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Entrainement-Coaching

Tout savoir sur la femme sportive

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C’est un fait, le sport au féminin amateur est actuellement en plein essor !

Les épreuves d’endurance rassemblent de plus en plus de participantes, avec une part de sportives toujours plus importante sur les courses à pied, les cyclos, les trails, les triathlons…

Il existe même des épreuves dédiées aux sportives comme la Mercan’tour Ladies en cyclosport, ou les épreuves Odyssea en running.

Les athlètes féminines ont leurs spécificités en terme d’entraînement et de physiologie.

                      – Examinons ces particularités –
 

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Physiologie et entraînement

Comparativement à leurs homologues masculins, les sportives féminines développent en général une puissance moindre, en particulier pour les efforts maximaux de courte durée (< 45’). Bien entendu, il existe des exceptions avec des sportives très performantes, dont le niveau est très supérieur à de nombreux hommes.

Ainsi, les femmes cyclistes de haut-niveau ont une puissance maximale aérobie (PMA) généralement située aux alentours de 350 watts, tandis que ce paramètre est souvent proche de 450 watts chez les cyclistes masculins.
De plus, de nombreuses sportives féminines sont pénalisées en côte comparativement aux hommes, du fait d’une masse grasse supérieure. Entre 20 et 30 ans, le pourcentage de masse grasse chez la femme non-entraînée se situe généralement entre 20 et 25 %, alors qu’il n’est que de 15 à 20 % chez l’homme. Pour les sportifs de haut-niveau, ce taux descend à environ 10-15 % chez la femme, et environ 5-10 % chez l’homme.

Concernant le potentiel maximal aérobie, les athlètes féminines ayant un haut-niveau en endurance ont des valeurs de VO2max généralement situées aux alentours de 70 ml/min/kg (contre 80 pour leurs homologues masculins). Ces différences sont essentiellement dues à un volume cardiaque inférieur chez la femme. Ce moindre volume explique notamment le fait que, lorsqu’un homme et une femme se déplacent à la même vitesse, la femme a une fréquence cardiaque qui est presque toujours plus élevée.
 
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Sur le plan du rendement énergétique, l’expérience pratique nous montre très souvent que les femmes sont particulièrement performantes pour les efforts d’ultra-endurance.

En effet, il n’est pas rare de constater que c’est la femme qui imprime le rythme lors d’épreuve de type raid aventure de plusieurs jours. Ce phénomène est probablement lié d’une part à une utilisation plus efficace des graisses dans la production d’énergie chez la femme entraînée, et d’autre part à des qualités mentales particulières (persévérance).

Pour les compétitrices, les objectifs en terme de préparation physique et de performance sont exactement les mêmes que pour les hommes, à savoir augmenter VO2max, augmenter la PMA, rehausser le seuil, et diminuer la masse grasse.

Pour cela, la gestion de l’entraînement chez la femme obéira aux mêmes règles que pour leurs homologues masculins, en respectant notamment les principes de progressivité, de spécificité, de surcharge, d’alternance, et d’individualisation.

La charge d’entraînement maximale que peut assimiler une femme est généralement inférieure à celle d’un homme, essentiellement en raison d’une capacité de récupération moindre. L’explication réside dans le fait que les femmes ont une production hormonale moindre en facteurs de croissance (hormone de croissance, IGF-1, testostérone, insuline…). Ces facteurs de croissance permettent de reconstruire efficacement les fibres musculaires et les tissus de soutiens à l’issu de chaque séance d’entraînement.

Au niveau de la planification annuelle de l’entraînement, il pourra être judicieux de tenir compte des cycles menstruels et notamment des effets secondaires inhérents à certaines phases. On pourra ainsi programmer les semaines d’entraînement les plus “ chargées ” aux moments propices, à savoir en dehors des périodes prémenstruelle (juste avant les règles) et menstruelle (pendant les règles). Il existe cependant de grandes différences entre les pratiquantes, et il est donc souhaitable que chacune d’entre-elles se fassent leurs propres expériences.

