solutions pour les athlètes qui stressent ?
– Supplémenter en magnésium en privilégiant les sels organiques de Mg
– Consommer quotidiennement des aliments riches en Mg
– Apprendre à diminuer son niveau de stress par des techniques respiratoires (cohérence cardiaque par exemple) ou par des techniques de préparation mentale

Pour conclure, la méthode la plus efficace pour éviter l’apparition d’une crampe reste la prévention, car une fois que la crampe est établie, il est très difficile de maintenir un effort intense !

Pour aller plus loin 
– Les dernières hypothèses sur les crampes par Le Pape Info
Contacter un coach WTS 
– Obtenir un devis pour un plan d’entraînement personnalisé ou un coaching

Actu WTS

Bilan du MDS… LA course dans le desert

Les athlètes viennent de terminer une semaine de course dans le desert marocain mettant un terme à la 34ème édition du Marathon des Sables … et nos sportifs ont été flamboyants !

Jugez plutôt des résultats :
  • 1er Rachid Elmorabity – 7ème victoire au MDS ! ! ! ! ! ! !
  • 89ème Fred Droin
  • 91ème Julien Lamour
  • 340ème Jérome Feriaud
  • 727ème Soumicha Marni Sandid (1ère participation)
Julien Lamour au départ de la 5ème étape du MDS

 

Bravo aux athlètes !

Bravo aux coachs Jean-Pierre Camm et Jean-Baptiste Wiroth !

 

L’oeil du coach – Jean-Baptiste WIROTH

“Cela fait maintenant plusieurs saisons que je conseille Rachid Elmorabity et force est de constater qu’il progresse chaque année sur le plan de l’endurance, sur le plan tactique … bref il maitrise son sujet à 100% dès qu’il s’agit d’une course dans le desert. Sa saison 2018 en témoigne avec plusieurs victoires : Ultra Mirage 100km, Dubai Run … etc
Concernant Julien Lamour, c’était une première collaboration et cela a bien fonctionné avec un athlète motivé, rigoureux, et au mental d’acier. Julien étant pompier à Monaco, il n’a pas toujours été simple de jongler entre le planning de travail et l’entraînement mais on a fait du bon travail au cours de ces 4 mois de préparation spécifique. Bravo Julien pour cette superbe 91ème place !” 

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Rachid et Mohamed Elmorabity : 1er et 2ème du MDS 2019. Crédit photo : Cimbaly_MDS2019@VCampagnie

 

L’oeil du coach – Jean-Pierre CAMM

“Fred Droin grâce à sa tonitruante étape 4 termine 89ème du marathon des sables ; Jérome malgré ses difficultés sur la fin termine 340ème ; et Samicha que vous avez suivi avec émotion a fait pour mon premier marathon des sables une course toute en accélération car son classement n’a fait que s’améliorer !  Elle termine 727 éme ; preuve d’une belle maitrise du corps et de l’esprit ! 3 finishers sur les 3 coachés … l’adéquation athlete / coach a joué au maximum bien que leurs besoins soient très différents ! “

Pour aller plus loin 

– Lire le témoignage de Rachid Elmorabity
– Pourquoi courir le MDS ? Plusieurs chefs d’entreprise témoignent 
Contactez WTS pour préparer votre prochain objectif avec un coach expert !


Crédit photo : Cimbaly_MDS2019@VCampagnie

Ile de la Réunion - Diagonale des fous 2017 Témoignages

Témoignage : La diagonale des fous “savoir se servir…

A travers cet entretien avec Christian, vous découvrirez diverses facettes de sa préparation pour le Grand Raid Réunion 2017, aussi appelée la Diagonale des fous.


Bonjour Christian, peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Christian Privat, j’ai 56 ans. Je suis marié, ma femme s’appelle Fabienne (“Fabous”), j’ai un grand garçon. J’habite dans le 12ème à Paris. Je suis cadre dirigeant dans la distribution de la Presse.

Photo Christian Diag

Quels sont tes sports d’origine ?

L’athlétisme : Je suis un « sprinter », coureur de 100 m (11 sec.), de 200 m (22.2 sec.) et de 400 m (52.4 sec.)

Quelle est la place du sport dans ta vie ?

Pour moi, le sport est une activité équilibrante de ma vie avec ma famille et le boulot. Mais, j’ai un travail très prenant qui me laisse peu de temps.

Que t’apporte-t-il au quotidien ?

Les défis, l’équilibre, la complémentarité avec la vie de famille et le boulot, le fait de garder un moral de battant.

