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Pierre Cochat (coach préparation mentale) rejoint le réseau WTS

Préparation mentale, l’autre pilier de la performance

Pierre Cochat - Business Coach et Coach sportif (spécialisé en préparation mentale)
Pierre Cochat – Business Coach et Coach sportif (spécialisé en préparation mentale)

Mon parcours

“Depuis toujours, je suis passionné de sports et mes parents m’ont offert l’opportunité d’en pratiquer de nombreux. De l’escrime au judo en passant par l’équitation, l’athlétisme, la plongée, le golf. Le sport fait partie intégrante de ma vie. Mes motivations : faire bien les choses, se préparer, se fixer des objectifs et les atteindre. Depuis maintenant plus de 15 ans, je fais du triathlon avec une prédilection pour les formats longs (J’ai fait environ 80 triathlons dont 4 Ironman et une vingtaine de longue distance)

Mon autre passion est née de l’émergence des technologies informatiques au début des années 80. Ainsi, dans le prolongement j’ai décidé de travailler dans le monde des services informatiques en créant ma propre société. J’ai découvert toutes les facettes du métier de dirigeant entrepreneur. Tout particulièrement le fait de faire grandir ses collaborateurs, de les amener à « sortir du cadre ». Je n’ai eu de cesse de démontrer les liens entre estime de soi, confiance en soi et performance “

La préparation mentale, une autre facette de l’entrainement

A travers mes expériences, je constate comment le mental joue un rôle déterminant, dans un sens ou dans l’autre. Et, je suis surpris de voir le niveau d’impréparation des personnes face à des enjeux qui peuvent avoir des conséquences importantes. Naturellement, j’ai décidé que ma seconde partie de vie serait dédiée au coaching en entreprise et à la préparation mentale de sportifs (ou non). En effet, ces deux mondes peuvent se nourrir mutuellement de pratiques spécifiques. Le mental se prépare comme le physique : il s’éduque, il s’entraîne, il a des forces, des points de vigilance, etc.

Ainsi, je crois à la diversité des méthodes. C’est pourquoi, je vous propose un accompagnement à la carte en utilisant des techniques de développement personnel, de PNL, de Sophrologie, de respiration, de visualisation.” 

Donc, faites un tour sur ma page WTS, pour retrouver mon contact mail et suivre mes actualités !

A très bientôt 🙂

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qu est ce que la pnl programmation neuro linguistique Actus coachs wts

La PNL, ou comment aller vers l’Etat désiré en…

A travers nos échanges de tous les jours, on se rend bien compte que la communication n’est pas chose aisée. Tout d’abord, notre perception d’une situation à travers nos 5 sens est très variable : face à une même situation vécue, un même message lu ou entendu, deux personnes perçoivent les choses différemment. Ensuite, nous avons des filtres liés à notre culture, notre éducation, nos expériences de la vie, etc. Et enfin, entrent en jeu, les 3 mécanismes que sont la généralisation, la sélection et la distorsion qui finissent par déformer notre analyse.

Ainsi, entre les faits, ce que j’en perçois, ce que j’en pense et ce que j’en dis, il peut y avoir de grandes différences.

programmation-neuro-linguistique

 

C’est sur la base de ce constat qu’est née la PNL en 1972 aux États-Unis. Elle a été créée par John Grinder, professeur de linguistique, et Richard Bandler, mathématicien et psychothérapeute. Ils ont étudié les excellents résultats obtenus par certains professionnels de la psychothérapie et de la communication, parmi lesquels Fritz Perls, le fondateur de la gestalt-thérapie, et Milton Erickson, le père de la nouvelle hypnose. Bandler et Grinder parvinrent à réunir en une seule méthode tous ces les éléments disparates.

La PNL est donc un ensemble de techniques de communication et de transformation de soi qui s’intéresse à nos réactions plutôt qu’aux origines de nos comportements. Elle privilégie le comment au pourquoi, propose une grille d’observation pour améliorer la perception que nous avons de nous-mêmes et des autres. Elle permet également de se fixer des objectifs et de les réaliser. C’est une boîte à outils, dont la clé réside dans le langage et l’utilisation que chacun de nous fait de ses cinq sens et de son corps.

Son but : permettre de programmer et reproduire ses propres modèles de réussite.

Dans le sport, les domaines d’applications sont immédiats. Les outils sont relativement aisés à mettre en oeuvre, nécessitant cependant de les avoirs personnalisés et testés à l’entrainement avant de les appliquer en compétition.