 

Nutrition

La quête permanente de la minceur est le point commun de beaucoup de femmes. Bien qu’un faible poids soit un élément incontournable de la performance en endurance, la recherche du poids de « forme » est souvent associée à un «comportement anorexique», favorisant ainsi l’apparition de nombreux troubles ou pathologies. Ces restrictions alimentaires drastiques se traduisent souvent par l’exclusion des corps gras (beurre, huiles…), ce qui constitue un véritable non-sens nutritionnel ! En effet, les lipides ont de très nombreux intérêts : régulation de l’appétit, production hormonale, protection cellulaire…etc.

Les femmes comme les hommes doivent donc consommer un minimum de matière grasse pour être en forme (soit 25 à 30% du total des apports énergétiques). En pratique, il faut donc absorber 80 à 100g de lipides chaque jour (ration de 2500 à 3000 kcal/jour).
Sur le plan de la nutrition sportive (pendant l’effort), les besoins sont sensiblement similaires entre hommes et femmes. Il semble cependant que les femmes sont plus économes, ce qui leur permet de moins consommer de glucides à l’effort.

Santé

La pratique régulière (1 à 3 fois par semaine) d’une activité d’endurance telle que le cyclisme ne peut être que positive, ne serait-ce que pour le système cardiovasculaire, le psychisme, et la composition corporelle.
A l’opposé, la pratique intensive et compétitive peuvent être source de dysfonctionnements physiologiques, voire de pathologies.
Quatre pathologies, souvent liées entres-elles, sont fréquemment rapportées chez la femme athlète de haut-niveau :

Les troubles menstruels
Les effets conjugués de la restriction alimentaire, de la diminution de masse grasse, et du stress psycho-physiologique induit par l’entraînement et la compétition, peuvent entraîner la diminution de la production d’oestrogènes. Ce phénomène se traduit le plus souvent par une irrégularité (oligoménorrhée), voire une disparition des règles (aménorrhée secondaire). Chez l’adolescente sportive, la pratique intensive peut bloquer l’apparition des premières règles (aménorrhée primaire).
Ce dysfonctionnement de la capacité de reproduction féminine est (a priori) réversible pour peu que l’on augmente les apports alimentaires et que l’on diminue la charge d’entraînement ; néanmoins, une trop longue période d’aménorrhée peut conduire à une infertilité plus ou moins prononcée.
La prise d’un contraceptif oral permet de rendre les cycles réguliers, et donc de faciliter sa vie d’athlète. Cependant, l’apparition régulière des règles, dites de privation, ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt. En effet, la pillule bloque temporairement la capacité de reproduction et masque donc l’éventuelle disparition naturelle des règles.
 
L’ostéoporose
Le phénomène d’ostéoporose correspond à une diminution de la densité minérale osseuse. Chez la femme non-sportive, il apparaît après la ménopause avec la diminution de la production d’oestrogènes. Chez la femme athlète, le phénomène peut apparaître en cas d’entraînement intensif et de sous alimentation (hypo-œstrogènie), et peut être accentué par l’absence de contraintes mécaniques sur l’os.
Concernant ce second point, il faut savoir que les vibrations, les chocs, et les tensions musculo-tendineuses ont un effet stimulateur sur la fonction osseuse. A ce titre, les adeptes du running ou de VTT sont a priori moins sujettes aux problèmes d’ostéoporoses, que les pratiquantes des disciplines dites « portées » comme la natation ou le cyclisme traditionnel.
Sur le plan alimentaire, on recommandera aux sportives féminines (et en particulier entre 13 et 18 ans), de veiller à avoir des apports en calcium suffisants, pour limiter l’ampleur présente ou future du phénomène d’ostéoporose.
 
