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Pierre Cochat (préparateur mental et sophrologue) rejoint le réseau…

Préparation mentale, l’autre pilier de la performance

Pierre Cochat - Préparateur mental - Sophrologue
Pierre Cochat – Préparateur mental – Sophrologue

Mon parcours

“Depuis toujours, je suis passionné de sports et mes parents m’ont offert l’opportunité d’en pratiquer de nombreux. De l’escrime au judo en passant par l’équitation, l’athlétisme, la plongée, le golf. Le sport fait partie intégrante de ma vie. Mes motivations : faire bien les choses, se préparer, se fixer des objectifs et les atteindre. Depuis maintenant plus de 15 ans, je fais du triathlon avec une prédilection pour les formats longs (J’ai fait environ 80 triathlons dont 4 Ironman et une vingtaine de longue distance)

Mon autre passion est née de l’émergence des technologies informatiques au début des années 80. Ainsi, dans le prolongement j’ai décidé de travailler dans le monde des services informatiques en créant ma propre société. J’ai découvert toutes les facettes du métier de dirigeant entrepreneur. Tout particulièrement le fait de faire grandir ses collaborateurs, de les amener à « sortir du cadre ». Je n’ai eu de cesse de démontrer les liens entre estime de soi, confiance en soi et performance “

La préparation mentale, une autre facette de l’entrainement

A travers mes expériences, je constate comment le mental joue un rôle déterminant, dans un sens ou dans l’autre. Et, je suis surpris de voir le niveau d’impréparation des personnes face à des enjeux qui peuvent avoir des conséquences importantes. Naturellement, j’ai décidé que ma seconde partie de vie serait dédiée au coaching en entreprise et à la préparation mentale de sportifs (ou non). En effet, ces deux mondes peuvent se nourrir mutuellement de pratiques spécifiques. Le mental se prépare comme le physique : il s’éduque, il s’entraîne, il a des forces, des points de vigilance, etc.

Ainsi, je crois à la diversité des méthodes. C’est pourquoi, je vous propose un accompagnement à la carte en utilisant des techniques de développement personnel, de PNL, de Sophrologie, de respiration, de visualisation.” 

Donc, faites un tour sur ma page WTS, pour retrouver mon contact mail et suivre mes actualités !

A très bientôt 🙂

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Entrainement (physio, conseils, coaching..)

Crampes : et si c’était le stress ?

La crampe est une contraction musculaire puissante, involontaire, prolongée, et douloureuse, qui empêchent de poursuivre son effort physique normalement. Les sportifs qui souffrent de crampe musculaire en compétition sont assez nombreux.
Voyons comment prévenir et remédier au problème 
en examinant les 3 causes qui peuvent être à l’origine du phénomène.

Cause N°1
La déshydratation est a priori la première cause d’apparition d’une crampe. En cas de déshydratation, le mécanisme complexe de la contraction musculaire se trouve enrayé, entraînant ainsi la tétanie du muscle  (contraction musculaire de forte intensité) chez les sportifs ou sportives les plus sensibles.

Prévention: Bien s’hydrater avec de l’eau avant l’effort. Avant une compétition, ne pas hésiter à boire 2 litres par jour durant les 48 à 72 heures qui précèdent l’épreuve afin de constituer des stocks d’eau. En cours d’effort, il est absolument nécessaire de boire un minimum de 0.5 litres par heure d’effort, à raison d’une gorgée toute les 5 minutes. La boisson idéale est une boisson énergétique isotonique ou hypotonique dont le pH est neutre. L’usage de certaines préparations spécifiques en complément d’une bonne hydratation peut aussi aider à prévenir l’apparition des crampes. Tous savoir sur l’hydratation du sportif ici.

Cause N°2
Un entraînement inadapté et un effort trop intense sont la deuxième cause d’apparition des crampes comme nous l’avons vu dans cette étude dédiée aux crampes en Ultra Trail. Si l’on est insuffisamment entraîné, il est illusoire d’imaginer que l’on peut forcer intensivement sans avoir de crampe. En effet, chaque contraction musculaire s’accompagne d’une augmentation importante de la tension au sein des fibres musculaires et d’une augmentation de la production de déchets métaboliques (ammoniaque, acide…). Ces phénomènes induisent une perturbation de la contraction musculaire, entraînant ainsi l’apparition des crampes. A terme, la fatigue s’installe et le muscle tétanise.