 

Pourquoi le terme PNL, Programmation Neuro Linguistique ?

  • Programmation (nos habitudes comportementales) : à partir de nos expériences, nous créons des processus de fonctionnement, des compétences inconscientes, des façons habituelles de penser et de ressentir qui vont se manifester de façons observables par des habitudes comportementales.
  • Neurologie (nos processus de pensée) : nos programmations reposent sur notre capacité neurologique à percevoir, stocker, organiser l’information pour donner un sens à notre expérience.
  • Linguistique (notre langage) : le langage permet de coder et de transcrire notre expérience, par nos mots, notre manière de parler, ainsi que par notre langage corporel.

 

Le modèle du changement de la PNL

L’État Présent. C’est le point de départ, la situation dans laquelle se trouve la personne à un moment donné. Il intègre les symptômes d’une situation insatisfaisante et les causes qui lui sont attribuées. La prise de conscience de l’insatisfaction liée à l’État Présent génère une demande de changement.

L’État Limitant. C’est la situation qui empêche la personne d’effectuer le changement et d’atteindre ses buts et objectifs. L’État Présent inclut l’État Limitant

L’État Désiré. C’est le point d’arrivée, la situation satisfaisante dans laquelle le sujet souhaite se trouver s’il quitte son état présent. Il intègre l’objectif et ses conséquences.

L’État Ressource. C’est ce qui permet à la personne d’obtenir le changement souhaité, d’atteindre un objectif, donc de passer d’un État Présent à un État Désiré.

pnl - les états

Le coach peut utiliser différentes techniques durant une séance de PNL

En fonction des problématiques à traiter, le coach va pouvoir utiliser diverses techniques. Voici quelques exemples.

La voix, un outil puissant

Pour que deux personnes puissent mieux communiquer, il peut être nécessaire de caler sa voix sur celle de l’autre, fixer son regard, se mettre dans une posture facilitant les échanges… On appelle cela la synchronisation (calibration) en PNL. Les bons vendeurs utilisent très bien ce type de technique.

Et il ne faut pas perdre de vue que :

  • 7 % de la communication est verbale (par la signification des mots)
  • 38 % de la communication est vocale (intonation et son de la voix)
  • 55 % de la communication est visuelle (expressions du visage et du langage corporel)

 

La définition des objectifs

Une sportive vient me voir en début de saison pour parler de ses objectifs. L’approche va être la suivante :

  • L’objectif est formulé de manière positive
  • Il est contextualisé
  • Il est vérifiable, observable
  • L’objectif est atteignable car sous son contrôle
  • Il est réaliste et réalisable avec des moyens à taille humaine
  • Il est écologiste (il respecte mes valeurs)
  • L’objectif est motivant

Sur le sujet des objectifs, consultez le très bon article : Comment définir ses objectifs et planifier sa future saison

 

La gestion du stress, des pensées paralysantes

Pour apprendre à mieux gérer son stress, ses angoisses ou son anxiété, le coach utilisera une technique d’ancrage qui consiste à faire rappeler au coaché un moment positif de son passé afin de l’ancrer dans le cerveau au moment présent. De cette manière, lorsque la personne vivra une période de stress, ce moment positif apparaîtra dans ses pensées.

Pour traiter certaines peurs, le coach pourra utiliser la dissociation. Cette technique consiste à faire vivre au patient ce moment de peur, tout en lui montrant qu’il est en sécurité.

 

Les routines

Une joueuse de tennis avait un taux de double faute important sur son service. Dès qu’elle ratait sa première balle, elle formulait l’idée « Ne pas rater », elle se crispait, avait une boule au ventre, servait vite pour s’en débarrasser. La stratégie qui a été mis en place fut la suivante :

  • Elle entend l’arbitre annoncer « Faute, 2ème balle »
  • Faire rebondir sa balle 4 fois au lieu des 3 habituels et se concentrer pour écouter le bruit de sa balle
  • Respirer en allongeant son expiration (souffle profondément)
  • Chercher à allonger le temps, plutôt que le raccourcir (tout en respectant le nombre de secondes imparti pour servir)
  • Ressentir du relâchement
  • Regarder son adversaire
  • Se dire dans sa tête la phrase que qu’elle s’est choisi « C’est bon, comme à l’entrainement »
  • Faire le geste OUI de la tête (elle s’encourage, fait un geste positif pour elle, etc.)
  • Se sentir à la fois dynamique et relâchée
  • Juste avant de servir, cette joueuse se trouve dans un état interne de confiance ++.