L’anorexie et/ou la boulimie
Les phénomènes d’anorexie et de boulimie sont des troubles alimentaires d’origine psychique qui touchent principalement les jeunes femmes sportives. Les disciplines où l’apparence physique (danse, gymnastique, culturisme…) et où le poids (course à pied, triathlon, cyclisme…), sont particulièrement touchées.
Ces troubles alimentaires ont des répercutions très néfastes sur la performance, la capacité de récupération, et la santé. C’est pourquoi l’entourage des sportives (entraîneur, parents, médecin, kinésithérapeute…) doit être particulièrement vigilant afin de dépister précocement ces troubles, et d’adopter une stratégie de traitement la plus efficace possible. Dans cette optique, le rôle du psychologue est prépondérant pour traiter ces types de pathologies.
 
L’hyperlaxité articulaire
C’est un problème pour nombre de sportives, car il multiplie le risque d’entorse (cheville, genou notamment). Ce phénomène est lié à l’action des oestrogènes. Pour prévenir cela, quelques conseils pratiques peuvent être formulés :
– Faire du renforcement musculo-articulaire spécifique chez un kinésithérapeuthe,
– En cas d’instabilité articulaire ne pas hésiter à « strapper » l’articulation fragile avant l’effort,
– Toujours glacer, immobiliser et soigner immédiatement une articulation qui a subi une entorse. Pour ce faire, utilisez des béquilles pendant les premières 48 heures qui font suite à la blessure.

 
Le cas particulier de la Grossesse chez la Femme sportive

Chez la femme sportive enceinte, la pratique d’activités sportives potentiellement intenses et violentes, est bien entendue fortement déconseillée, essentiellement pour éviter les traumatismes abdominaux (chutes) et les phénomènes d’hyperthermie ou d’hypoglycémie (qui peuvent altérer le bon développement du fœtus). On évitera donc de pratiquer le VTT, (tout comme le ski, le parachute, l’escalade, les sports de combats, les sports automobiles, la course à pied, les sports collectifs…etc). On évitera aussi les conditions environnementales chaudes et/ou humides pour éviter les « coups de chaud », lesquelles pourraient avoir des répercutions dramatiques sur le développement de l’enfant.
Durant les 9 mois de grossesse, il vaudra donc mieux se réorienter vers la pratique « douce » de la marche ou de la natation, après avoir eu au préalable l’accord du gynécologue. Pratiquées régulièrement, ces activités permettront de conserver une bonne condition physique, un bon moral, et de limiter l’ampleur des petits problèmes de santé spécifiques à la grossesse (mal de dos, fatigue, diabète, hypertension artérielle, prise de poids excessive…). La posologie indicative est de 2 à 3 séances par semaine d’une durée de 45 minutes à 1 heure. Ces séances seront réalisées à une intensité basse à moyenne (60 à 70% de la fréquence cardiaque maximale). Bien entendu, il n’est pas toujours possible de faire de l’exercice sous peine de compromettre la grossesse.
Après l’accouchement, la reprise de l’entraînement doit être très progressive car les bouleversements morphologiques et physiologiques occasionnés par la grossesse sont très importants, et peuvent perdurer entre 4 et 6 semaines, en particulier en cas d’allaitement. Une bonne rééducation périnéale est indispensable avant de reprendre un entraînement régulier.

Par Jean-Baptiste Wiroth – PhD
Fondateur du réseau de coach WTS
www.wts.fr


Références
Burrows M et al. (2000). The physiology of the highly trained female endurance runner. Sports Med., volume 30 (4) : 281-300.
Martin et al. (2001). Physiological characteristics of nationally competitive female road cyclists and demands of competition. Sports Med., volume 31 (7) : 469-477.
West RV (1998). The female athlete. The triad of disordered eating, amenorrhoea and osteoporosis. Sports Med., volume 26 (2) : 63-71.
Wilber et al. (1997). Physiological profiles of elite off-road and road cyclists. Med. Sci.
Sports Exerc., volume 29 (8) : 1090-1094.