Comment arrives-tu à concilier Vie perso, Vie pro et sport ?

Ayant peu de temps pour m’entraîner, je ne fais pas un véritable planning d’entrainement : je m’entraîne en fonction de mes disponibilités. Pour ma part, priorité aux entraînements de qualité.
Avec Fabous, nous faisons beaucoup de randonnées en marchant (GR20, Islande, Norvège, Italie, …). C’est une très belle activité nous permettant de concilier famille et sport.

Quel est ton plus beau souvenir de sport ?

Les Podiums et la 6eme meilleure performance française en sprint. Mais ça c’était avant !
Dernièrement : La DIAG 2017 (Ultra-trail du grand raid de la réunion : dite « Diagonale des fous ») avec l’interview sur le plateau de Canal+ à l’arrivée.

En 2017, tu as préparé une course inhabituelle pour toi la Diagonale des fous. Peux-tu nous parler de ta préparation ?

A course exceptionnelle, préparation exceptionnelle ! On ne s’invente pas sur ce genre de course même par défi ! Mon 1er marathon, je l’ai fait sur un défi mais pas la Diagonale des fous !Ainsi, ma préparation est l’aboutissement d’une montée en puissance de diverses courses sur les 5 dernières années : 4 triathlons Ironman, 3 ultras trails (+100 km), 1 Corsica raid, plus de 10 marathons… Pour la première fois, pour ce genre d’épreuve, je vais me faire conseiller et coacher par Pierre Cochat. J’ai besoin de conseils et de suivi sur ma préparation physique, ma préparation mentale et surtout la gestion du sommeil.

Ma préparation

Elle a commencé tardivement, en mai 2017 (à cause d’un accident de scooter en oct. 2016, triple fracture du pied droit et grosse entorse de la cheville).

Avril 2017 : Vélo d’appartement uniquement 2 fois /semaine. (Je n’ai pas la force de déclipser mes pédales automatiques sur mon vélo de route)

Mai 2017 : Recommencer à courir, d’abord sur du plat puis, en fin de mois, sur les chemins du bois de Vincennes.

Juin 2017 : Plus de temps à perdre, 2 entraînements minimum par semaine (samedi et dimanche matin). 1h00 puis 1H30 par séance en fin de mois, toujours sur route ou chemin plat. Un entrainement parfois en semaine (1h00 au Buttes Chaumont sur les chemins en bitume).

Juillet 2017 : Je commence les bosses de gravelles (bois de Vincennes), toujours samedi et dimanche matin + un entrainement dans la semaine aux buttes Chaumont.

Août 2017 : Nous partons en vacances avec Fabous faire de la randonnée en Norvège. 5 à 7h00 de marche par jour avec jusqu’à 1 000 m de dénivelé positif. Je complète un jour sur deux ou trois avec un footing équivalent à la rando. En clair, si nous faisons une randonnée de 5h00 de marche effective avec 1 000 de D+, je repars faire la même randonnée en mode course soit 2h30. Ainsi, dans ces journées, je faisais 7h00 de rando avec les pauses + 2h30 de course. Une super préparation pour ma part (dans le groupe, je suis passé pour un extra terrestre).

Septembre 2017 : 3 à 4 entraînements par semaine :

  • 1 à 2 fois 1h15 aux buttes Chaumont le midi.
  • 1h30 aux bosses de gravelles à Vincennes le samedi.
  • Tous les dimanches, j’enchaine 2 tours aux 25 bosses à Fontainebleau. Mon meilleur temps l’an dernier était de 06h00, dès le premier dimanche je passe à 05h45 pour finir à 05h12 le dernier dimanche. Je suis prêt !

Et la préparation mentale ?

On me dit souvent que j’ai un gros mental, et je l’avais déjà prouvé sur d’autres courses. Mais une chose est d’avoir un gros mental, une autre chose est de savoir s’en servir à bon escient. Donc, Pierre m’a fait passer le questionnaire OMSAT-4, qui confirme la perception (grosse confiance, engagement fort, très bonne gestion du stress, …). Il m’a ensuite expliqué comment me servir de mon mental. J’ai fait énormément de progrès dans la gestion de l’effort et surtout dans la manière de gérer les coups de « moins bien ». J’ai fini la Diagonale des fous sans avoir eu de doutes et de moments dans le dur mentalement.

Et la préparation sur le sommeil ?

C’est la clef du succès ! Pierre m’a tout expliqué sur le sommeil et a préparé ma stratégie de course et de sommeil. J’ai été bluffé ! Sur une course de 47h00, il m’a fait dormir 3 fois 30 mn, à des endroits précis, et je n’ai jamais eu envie de dormir. Incroyable !