 

Les hypothèses de la PNL

Les techniques de PNL sont très variées et elles dépendent des problèmes à traiter. Il est important de se souvenir que la PNL repose aussi sur des présupposés forts, comme :

  • Il n’y a pas d’échec mais que du retour d’expérience (feedback), des apprentissages
  • Toute personne a en elle les ressources nécessaires pour accomplir son objectif
  • Le corps et l’esprit font partie du même système cybernétique
  • À un moment donné de sa vie, toute personne fait le meilleur choix possible compte tenu du contexte et des ressources dont elle dispose
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Le Flow ou le fait de vivre des expériences…

Le flow (flux en français), cet état où “rien ne peut nous arriver”

Le flow nommé également “état psychologique optimal” (on dit aussi “être dans la zone”) est un concept qui a émergé dans les années 1970 dans le domaine de la psychologie générale puis de la psychologie du sport par la suite.

Mihaly Csikszentmihalyi est considéré comme le père fondateur de ce concept. Ses travaux de 1975 à 2000 ont permis de définir le Flow comme un état d’activation optimale dans lequel le sujet est complètement immergé dans l’activité (oubliant toute notion du temps ainsi que toutes préoccupations).

Ainsi, il identifie plusieurs éléments qui sont les indicateurs de l’apparition et de l’intensité du flow :

  • une perception d’un équilibre entre ses compétences personnelles et le défi à relever. On se sent parfaitement en phase, en pleine possession de ses moyens.
  • une centration de l’attention sur l’action en cours. Rien ne me perturbe, je suis dans ma bulle…
  • des feedback clairs. Je suis dans ma bulle MAIS je vois mon environnement (les gens qui m’encouragent, les paysages, etc.), je sens mon corps (par exemple, les signes de fatigue sont clairs et je suis OK).
  • des sensations de contrôle sur les actions réalisées et sur l’environnement. Ma tête et Mon corps réagissent comme je le veux.
  • l’absence de stress, d’anxiété et d’ennui ainsi que la perception d’émotions positives (bien-être, plaisir, etc.).

Mais la question que se pose un coach est “Comment faire pour se (re) trouver dans cet état optimum ?”.

 

Les conditions qu’il faut réunir à minima (Mais sans garantie absolue de succès… malheureusement)

Un défi réaliste

Pour cela, je vous renvoie à la définition de Peter F. Drucker (management par objectif en 1954) définissant le concept de SMART : Spécifique Mesurable Acceptable et Ambitieux Réaliste Temporel.

Des objectifs / règles / organisation précis et clairs

Il faut réduire le plus possible tout facteur d’incertitude, d’inconnu qui, pour la plupart d’entre nous, sont générateur de stress.

La sensation de faire face et de maîtriser la situation

En parallèle du point précédent, il faut lâcher prise sur le contrôle absolu. Il va nécessairement se passer des choses imprévues. Ce n’est pas grave, je les accepte (souvent l’échec commence là, par le refus) car j’ai confiance en mes talents, mes capacités pour y faire face.

Une concentration sans faille

Elle doit être totale. Si des facteurs externes, internes me font sortir de ma bulle, je dois activer mes parades pour y retourner le plus vite possible (dans mon précédent article sur le questionnaire OMSAT-4, ce sont les 2 critères Concentration / Reconcentration qui sont mesurés).

Pour cela, des routines à base de PNL et/ou de Sophrologie sont extrêmement efficaces. Quand le stade maximal est atteint, l’athlète devient totalement immergé dans ce qu’il fait (on parle d’union entre l’action et la conscience), il perd la notion du temps (on appelle ça l’élasticité du moment qui passe soit vite, soit lentement), il perd même la notion de son corps (et de ses douleurs).

Des feedbacks

Pour entrer dans cet état optimal et y rester, il faut que l’athlète reçoive des retours d’informations lui disant de continuer, de changer, de s’adapter tout en restant aligné sur l’objectif. C’est pour cela, que dans les sports ou le coaching durant l’épreuve est autorisé, il est fondamental de faire ces feedbacks. Et là, on touche à un autre aspect : le langage verbal et non verbal entre l’athlète et son coach. Dans les sports plus “solitaires”, tous les moyens sont bons pour en donner (voir s’en donner : par exemple, le fait de se parler ; le fait de sourire comme le faisait systématiquement Chrissie Wellington sur ses marathons sur Ironman).