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Sommeil et sport

Sport et Sommeil

Comme vu dans l’article sur les 3 piliers de la forme, le sommeil est indispensable pour être en forme. A l’inverse, toute dette se traduira a terme par une baisse des performances et/ou des blessures chez le sportif (quel que soit son niveau).
A haut niveau, “le sommeil est le MEILLEUR outil de la récupération” comme l’écrit le Docteur Menuet dans sa chronique sur le Tour de France de l’équipe Fortuneo-Vital Concept.

Une étude récente menée par C. Sargeant de l’Université du Queensland a ainsi montré chez 70 athlètes australiens de haut-niveau que
– la durée moyenne passée au lit était de 08:18 ± 01:12 h par nuit
– la durée moyenne passée à dormir était de 06:30 ± 01:24 h par nuit
– l’heure moyenne d’endormissement était à 23:06 ± 01:12 h
– l’heure moyenne de réveil était à 6:48 ± 01:30 h
A vous de voir si vous êtes dans la norme !

Chez l’homme, les périodes d’endormissement succèdent invariablement aux périodes de veille selon un rythme dicté par notre horloge interne mais aussi par les stimulations environnementales (lumière, bruit, nutrition, sport …). Le « pourquoi » du sommeil est encore mal expliqué sur le plan scientifique, il est cependant évident qu’il contribue à la régénération des capacités physiques et mentales. C’est pourquoi un sommeil de qualité est indispensable pour récupérer efficacement des diverses activités entreprises au cours de la journée (travail, maison, sport…). D’ailleurs, la durée et la « profondeur » du sommeil sont proportionnelles à la fatigue accumulée pendant la période de veille.
De nombreuses personnes souffrent de difficultés d’endormissement, voire de nuits de mauvaise qualité, nuisant ainsi à leur qualité de vie.

Pour pouvoir s’endormir facilement, il faut que l’organisme soit dans un état d’équilibre notamment sur le plan thermique, et que la température du corps avoisine les 37°C. Or, la plupart des sports induisent une élévation de la température, combinée à une sécrétion importante d’adrénaline ; lorsque l’on se retrouve à 38 ou 39°C, ce qui n’est pas rare, pas moins de 2 à 3 heures sont nécessaires pour redescendre à 37°C; On comprend dès lors pourquoi la pratique de séances d’activité physique en soirée, est responsable de difficultés d’endormissement, voire d’insomnie. Il donc conseiller de s’abstenir de pratiquer du sport très intensif (entrainement par intervalles par exemple) dans la soirée notamment si l’on connaît des difficultés d’endormissement. Les sports susceptibles d’exciter physiquement ou nerveusement ne sont donc pas recommandé (sports de combat, squash, fitness …) a fortiori s’ils sont pratiqués en intérieur dans une ambiance surchauffée.

L’heure limite de pratique serait ainsi de 19 heures … En deçà, pas de souci, c’est même tout bénéfice ; pratiqué en journée, le sport serait en effet capable, à l’inverse de ce qui a été précédemment dit, de faciliter l’endormissement et d’induire un sommeil de meilleure qualité. Car la dépense énergétique et la stimulation nerveuses induites par l’activité physique contribuent à fatiguer l’organisme, évacuer le stress accumulé dans la journée. Et le sommeil s’impose, comme le meilleur mécanisme de régénération et de récupération.

Pour les grands sportifs, le sommeil est indispensable en quantité et en qualité pour permettre la récupération nerveuse et physique. En effet, c’est pendant le sommeil que la sécrétion d’hormone de croissance et que le restockage du glycogène sont les plus importants. Pour en savoir plus sur la récupération, vous pouvez consulter l’article “La récupération : la face cachée de l’entrainement”  

En pratique

1- “Qui dort dine” : Cette expression traduit l’importance du sommeil pour reconstituer les réserves énergétiques épuisée après une charge d’entraînement conséquente ou une compétition. Le sommeil est au moins aussi important que l’alimentation pour récupérer rapidement !