Pause sommeil Diagonale 2017

Et le matériel ?

Là aussi, il faut du sérieux ! Un conseil : la boutique Team Outdoor, Porte Dorée à Paris. Agnès Duhail (une spécialiste du Trail) vous expliquera tout et vous conseillera en fonction de chacun. (3 paires de chaussures, 8 paires de chaussettes, un sac léger et solide, le matériel de secours obligatoire, etc …..)

Et la diététique ?

Pierre m’a conseillé de me rapprocher d’Aurélia Truel (championne du monde de Trail par équipe). Elle a écrit avec Nicolas Aubineau (diététicien, nutritionniste) un livre « Trail – Coaching nutrition – Edition Mango ». Facile à lire, les conseils sont simples à mettre en place. Là aussi, la diététique, ce n’est pas que le jour de la course, c’est une manière de s’alimenter tous les jours. Même si, une fois à La Réunion, j’ai découvert les vertus du fameux gâteau patate !

Au final, cette course ?

C’est une course difficile mais elle est aussi mythique et magique ! Je retiendrai l’accueil des réunionnais (le président de l’organisation est venu accueillir tous les participants un par un), les paysages à couper le souffle, un public omniprésent même dans les endroits inaccessibles comme « Mafate », une organisation « authentique ». J’adore ! j’espère que je reviendrai.

résultats Christian DIAG 2017

Tu es coureur à pied à la base, mais avec le triathlon, le trail, tu as des pratiques variées. Qu’est-ce que la diversité t’apporte ?

Je n’aime pas m’entraîner, ce qui m’intéresse, c’est l’objectif, la compétition. Du coup la diversité est importante pour moi dans la préparation générale (natation, vélo, course à pieds, trail, ski, randonnées) pour ne pas avoir l’impression de monotonie. Mais dans les dernières semaines de préparation, je me recentre pleinement sur l’objectif.

Quels sont tes projets pour 2018 ?

Pas de grands projets sportifs cette année. Plusieurs trails : Bouffément (41 km 1600 D+), Jouy en Josas (35 km), Samoens (45 km), et peut être les Templiers.

As-tu des projets à plus long terme ?

J’aimerais refaire un triathlon ironman (avec une vraie préparation !), l’UTMB pour le mythe, mais surtout revenir faire la Diagonale des fous.
NDLR : 10 erreurs à éviter lorsque l’on prépare un triathlon Ironman

Quels conseils donnerais-tu à un sportif qui veut se lancer dans un bel objectif et qui doute un peu ?

Il ne faut pas douter, le corps et la tête sont capables de faire des choses incroyables si on les prépare pour ça. Il faut faire les choses par étape, on ne s’improvise pas sur le départ d’un Ultra-trail par défi : on doit se préparer physiquement mais surtout mentalement. La seule limite pour moi est le chrono, tout le monde n’est pas capable de faire des chronos de folie.

Quel est ton plat préféré ?

Je n’ai pas de plat préféré mais j’aime les plats (même simple) faits maison, les plats régionaux. Je ne supporte pas les plats préparés des supermarchés.
Ce que j’adore, c’est d’aller manger dans un restaurant étoilé. J’aime cette recherche du goût, des associations (mets et vins), les présentations, le service ; le cadre …

Vin rouge ou vin blanc ? un alcool ?

Je m’y suis mis tardivement, Fabienne a réussi à me faire découvrir les vins en faisant des associations (mets et vins) pour commencer.
Un alcool, le Rhum.

Une devise, une citation, un mot de la fin

Une devise : « Nos limites sont nos derniers repères ».

Avant tout, je remercie énormément ma femme Fabous de m’accompagner dans tous mes projets (sportifs ou non) même si parfois c’est difficile pour elle de me voir en difficulté.

Ensuite, un grand merci aussi à Pierre pour m’avoir accompagné dans ce projet « fou » de la Diag et qui m’a permis de faire « une course de rêve ».

Enfin, Merci à tous les copains qui ont été derrière moi avant, pendant et après, c’est important de se sentir poussé. Au rugby, ils appellent ça le 16è homme. Il faudrait trouver une formule pour les sports ultras/extrêmes.


Pour aller plus loin :
– Toutes les infos sur la Diagonale des fous 
– Téléchargez le Ebook Gratuit « 10 erreurs à éviter pour atteindre son pic du forme » (lien bas de page)
– Commandez le Ebook Trail 
– Prendre contact avec WTS pour préparer vos prochains objectifs ! 

 

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