Un détachement par rapport à l’enjeu de la tâche à accomplir

Ce facteur est probablement le plus difficile à atteindre et à travailler. Comment arriver à dire et faire accepter à son athlète le fait que “cette épreuve des JO est certes Unique, mais qu’il faut s’en détacher pour mieux performer” ? N’ayant jamais coaché à ce niveau, je n’ai pas cette expérience. Mais ce que peux en dire à travers mon vécu :

  • les athlètes centrés sur la performance plutôt que le résultat y arrivent mieux.
  • il faut enlever de la tête de son athlète les projections “d’après match” alors que la partie n’a même pas démarré !! (Ne pas penser à “quelles seront les conséquences de mon éventuelle victoire ou de mon éventuelle défaite ?”).
  • il faut vivre le moment présent : “Etre Ici et Maintenant”, “Quand je rentre dans l’arène, je suis acteur”.
  • les facteurs de motivation intrinsèque vs extrinsèque sont fondamentaux.

En conclusion de ce point, je dirais qu’il faut avoir l’ambition de la performance.

Je vous recommande aussi d’écouter cette conférence de Mihaly Csikszentmihalyi : “Le Flow, le secret du bonheur”.

Je recommande aussi la lecture de cet article de Demontrond Pascale, Gaudreau Patrick, “Le concept de « flow » ou « état psychologique optimal » : état de la question appliquée au sport”  Staps, 2008/1 (n° 79), p. 9-21. DOI : 10.3917/sta.079.0009.

Par Pierre Cochat
Préparateur Mental
www.wts.fr


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OMSAT-4 : Questionnaire de psychologie du sport

Cerveau et sport
@freepik

Mesurer sa performance mentale

” C’est un problème de confiance en soi “, ” j’avais la pression “, etc. Combien de fois n’entendons nous pas ces expressions dans les interviews…

Une démarche d’accompagnement d’un sportif, c’est à la fois prendre en compte les aspects physiques, mais également toutes les contraintes psychologiques, mentales. Pourquoi, n’aurions nous pas des habiletés mentales, comme la confiance, la concentration, la motivation, etc. de la même manière que nos capacités physiologiques ?

Il est donc essentielle de mettre en place un suivi régulier de ces facteurs de performance.

Le questionnaire OMSAT-4

Aujourd’hui, le questionnaire de référence en psychologie du sport en français est l’OMSAT-4 (Ottawa Mental Skills Assessment Tool), créé par le Dr. John Salmela et son équipe de recherche.

C’est un questionnaire validé scientifiquement et éprouvé sur le terrain. Il est, par exemple, utilisé de manière systématique à l’INSEP. Il permet d’obtenir des évaluations ponctuelles et régulières lors de la recherche de l’amélioration des performances.

Ainsi, le questionnaire OMSAT-4 permet d’évaluer 12 habiletés mentales, classées selon trois grandes catégories.

Résultats du questionnaire OMSAT-4
Résultats du questionnaire OMSAT-4

Exemple de mesures du questionnaire OMSAT-4

12 habiletés mentales

Les habiletés de base sont indispensables au meilleur état mental de performance. Elles regroupent des indicateurs comme l’établissement de buts, la confiance, l’engagement.

Les habiletés psychosomatiques sont importantes pour évaluer et réguler le niveau d’énergie mobilisé par le sportif. Elles concernent les réactions au stress, le contrôle de la peur, la relaxation, l’activation.

Les habiletés cognitives dépendent de processus de réflexion et de pensée. On y distingue la concentration, le contrôle des distractions, l’imagerie, la pratique mentale, la planification (préparation) des compétitions.

Démarche de suivi longitudinal

L’athlète va passer le questionnaire en ligne. Cela dure environ 20′. Ensuite, il est nécessaire d’avoir un entretien d’échanges et de debriefing avec l’athlète. Il permet d’échanger sur les divers items et de mettre en perspective les résultats. Enfin, un plan d’actions et de suivi pourra être proposé. Je recommande de passer le questionnaire tous les 12 à 18 mois pour mesurer les évolutions.


Pierre Cochat
Préparateur Mental
WTS – The Coaching Company


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