Prévention: s’entraîner sérieusement en amont de l’objectif (avec l’aide d’un entraîneur diplômé) pour repousser le seuil d’apparition de la fatigue neuro-musculaire. En fonction du niveau d’entraînement, rester le plus souvent possible en dessous du second seuil (aussi appelé seuil anaérobie), lequel se situe aux alentours de 85-90 % de votre fréquence cardiaque maximale.
En vélo, éviter de pédaler en force pour limiter l’utilisation des fibres musculaires rapides, lesquelles sont très fatigables. A l’inverse, essayez de rouler en vélocité en adoptant une cadence supérieure à 70 rpm en montée et 90 rpm sur le play. A l’intersaison, n’hésitez pas à entreprendre un travail de renforcement musculaire sur home-trainer .
En course à pied, il convient de raccourcir sa foulée en essayant de courir à 180 ppm sur le plat. De nombreuses études on montré l’intérêt d’un gain de force musculaire sur l’endurance des coureurs à pied. Si vous êtes coureur ou trailer, alors prévoyez d’inclure du travail de force comme nous vous l’expliquons dans cet article intitulé “Pourquoi gagner en force lorsque l’on fait de l’endurance” .
En triathlon, une préparation complète est indispensable en particulier si vous préparez un longue distance. N’hésitez pas à vous référer à cet article si vous préparez un Ironman dans les prochains mois !

 

Cause N°3
Une alimentation acide ou des carences minérales en magnésium Mg (voire aussi en calcium ou en sodium) peuvent favoriser l’apparition des crampes. L’alimentation acide entraîne une diminution du pH corporel, en particulier au niveau musculaire. Le magnésium est un élément qui a une importance prépondérante dans le mécanisme de contraction neuro-musculaire. Toute carence peut donc entraîner des perturbations de la contraction. Parmi les signes symptomatiques de la carence en magnésium figurent les tressaillements des paupières et des muscles. Dans une moindre mesure, une carence en calcium aura des répercutions notables sur le muscle. Dans une moindre mesure, une carence en potassium peut induire des effets négatifs sur le mécanisme de la contraction musculaire.

Prévention : Eviter de consommer des aliments acides avant ou pendant l’effort (viandes, sodas, alcools, sucres raffinés, café, thé noir). A l’inverse, on privilégiera les aliments alcalins : féculents (pâtes, riz, pommes de terre…), boissons énergétiques riches en maltodextrines. Pour les minéraux : consommer quotidiennement des aliments riches en magnésium (eau minérale Hépar, chocolat noir, fruits secs, oléagineux, bananes…etc.).

Que faire lorsque les crampes sont là ?
Les crampes apparaissent généralement lorsque l’un des conseil précédemment évoqué n’a pas été respecté. Néanmoins, dès les premiers prémices, il faut absolument mettre l’accent sur l’hydratation, bien ventiler  pour activer l’évacuation du dioxyde carbone, et réduire l’intensité de l’effort, voir s’arrêter pour récupérer et procéder à quelques étirements. Si les crampes sont établies et qu’elles ne permettent plus de poursuivre l’effort, il faut s’arrêter et s’étirer.

Et si c’était le stress ?
De nombreux sportifs et sportives expérimentent des crampes précoces en compétition, alors qu’ils n’en ont jamais à l’entraînement ! 
Après réflexion, l’hypothèse d’un stress excessif avant/pendant la compétition est assez plausible. En effet, il est bien connu que le stress psychique engendre une fuite de magnésium (Mg) au niveau rénal; et comme l’explique Magalie Avensac dans sa thèse de Pharmacie intitulée Le Magnésium dans la prise en charge du stress à l’officine” soutenue en Juin 2018 : “Sous l’effet d’un stress, l’organisme s’adapte et réagit par la sécrétion d’hormones telles que l’adrénaline et le cortisol. Il se produit alors une fuite urinaire de magnésium qui aggrave le déficit déjà présent. Un véritable cercle vicieux s’installe dans la relation stress-magnésium. La supplémentation magnésienne s’avère alors utile pour lutter contre les effets délétères du stress.”

Quelles solutions pour les athlètes qui stressent ?
– Supplémenter en magnésium en privilégiant les sels organiques de Mg
– Consommer quotidiennement des aliments riches en Mg
– Apprendre à diminuer son niveau de stress par des techniques respiratoires (cohérence cardiaque par exemple) ou par des techniques de préparation mentale

Pour conclure, la méthode la plus efficace pour éviter l’apparition d’une crampe reste la prévention, car une fois que la crampe est établie, il est très difficile de maintenir un effort intense !