2- Sieste : il ne faut pas oublier l’intêret de la micro-sieste après le déjeuner. Comme nous le rappelle en détail le Dr Menuet sur son blog, la micro-sieste permet une régénération rapide de l’organisme et permet d’enchainer efficacement avec les activités de l’après-midi. 

3- Douche : Les personnes qui présentent des difficultés d’endormissement tireront bénéfice d’une douche fraîche (20-22’’) qui, en faisant baisser la température corporelle, permet de trouver plus facilement le sommeil. A l’inverse, des séances de sauna ou de hammam entretiennent l’élévation de température délétère au niveau du sommeil.

4- Relaxation : les techniques de relaxation visent à diminuer le tonus musculaire, à ralentir le rythme cardiaque et respiratoire… facilitant par conséquent l’endormissement. Il ne faut donc pas hésiter à faire 10’ de respiration abdominale allongé sur le dos sur un tapis (dans le calme) juste avant de s’endormir.

5- Nutrition : Le contenu de l’assiette conditionne la capacité à s’endormir rapidement et à avoir un sommeil de qualité. La caféine (café, thé, chocolat), certaines protéines animales (viandes rouge, œufs) et les repas très riches vont perturber le sommeil en cas de consommation excessive en fin de journée. A l’inverse, les repas légers, les féculents (pomme de terre, pâtes, riz, céréales…), tout comme certaines tisanes calmantes (tilleul, valériane) vont faciliter l’endormissement.

Par Jean-Baptiste Wiroth – PhD
Fondateur du réseau de coach WTS


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Addiction au sport : et vous ?

 

Addiction au sport : le vélo est un sport très addictif !
Addiction au sport : le vélo est un sport très addictif !

Addiction au sport.
Pour un certain nombre de sportifs d’endurance, la pratique (très) régulière est une véritable « drogue », source de plaisir et de bien-être… mais aussi de problèmes connexes. Dans les cas les plus extrêmes, l’entraînement excessif peut être comparé à une véritable addiction, comme pour les drogues, l’alcool ou le tabac. Le phénomène d’addiction est alors source potentielle de fatigue chronique, de blessures et d’états pathologiques.

Le sport n’est alors plus synonyme de bien-être et de santé, mais plutôt « d’auto-destruction » à petit feu.

Comment caractériser la dépendance ?

Parmi l’ensemble de la population des sportifs d’endurance, divers degrés de dépendance peuvent être observés. Chez les sportifs sujet à une addiction forte, les symptômes sont l’incapacité à se reposer, la maigrtriathlon-femmeseur extrême, la fragilité immunitaire, l’éventuelle stagnation ou diminution des performances, ainsi que des troubles psychologiques (anorexie notamment). Chez ces sujets, l’entraînement devient compulsif, il devient une fin en soi plutôt qu’un moyen pour atteindre un objectif précis.
Bien entendu, il existe autant d’état “intermédiaire” que de sportif… les addictions au sport modérées sont de saines addictions dans la mesure où cette pratique sportive régulière se traduit par une bonne forme, et contribue à minimiser la prévalence des maladies chroniques (obésité, diabète, hyper-tension artérielle, cancer, dépression… ).
Selong le Dr Delong : “La dépendance apparaît au moment où malgré la pratique, il y a une frustration. Elle existe donc chez les amateurs, car ce sont souvent eux qui ne trouvent pas de satisfaction dans leurs performances.” Lire son interview ici 

-> Tout est donc encore une fois question de dose, car c’est la dose qui fait le poison !