Pour aller plus loin 
– Les dernières hypothèses sur les crampes par Le Pape Info
Contacter un coach WTS 
– Obtenir un devis pour un plan d’entraînement personnalisé ou un coaching

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Echauffement : comment bien se préparer à un effort…

L’échauffement.
Pour prétendre être performant le jour J, il est fondamental d’optimiser sa préparation physique, son matériel, sa nutrition, son mental, et de bien s’échauffer !

En effet, l’échauffement est un préalable incontournable à tout effort intense (entraînement et surtout compétition), car il permet de préparer l’organisme à subir un stress physique et mental maximal. D’ailleurs, plus le temps de course est bref, plus l’intensité de l’effort est élevée, plus l’échauffement est important.

Les objectifs de l’échauffement sont multiples :

– Sur le plan musculaire : comme son nom l’indique, l’échauffement permet principalement d’élever la température corporelle, en particulier au niveau des muscles sollicités. Pour être efficaces, les muscles ont besoin de chaleur, expliquant ainsi que les meilleures performances athlétiques (sprint) sont presque toujours réalisées dans des ambiances très chaudes. A la fin de l’échauffement, la température corporelle passe alors de 37°C à environ 38°C.

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– Sur le plan métabolique, l’échauffement permet d’activer les métabolismes énergétiques, en particulier la filière aérobie qui présente une certaine inertie pour être opérationnelle à 100 %.

Il faut compter une bonne trentaine de minutes d’effort d’intensité moyenne pour que la production d’énergie par voie aérobie soit optimale.

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– Sur le plan articulaire, l’échauffement induit une meilleure souplesse musculo-articulaire.

– Au niveau mental, l’échauffement est un moment dédié à la concentration. Cet aspect est particulièrement important pour les sports ou l’engagement est élevé. Cette phase permet aussi de faire le point sur ses sensations et de juger sa forme du jour. 


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Chronologiquement, si l’épreuve a lieu dans la matinée, la procédure d’échauffement pourra débuter par une douche bien chaude dès le réveil, puis par un « réveil musculaire » de 15 à 20 minutes. Ce réveil musculaire sera exécuté à jeun avant le petit déjeuner, et comprendra une petite séance de course à pied (15 min), accompagnée de quelques assouplissements légers, mais dynamiques. A haut-niveau, certains sportifs aiment courir/rouler un peu plus longtemps à jeun (30 à 45 minutes).

A l’issu du réveil musculaire, le petit-déjeuner peut être pris. L’échauffement proprement dit débutera 2 à 3 h après le petit déjeuner.

Il aura les caractéristiques suivantes :

– Durée optimale : l’échauffement ne devra être ni trop court, ni trop long. Pour cela, on peut recommander une durée comprise entre 30 à 45 minutes. Il faut cependant savoir que, plus le niveau d’entraînement est élevé ou l’âge avancé, plus le temps consacré à l’échauffement doit être important ; la durée pourra alors tendre vers 1 heure.

– Progressif en intensité : l’intensité de l’effort devra augmenter très progressivement tout au long de l’échauffement. On fera par exemple, 20 minutes de montée en intensité, puis 5 accélérations de 15 à 30 secondes, séparées par 1 minute de récupération active ; puis 15 minutes de « retour au calme ». A l’issue de cet échauffement on procédera à des étirements actifs.

– Bien couvert : pour élever la température corporelle facilement, il est nécessaire de débuter son échauffement en étant bien couvert, a fortiori s’il fait froid (altitude, pluie…). On veillera particulièrement à bien couvrir les jambes. En complément d’un échauffement actif, on pourra faire usage d’une crème chauffante, surtout si les conditions météorologiques sont mauvaises ou que l’on a pas pu s’échauffer correctement pour des raisons logistiques (téléphérique à prendre avant une descente VTT par exemple). Pour être efficace la crème chauffante doit être appliquée 30 minutes avant le départ.

– L’usage d’un « home-trainer » sera tout indiqué s’il pleut ou bien si les conditions de d’échauffement sont difficiles sur le plan logistique. N’hésitez pas à vous référer à nos exemples de séances sur home-trainer.

– Si les conditions météo sont froides et humides, n’hésitez pas à executer des exercices sollicitant les muscles de manière dynamique en pratiquant les exercices suivants : flexions/extensions, détentes verticales, assouplissements dynamiques…etc.  

– La phase d’échauffement ayant un coup énergétique (d’autant plus important que le niveau d’entraînement est faible), il faudra songer à consommer de la boisson énergétique dès les premières minutes d’effort.