Les hypothèses explicatives à l’addiction au sport

Diverses hypothèses sont avancées par les spécialistes pour expliquer l’état de dépendance à l’effort physique.
Les sportifs en question peuvent être à la recherche d’un mécanisme de régulation :

  • De leur humeur. Selon les scientifiques à l’origine de cette théorie, il existe deux types de sportifs : les sportifs « négatifs » qui pratiquent pour réduire leur état de stress, et les sportifs “positifs” qui pratiquent pour augmenter la sensation de bien-être. L’hypothèse de la régulation de l’humeur postule que l’entraînement augmente l’humeur positive (on pratique pour augmenter la sensation de bien-être), et réduit l’humeur négative (on pratique pour réduire son état de stress). Une autre étude a ainsi montré que des coureurs à pied bien entraînés souffrent d’anxiété, d’irritabilité, de culpabilité, de dépression, et de symptômes douloureux lorsqu’ils sont dans l’impossibilité de s’entraîner.
  • De l’image de soi. Il a ainsi été mis en évidence que les personnes présentant une addiction pour le sport présentaient des traits de personnalité identiques aux personnes souffrant d’anorexie. La dépendance aux sport d’endurance peut ainsi s’accompagner d’anxiété, d’état dépressif, voire de troubles alimentaires. Elle se traduit bien souvent par des troubles psychologiques et par des modifications délétères de la composition corporelle (maigreur extrême, perte de masse musculaire).
  • De l’état d’éveil. La pratique régulière d’une activité sportive favorise très nettement la sécrétion hormonale, en particulier de catécholamines (hormones activatrices : dopamine, adrénaline, noradrénaline).
    L’entraînement compulsif serait donc un moyen de maintenir la production de catécholamines, phénomène qui permet de rester en état d’éveil maximal.
  • De la production d’endorphines. La sécrétion massive d’endorphines met le sportif dans un état d’euphorie et d’extase. En outre, les endorphines ont aussi un rôle anxiolytique, antalgique, et anti-fatigue. Les sportifs en état de dépendance vis-à-vis du vélo seraient donc aussi à la recherche du bien-être que procurent les endorphines.
  • De la production de cytokines. Une récente hypothèse basée sur la production de cytokines semble faire le lien entre les hypothèses précédentes en mettant en évidence la spirale négative qui conduit les sportifs à pratiquer toujours plus. En effet, l’exercice physique se traduit systématiquement par une sécrétion massive d’interleukine-6 (IL-6) qui influence fortement l’activité neuronale du cerveau et par conséquent le comportement. Il a ainsi été montré que l’injection d’IL-6 induit une élévation de l’état de fatigue, une incapacité à se concentrer, des perturbations du sommeil, et un véritable état dépressif. Les sportifs pratiquant le vélo de manière compulsive se trouveraient donc dans un pseudo état maladif qui les inciteraient à s’entraîner encore plus pour évacuer le stress, retrouver un certain bien-être, produire des endorphines… L’hypothèse de la production de cytokines expliquerait le véritable cercle vicieux dans lequel sont engagés ces sportifs.

Quelles conséquences d’une addiction au sport ?

Sur le plan physiologique, les conséquences se traduisent par les symptômes précédemment cités : maigreur extrême, fragilité immunitaire, et/ou diminution des performances.
Sur le plan psychologique, l’anorexie nerveuse semble être la pathologie la plus fréquente.
Sur le plan social, l’addiction peut se traduire par un phénomène d’isolement, de désocialisation, voire de marginalisation.

Comment traiter le problème ?

L’étape initiale consiste à ce que le sportif prenne conscience du problème. Le recours à un coach, un médecin, voire un psychologue semble être indispensable pour répondre à la problématique des cas les plus complexes. Le traitement de base consiste à se reposer de manière plus ou moins active. Pour les sportifs les plus « atteints » ayant probablement des difficultés à couper complètement, il semble important de proposer un programme d’entraînement adapté, couplé à un suivi médical et nutritionnel.
Dans un second, temps le recours aux compétences d’un psychologue semble être inéluctable pour tenter de traiter les causes profondes du problème.