– N’hésitez pas à effectuer des mouvement respiratoire de cohérence cardiaque si vous êtes un peu stressé par le départ.

– Enfin, pour une concentration optimale, il est préférable de s’échauffer de manière solitaire ou de s’isoler mentalement en faisant éventuellement usage d’un baladeur.

Quelle que soient les sensations, il faut envisager sa compétition de manière positive en évacuant systématiquement les idées négatives (« j’ai mal aux jambes », « je serais mieux chez moi », « qu’est-ce que je fais ici »… etc). D’une manière générale, la visualisation mentale de son parcours, ainsi que le plan de gestion de sa course, peut être un bon exercice en attendant son départ. Pour aller plus loin sur la portion mentale, lire l’article sur la l’imagerie mentale

 

Jean-Baptiste WIROTH
Docteur en Physiologie de l’Exercice
WTS – The Coaching Company®
Le Réseau de Coachs n°1
www.wts.fr


Pour aller plus loin :
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qu est ce que la pnl programmation neuro linguistique Entrainement (physio, conseils, coaching..)

La PNL, ou comment aller vers l’Etat désiré en…

A travers nos échanges de tous les jours, on se rend bien compte que la communication n’est pas chose aisée. Tout d’abord, notre perception d’une situation à travers nos 5 sens est très variable : face à une même situation vécue, un même message lu ou entendu, deux personnes perçoivent les choses différemment. Ensuite, nous avons des filtres liés à notre culture, notre éducation, nos expériences de la vie, etc. Et enfin, entrent en jeu, les 3 mécanismes que sont la généralisation, la sélection et la distorsion qui finissent par déformer notre analyse.

Ainsi, entre les faits, ce que j’en perçois, ce que j’en pense et ce que j’en dis, il peut y avoir de grandes différences.

programmation-neuro-linguistique

 

C’est sur la base de ce constat qu’est née la PNL en 1972 aux États-Unis. Elle a été créée par John Grinder, professeur de linguistique, et Richard Bandler, mathématicien et psychothérapeute. Ils ont étudié les excellents résultats obtenus par certains professionnels de la psychothérapie et de la communication, parmi lesquels Fritz Perls, le fondateur de la gestalt-thérapie, et Milton Erickson, le père de la nouvelle hypnose. Bandler et Grinder parvinrent à réunir en une seule méthode tous ces les éléments disparates.

La PNL est donc un ensemble de techniques de communication et de transformation de soi qui s’intéresse à nos réactions plutôt qu’aux origines de nos comportements. Elle privilégie le comment au pourquoi, propose une grille d’observation pour améliorer la perception que nous avons de nous-mêmes et des autres. Elle permet également de se fixer des objectifs et de les réaliser. C’est une boîte à outils, dont la clé réside dans le langage et l’utilisation que chacun de nous fait de ses cinq sens et de son corps.

Son but : permettre de programmer et reproduire ses propres modèles de réussite.

Dans le sport, les domaines d’applications sont immédiats. Les outils sont relativement aisés à mettre en oeuvre, nécessitant cependant de les avoirs personnalisés et testés à l’entrainement avant de les appliquer en compétition.

 

Pourquoi le terme PNL, Programmation Neuro Linguistique ?

  • Programmation (nos habitudes comportementales) : à partir de nos expériences, nous créons des processus de fonctionnement, des compétences inconscientes, des façons habituelles de penser et de ressentir qui vont se manifester de façons observables par des habitudes comportementales.
  • Neurologie (nos processus de pensée) : nos programmations reposent sur notre capacité neurologique à percevoir, stocker, organiser l’information pour donner un sens à notre expérience.
  • Linguistique (notre langage) : le langage permet de coder et de transcrire notre expérience, par nos mots, notre manière de parler, ainsi que par notre langage corporel.

 

Le modèle du changement de la PNL

L’État Présent. C’est le point de départ, la situation dans laquelle se trouve la personne à un moment donné. Il intègre les symptômes d’une situation insatisfaisante et les causes qui lui sont attribuées. La prise de conscience de l’insatisfaction liée à l’État Présent génère une demande de changement.

L’État Limitant. C’est la situation qui empêche la personne d’effectuer le changement et d’atteindre ses buts et objectifs. L’État Présent inclut l’État Limitant

L’État Désiré. C’est le point d’arrivée, la situation satisfaisante dans laquelle le sujet souhaite se trouver s’il quitte son état présent. Il intègre l’objectif et ses conséquences.

L’État Ressource. C’est ce qui permet à la personne d’obtenir le changement souhaité, d’atteindre un objectif, donc de passer d’un État Présent à un État Désiré.

pnl - les états

Le coach peut utiliser différentes techniques durant une séance de PNL

En fonction des problématiques à traiter, le coach va pouvoir utiliser diverses techniques. Voici quelques exemples.

La voix, un outil puissant

Pour que deux personnes puissent mieux communiquer, il peut être nécessaire de caler sa voix sur celle de l’autre, fixer son regard, se mettre dans une posture facilitant les échanges… On appelle cela la synchronisation (calibration) en PNL. Les bons vendeurs utilisent très bien ce type de technique.

Et il ne faut pas perdre de vue que :

  • 7 % de la communication est verbale (par la signification des mots)
  • 38 % de la communication est vocale (intonation et son de la voix)
  • 55 % de la communication est visuelle (expressions du visage et du langage corporel)

 

La définition des objectifs

Une sportive vient me voir en début de saison pour parler de ses objectifs. L’approche va être la suivante :

  • L’objectif est formulé de manière positive
  • Il est contextualisé
  • Il est vérifiable, observable
  • L’objectif est atteignable car sous son contrôle
  • Il est réaliste et réalisable avec des moyens à taille humaine
  • Il est écologiste (il respecte mes valeurs)
  • L’objectif est motivant

Sur le sujet des objectifs, consultez le très bon article : Comment définir ses objectifs et planifier sa future saison

 

La gestion du stress, des pensées paralysantes

Pour apprendre à mieux gérer son stress, ses angoisses ou son anxiété, le coach utilisera une technique d’ancrage qui consiste à faire rappeler au coaché un moment positif de son passé afin de l’ancrer dans le cerveau au moment présent. De cette manière, lorsque la personne vivra une période de stress, ce moment positif apparaîtra dans ses pensées.

Pour traiter certaines peurs, le coach pourra utiliser la dissociation. Cette technique consiste à faire vivre au patient ce moment de peur, tout en lui montrant qu’il est en sécurité.

 

Les routines

Une joueuse de tennis avait un taux de double faute important sur son service. Dès qu’elle ratait sa première balle, elle formulait l’idée « Ne pas rater », elle se crispait, avait une boule au ventre, servait vite pour s’en débarrasser. La stratégie qui a été mis en place fut la suivante :

  • Elle entend l’arbitre annoncer « Faute, 2ème balle »
  • Faire rebondir sa balle 4 fois au lieu des 3 habituels et se concentrer pour écouter le bruit de sa balle
  • Respirer en allongeant son expiration (souffle profondément)
  • Chercher à allonger le temps, plutôt que le raccourcir (tout en respectant le nombre de secondes imparti pour servir)
  • Ressentir du relâchement
  • Regarder son adversaire
  • Se dire dans sa tête la phrase que qu’elle s’est choisi « C’est bon, comme à l’entrainement »
  • Faire le geste OUI de la tête (elle s’encourage, fait un geste positif pour elle, etc.)
  • Se sentir à la fois dynamique et relâchée
  • Juste avant de servir, cette joueuse se trouve dans un état interne de confiance ++.

 

Les hypothèses de la PNL

Les techniques de PNL sont très variées et elles dépendent des problèmes à traiter. Il est important de se souvenir que la PNL repose aussi sur des présupposés forts, comme :

  • Il n’y a pas d’échec mais que du retour d’expérience (feedback), des apprentissages
  • Toute personne a en elle les ressources nécessaires pour accomplir son objectif
  • Le corps et l’esprit font partie du même système cybernétique
  • À un moment donné de sa vie, toute personne fait le meilleur choix possible compte tenu du contexte et des ressources dont elle dispose
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Le Flow ou le fait de vivre des expériences…

Le flow (flux en français), cet état où “rien ne peut nous arriver”

Le flow nommé également “état psychologique optimal” (on dit aussi “être dans la zone”) est un concept qui a émergé dans les années 1970 dans le domaine de la psychologie générale puis de la psychologie du sport par la suite.

Mihaly Csikszentmihalyi est considéré comme le père fondateur de ce concept. Ses travaux de 1975 à 2000 ont permis de définir le Flow comme un état d’activation optimale dans lequel le sujet est complètement immergé dans l’activité (oubliant toute notion du temps ainsi que toutes préoccupations).