Par Jean-Baptiste Wiroth – PhD
Fondateur de WTS


Lexique

Cytokines : famille de molécules sécrétées par les globules blancs (cellules qui interviennent dans l’immunité cellulaire) et les macrophages (cellules de défense de l’organisme chargées d’absorber les particules étrangères), impliquées dans la régulation des réponses immunitaires

Endorphines : famille de molécules libérées par le cerveau (hypothalamus et hypophyse) pendant et après l’exercice physique. Cette morphine endogène (produite par l’organisme) possède une structure moléculaire proche de celle des opiacées. Une fois sécrétée, elle se disperse dans le système nerveux central, les tissus de l’organisme, et le sang.


Bibliographie
Psychobiological Mechanisms of Exercise Dependence. Hamer M. and Karageorghis CI. Sports Med 2007; 37 (6): 477-484


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Photo de Christophe Vaillant sur le 10km de Sens en 2010 blog coaching sportif

Témoignage : Christophe Vaillant, en quête de performance…

Photo de Christophe Vaillant sur le 10km de Sens en 2010“On pense tous savoir courir…” voilà bien une phrase que je retiendrai de mon expérience du coaching personnel. Eh oui car après avoir couru des années (environ 5 ans) sans objectifs particuliers, toujours dans les mêmes conditions, sur les mêmes distances, j’ai pu constater de très légères améliorations qui me paraissaient suffisantes et satisfaisantes en partant du principe que je ne suis pas un sportif professionnel et que la seule raison qui me poussait à courir était  le plaisir de courir. Mais je dois dire que mon horizon sportif s’est agrandi après avoir fait la connaissance d’Yves TRINIDAD Coach personnel, entraîneur de triathlon et de natation de son état. En effet, au fur et à mesure des entraînements et séances personnalisées en matière de course à pied, j’ai pu découvrir mes lacunes et mes points forts pour tenter d’aller chercher plus loin dans mes résultats. L’exemple le plus flagrant a été dans l’amélioration de ma fréquence cardiaque qui m’a permis de faire des efforts intenses beaucoup plus longs. J’ai pu ainsi entrevoir et concrétiser au fil des semaines ma participation à un puis deux marathons que je suis tout d’abord parvenu à terminer et au cours desquels j’ai même réussi à battre mon propre record (le 14/11/2010 à Orléans 3h24 puis le 7/04/2011 à Azay le Rideau 3h18). J’ai également participé à de nombreux 10 kilomètres et semi-marathons (le 13/03/2011 à Montargis en 01:28:27) dont les résultats étaient simplement inespérés au temps de mon entraînement solitaire, mais avec Yves, c’est devenu possible.

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Coach sportif

Présentation d’un nouveau coach dans le réseau WTS :…

portrait yves trinidad coach wtsBonjour à toutes et à tous,

D’aussi loin que je puisse me souvenir, je pratique du sport, que se soit en loisir, en compétition ou pour le fun. Véritable passion, les différentes facettes de l’entraînement (diététique, morphologie, physiologie, psychologie…) me poussent sans cesse à apprendre et à me renouveler pour parfaire mon savoir et savoir-faire. Art ou science, le coaching sportif est pour moi un savant mélange des deux où l’on doit adapter ses connaissances des sciences pour des athlètes tous plus uniques les uns par rapport aux autres.

De par mes lectures, mes formations, mes rencontres et les sportifs que je coache depuis plusieurs années, mon leitmotiv est : Progresser, optimiser, atteindre les objectifs et rester en bonne santé. Ce leitmotiv, je le pratique pour chaque athlète que j’entraîne.

À votre demande, je peux vous suivre personnellement en vous proposant une planification et une programmation personnalisées qui vous permettront d’atteindre vos objectifs avec le sourire. Un seul mot d’ordre : le sur-mesure ! Je prendrai en compte tous les facteurs indispensables à votre réussite (disponibilité, équipement, posture, expérience, environnement…) en étant à votre écoute. Au plaisir de vous rencontrer.

trinidad