Ainsi, il identifie plusieurs éléments qui sont les indicateurs de l’apparition et de l’intensité du flow :

  • une perception d’un équilibre entre ses compétences personnelles et le défi à relever. On se sent parfaitement en phase, en pleine possession de ses moyens.
  • une centration de l’attention sur l’action en cours. Rien ne me perturbe, je suis dans ma bulle…
  • des feedback clairs. Je suis dans ma bulle MAIS je vois mon environnement (les gens qui m’encouragent, les paysages, etc.), je sens mon corps (par exemple, les signes de fatigue sont clairs et je suis OK).
  • des sensations de contrôle sur les actions réalisées et sur l’environnement. Ma tête et Mon corps réagissent comme je le veux.
  • l’absence de stress, d’anxiété et d’ennui ainsi que la perception d’émotions positives (bien-être, plaisir, etc.).

Mais la question que se pose un coach est “Comment faire pour se (re) trouver dans cet état optimum ?”.

 

Les conditions qu’il faut réunir à minima (Mais sans garantie absolue de succès… malheureusement)

Un défi réaliste

Pour cela, je vous renvoie à la définition de Peter F. Drucker (management par objectif en 1954) définissant le concept de SMART : Spécifique Mesurable Acceptable et Ambitieux Réaliste Temporel.

Des objectifs / règles / organisation précis et clairs

Il faut réduire le plus possible tout facteur d’incertitude, d’inconnu qui, pour la plupart d’entre nous, sont générateur de stress.

La sensation de faire face et de maîtriser la situation

En parallèle du point précédent, il faut lâcher prise sur le contrôle absolu. Il va nécessairement se passer des choses imprévues. Ce n’est pas grave, je les accepte (souvent l’échec commence là, par le refus) car j’ai confiance en mes talents, mes capacités pour y faire face.

Une concentration sans faille

Elle doit être totale. Si des facteurs externes, internes me font sortir de ma bulle, je dois activer mes parades pour y retourner le plus vite possible (dans mon précédent article sur le questionnaire OMSAT-4, ce sont les 2 critères Concentration / Reconcentration qui sont mesurés).

Pour cela, des routines à base de PNL et/ou de Sophrologie sont extrêmement efficaces. Quand le stade maximal est atteint, l’athlète devient totalement immergé dans ce qu’il fait (on parle d’union entre l’action et la conscience), il perd la notion du temps (on appelle ça l’élasticité du moment qui passe soit vite, soit lentement), il perd même la notion de son corps (et de ses douleurs).

Des feedbacks

Pour entrer dans cet état optimal et y rester, il faut que l’athlète reçoive des retours d’informations lui disant de continuer, de changer, de s’adapter tout en restant aligné sur l’objectif. C’est pour cela, que dans les sports ou le coaching durant l’épreuve est autorisé, il est fondamental de faire ces feedbacks. Et là, on touche à un autre aspect : le langage verbal et non verbal entre l’athlète et son coach. Dans les sports plus “solitaires”, tous les moyens sont bons pour en donner (voir s’en donner : par exemple, le fait de se parler ; le fait de sourire comme le faisait systématiquement Chrissie Wellington sur ses marathons sur Ironman).

Un détachement par rapport à l’enjeu de la tâche à accomplir

Ce facteur est probablement le plus difficile à atteindre et à travailler. Comment arriver à dire et faire accepter à son athlète le fait que “cette épreuve des JO est certes Unique, mais qu’il faut s’en détacher pour mieux performer” ? N’ayant jamais coaché à ce niveau, je n’ai pas cette expérience. Mais ce que peux en dire à travers mon vécu :

  • les athlètes centrés sur la performance plutôt que le résultat y arrivent mieux.
  • il faut enlever de la tête de son athlète les projections “d’après match” alors que la partie n’a même pas démarré !! (Ne pas penser à “quelles seront les conséquences de mon éventuelle victoire ou de mon éventuelle défaite ?”).
  • il faut vivre le moment présent : “Etre Ici et Maintenant”, “Quand je rentre dans l’arène, je suis acteur”.
  • les facteurs de motivation intrinsèque vs extrinsèque sont fondamentaux.

En conclusion de ce point, je dirais qu’il faut avoir l’ambition de la performance.

Je vous recommande aussi d’écouter cette conférence de Mihaly Csikszentmihalyi : “Le Flow, le secret du bonheur”.

Je recommande aussi la lecture de cet article de Demontrond Pascale, Gaudreau Patrick, “Le concept de « flow » ou « état psychologique optimal » : état de la question appliquée au sport”  Staps, 2008/1 (n° 79), p. 9-21. DOI : 10.3917/sta.079.0009.

Par Pierre Cochat
Préparateur Mental
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